22/05/2009

Didier BOURDON, Michel GALABRU, Gérard DEPARDIEU & Cie

Bouquet final

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Employé dévoué depuis plus de quinze ans dans une entreprise de Pompes funèbres, Gervais (Didier Bourdon) souhaiterait ardemment une promotion d’autant plus que le siège de son employeur vient de passer entre les mains de Businessmans américains. De son côté Gabriel (Marc-André Grondin), un jeune musicien qui rêve de prendre le large et de vivre entièrement de sa passion, voit l’étau se resserrer et la précarité frapper à sa porte. Il ne reste donc plus qu’une solution pour notre ami : trouver un boulot qui paye bien ! Rapidement Gabriel se retrouve courtisé par la "boîte" qui emploie Gervais et arrive même à chouraver la place que ce dernier convoitait. Seul bémol : avant d’enfiler le costume cintré de Directeur commercial, Gabriel doit passer un stage sur le terrain. Coïncidence ou non, c’est justement chez Gervais Bron que la jeune recrue devra faire ses preuves… La cohabitation entre ces deux personnages singuliers promet de belles rixes !

Didier Bourdon et Marc André Grondin

Pour son "Bouquet final", le (jeune) réalisateur / scénariste Michel Delgado a le chic de diriger une belle et copieuse galerie de seconds rôles de luxe emmenée par Bérénice Bejo, Gérard Depardieu, Marthe Keller, Michel Galabru et Chantal Neuwirth. Coiffé, pour la première fois, de la casquette de metteur en scène, Delgado, mieux connu pour ces p’tits scénars caustiques façon "L’Auberge rouge", "L’Enquête corse", "Les Deux papas et la maman" ou "La Vengeance d’une blonde", déploie ici une belle artillerie de dialogues choc pimentant quelques jolies scènes d’humour où se côtoient irrévérence marquée et sensibles quiproquos amoureux.

Bérénice Bejo et Marc André Grondin

Plongé dans cette bonne humeur communicative - où la farce peut surgir à n’importe quel moment -, le spectateur a droit à un duel très vaudevillesque entre le "Vieux" et le "Jeune lion" respectivement campé par un bien portant Bourdon et par le jeune poète Grondin. Bien que cette recette ne soit pas neuve, le décor, lui, est pour le moins original (le monde des Pompes funèbres) et aurait pu donner au film un ton très comédie noire anglaise… Sauf que pour son "Bouquet final", Michel Delgado a avant tout voulu orienter son intrigue autour du personnage plus romanesque du jeune musicien Gabriel, joué par l’impeccable Marc-André Grondin.

Gérard Depardieu et Marthe Keller

Artiste, fauché et amoureux, ce dernier va mettre au placard toutes ses convictions et son amour propre pour sortir de la mouise ses parents bohèmes (formés par le croustillant duo Depardieu - Keller). Malheureusement pour lui, Gabriel va vite comprendre que le bonheur des uns fait également le malheur des autres. Traitant sans détour, mais avec humour, des travers du monde des Pompes funèbres, "Bouquet final peine", à l’ouverture, à débuter sur des assises stables… Faute sans doute à une "mise en marge" trop speedée ! Cependant, au fil des minutes, cette comédie française étonnante et épatante trouve finalement son rythme de croisière et permet à ses acteurs de faire étalage de leur belle capacité à faire rire et cela en toute circonstance.

Michel Galabru et Marc André Grondin

Original, tout en affichant une touche assez classique façon "bonne vieille comédie de papa", "Bouquet final" constitue un divertissement des plus honorables qui met à coup sûr un peu de baume au cœur. Ca fait du bien !

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Humour, Didier Bourdon, Gérard Depardieu, Marthe Keller, Michel Galabru

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |

08/07/2008

Après Minority Report, voici CHRYSALIS

Chrysalis en DVD

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Plongé dans un 'futur proche', morose et peu réjouissant, Albert Dupontel enquête sur le meurtre de plusieurs jeunes femmes présentant toutes d’étranges liaisons au niveau du visage. Pendant ce temps, à l’autre bout de Paris, une certaine Manon (Mélanie Thierry) se remet difficilement d’un terrible accident de voiture, au sein de la clinique dirigée par sa mère : la Professeur Brügen (Marthe Keller).

Le "Chrysalis" de Julien Leclercq présente plus d’un point commun avec le célèbre "Minority Report" de Steven Spielberg ! Suivant un flic blessé dans sa chair et son cœur, Leclercq dessine un futur froid et lattent avec un bon petit savoir-faire et une assez bonne maîtrise. Par ailleurs, quelques séquences (dont celle de l’opération chirurgicale) font appel à des effets visuels directement "pompés" du polar futuriste de "Papa" Spielberg !

Albert Dupontel

"Chrysalis" se démarque heureusement, à certain moment, de "Minority Report" & évite ainsi (de justesse) d’être catalogué comme une simple copie française d’un Blockbusterricain. Co-écrit par Julien Leclercq en personne, le scénario n’est pas sans rappeler les bonnes intrigues à tiroirs du romancier Jean-Christophe Granger ("Les Rivières Pourpres", "L’Empire des Loups") dans lesquelles des personnages et des évènements n’ayant apparemment aucun rapport entre eux, se révèlent finalement associés dans une machination bien huilée… Féroce coup de théâtre à la clé !

Mélanie Thierry

Toutefois, forcé de constater que "Chrysalis" s’épuise à mesure que l’intrigue déroule & que le final de ce thriller d’anticipation frenchy a bien des difficultés à accrocher et à intensifier les débats ! La mise en scène de Leclercq, au moment du bouquet final ,s’embrouille quelque peu dans de trop longs ralentis, assez agaçants d’ailleurs…

Albert Dupontel et Alain Figlarz

Dans ce Patchwork de bonne volonté, calibrant, tantôt, sur le spectacle musclé, tantôt, sur le drame latent et intimiste, Albert Dupontel a difficile de tirer réellement son épingle du jeu bien qu’il se démène physiquement, avec brio, et qu’il joue, une nouvelle fois, sur une expressivité faciale des plus sombres et des plus intenses.

Marie Guillard

La prestance à l’écran de Dupontel ne permet toutefois pas à "Chrysalis" de sortir du Coma. Tel l’arroseur arrosé, ce long-métrage, à force d’exploiter une esthétique trop largement posée, voir même glaciale, manque finalement d’âme pour réellement susciter l’engouement auprès du spectateur qui a soif d’action et de coups tordus.

Marthe Keller

La démonstration demeure toutefois correcte & l’on sent, une nouvelle fois encore, que le cinéma français n’a aucune raison de rougir face aux productions "pharaoniques" du pays de l’Oncle Sam ! Reste à soigner davantage, dans le cas de "Chrysalis", le sens du spectaculaire ; ou à s’orienter résolument vers l’ambiance incomparable d’un "Bienvenue à Gattaca"… N’oublions quand même pas que tout le monde ne peut pas être un Spielberg ou un Andrew Niccol !

La bande-annonce…

Chrysalis - Bande-annonce 1 - Français - Jubii TV
Chrysalis - Bande-annonce 1 - Français - Jubii TV

Demain, on roulera tous en "Renault" !

Albert Dupontel

Le constructeur automobile français "Renault" marque son emprunte dans le futur en proposant, à l’écran, dans le polar "Chrysalis", quelques prototypes 'maison', dont la "Talisman", la "Velsatis" et la "Koleos"… Cinéma made in France oblige !

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |