15/10/2007

PRIMEVAL en DVD

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Annoncé au mois d’août dernier dans les salles françaises, "Primeval" est sorti dans le plus grand anonymat en Belgique, dans la région bruxelloise. Les cinéphiles du sud du pays devront découvrir directement ce film en DVD. Ca tombe bien : "Primeval" est aujourd'hui disponible en location…

Elevé dans l’univers des séries TV, le réalisateur Michael Katleman ("Taken", "X-Files", "Urgences", "Dawson", "Gilmore Girls") fait ses premiers pas dans l’impitoyable monde du cinéma avec "Primeval". Le journaliste Tim Freeman (Dominic Purcell) a fait une fameuse bourde ! Avant d’accuser de corruption un sénateur américain, Tim n’a pas pris la peine de vérifier ses sources… qui étaient erronées. Mis sur la touche par son patron, le voilà obligé d’aller au Burundi, plongé en pleine guerre civile, pour enquêter sur un effroyable mangeur d’hommes, un crocodile géant et diablement vorace. Le monstre, peut-être centenaire, aurait déjà fait plus d’une centaine de victimes. Freeman est accompagné, dans cette terrible mission, par son fidèle caméraman et ami Steve Johnson (Orlando Jones) ainsi que par une ravissante journaliste (Brooke Langton) spécialisée dans les reportages animaliers.

Domonic Purcell & Brooke Langton

"Primeval" navigue en territoire connu. Bien connu, même ! On a déjà vu le très bon "L’Ombre et la proie", les moyens "Anaconda" ou le petit "Lake Placid", alors quoi ? Etait-ce bien nécessaire de faire un film d’aventure de la sorte ? Oui et non ! Même si "Primeval" ne rivalise pas avec les grands safaris carnivores comme "Jurassic Park" ou "King Kong", le premier long-métrage de Michael Katleman séduit. Moins bourrin qu’il n’y paraît, "Primeval combine", d’un côté, la pure chasse d’un crocodile géant et, de l’autre, une description réussie (sans plus) d’une Afrique meurtrie par la guerre.

Domonic Purcell

S’inspirant de faits réels, Michael Katleman navigue, tantôt, dans l’humanitaire (dans le même genre que "Blood Diamond"), tantôt, dans une chasse au monstre, parfois palpitante, qui a de faux airs de "Jurassic Park II. Le Monde perdu". Proposant une séquence d’ouverture en mode "Seven" ou "Détour Mortel", "Primeval" perd, par la suite, quelque peu de son intensité horrifique pour faire donc place à une réflexion plus sérieuse sur la question des génocides. Un mélange des genres délicat qui ne se fait pas sans quelques erreurs et approximations.

Orlando Jones

Jouant correctement avec les effets spéciaux (le crocodile est assez bien rendu), Michael Katleman plante l’action en pleine savane africaine comme celle que l’on voit sur les cartes postales. Ce n’est pas déplaisant, c’est assez positif mais pas très innovant. Hachant menu son film (comme une série TV) avec des séquences inégales en intensité et en spectacle, Katleman s’en sort, au final, pas trop mal. Son "Primeval" reste un divertissement honorable, plus anthropologique que horrifique.

Domonic Purcell

Après avoir joué les Dracula dans "Blade 3", Dominic Purcell entre convenablement dans la peau d’un journaliste courageux bien qu’il ne chérisse pas trop les aventures exotiques et le risque. Un bon compromis pour un acteur charismatique choyant une belle stature. On peut toujours compter sur Orlando Jones pour mettre un peu d’humour dans cette fiction mi-horrifique/mi-sociale. Après avoir joué les seconds rôles enjoués dans "Endiablé" (2001) de Harold Ramis et "Time Machine" (2002), Jones ne quitte pas le rôle du second sympa et décontract’ qu’il avait déjà tenu dans l’excellent "Evolution" d’Ivan Reitman.

Orlando Jones & Gabriel Malema

Elle a déjà joué avec Orlando Jones dans "Les Remplaçants" (2000). On la verra prochainement dans "Le Royaume". Brooke Langton donne une petite touche féminine, pas nécessairement mal venue, à un film qui se veut très musclé. Loin de camper la pin-up limitée, Brooke Langton interprète honorablement Aviva, une journaliste intrépide au large sourire.

Brooke Langton

Alors, "Primeval" ? A voir pour ses acteurs, pour les quelques scènes plus angoissantes (avec notre cher croco’) et pour son caractère plus anthropologique… Inattendu pour un film que l’on pensait plus bourrin que réfléchi.

Primeval

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SHOOTER en DVD

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Bob Lee Swagger (Mark Wahlberg) était l’un des meilleurs snipers de l’armée américaine. Depuis une mission "suicide" en Afrique et la mort de son co-équipier, Swagger a quitté l’armée et vit en ermite dans les montagnes. Un jour pourtant, le Colonel Isaac Johnson (Danny Glover) frappe à sa porte. Ce dernier demande les services de Swagger pour assurer la sécurité du président des U.S.A. Le locataire de la Maison Blanche serait, en effet, la cible d’un tireur d’élite travaillant pour une organisation terroriste. Après avoir hésité, Swagger accepte finalement de participer à cette mission en apparence tranquille. Notre ancien soldat ignore qu’il est en fait tombé dans un piège diabolique…

MARK WAHLBERG

Génocide, complots, trahison, appât du gain,… Le moins que l’on puisse dire c’est que le "Shooter" d’Antoine Fuqua ne ménage pas l’Administration américaine. On aurait pu craindre d’assister à un pamphlet patriotique de 2 heures ; heureusement le réalisateur et le producteur Lorenzo di Bonaventura ("Transformers", Constantine, "Dérapage", "Doom") ont choisi de ne pas emprunter cette voie empestant le déjà-vu.

Danny Glover

La bonne nouvelle, si l’on peut dire, c’est que l’ennemi provient directement des plus hautes sphères du Gouvernement américain. L’opposition entre le soldat pur et dur, aimant son pays, et les bureaucrates véreux, avides d’argent, est très bien exploitée sous l’œil attentif et expérimenté de Fuqua. Ce dernier sait y faire question action ! C’est une certitude. "Shooter" revisite d’ailleurs de manière explosive et parfois même très impressionnante le filon usagé des chasses à l’homme comme on a pu voir, par exemple, dans "Le Fugitif" ou récemment dans "La Sentinelle". Il est également question de vengeance dans ce film. Cette vengeance est froide comme du métal et sans compromis.

MARK WAHLBERG

Certes l’histoire n’est pas follement originale, toutefois le scénariste Jonathan Lemkin ("L’Associé du diable", "L’Arme fatale 4") introduit quelques bonnes surprises. Je pense tout particulièrement aux scènes de Michael Pena, qui joue l’agent du FBI Nick Memphis, le partenaire malchanceux du fugitif Swagger. Après sa magnifique prestation dans "Collision" et après "World Trade Center", Pena nous revient dans la peau d’un agent maladroit qui va progressivement devenir un apprenti tireur d’élite assez doué. Le partenariat Michael Pena / Mark Wahlberg est à ce titre assez intéressant et revigore un peu un film musclé et dur manquant parfois d’originalité.

MICHAEL PENA

Parlons maintenant de Mark Wahlberg, le héro du film. Ce n’est plus un secret pour personne : Wahlberg est calibré à la perfection pour jouer les (supers) héros musclés et intransigeants. "Les Infiltrés", "Quatre frères", "Le Corrupteur", "Big Hit",… Sa réputation n’est plus à faire ! Reste que cet acteur sait également se montrer plus pausé et camper des personnages plus emblématiques et réfléchis comme dans "La Vérité sur Charlie" (2003) ou dans l’excellent "Braquage à l’italienne" (2003).

MARK WAHLBERG & KATE MARA

Pour "Shooter", Wahlberg ne joue (hélas !) pas dans la subtilité. Arborant un regard d’acier et une solide carrure, Mark va droit au but : faire un joli carton et se venger des "pourris" qui veulent lui faire porter le chapeau. En permanence le doigt sur la gâchette, Bob Lee Swagger fonce dans le lard. C’est radical, pas très fin (vous vous en doutez), mais ça a le mérite d’être distrayant. Ce raisonnement simpliste ("Œil pour œil, dent pour dent") constitue un excellent motif pour aligner des séquences énergiques et nous offrir de belles scènes d’actions pimentées de quelques giclées de sang. Les amateurs des gros calibres et des films 100% action seront comblés !

SHOOTER

La bande-annonce...

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |