07/08/2012

HARRY POTTER vs. La Dame en NOIR

The Woman in Black

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Maison de production phare, dès les années 50, avec des films horrifiques consacrés par les amateurs du genre ("The Curse of Frankenstein", "The Hound of the Baskerville", "The Mummy" & Cie.) - et réunissant souvent devant la caméra des comédiens tels que Peter Cushing ou Christopher Lee -, la société britannique Hammer Films a eu quelques difficultés, ces dernières années, à s’afficher, à nouveau, sur le devant de la scène (horrifique). "La Dame en noir" de James Watkins apparut, à ce titre, comme une magnifique opportunité de renouer avec le succès au Box-Office… Ce qui fut chose faite ! La présence, en tête d’affiche, d’un certain Daniel Radcliffe n’étant peut-être pas étrangère à cela !?

Ne l’appelez plus Mister Potter !

Daniel Radcliffe pose bagages

Demandez à Elijah Wood - le Frodon Sacquet du "Seigneur des Anneaux" -, il n’est pas toujours facile, pour un jeune acteur, de s’émanciper après s’être affiché en première ligne dans une franchise à succès… On attendait ainsi "La Dame en noir" comme la première étape marquant la reconversion de Mister Potter… Euh… Je veux dire : "de Mister Radcliffe"… Alors réussi ?

Sur les traces de Susan Hill…

La Dame en noir

Ce long-métrage s’inspire directement du roman fantastique écrit par l’anglaise Susan Hill et publié, en 1983, sous le titre "The Woman in Black". Adapté sur grand écran, sous la plume du scénariste Jane Goldman - qui présente déjà une belle carte de visite (il est déjà crédité de co-auteur sur les intrigues de bons succès comme "X-Men : Le Commencement", "Kick-Ass" ou encore "Stardust") -, "La Dame en noir" tire son relief d’une réelle mise en abîme qui conduit le spectateur au cœur même des vieilles demeures victoriennes décrépies et suintant les souvenirs morbides et tragiques à plein nez.

Daniel Radcliffe aux Jeux olympiques

Daniel Radcliffe croit-il aux fantômes

Malheureusement, à force de jouer principalement - et même quasi-uniquement - sur l’atmosphère pâle (comme la mort) de son long-métrage, le réalisateur James Watkins finit inévitablement par tourner en rond. En témoigne, concrètement, ces séquences perpétuelles de va-et-vient : Arthur Kipps - le personnage principal interprété par Daniel Radcliffe - va ainsi bourlinguer, durant une petite heure et demi entre la Maison hantée et le village voisin dont les habitants sont plus que réfractaires à ces périples organisés au sein de la bâtisse de la "Dame en noir"… Même à l’intérieur de la villa, Kipps va s’adonner, avec panache, au jeu "de l’escalier" : "je suis en bas, j’entends un bruit, je monte à l’étage ; je vois une ombre dehors, je redescends pour finalement ensuite remonter à l’étage ; je vais prendre le frais dehors pour après rentrer à l’intérieur…" Ouf ! Quelle santé ces p’tits anglais ! On en vient, par moment, à douter de la teneur narrative du scénario laissé à James Watkins - qui s’est fait les dents, dans le genre horrifique, en composant l’intrigue de films comme "The Descent II", "My Little Eye" et "Eden Lake" qu’il a également mis en scène - !?

L’Homme en noir…

Ciaran Hinds

A la tête de nombreuses scènes à huit clos, Daniel Radcliffe monopolise inévitablement l’attention… Il reste toutefois quelques minutes à l’éternel second-rôle (de choix !), Ciaran Hinds, et à Janet McTeer pour offrir une très bonne prestation, tout en venant appuyer le mystère accaparant la progression d’Arthur Kipps vers l’Au-delà. Chouchou du public depuis 2001 et sa première apparition sous les traits du jeune sorcier créé par la romancière J.K. Rowling, Radcliffe interprète, dans ce nouveau long-métrage, un jeune notaire londonien qui se retrouve seul à élever son jeune fils suite au décès de son épouse survenu lors de l’accouchement…

Janet McTeer et Daniel Radcliffe

Peinant à reprendre sa carrière professionnelle après ce drame, Kipps se voit offrir une dernière chance de percer dans le métier : il est chargé de s’occuper de la succession d’une cliente de l’étude récemment décédée. Cette mission le conduira à s’aventurer dans la lugubre demeure de cette dernière… Une demeure hantée par le spectre d’une "Dame en noir", annonciatrice de drames funestes touchant les enfants des villageois habitant à proximité de la vieille bâtisse.

C’est Daniel… Pour les intimes !

Daniel Radcliffe

Premier jalon de l’ère post-Harry Potter pour son acteur principal, "La Dame en noir" se révèle être un sympathique petit thriller fantomatique à l’ambiance confortablement étudiée mais qui hélas, pour l’ancien pensionnaire de Poudlard, ne comble pas davantage nos attentes. Faute à une intrigue trop linéaire baignant dans le déjà-vu , à un final plutôt facile et mollasson & à un Daniel Radcliffe qui propose finalement une interprétation assez lisse et aseptisée dans la peau d’un jeune veuf tiraillé entre la vie et la mort. Comme quoi : des heures sombres attendent encore notre jeune ami !

La bande-annonce…

Tags associés : Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Christopher Lee, Elijah Wood, J.K. Rowling, "Harry Potter", "Le Seigneur des Anneaux", " X-Men : Le Commencement", "Kick-Ass", "Stardust"

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (2) | |

29/12/2011

GHOST RIDER 2 : ça va vraiment FAIRE MAL…

Nicolas Cage est la Ghost Rider pour la deuxième fois

Je suis sûr que vous avez passé de nombreuses nuits blanches, hantés par cette épineuse question : que se passe-t-il quand le Ghost Rider urine ? Et bien la première bande annonce de "Ghost Rider : Spirit of Vengeance" répond à cette question diablement existentielle ! Les premières images de ce second volet des aventures démoniaques du motard Johnny Blaze nous donnent d’autres précieux renseignements et annoncent la couleur : ce deuxième long-métrage, inspiré des Comics Marvel, sera CRU et DUR. Les pistes ne manquent en tous les cas pas pour le penser, à commencer par les deux gu’gus que l’on retrouve derrière la caméra : le tandem infernal composé de Mark Neveldine et de Brian Taylor.

Nicolas Cage

Nos deux Bad Guys réalisateurs ont déjà fait parler la poudre en orchestrant des productions bien Trash comme les deux "Hyper Tension", avec Jason Statham, & "Ultimate Game", avec Gerard Butler à l’affiche. Les ingrédients essentiels de ces spectacles - à ne pas mettre à la portée des plus jeunes - : une frénésie générale et chaotique combinée à une violence gratuite et perverse sans oublier de la fesse (pour le dire crûment)… On peut se douter que les studios auront à l’œil de tenir un peu en laisse nos deux "pervers associés" mais il est clair aujourd’hui que Neveldine et Taylor se sont quand même copieusement défoulés sur ce projet. Mais, finalement… Ne serait-ce pas tout simplement ce que demandaient les fans des bandes dessinées d’où sont puisées les mésaventures tentaculaires et sordides du Ghost Rider !?

Un Ghost Rider animé par la vengeance

Clairement, l’angle aseptisé pris par le metteur en scène Mark Steven Johnson sur l’opus original n’a pas été maintenu par la nouvelle équipe de ce second volet. Même si Nicolas Cage (dans quel mauvais coup s’est-il encore fourré !?) officie toujours en tête du casting, ce dernier constitue sans doute l’un des seuls liens entre le précédent volet et ce "Spirit of Vengeance". Blinquant, chromé et très (trop ?) propre sur lui ! C’était l’image que vous aviez gardé du Rider ? Et bien, si la réponse est oui, vous allez pouvoir goûter ici à un tout nouveau justicier extrait des abysses démoniaques. Le visage carbonisé et cramoisi par les flammes infernales, le Ghost va, cette fois, se frotter à la racaille d’Europe de l’Est et rendre coup pour coup aux jets de Kalashnikov. C’est déjà tout un programme en soi !

Johnny Whitworth est le Blackout

Côté casting, outre Cage, on retrouvera le célèbre Ciaran Hinds - l’acteur irlandais à la filmographie aussi longue qu’un cou de girafe - dans le rôle de ce satané Diable ; ainsi qu’Idris Elba ("Thor"), Johnny Whitworth et - bonne nouvelle pour les anciens, fans de "Highlander" et Cie. - Christopher Lambert… Récemment croisé dans le soigné "Limitless", Johnny Whitworth était déjà d’attaque dans le précédent long-métrage des réalisateurs de "Spirit of Vengeance" : "Ultimate Game". Il tiendra ici le rôle de Blackout, un redoutable ennemi sillonnant les planches dessinées du "Ghost Rider". La sensualité (dénudée !?) devrait être également au rendez-vous avec la présence assurée de l’actrice Violante Placido. Une sculpturale compagne de route pour Nicolas Cage ; elle qui a déjà pu dévoiler ses charmes dans le récent "The American" en compagnie de Mister George Clooney.

Violante Placido

La bande-annonce...

Tags associés : "Ghost Rider : Spirit of Vengeance", Nicolas Cage, Mark Neveldine, Brian Taylor, Jason Statham, Gerard Butler, George Clooney

Écrit par TOM dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (6) | |