18/07/2008

Albert Dupontel, CONVOYEUR !

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Le mystérieux Alexandre (Albert Dupontel) débarque, un jour, dans une modeste compagnie de transport de fonds. Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre homme tombe assez mal. En effet, en quelques mois, cette compagnie a été victime de trois braquages qui ont entraîné la mort de plusieurs convoyeurs. De plus, cette petite société de Province va prochainement être rachetée par une grosse firme américaine. Cette opération, qui mine l’ambiance au sein du personnel, devrait amener avec elle la suppression de plusieurs postes. Mais quelles sont les raisons qui poussent Alexandre à risquer la mort chaque jour ? L’appât du gain, un scoop journalistique, une enquête,… Ou une soif de vengeance inassouvie ?

Michel Trillot, Albert Dupontel et Claude Perron

Sans user du moindre artifice, mais en plaçant sa caméra dans les meilleurs angles, au cœur même d’un drame humain insoutenable, le réalisateur Nicolas Boukhrieg - récemment salué pour son "Cortex" - nous convie à un voyage sans retour au sein d’une profession à haut risque : convoyeur de fonds. Avec un solide casting auréolé par la présence de Jean Dujardin et de François Berléand, pour ne citer qu’eux, "Le Convoyeur" (2004) peut tout particulièrement compter sur le jeu imparable d’Albert Dupontel.

Aure_Atika_et_Albert_Dupontel

Le regard sombre et désespéré à souhait, cet acteur d’exception goûte au danger en convoyant l’argent des autres pour un salaire de misère. L’affiche ciné du film joue d’ailleurs sur ce fait en clamant "1.000 euros par mois, 1.000.000 euros dans chaque sac…" ! Entre les loufoqueries de certains collègues - "Le Convoyeur" regorge d’une galerie de personnages bien sentis ! -, Alexandre Demarre, le personnage joué par Dupontel, va endurer un labeur quotidien psychologiquement éreintant, tout en camouflant un mal profond qui le ronge de l’intérieur...

Jean_Dujardin_et_Fran_ois_Berl_and

A ce petit jeu-là, Dupontel est tout simplement impeccable. Dujardin, Berléand, Gilles Gaston-Dreyfus ("Une Grande année") et Sami Zitouni s’occupent, eux, de maintenir le degré d’humour noir et de déconnade à un bon niveau. Les quelques apparitions d’Aure Atika ("La Vérité si je mens !") sont elles un peu plus anodines.

Albert Dupontel et Jean Dujardin

Vient ensuite, lorsque les motivations du personnage central se dévoilent, un jeu de révélations dures et acerbes. "Le Convoyeur" prend alors une tournure dramatique des plus intenses avant un final sobre et juste… Où la Mort apparaît comme une fin logique de l’existence et, même, l’échappatoire idéale vers la vengeance assouvie. Un film choc, surprenant, sans concession… & légèrement dingue ! Un régal made in France !

Écrit par TOM dans RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | |

10/07/2008

David Carradine vs. Sylvester Stallone

Death Race 2000

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On parlera certainement beaucoup, dans les prochains mois, du nouveau film de Paul Anderson qui, après avoir été flagellé plus d’une fois en place publique (pour ses 'moyennes' adaptations !), revient à la mise en scène dans le remake de "Death Race"... Dans ce film d’anticipation baignant dans le jus des "Mad Max" et Cie., le musclé Jason Statham campera un pilote de voiture emprisonné pour le meurtre de son épouse… Crime qu’il n’a bien sûr pas commis ! Vu ses performances dans la vie civile, le personnage de Statham va attirer le regard de la directrice (?) de la prison interprétée par Joan Allen. Cette dernière a bien envie de voir concourir notre héros dans une célèbre course où tous les coups sont permis ! C’est le moins que l’on puisse dire… Mais revenons-en au film original, celui qui a inspiré cette nouvelle mouture signée Anderson.

Death Race 3000

Dans "Death Race 2000", portant en français le titre "La Course à la mort de l’an 2000", ou "Les Seigneurs de la route", le célèbre pilote Frankenstein (David Carradine) court pour le Président d’une Amérique sanguinaire et immorale. S’il veut remporter une célèbre compétition automobile traversant tous les Etats-(dé)Unis, notre coureur - qui porte très bien son nom - devra vaincre d’autres compétiteurs haut en couleur et aussi sauvages que lui ! Mission pas si simple surtout qu’une organisation clandestine, s’opposant à la violence excessive du Président ‘ricain, est bien décidée à saborder la course et à liquider les participants. Disons qu’il est ici question de soigner le mal par le mal.

David Carradine

Mettons-nous d’accord d’emblée, "Death Race 2000", qui remonte à 1975, doit impérativement être replacé dans le contexte cinématographique des années ’70 - début ’80 ! Sans cela, ce long-métrage de Paul Bartel vous paraîtra au combien ennuyeux et désuet… Kitsch à souhait, émaillé de quelques brèves mais sympathiques scènes d’hémoglobines, "Death Race" met avant tout le couple Carradine - Simone Griffeth à l’honneur.

Simone Griffeth et Sylvester Stallone

Sous ses mutilations fétichistes, Carradine campe un anti-héros plus ou moins complexe car difficile à cerner. Griffeth joue avant tout sur son joli minois et ses formes avantageuses pour conquérir l’écran. Le reste des "participants", et donc du casting, ne mérite guère plus que l’anonymat y compris Sylvester Stallone. Ce dernier campe ici un gangster de Chicago plutôt à la masse cajolant une jalousie féroce envers l’étrange héros de ce film d’un autre âge.

Death Race 2000

Outre sa galerie de Bimbos dénudées rappelant le doux temps où tout était quasiment permis à l’écran, "Death Race" trouve un certain intérêt dans son pastiche d’une société futuriste orpheline de la moindre moralité, dans laquelle la Télévision, vicieuse et manipulatrice, domine les consciences. Immoral, Gore, sexiste, ridicule… mais largement trop désuet. A recommander, presque exclusivement, aux nostalgiques ! Si les concepts 'Futur immoral' et 'Sports décalés' sauvages vous attirent, mieux vaut peut-être alors vous tourner vers un "Running Man" (1988), par exemple, avec le toujours charismatique Arnold Schwarzenegger !

David Carradine

Rendez-vous au mois d’Octobre 2008 pour savoir si la pseudo 'copie' surpasse le bide original… Ca ne devrait pas être si difficile que ça… Mais sait-on jamais !?!

Écrit par TOM dans RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (2) | |