12/11/2011

Deux remakes pour Colin FARRELL

Colin Farrell dans Fright Night

Alors que les semaines passent et que le temps file comme une flèche, certains cinéphiles éprouvent peut-être la même impression que moi : ça fait quand même longtemps que l’on a plus vu le nom de l’acteur Colin Farrell associé à une superproduction hollywoodienne ! Mais rassurez-vous… Après plusieurs prestations dans des films indépendants ou de portée plus intimiste, les fans du playboy irlandais le retrouveront, coup sur coup, dans deux remakes : "Fright Night" et "Total Recall". Dépoussiérant l’humour noir du "Vampire, vous avez dit vampire ?" mis en scène par Tom Holland en 1985, "Fright Night" surfe sur la vague, qui commence à se faire quelque peu poussive, dictée par la saga "Twilight". Et oui, il est une nouvelle fois question dans cette production distribuée par Walt Disney, de suceurs de sang et de Teenagers. Décidemment !

Anton Yelchin

En gros, un adolescent, fan de films horrifiques et de produits dérivés Gore, voit débarquer un jour un nouveau voisin… Ce dernier, un beau célibataire bourré de charme et de belles manières, ne tarde pas à se révéler être un croqueur de femmes, au propre comme au figuré. Un peu à la manière du garçon qui criait au loup, notre ado’ va devoir jouer serrer s’il veut contrecarrer l’appétit sanguin de son vampire de voisin. Et notre Colin dans tout cela ? Je vous le donne en mille ! Il campe bien évidemment Jerry Dandrige, le voisin aux crocs bien aiguisés du jeune Charley Brewster interprété par Anton Yelchin. Cette star montante au pays de l’Oncle Sam a connu sa petite heure de gloire en 2009-2010 en s’affichant dans le dernier "Star Trek" et le quatrième opus de la saga "Terminator Renaissance".

Colin Farrell dans Total Recall 2012

Avant d’être un remake annoncé sur nos écrans au moi d’août 2012, "Total Recall" est une superproduction un peu bizarroïde et dérangée de 1990 réunissant l’incontrôlable Paul Verhoeven, derrière la caméra, Arnold Schwarzenegger et la sulfureuse Sharon Stone. Avant même d’être une nouvelle expression cinématographique du génie (ou de la « folie ») du réalisateur hollandais Verhoeven, "Total Recall" s’inspire directement d’une nouvelle, "Souvenirs à vendre" ("We Can Remember It For You Wholesale", 1966), écrite par l’un des maîtres de la science-fiction moderne, Philip K. Dick. Un écrivain qui inspira, plus d’une fois, Hollywood… C’est le moins que l’on puisse dire ! Après que les studios américains aient adaptés de ses écrits des "Blade Runner", "Planète hurlante", "Minority Report", "Paycheck", "A Scanner Darkly", "Next" ou, récemment, "L’Agence" ("The Adjustment Bureau") avec Mat Damon, Philip K. Dick fait à nouveau parler de lui avec le nouveau "Total Recall".

Colin Farrell et Arnold Schwarzenegger

Alors que Colin Farrell succède à Arnold Schwarzenegger, dans le rôle titre, on devrait également retrouver une belle brochette de seconds rôles alimentée, tout particulièrement, par les actrices Jessica Biel et Kate Beckinsale. Cette nouvelle adaptation devrait se démarquer, sur de nombreux points, du long-métrage de 1990 et recoller davantage au contenu de l’œuvre écrite originale… C’est, en tous les cas, le souhait du réalisateur de cette nouvelle fiction : Len Wiseman. Metteur en scène et producteur sur les alléchants "UnderWorld" ainsi que sur le dernier "Die Hard 4", Wiseman, uni dans la vie à la belle Beckinsale - également annoncée, pour rappel, dans ce "Total Recall" 2012 -, devrait offrir ici à sa moitié le rôle tenu, il y a plus de 20 ans par Sharon Stone… Souvenez-vous…

Sharon Stone et et Kate Beckinsale

Lori Quaid (Sharon Stone) qui campait l’adorable et sexy épouse de notre Douglas Quaid (Arnold Schwarzenegger) n’était en fait qu’une espionne - surfant sur la truculente vague des femmes fatales - glissée sous les draps de Quaid et devant réfréner les dangereux souvenirs de son faux époux. Alors que Kate Beckinsale devrait donc interpréter les dangereuses manipulatrices, Jessica Biel serait appelée à reprendre le rôle de Rachel Ticotin, celui de Melina, la véritable héroïne et adjuvante de cette intrigue fantastique mâtinant allégrement science-fiction et conspirations.

Rachel Ticotin et Jessica Biel

Ethan Hawke, un acteur que l’on ne présente plus, devrait également figurer dans cette distribution. On ignore le rôle qu’il tiendra dans l’aventure. Autre incertitude : celle de retrouver le personnage du vil Ritcher, interprété, en 1990, par l’un des acteurs fétiches de Paul Verhoeven : Michael Ironside. Autre membre de choix appartenant au "Cercle" de Verhoeven, le comédien Ronny Cox, alias Vilos Cohaagen, cerveau maléfique de la machination accablant  le personnage de Schwarzenegger. Dans la version de 2012, c’est Bryan Cranston qui jouera les Bad Guys dans ce "Total Recall" ; lui qui, après avoir percé dans le monde du petit écran ("Breaking Bad", "Malcolm") se voit, aujourd’hui, de plus en plus convier à participer à de grosses productions cinématographiques ("La Défense Lincoln", "Il n’est jamais trop tard", "Drive", "Contagion").

Ethan Hawke

Bryan Cranston dans Breaking Bad

Reste le truculent Bill Nighy ("Pirates des Caraïbes", "Harry Potter", "Shaun of the Dead"), l’homme qui a connu plus d’un grimage dans sa carrière, qui s’apprête à enfiler le rôle de Kuato, un mutant incarnant, dans la version de Verhoeven, le chef de la résistance sur la planète Mars. Les initiés se souviendront que Nighy a, plus d’une fois, bourlingué aux côtés du réalisateur et producteur Len Wiseman en participant à la saga "UnderWorld" sous les traits d’un vampire teigneux. La boucle parait ici bouclée !

Bill Nighy

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13/08/2010

RED HEAT : Arnold Schwarzenegger complètement à l’Est

RED HEAT en DVD et Blu-Ray82273178227317822731782273178227321

Ayant pour mission d’arrêter un redoutable trafiquant de drogue géorgien, Viktor Rostavili (Ed O’Ross), l’officier de police Ivan Danko (Arnold Schwarzenegger) est contraint de quitter sa Russie natale pour franchir le "Rideau de Fer" et pourchasser son adversaire sur le sol américain… Epaulé par l’inspecteur Art (James Belushi) - un flic très ‘ricain -, Danko va semer les cadavres sur sa route et mettre la ville de Chicago à feu et à sang. Notre homme n’a qu’un seul objectif : récupérer Viktor mort ou vif ! Replongeons-nous dans le contexte de ces si douces années 80… Nous sommes précisément en 1988. Arnold Schwarzenegger est déjà une star mondiale après avoir enchaîné les tournages explosifs et après avoir campé "Conan le barbare" (et également "destructeur" à ses heures perdues !), le "Terminator", le Major Dutch liquidateur de "Predator" ainsi que le fugitif Ben Richards de "Running Man"… Excusez vraiment du peu !

Arnold Schwarzenegger à la russe

James Belushi, de son côté, a déjà tourné sous la direction de Brian De Palma ("Furie"), de Michael Mann ("Le Solitaire"), d’Edward Zwick ("A propos d’hier soir"), d’Oliver Stone ("Salvador") et de Frank Oz ("La Petite Boutique des horreurs") & s’apprête à tourner dans "SA" comédie : "Chien de flic" (1989) ! Inévitablement, ces deux acteurs étaient faits pour se rencontrer… vu leurs innombrables différences & c’est bien sur celles-ci que "Red Heat" passe la majeure partie de son temps à jouer. Tout est quasiment dévoilé sur l’affiche promotionnelle du film : d’un côté respect de l’uniforme et gros calibre acéré pour Schwarzenegger ; de l’autre cigarette au bec et tasse de café (certainement dégueu’ le café !) pour Belushi.

James Belushi

Maîtrisant parfaitement et avec un amusement palpable son personnage, ce dernier nous joue le rôle type (ou qui le deviendra) du flicaillon américain merdeux, grande gueule, plaie de ses supérieurs qui bien qu’il accumule les bourdes, reste un bon élément au sein de la brigade. A son opposé, notre Arnold ne doit pas pousser son talent pour se la jouer Rock indestructible qui ne craint ni la mort ni, pire encore, de surpasser ses prérogatives, lui, flic intraitable en pays étranger et limite hostile.

Ed O'Ross

Derrière la caméra, nous retrouvons le maintenant plus qu’honorable Walter Hill qui a partagé sa longue carrière cinématographique en travaillant sur plusieurs genres. Proche collaborateur (en officiant comme assistant-réalisateur ou scénariste) de Steve McQueen ("L’Affaire Thomas Crown", "Bullitt" et "Le Guet-apens") ainsi que de Paul Newman ("Le Piège" et "La Toile d’araignée") à ses débuts, Hill a par la suite copieusement marqué de son emprunte la Science-fiction en scénarisant et produisant l’éternelle saga "Alien" - qui débuta en 1979 -. Quatre plus tard, notre ami connaît le succès au poste de metteur en scène avec le long-métrage "48 heures" (1983) qui appellera une suite en 1990 et qui scelle le partenariat entre Nick Nolte et Eddie Murphy.

James Belushi

Les "48 heures" qui s’inscrivent d’ailleurs bien dans la même veine que "Doublé détente" (le titre français de notre "Red Heat") : pas vraiment des comédies policières mais bien des polars musclés cédant quelques bribes à un humour juvénile, parfois gredin. Pour "Red Heat", dynamisé sous la magnifique Maestria du compositeur James Horner, Walter Hill filme une enquête policière qui fait davantage parler la poudre et les coups de feu plutôt que les échauffourées de testostérones. Cependant, ce constat n’empêche pas Hill de nous gratifier de quelques solides scènes de fusillades et bien entendu de quelques séquences mettant à l’honneur la solide carrure d’Arnold Schwarzenegger. A ce titre, on se souviendra tout particulièrement de la scène d’ouverture plutôt bodybuildée !

Arnold Schwarzenegger

Quelle nostalgie en redécouvrant ce long-métrage - disponible en DVD et Blu-Ray -, pur produit d’un cinéma de genre profondément encré dans une époque révolue. Même si Hollywood, aujourd’hui, connaît un regain d’intérêt pour les Eighties, ce ne sera jamais tout à fait comme avant… Snif ! Schwarzenegger me manque & l’inconscience violente et, somme toute, bon enfant des années 80 encore plus !

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray, RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | |