31/01/2007

"SLEVIN", le bon numéro en DVD

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A peine débarqué à New York, le jeune et dynamique Slevin (Josh Hartnett) se retrouve au plein milieu d’une guerre de gangs opposant "Le Boss" (Morgan Freeman) au "Rabbin" (Ben Kingsley). Ces deux frères ennemis proposent à Slevin d’éponger les dettes de son co-locataire Nick qui a mystérieusement disparu. Slevin est ainsi contraint de tuer, pour le compte du "Boss", le fils du "Rabbin" & de payer une somme astronomique au "Rabbin" ! Pris entre deux feux, Slevin est aussi surveillé par l’inspecteur Brikowski (Stanley Tucci) et un redoutable tueur se faisant appelé "Goodkat" (Bruce Willis)… Seul contre tous, Slevin peut toutefois compter sur l’appui de sa voisine, la ravissante Lindsey (Lucy Liu).

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Aux premiers abords, on penserait être en face d’un O.V.N.I., entre comédie décalée et bain de sang calculé à la Tarantino. Le film trouve finalement ses marques après une petite demi-heure de joutes verbales entre des acteurs qui paraissent bien s’amuser. Ensuite quand les masques tombent et que les dernières pièces du puzzle s’assemblent, on assiste à un pur film de truands et de vengeance : "Slevin" ou lorsque l’intelligence et la déduction du spectateur sont mises à l’épreuve au même titre que la poudre des flingues. Ca fait du bien aux tripes et mal au cœur ; on tire une larme et on esquisse un sourire. Dieu que les films sont bons lorsqu’ils sont rondement menés.

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Côté acteurs, y’a rien à redire ! ... Sauf à rappeler une nouvelle fois ce casting impressionnant composé de jeunes et de vieux monstres du Cinéma. Excusez du peu : Morgan Freeman, Sir Ben Kingsley, Stanley Tucci et Bruce Willis qui perfectionne ici le rôle de tueur qu’il avait jadis tenu dans "Le Chacal" (avec Richard Gere). Reste Josh Hartnett qui apparaît comme la révélation de ce film. Loin des personnages poupons et romantiques qu’il avait précédemment campés, Josh excelle ici dans l’art de la décontraction à toute épreuve. Mi-victime consentante, mi-démon manipulateur, Hartnett signe de loin sa meilleure performance. C’est qu’il prend du grade le petit Danny Walker de "Pearl Harbor" ! Côté charmantes demoiselles, outre l’apparition fugace de deux superbes blondes "en pleins efforts physiques", on retiendra le retour gagnant de Lucy Liu après avoir joué dans les désespérantes "Drôles de Dames" et avoir fait une sympathique apparition dans le "Kill Bill" de Quentin Tarantino.


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A final, "Slevin" vous sert une charmante immersion dans le monde de la vengeance ! A consommer sans modération pour les amateurs des gangsters malins qui jouent de la gâchette avec brio.


La Bande annonce...


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23/10/2006

Le Diable s’habille en Prada

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Andrea Sachs (Anne Hathaway) entre comme seconde assistante de Miranda Priestly (Meryl Streep), la redoutable directrice d’un des plus grands magazines de Mode au monde. Bien vite, Andrea va vivre un véritable enfer où sa patronne joue à merveille le rôle de Lucifer. La jeune fille pense sérieusement à démissionner et pourtant… Elle décide de faire face à Miranda en tentant d’éblouir cette dernière. La transformation d’Andrea ne se fera pas sans mal. Celle-ci va devoir bientôt choisir entre sa vie professionnelle et familiale…
Entre une distribution très sympathique, une bande originale endiablée et une réalisation dynamique, "Le Diable s’habille en Prada" m’a séduit.

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Meryl Streep (alias la vénéneuse Miranda Priestly) est tout simplement époustouflante. Après "Petites Confidences (à ma Psy)" où elle jouait une mère poule au bord de la crise de nerf, Streep nous revient en patronne tyrannique et insensible. Il est clair que cette performance va comme un gant au film.

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dd4D’autres acteurs sont à mettre également en évidence, à commencer par Anne Hathaway. Après plusieurs rôles plus "nunuches" dans "Princesse malgré elle" (2001) ou "Ella au pays enchanté" (2005), Anne a démontré dans "Brokeback Mountain" (2006) qu’elle savait s’affirmer dans un rôle dramatique. Avec "Le Diable s’habille en Prada", cette actrice élargie son "panel" de rôles et joue à merveille les innocentes créatures plongées dans l’enfer de la Mode où coups bats riment avec talons aiguilles. Stanley Tucci ("Slevin") campe avec un certain brio l’efféminé de service, mi-brute mi-ange, sur lequel la jeune Andréa pourra compter. Reste Simon Baker Denny, moins convainquant dans la peau d’un playboy intello que dans celle d’un chasseur de morts-vivants dans "Le Territoire des Morts" !

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Le réalisateur David Frankel maîtrise bien son sujet. Sans trop s’appesantir sur le monde "guimauve" et "paillettes" de la Mode, il s’intéresse avant tout au face-à-face Miranda-Andrea. C’est avec un dynamisme enlevé (et bien venu) que Frankel filme l’évolution de sa petite héroïne, Andrea… Simple agneau sans défense, cette dernière, à force de traîner avec les loups, s’impose progressivement dans la "meute".

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Alors ce "Diable s’habille en Prada", un film pour les femmes only ? Pas seulement ! Les fans masculins de Meryl Streep en auront, eux aussi, pour leur argent. Reste que ce long-métrage respire le dynamisme et offre une caricature croustillante du monde ignoble de la Mode. Jamais l’enfer n’avait été aussi jouissif !

La bande-annonce...

Un extrait...

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Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |