07/05/2008

Gérard Depardieu & Olivier Marchal plongent !

Gérard Depardieu

Mat (Gérard Depardieu) et Franck (Olivier Marchal) ont deux choses en commun : ils sont des amis de longue date et ils sont flics. Attaché à la police criminelle, Mat voit, de jour en jour, Franck, qui travaille aux stups, sombré toujours un peu plus dans des trafics louches. Lorsque ce dernier dépasse les limites, Mat n’hésite pas à intervenir au risque de plonger, lui aussi !

Olivier Marchal et Francis Renaud dans Scorpion

Après avoir porté l’obscure et magnifique "MR 73", l’acteur-cinéaste Olivier Marchal repasse devant la caméra pour "Diamant 13". A cette occasion, il retrouve Gérard Depardieu qu’il avait déjà dirigé dans "36 Quai des Orfèvres" (2004). De toute évidence un nouveau rôle en rupture attend Marchal qui était apparu notamment dans l’excellent "Ne le dis à personne" - thriller dans lequel il jouait un redoutable assassin - ainsi que dans "Scorpion" - là également dans la peau d’un personnage patibulaire -.

Catherine Marchal

Co-scénarisé par ce même Olivier Marchal, "Diamant 13" est mis en scène par Gilles Béhat qui s’est davantage tourné, ces dernières années, vers les séries TV en réalisant des épisodes d’"Une femme d’honneur", du "Commissaire Moulin", des "Cordier, juge et flic" ainsi que de "Père et Maire". L’écrivain Hugues Pagan qui est l’auteur du roman à la source de ce projet a également participé à l’adaptation. L’italienne Asia Argento ("xXx", "Land of the Dead") et Catherine Marchal - l’épouse d’Olivier Marchal -, alias Marie Angéli dans "MR 73", complètent le casting. Le Polar français a sans doute encore de beaux jours devant lui !

(Source : "AlloCiné")

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26/03/2008

MR 73 : Daniel Auteuil plonge !

MR 73

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Un violeur emprisonné demandant une remise de peine, une jeune femme meurtrie par les fantômes de son passé, un meurtrier des plus sadiques, des enquêteurs ripoux & un flic au bout du rouleau. Les rues de la "Cité Phocéenne" vont être le théâtre d’un chassé-croisé meurtrier où les agneaux doivent devenir des loups s’ils veulent survivre !

Campant d’inquiétants personnages dans "Ne le dis à personne" et "Scorpion" (2007), Olivier Marchal, ex-flic, est également un scénariste et un réalisateur reconnu. Avec son nouveau long-métrage, "MR 73", ce dernier continue d’analyser les travers de la police judiciaire française tout en insufflant dans ses œuvres une incontestable touche polar-spectacle qui fait mouche.

Daniel Auteuil

S’inspirant de son expérience personnelle du monde "pourri" (?) dans lequel devaient nager les Bad Cop’s des années 80, Olivier Marchal tisse un puzzle divinement sombre et inquiétant dans lequel Daniel Auteuil, souvent transcendant dans des rôles en rupture, tire sans grande difficulté son épingle du jeu.

Olivia Bonamy

Plongé dans un Marseille gris, orageux et décrépi, le personnage d’Auteuil, l’inspecteur Louis Schneider, se noie dans l’alcool depuis qu’un horrible accident de la route lui a enlevé les deux êtres qu’il chérissait le plus en ce monde. Ajoutez à ce profond désarrois, qui lui ronge les entrailles, un métier, enquêteur à la Police Judiciaire, où l’on fréquent chaque jour les pires "crapules", celles qui commettent des crimes abjectes comme celles qui portent un insigne !

Daniel Auteuil

Lancé sur les traces d’un assassin pervers, Schneider va être contacté par une jeune femme, dénommée Justin (Olivia Bonamy), avide de connaître la vérité sur l’assassina de ses parents. S’en suit un habile puzzle, élaboré d’une main de maître par Marchal, où la moindre pièce, le plus petit indice, s’emboîte à la perfection avec d’autres éléments, tantôt sentimentaux, dramatiques, ou flippant mais toujours lugubres.

Olivia Bonamy et Daniel Auteuil

Jouant sur plusieurs tableaux, "MR 73" croise et entrechoque l’existence de plusieurs individus, toujours très bien interprétés par des acteurs consciencieux jouant toujours la carte du profil bas et du naturel. Le poids des silences et la dureté des regards sont pimentés par une ambiance électrique, poisseuse, voire organique, que l’on doit, en grande partie, aux décors très inquiétants, chapeautés par Ambre Fernandez, qui ne sont pas sans rappeler, par exemple, le travail d’Olivier Raoux sur "Les Rivières pourpres 2".

Philippe Nahon

Privilégiant une histoire dure, crue et forte - un chouya prévisible toutefois -, Olivier Marchal n’oublie pas non plus de soigner le spectacle en intégrant, dans "MR 73", quelques archétypes du cinéma polar plus "grand public" comme les grosses voitures noires américaines, les groupes d’intervention d’élite suréquipés et les traditionnels imperméables de flic transformés en longs manteaux de cuir noir façon "Matrix"...

Catherine Marchal

Ces "éléments" répondant sans doute à une volonté de se détacher un temps soi peu d’un film-vérité pessimiste au plus haut point, n’entachent nullement le caractère noir et sombre d’un film (presque) unique. On soulignera également l’efficace jeu final qui s’opère entre une réelle force de vivre & une profonde soif de vengeance et de destruction.

Daniel Auteuil

Démultipliant les points de vue, les thématiques et les pistes scénaristiques, "MR 73" est plus qu’un (simple) film de policiers ripoux et alcooliques. Olivier Marchal donne également une place très importante aux victimes et à leur famille endeuillée jusqu’à la mort. Avec "MR 73", Olivier Marchal - merveilleusement secondé, devant la caméra, par un excellent Daniel Auteuil - signe un polar noir de haut vol, à la fois intimiste et grand public, à la fois violent et poétique, à la fois pessimiste et optimiste. Du grand cinéma à la française ! Bravo !

Olivier Marchal

La bande-annonce...

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