17/02/2010

Denzel WASHINGTON, nouveau prophète

The Book of Eli - Le Livre d'Eli822731782273178227317star_1_28227321

Droit devant, toujours vers l’Ouest… Un voyageur solitaire (Denzel Washington), aguerri au combat, transporte un livre en pleine Amérique désertique, ravagée par les guerres passées et placée sous le joug de détraqués cannibales et amateurs de viande fraîche… Sur sa route, ce messager d’un genre nouveau va rencontrer Carnegie (Gary Oldman), l’homme fort d’une petite ville qui tente de renaître de ses cendres. Féru de littérature et recherchant activement un livre bien précis, Carnegie va tenter de retenir notre héros mais ce dernier ne l’entend pas de cette oreille ! Ce qui devait arriver arriva : Carnegie lance ses sbires et espère bien récupérer l’ouvrage que notre mystérieux voyageur protège jalousement…

Denzel Washington

Avec "Le Livre d’Eli", le célèbre producteur Joel Silver ("Matrix", "L’Arme Fatale") semblait s’aventurer sur un terrain glissant en amenant les spectateurs à vivre une aventure post-apocalyptique dans laquelle le salut de l’humanité viendrait de la sauvegarde de l’unique exemplaire d’un célèbre livre (vous aurez tout le loisir de découvrir de quel livre il s’agit si vous allez voir ce long-métrage)… Heureusement, après 1h50 de bon spectacle hollywoodien New Ave, on se sent plutôt le cœur léger, heureux d’avoir assisté à un plus qu’honnête délassement, sans en venir à quelque prêchi-prêcha d’ordre fanatico-religieux…

Jennifer Beals et Gary Oldman

Il serait en effet vraiment dommage de tenter de lire entre les lignes et de chercher la moindre trace de messages subliminaux dans cette réalisation qui doit bien rester à sa place… Et quelle est justement sa place ? Dans le rayon des bons petits thrillers post-apocalypse conçus pour divertir et tenir en haleine les fans du genre qui ont déjà tout (et rien) vu en la matière. Après d’innombrables navets dans la veine "Comment survivre à la fin du monde ?", on en revient toujours au même constat : c’est un peu du "Mad Max" réchauffé ! En ce qui concerne ce "Livre d’Eli", il faut bien l’admettre, le scénariste Gary Whitta et les frangins - derrière la caméra -, Albert et Allen Hughes, éprouvent quelques difficultés pour éviter de tomber dans les gros clichés du genre...

Denzel Washington

Au menu donc, oui (!), il y a bien des paysages dévastés et ruinés par la mort, des vilains vraiment pas beaux - pustuleux et avides de jeunes et jolies jeunes filles - ainsi que du sang et de la viande humaine (dans un ragoût, c’est délicieux !) mais… Soulignons d’emblée l’intéressant travail des Hughes qui soignent leur propos avec un certain effet de style et préfèrent laisser deviner l’horreur plutôt que de la montrer dans toute sa splendeur comme un Eli Roth ("Hostel") ou un Darren Lynn Bousman ("Saw") le ferait !

Mila Kunis est Solara

S’aventurant davantage dans le spectacle Western, les metteurs en scène de l’honnête "From Hell" (2002) compilent à une quête spirituelle, stricte et sévère, quelques jolis thèmes d’ordre métaphysique qui s’alignent progressivement dans un récit certainement pas dénué d’actes de bravoures et de références appuyées aux grands standards de la catégorie "Traversée en solitaire dans un désert aride et inhospitalier". Si côté réalisation, quand l’action se précise, on sent indubitablement un rappel des plans panoramiques à la Michael Bay et quelques clairs-obscurs à la Quentin Tarantino, "Le Livre d’Eli", de manière globale, est nettement moins indigeste que le "Postman" (1997) de Kevin Costner & surtout plus aérien et mieux ficelé que le récent "Je suis une légende".

Denzel Washington

Ce nouveau long-métrage rassasiera certainement les amateurs de films sondant la décadence humaine et son instinct cruel, sans nécessairement dégoûter les jouvenceaux de ce cinéma généralement taillé pour les durs à cuire. "Le Livre d’Eli" apparaît de ce fait comme un bon compromis & surtout comme un long-métrage rehaussé, une nouvelle fois, par le talent incommensurable de l’élégant, placide et charismatique Denzel Washington, un véritable King d’Hollywood et (même) du Septième Art ! Face à ce dernier, on retrouve un Gary Oldman soucieux de ne pas donner dans le déjà vu. Après Dennis Hopper sur "Waterworld" ou Malcolm McDowell - également à l’affiche de ce film ! - sur "Doomsday", notre ami Gary se la joue plutôt Messie en devenir ; satyre et violent, tout en se parant d’un costume trois pièces méthodique et cultivé. Oldman en vient à interpréter un seigneur de ruines, brillant dans le sable et la déchéance intellectuelle, une sorte d’homme d’affaire influent et dominateur comme ceux que l’on peut voir dans les immortels Westerns d’autrefois… La référence est flagrante !

Gary Oldman

Les cinéphiles vouant une admiration sans faille à Denzel Washington (même dans les navets, il excelle celui-là !) seront sans doute intéressés de voir évoluer leur héros dans un environnement assez différent de ses dernières apparitions sur grand écran. Bref, la route promet quelques jolies surprises à commencer par l’actrice Mila Kunis. Ayant nettement plus la possibilité de développer son jeu par rapport au précédent "Max Payne", cette dernière insère un joli (et nécessaire) charme à ce long-métrage. Notons également le retour aux affaires de Ray Stevenson, le nouveau "Punisher" pas plus en veine que ses prédécesseurs, ainsi qu’un intéressant coup de théâtre final qui en surprendra plus d’un… Inattendu, original - par moment - et certainement pas dénué d’intérêt, "Le Livre d’Eli" mérite le plus grand intérêt ! Sur écran XXL, ça vaut le détour !

Denzel Washington

La bande-annonce…

Le Livre d’Harry…

Frances de la Tour et Michael Gambon

Célèbre Sirius Black à l’écran dans la franchise "Harry Potter", Gary Oldman n’est pas le seul acteur ayant fait le déplacement de Poudlard pour jouer dans le dernier film des frères Hughes… Michael Gambon, alias Albus Dumbledore, et Frances de la Tour, alias Mme. Olympe Maxine dans la saga magique de la Warner Bros, campent dans "Le Livre d’Eli" un vieux couple qui cache très bien son jeu…

Tags associés : Action, Aventure, Drame, Thriller, Denzel Washington, Gary Oldman, Malcolm McDowell, Ray Stevenson, Michael Gambon, Michael Bay, Quentin Tarantino, Kevin Costner, Eli Roth, Darren Lynn Bousman, "Mad Max", "Je suis une légende", "Doomsday", "Max Payne", "Harry Potter"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

05/01/2010

TOP 10 : les meilleures CRAPULES de 2009

Côté masculin
1. Christoph Waltz dans "Inglourious Basterds"
2. Stephen Lang dans "Avatar"
3. André Dussollier et Nicolas Marié dans "Micmacs à tire-larigot"
4. John Travolta dans "Taking of Pelham 123"
5. Ewan McGregor dans "Anges et Démons"
6. Vinnie Jones dans "Midnight Meat Train"
7. Rudy dans "L’Age de Glace 3"

Côté (jeunes et jolies) Demoiselles
1. Lorna Raver "Drag Me To Hell"
2. La Sorcière de "Coraline"
3. Megan Fox dans "Jennifer’s Body"

Que serait un bon film d’horreur ou d’action sans un super vilain méchant ennemi capable de mettre des bâtons dans les roues des pauvres petits héros en quête de salut ? Parce qu’on les oublie souvent… Et pourtant que serait le cinéma sans eux ? Voici un petit palmarès des meilleures mines patibulaires du cinéma en 2009. "Côté Messieurs", la palme d’or de l’horreur, de l’effroi et de la cruauté - le tout saupoudré d’une jolie couche d’ironie et de désinvolture - revient indéniablement à l’acteur autrichien Christoph Waltz qui campe, dans l’"Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino, le redoutable et venimeux Colonel Hans Landa. Une interprétation épicée et tragi-comique qui vaut, à elle seule, le détour ! Suit Stephen Lang qui, dans le récent "Avatar", porte très bien le treillis militaire & joue, avec la poigne nécessaire, une réminiscence des durs à cuire de l’armée, désinhibés de toute humanité et respectant le cahier des charges jusque dans les moindres détails même si cela entraîne un nouvel "holocauste".

Difficile de passer, dans ce classement, à côté des acteurs André Dussollier et Nicolas Marié qui campent, dans "Micmacs à tire-larigot", deux abjectes trafiquants d’armes… Courage Bazil (Dany Boon) ! Tu les auras ! Cette année est loin d’avoir été rose pour John Travolta qui a perdu son jeune fils à l’entame de 2009… A l’affiche du remake "Taking of Pelham 123", l’acteur, au Look très Bad Guy, joue un parfait braqueur déjanté et offre un très bon adversaire au toujours impeccable Denzel Washington. C’est peut-être bien lui, la star de dernier "Anges et Démons" : Ewan McGregor, bien connu, pour ces nombreuses incursions dans le cinéma comique ou d’action ("The Island", "Star Wars"), joue un mystérieux et calculateur homme d’Eglise qui ne paraît pas être très droit dans ses bottes… Une performance qui éclipse bien Tom Hanks & Cie. Tueur froid, sanguinaire et des plus impressionnants, Vinnie Jones est devenu un parfait boucher réduisant la chaire humaine en Hachis Parmentier à l’occasion de "Midnight Meat Train". Terminons ce petit palmarès masculin avec Rudy, le terrible Spinosaure de "L’Age de Glace "3, qui va donner de belles frayeurs à nos chers amis Sid, Manny et Diego ainsi qu’à leurs amis…

Côté (jeunes et jolies) Demoiselles, il est bien difficile de ne pas tomber sous le charme de Lorna Raver qui campe une (magnifique) hideuse sorcière dans le "Drag Me To Hell" de Sam Raimi. L’affreuse et machiavélique sorcière du film d’animation "Coraline" n’est pas mal non plus dans son genre… Et puis, pour terminer, comment faire l’impasse sur Megan Fox, alias Jennifer, qui retrouve sa légendaire beauté lorsqu’elle dévore les p’tits mecs de son lycée dans "Jennifer’s Body". Messieurs, je le répète, méfiez-vous (aussi) des brunes !

En vous souhaitant une excellente année 2010… & en espérant qu’il y aura encore de beaux et méchants "empêcheurs de tourner en rond" qui nous feront frissonner cette année !

Écrit par TOM dans STARS | Lien permanent | Commentaires (0) | |