02/11/2011

TERRA NOVA… Premières impressions

Terra Nova

A presque 65 ans, le cinéaste et producteur de renom Steven Spielberg a toujours une actualité très chargée ! Et c’est tant mieux diront ses plus grands fans… A l’affiche du déjà très plébiscité "Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne", Spielberg occupe également une charge de producteur assez prolifique et s’inscrit dès lors sur les génériques d’imposants Blockbusters de l’été : "Cowboys & Aliens", "Super 8", "Transformers 3" et le dernier en date "Real Steel" (prochainement sur nos écrans). Si notre homme marque donc allégrement de sa patte le monde du Septième Art, il est également actif sur le petit écran...

Steven Spielberg

L’une des particularités majeures du conteur Spielberg est qu’il possède cette faculté indéniable de "boxer" dans plusieurs catégories. Il revendique d’ailleurs se besoin de devoir perpétuellement enchaîner des projets de différentes portées alternant ainsi irrémédiablement productions tragico-historiques ("La Liste de Schindler", "Amistad", "Munich",…) et divertissements spectaculaires certainement pas dénués de profondeur ("Minority Report", "Arrête-moi si tu peux", "La Guerre des Mondes",…). Le compte-rendu présent porte davantage sur cette seconde catégorie… Depuis ses débuts, Spielberg a clairement fait étalage de ses goûts en matière de divertissements pyrotechniques : notre ami aime les histoires fantastiques tournant, si elles le peuvent, autour des extraterrestres ou des dinosaures. Les derniers projets TV auxquels Spielberg a participé en témoigne. Si avec l’honnête première saison de "Falling Skies", c’est au cœur d’une invasion extraterrestre de portée mondiale que Spielberg - en qualité de créateur et de producteur exécutif - nous a emmenés, la toute nouvelle série "Terra Nova" offre, avec tous les (bons) ingrédients d’usage, l’occasion de repartir à la chasse aux dinosaures…

Stephen Lang et Jason O Mara

Ne boudons pas notre plaisir de nous plonger à nouveau au cœur des entrailles de la terrible Préhistoire, bien avant l’apparition des premiers hommes. Si les derniers voyages cinématographiques, menés par la compagnie Jurassic Park Airlines, n’avaient pu satisfaire complètement les amateurs de Safari préhistorique (faute, sans doute, à un inlassable sentiment de déjà-vu et de rebondissements convenus - le troisième opus en ligne de mire ! -), avec cette nouvelle petite brise intitulée "Terra Nova", diffusée sur les "petits" écrans plats FULL HD LED et Cie., Steven Spielberg marque à coup sûr de son emprunte le monde télévisuel.

Shelley Conn

La recette du producteur paraît si simple que l’on peut se demander pourquoi elle n’a pas vu le jour plus tôt ! Une aventure rythmée, ponctuée de (sous-)intrigues aussi inattendues que dépaysantes ; ces dernières mariant suspense, fantastique et le petit soupçon de frisson qui s’impose… Sans oublier quelques séquences un peu plus légères ou intimistes. Voilà ce que nous réservent les premiers épisodes de cette toute fraîche expédition scientastique ! Produit par la 20th Century Fox, ce "Terra Nova" s’applique à suivre l’histoire incroyable et tortueuse de la famille Shannon. Condamnés dans un lointain futur - en 2149 précisément - à attendre, petit à petit, l’extinction de l’humanité, Jim (Jason O’Mara), Elizabeth (Shelley Conn) et leurs trois enfants reçoivent l’opportunité d’effectuer un voyage dans le temps. Réalisant un retour dans le passé de plus de 85 millions d’années, les Shannon vont devoir se serrer les coudes et participer à l’émergence d’une folle entreprise baptisée Terra Nova : une nouvelle terre d’asile et de prospérité pour l’humanité, la promesse d’un nouveau départ… Seulement voilà : il faudra composer avec la faune et la flore locale, avec les dinosaures, les plantes carnivores, les épidémies et toutes une série d’imprévus venant, à chaque épisode, contrarier, toujours un peu plus, l’émergence de ce nouvel havre de paix (?).

Une autre scène de Terra Nova

Partant d’une idée aussi originale qu’attrayante pondue par Craig Silverstein et Kelly Marcel, "Terra Nova" offre aux spectateurs la promesse d’intrigues variées et enrichies de plusieurs découvertes inattendues. Une remise en question et des embûches qui se posent donc à chaque nouveau volet, ce qui permet incontestablement de vivifier le(s) propos de cette série… A la différence justement d'un "Falling Skies" qui recycle à longueur de temps des thèmes récurrents sans apporter beaucoup d’oxygène et d’innovations scénaristiques aux différentes étapes de l’intrigue. "Terra Nova" surpasse à ce niveau-là la production de la DreamWorks Television.

Stephen Lang à gauche

Au niveau visuel également, le "premier contact" avec nos chers amis les dinos se révèle plus attrayant par rapport aux premiers Rampants de l’opus original de "Falling Skies". Reste que la numérisation et le rendu de ces terribles lézards préhistoriques, s’ils surpassent le standard technique des effets spéciaux affiliés généralement à une série TV, ne rivalisent pas encore tout à fait avec la technicité visuelle déployée dans de gros Blockbusters créés pour le Grand écran ! Côté casting, on retiendra au premier chef la présence au générique du fameux Stephen Lang dont la carrière a pris un excellent bol d’aire à la suite de l’"Avatar" de James Cameron, succès international dans lequel Lang interprétait avec faste et réussite le beau salopard de service !

Jason O Mara

Suivent une palette de comédiens qui ne sont nullement étrangers aux productions télévisuelles : l’acteur irlandais Jason O’Mara ("Frères d’armes", "Les Experts - Miami", "The Closer"), Shelley Conn, Landon Liboiron ou encore Christine Adams ("Tron l’héritage"). Sans pousser la Maestria, "Terra Nova" offre un (très) bon divertissement et déploie d’excellents arguments qualitatifs pour permettre à certains cinéphiles en froid avec les productions pyrotechniques très bas de gamme - rangées dans les rayonnages DVD - de passer un agréablement moment devant la TV. Que demande le peuple !? De bon augure pour la suite de cette série qui devrait, au minimum, accoucher d’une deuxième saison…

Stephen Lang

Écrit par TOM dans SERIES TV | Lien permanent | Commentaires (0) | |

09/07/2011

TRANSFORMERS 3 : la fête foraine de l’été… & en 3D

Transformers 3

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Revoilà l’été, le soleil, sa canicule, la joie de vivre d’estudiantins en répit pour plusieurs semaines et le come-back des mega hyper supra grosses machines à divertissement hollywoodiennes. Et oui, en cette période estivale, "Summer" rime, comme de coutume, avec "Blockbusters" ! Dans ces conditions, il est devenu difficile de passer à coté du raz-de-marée "Transformers 3" fraîchement sorti dans les salles obscures (… en attendant la seconde partie du chapitre final de la saga "Harry Potter") & toujours estampillé d’une alléchante carte de visite sur laquelle figure fièrement les noms Michael Bay (le réalisateur) et Steven Spielberg (le producteur). Après deux premiers opus - l’un en 2007 et l’autre en 2009 -, qui ont su conquérir un large public, principalement orienté du côté des Teenagers & des "grands enfants" (ne les oublions pas !), ce troisième Sequel intitulé "Dark of the Moon" (en V.F. "La face cachée de la Lune") avait toutes les cartes en main pour s’offrir une fructueuse carrière au soleil, allongé sur de colossales planches à billets… Comprenez, l’affaire paraissait déjà bien dans le sac ! Mais est-ce vraiment le cas ? Ce sentiment incandescent de déjà-vu n’allait-il pas finalement venir à bout du chapitre final (?) d’une trilogie qui a pourtant fait rêver de nombreux (jeunes !?) terriens ? La réponse apparaît, après s’être adonné à 2h35 de joyeuses joutes pyrotechniques, heureusement négative mais mérite toutefois quelques nuances…

Shia LaBeouf

Jamais deux sans… Trois !

Foncièrement, du côté de la mise en scène et des choix (parfois plus que discutables !) pris par Michael Bay, ce troisième volet marche dans l’ombre des précédents longs-métrages tant la "formule" ne change guère. Alors que les Autobots doivent déjouer de nouveaux pièges tendus par les Decepticans, notre éternel adolescent boosté au Red Bull, Sam Witwicky (Shia LaBeouf), tente de se faire une place dans la société… Entre des parents baba-cool très envahissant mais toujours aussi irrésistibles (interprétés à nouveau par le tandem Kevin Dunn / Julie White) et une nouvelle petite Girlfriend (Rosie Huntington-Whiteley, alias Carly Spencer) tout droit sorti d’un magazine de mode, Sam va une nouvelle fois être confronté à une invasion extraterrestre qui, cette fois-ci, sera encore plus rocambolesque et sanguinaire que les précédentes ! Rien de neuf donc dans ce chassé-croisé alternant entre vie d’un ado pubère et mésaventures boulonnées de robots extraterrestres ; mais ce n’est pas nécessairement là le principal bémol que l’on peut reprocher à Bay.

Une scène de Dark of the Moon - 2

Why So Serious ?

Non ! Dans la lignée du deuxième film - intitulé "Revenge of the Fallen" -, notre homme prend une nouvelle fois un malin plaisir à insérer dans son Péplum d’anticipation des situations complètement délurées et grotesques bien supportées par des personnages secondaires complètement loufoques et à contre-courant du ton volontairement tragique porté par le scénario - signé Ehren Kruger - dans lequel les Decepticans sont maintenant passés à l’exécutions méthodiques et implacables d’humains !

John Malkovich et Shia LaBeouf

Se dirigeant ainsi vers une trame nettement plus sombre et finalement bienvenue (!), les incursions façon gags potaches de ces quelques personnages (retenons Bruce Brazos, le patron de Sam, le technicien Jerry Wang ou encore Dutch, la garde du corps de Simmons, respectivement interprétés par John Malkovich, Ken Jeong et Alan Tudyk) dénotent et vont même jusqu’à minimiser le Show de John Turturro campant c’est vrai ici un Seymour Simmons assagi et nettement plus posé. Ne procurant, à la rigueur, que quelques rares sourires, ces sketchs juvéniles ne valorisent certainement pas ce "Transformers III"… Si c’est le seul moyen que Michael Bay ait trouvé pour adoucir la portée de son aventure quelque peu mélo’ espérons que notre ami ne touche jamais au genre comique ! La bonne nouvelle de ce côté réside notamment dans la disparition à l’écran des deux jumeaux Autobots un peu (beaucoup) agaçant, Mudflap et Skids (vu dans le précédent volet)… Le petit trait d’humour assez "pipi caca" des deux premiers opus (mentionnons, par exemple, la scène du premier "Transformers" dans laquelle Bumblebee lâche une vidange sur l’Agent Simmons) a également - fort heureusement - perdu sa cote dans ce troisième long-métrage.

Shia LaBeouf et John Turturro

"Transformers 3D", techniquement très fort !

Hormis cet agaçant besoin de divertir par l’absurde, ce "T3" remplit, avec la plus haute distinction, son cahier de charges technique. Si la rumeur, durant le tournage, voulait que Michael Bay soit assez réticent dans l’utilisation de la 3D, force est de constater que le résultat laisse sans voix. Ce "Dark of the Moon" (n’y voyez aucun rapport direct avec le légendaire album, "The Dark Side of the Moon", de Pink Floyd) entraîne le spectateur dans une effusion pyrotechnique de haut vol où l’apport de la 3D joue pleinement son rôle : tout en restant bien coincé dans notre siège, nous sommes transportés sur de gigantesques Montagnes russes en relief. Ca décoiffe, ça fait frissonner et, éventuellement, ça fera vibrer les plus assidus de ce genre de spectacle où bravoure, abnégation et sacrifice sont, pour ne pas changer, affiliés à quelques petits sursauts patriotiques made in USA…

Une scène de Dark of the Moon - 1

C’est et cela a toujours été le petit péché mignon de Michael Bay ! Toutefois, le réalisateur originaire de la "Cité des Anges" (Los Angeles) progresse notamment dans la manière de présenter et d’illustrer ses combats robotiques. Comme lors de ces toutes premières armes sur grand écran ("Bad Boys", "The Rock"), Bay s’est souvenu qu’il a rapidement maîtrisé les "plans ralentis". L’utilisation de ces derniers offre des scènes d’action nettement moins brouillonnes que par le passé et plus affinées.

Black is Black…

Une scène de Dark of the Moon - 3

Cette relative finesse dans un esthétique qui demeure très guerrier et Pop-corn (n’est-ce pas ce que demande le peuple !?) ne se retrouve cependant pas nécessairement dans le scénario de ce "Transformers 3". Exit le duo Alex Kurtzman / Roberto Orci à l’origine des deux premières intrigues (qui n’étaient d’ailleurs pas non plus exemptes de tout reproche… surtout la deuxième !), c’est au tour d’Ehren Kruger de faire parler sa plume. Celle-ci ne se montre pas, au final, franchement originale - comme je l’ai précisé ci-dessus - mais le scénariste des "Frères Grimm" (2005), de la "Porte des secrets" (2005) et des deux remakes US de "The Ring" (2003 et 2005), nous gratifie toutefois de quelques surprises… Celles-ci se matérialisent par plusieurs retournements de situations ; ces Backdrafts scénaristiques (Cf. le rôle ambivalent tenu par l’acteur Patrick Dempsey) - distillés avec parcimonie durant plus de 2h30 de film - permettent certainement de (re)dynamiser une intrigue qui n’hésite pas, et c’est tout en son honneur, à se parer de belles allusions historiques qui ont marqué, en bien ou en mal, l’histoire contemporaine à commencer par la conquête de la Lune en 1969 ou le drame de la centrale nucléaire de Tchernobyl de 1986…

Rosie Huntington-Whiteley et Patrick Dempsey

La différence la plus cinglante entre le travail de Kruger (habitué, pour rappel, aux sombres histoires) et celui du partenariat Kurtzman / Orci réside dans le traitement de cette nouvelle invasion extraterrestre : trahisons expéditives, aussi bien dans les rangs des Autobots que de la race humaine, exécutions méthodiques d’individus clés par les Decepticans, asservissement et destruction sans ménagement (!) du monde,… C’est un plan de bataille plus obscure qui est ici dressé. A l’écran, ce nouvel angle d’attaque offre la possibilité à Michael Bay de mettre tout le monde d’accord ! Après, un début d’année fortement orienté "invasions Aliens" (Cf. "Skyline" et "World Invasion : Battle Los Angeles"), Bay s’octroie un (très) large final pour filmer une impitoyable guérilla urbaine entre robots et humains.

Une scène de Dark of the Moon

Ces derniers vont, à leur tour, largement au charbon et les cinéphiles en manque de sensations grandiloquentes ne devraient pas être déçus du voyage avec, notamment, des gratte-ciels géants qui se transforment en pistes de luge ou des soldats chauve-souris réalisant des figures de style, dans les aires, entre des brasiers de ferrailles et des Decepticans animés d’une haine poussée à son paroxysme. Avec ces villes consumées et anéanties en état de siège, ces multiples vaisseaux spatiaux (pas toujours très éloignés du design des organismes hostiles de la franchise "Alien"), ces corps défragmentés, ces projections de lambeaux de squelettes, ces destructions d’Autobots "secondaires",… Rien n’est trop sombre pour permettre à Michael Bay de filmer l’une des plus impressionnantes séquences d’invasion de l’histoire du cinéma… Rien que ça… Et en plus en 3D, S.V.P. !!!

Shia LaBeouf et Tyrese Gibson

Des robots et des hommes…

Que dire du casting outre ce qui a été précédemment présenté… S’appuyant sur un générique ponctué de célèbres personnalités du Septième Art, ce "T3" brouille un peu les cartes en affublant, par exemple, d’un rôle miteux John Malkovich alors que le personnage campé par John Turturro gagne, pour rappel, en sagesse. Moins présents à l’écran, Kevin Dunn et Julie White pourraient être regrettés par une partie du public qui avait craqué face à la roublardise et à la folie de ces parents hors normes… Ça n’avait pas été le cas de tout le monde par le passé ! Pour la troisième fois, le trio Shia LaBeouf, Josh Duhamel et Tyrese Gibson déroule, dans leur rôle respectif, avec une aisance clairement perceptible. Patrick Dempsey, pour sa part, profite de l’occasion pour s’inscrire dans une superproduction (enfin une ! c’est mérité vu le statut actuel qu’il défend !) tout en cassant sensiblement son image de "gendre idéal à marier"… Assez inattendu et pimenté d’ailleurs…

Rosie Huntington-Whiteley

Reste le cas de deux nouvelles arrivantes : Rosie Huntington-Whiteley qui supplante Megan Fox (tâche difficile ?) & l’inattendue Frances McDormand. La belle Rosie, tout droit sortie de l’usine des égéries "Victoria’s Secret", propose, finalement, une belle alternative face au personnage campé par Megan. Moins rentre-dedans et plus cérébrale (Si ! Si !), son personnage signe un passage de témoin assez revitalisant pour la saga. De son côté, Frances McDormand tire incontestablement son épingle du jeux (ce qui n’est pas chose facile !) en reprenant et réadaptant l’adage "Une main de fer dans un gant de velours". L’actrice fétiche des Frères Coen joue, principalement, sur le sérieux dû à la profession qu’occupe son personnage mais se permet, également, de petites sorties de terrain tout en maintenant une certaine classe. Impressionnant !

Frances McDormand et Josh Duhamel

Au final, du bon Michael Bay !

Au final, Michael Bay est égal à lui-même et redore, dans ce troisième opus, l’image de ces chers robots extraterrestres qui avait souffert de quelques critiques lors de la sortie du deuxième opus. Offrant de truculents effets spéciaux sublimés par une technique 3D impeccablement maîtrisée, "Transformers - Dark of the Moon" ravira les amateurs de (très) bonne science-fiction malgré les indécrottables petites manies de son réalisateur qui pourraient agacer les spectateurs moins enclin, par exemple, à tolérer la glorification de l’esprit patriotique des "frères d’armes" ou encore à accréditer l’assimilation, faite par Bay, des courbes sculpturales de femmes aux alléchantes carrosseries de bolides sur quatre roues. Bref, vous l’aurez compris, amateurs exclusifs d’un "cinéma d’auteur" et féministes acharnées s’abstenir !

Shia LaBeouf et Rosie Huntington-Whiteley

La bande-annonce…

Tags associés : "Transformers 3", Michael Bay, Steven Spielberg, Rosie Huntington-Whiteley, Megan Fox, Shia LaBeouf, Patrick Dempsey, John Malkovich, Tyrese Gibson, Josh Duhamel, John Turturro

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |