18/06/2008

Jean-Claude VAN DAMME : passé & présent…

JCVD

Hormis une truculente apparition dans la superbe comédie "Narco" (2004) de Gilles Lellouche, il aura fallu presque 7 ans pour que Jean-Claude Van Damme, JCVD (maintenant) pour les intimes, réapparaisse en grandes pompes sur les écrans (larges) ! En effet après le "Replicant" de 2001, réalisé par Ringo Lam (cinéaste ayant travaillé plus d’une fois avec JC), Van Damme enchaîna avec d’obscures séries "B", tout juste bonnes pour les rayons DVD, et avec d’autres productions plus aguichantes qui ne connurent toutefois pas l’ambiance prestigieuse des salles obscures !

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Des titres tels que "The Order", "Point d’impact", "In Hell", "Kumite", "L’Empreinte de la mort", "Ultime menace", "The Hard Corps", "L’Exam", "Jusqu’à la mort" & "Trafic mortel", récemment sorti en DVD, ne vous disent probablement pas grand-chose… Excepté peut-être pour les puristes du "Monsieur Muscle belge" qui n’ont pas abandonné celui-ci même durant sa traversée du désert !

Kickboxer

Après avoir endossé rapidement le costume du "Predator" dans le célèbre film homonyme de John McTiernan (JC ne fut finalement pas crédité au générique), Van Damme entre dans le cœur des puristes des films d’action (purs et durs) avec "Blood Sport", en 1988. Suivent, à la même sauce, notamment "Kickboxer" et "Cyborg" en 1989. Un an plus tard, le "Double Impact" de Sheldon Lettich - film dans lequel JC se dédouble et campe des jumeaux que tout oppose - octroie encore un peu plus de notoriété à notre héros belge. Réalisateur et scénariste, Lettich collabore à nouveau avec son acteur fétiche (?) dans "Full contact" (1990) ainsi que dans les moins Select "The Order" (2001) et "The Hard Corps" (2006).

Universal Soldier

1992 sonne enfin la consécration (méritée !?!) de JCVD avec le film qui reste à mes yeux le meilleur de JC (avant "JCVD") : "Universal Soldier". Affrontant un féroce Dolph Lundgren, autre "Monsieur Muscles" vu notamment dans "Rocky IV", Jean-Claude campe un vétéran du Vietnam mort au combat et ramené à la vie par des scientifiques sans scrupules pour en faire un "soldat universel", servile et malléable à souhait. Evidemment l’opération dérape et le cinéaste Roland Emmerich nous entraîne dans une chasse à l’homme alimentée par une bande de guerriers fanatiques increvables.

JCVD et JW jouent à la chasse à l'homme

Après cette collaboration fructueuse avec le réalisateur des "Stargate", "Independence Day", "Godzilla" et autre "Jour d’après", Van Damme travaille avec John Woo sur "Chasse à l’homme" (1993), le premier film US du cinéaste chinois. Suivent notamment deux aventures (moyennement gentilles et spectaculaires) filmées par Peter Hyams - "Timecop" (1994) et "Mort subite" (1996) - & également deux films, en 1997-1998, signés Tsui Hark - "Double Team" et "Piège à Hong Kong" -.

The Quest

Après avoir mis en scène, lui-même, "Le Grand Tournoi" (1996) où il a l’occasion de côtoyer la star de son enfance, Roger Moore, Jean-Claude Van Damme sent déjà peut-être le vent tourner en 1999 !? A cette époque, le bon "Légionnaire" (inédit au cinéma en Belgique mais pas en France) côtoie en effet l’innommable suite d’"Universal Soldier" (inédite dans les salles françaises mais pas en Belgique malheureusement) ! Après le "Replicant" (2001) de Ringo Lam & le "Narco" (2004) de Lellouche, Van Damme retrouve donc cette année des couleurs - sur grand écran - avec l’époustouflant "JCVD" de Mabrouk el Mechri. Inattendu, émouvant et magnifique, Jean-Claude Van Damme, en changeant radicalement de registre, prouve qu’à 47 ans, il est loin d’avoir rendu les armes. "Les grands vins bonifient avec le temps… JCVD aussi !!!" 

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16/06/2008

JCVD : polar choc & émotions garanties !

JCVD

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Marqué par une procédure de divorce, qui le séparera plus que vraisemblablement de sa fille, Jean-Claude Van Damme n’est plus au Top de sa gloire & est obligé de jouer dans des films médiocres… De retour en Belgique, pour se ressourcer, notre ami est mêlé à un hold-up ! La police soupçonne la "star du royaume" d’être directement impliquée dans cette sombre histoire… Mais est-ce vraiment le cas ?

Alternant, avec une maîtrise sans pareille, entre les petites confidences de JCVD, le polar noir et le bon vieux label made in Belgium, le réalisateur Mabrouk el Mechri fait des étincelles avec une histoire endiablée (également de son cru) propulsant à nouveau notre Van Damme sur le devant de la scène. Ca fait vraiment du bien de revoir notre petite "fierté" nationale (comme disent certains) retrouver le chemin des salles obscures après avoir galéré des années dans des séries "B" pour le moins douteuses.

Ce "JCVD" est, tout d’abord, pour l’acteur l’occasion d’ouvrir son cœur et d’évoquer sa vie, ses rêves et ses bourdes. Cette confession, s’intercalant merveilleusement bien dans une histoire singulière de hold-up, nous permet de rencontrer le Jean-Claude Van Damme au quotidien et d’entrevoir le Spirit et le Heart d’un acteur qui ne demandait qu’à faire exploser son talent sur grand écran & à donner du bonheur aux autres.

En ce sens, ce long-métrage concorde impeccablement bien avec les aspirations de "Mister Grand-écart" qui compose ici le rôle de sa vie. Le moins que l’on puisse espérer pour notre ami JC, c’est que ce film lui serve de tremplin pour (re)conquérir le coeur des cinéphiles. Honnête et excessivement touchante, la performance de Van Damme sert très bien le film de el Mechri qui s’articule autour d’un fait divers dramatique : une prise d’otage dans un bureau de poste.

Outre le fait de tracer le portrait d’une star de films d’action à la dérive (aussi bien sur le plan professionnel que sentimental), cette situation permet au scénariste-réalisateur, de monter en épingle un polar noir "à la belge" (aurait-on envie de dire) qui ne cache pas sa "dévotion" pour les fameuses productions américaines des années 70, le film de Sidney Lumet, "Un après-midi de chien" (1976), en tête. Jouant sur une esthétique du clair-obscur appuyée, "JCVD" n’oublie pas non plus de soigner son humour en utilisant quelques ficelles du genre "Film dans le film"…

Après quelques bonnes petites vannes à propos de John Woo et de Steven Seagel, "JCVD" s’occupe, de manière plus appuyée, du côté obscur du cinéma hollywoodien bardé de séries "B", même "Z", tout juste bonnes à prendre la poussière sur les rayonnages DVD. Entourant JCVD à l’occasion de ce film confession quasi-parfait, des acteurs des plus talentueux font également un malheur à l’écran.

François Damiens "L’Embrouille", Mourade Zeguendi ("Dikkenek""Taxi 4"), Karim Belkhadra ("La Haine", "Les Rivières Pourpres"), Zinedine Soualem ("Bienvenue chez les Ch’tis", "La Haine") servent, chacun à leur façon - soit par leur humour décalé ou, au contraire, par leur froideur et leur violence -, ce Patchwork diablement bien construit par un metteur en scène très inspiré.

"JCVD" offre à Van Damme son meilleur rôle ! C’est une certitude. Il permet également à plusieurs fans de se réconcilier avec la star belge &, également, aux autres, de découvrir un homme simple et juste qui a malheureusement été sali par la moquerie facile et la méchanceté. "JCVD" : Le Top des Tops, ce film !

La bande-annonce…

JCVD, la bande annonce - Jubii TV
JCVD, la bande annonce - Jubii TV

Un extrait…

Exclusif:
Exclusif: "Van Damme veut son pognon" extrait de JCVD - Jubii TV

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |