05/04/2009

IGOR… la bonne surprise !

Igor

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Histoire de passer de bonnes vacances de Pâques au cinéma, les studios américains nous sortent leurs derniers petits bijoux en terme d’animation. Dans le match qui oppose le récent "Monstres contre Aliens" de DreamWorks au "Volt" de Disney - qui fait de la résistance en salle -, la Metro Goldwyn Mayer (MGM, pour les intimes) et sa dernière création baptisée "Igor" pourraient bien jouer les invités surprises…

Il y a déjà plusieurs années d’ici, le pays enchanteur de Malaria plongea inexplicablement dans l’obscurité tout en étant continuellement assailli par des nuages menaçants et par la foudre. Rapidement, la terre ne produisit plus aucunes cultures, les récoltes s’estompèrent et les habitants sombrèrent, petit à petit, dans la misère et la pauvreté ! Pour endiguer ce phénomène alarmant, le maire de Malaria eut l’idée d’associer sa ville à un chantage aussi mesquin qu’horrible...

Igor

Chaque année, les pires inventeurs et savants fous du pays se retrouvent dans l’arène de Malaria pour présenter leurs toutes dernières créations : des monstres aussi hideux que sanguinaires. Au terme d’un affrontement dans les règles de l’horreur, il ne peut en rester qu’un… Un seul monstre dont l’inventeur est couronné meilleur savant fou de l’année ! Fomenteur malveillant, le maire de Malaria propose ensuite à la planète deux alternatives possibles : soit Malaria lance le monstre gagnant de la Grande Foire des Sciences du Mal sur la terre dans le but de détruire celle-ci ; soit Malaria reçoit de ses voisins apeurés une coquette somme d’argents pour ne pas lâcher la créature.

Igor

C’est dans ce contexte où l’adjectif "maléfique" prend tout son sens que nous allons suivre les aventures d’Igor, l’assistant d’un savant fou, qui rêve de devenir un grand inventeur. Malheureusement pour notre ami, les "gens de son espèce" ne sont pas autorisés à créer. Ils doivent, au contraire, servir aveuglement et ne jamais faire preuve d’initiative ! Accompagné de Brain (un cerveau dans un bocal) et de Rapidos (un lapin suicidaire et immortel) - deux de ses inventions secrètes -, Igor va avoir pourtant l’opportunité de réaliser l’expérience la plus inimaginable du monde entier : créer la vie…

Igor

Soutenu par un graphisme rappelant, plus d’une fois, le monde farfelu de "L’Etrange Noël de Mr. Jack" ("Nightmare Before Christmas"), "Igor" joue incontestablement la carte du bon mot en nous servant, à vitesse régulière, de truculentes répliques qui font mouche et qui ne sont pas avares en espièglerie. Réalisateur du sous-produit Disney "Lilo & Stich 2" (sorti en 2005), Anthony Leondis entre enfin dans la cour des grands en étant aux commandes de ce film d’animation qui nous réserve quelques belles surprises. Jouant, une nouvelle fois, sur la fibre de la différence et de l’exclusion combinée à un cadre très Moyen Age fantastique, "Igor" patauge, par moment, dans le plus conventionnel et suit certainement le chemin tracé par l’inévitable "Shrek". Toutefois, l’une des prouesses de ce film est sans doute de jongler habilement avec toute une tradition horrifique et de mixer celle-ci dans un cocktail détonnant sentant bon l’humour, l’amitié et l’amour… Au-delà de la mort et de la "monstruosité".

Igor

Entre le "Metropolis" de Fritz Lang et le "Frankenstein" de James Whale, "Igor" se revendique d’un héritage certain et foisonne de gags alimentés, il est vrai, par deux personnages bourrés de succulentes contradictions… On pense ici bien entendu au pauvre lapin déprimé et suicidaire rendu immortel et au cerveau bouillonnant dans un bocal sur roulette, qui a le Q.I. d’une limace ! Certainement à contre-courant - par sa forme - des autres productions animées du moment, "Igor" séduit par son humour bon enfant et sa réelle capacité à maintenir une intrigue joviale issue d’une ambiance obscure et très halloweenienne. Pas de doute, on est bien ici dans l’univers de la créatrice Valérie Hadida.

Igor

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Humour, Fantastique, "Shrek", "Monstres contre Aliens", "Volt", DreamWorks, Disney

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |