13/08/2010

RED HEAT : Arnold Schwarzenegger complètement à l’Est

RED HEAT en DVD et Blu-Ray82273178227317822731782273178227321

Ayant pour mission d’arrêter un redoutable trafiquant de drogue géorgien, Viktor Rostavili (Ed O’Ross), l’officier de police Ivan Danko (Arnold Schwarzenegger) est contraint de quitter sa Russie natale pour franchir le "Rideau de Fer" et pourchasser son adversaire sur le sol américain… Epaulé par l’inspecteur Art (James Belushi) - un flic très ‘ricain -, Danko va semer les cadavres sur sa route et mettre la ville de Chicago à feu et à sang. Notre homme n’a qu’un seul objectif : récupérer Viktor mort ou vif ! Replongeons-nous dans le contexte de ces si douces années 80… Nous sommes précisément en 1988. Arnold Schwarzenegger est déjà une star mondiale après avoir enchaîné les tournages explosifs et après avoir campé "Conan le barbare" (et également "destructeur" à ses heures perdues !), le "Terminator", le Major Dutch liquidateur de "Predator" ainsi que le fugitif Ben Richards de "Running Man"… Excusez vraiment du peu !

Arnold Schwarzenegger à la russe

James Belushi, de son côté, a déjà tourné sous la direction de Brian De Palma ("Furie"), de Michael Mann ("Le Solitaire"), d’Edward Zwick ("A propos d’hier soir"), d’Oliver Stone ("Salvador") et de Frank Oz ("La Petite Boutique des horreurs") & s’apprête à tourner dans "SA" comédie : "Chien de flic" (1989) ! Inévitablement, ces deux acteurs étaient faits pour se rencontrer… vu leurs innombrables différences & c’est bien sur celles-ci que "Red Heat" passe la majeure partie de son temps à jouer. Tout est quasiment dévoilé sur l’affiche promotionnelle du film : d’un côté respect de l’uniforme et gros calibre acéré pour Schwarzenegger ; de l’autre cigarette au bec et tasse de café (certainement dégueu’ le café !) pour Belushi.

James Belushi

Maîtrisant parfaitement et avec un amusement palpable son personnage, ce dernier nous joue le rôle type (ou qui le deviendra) du flicaillon américain merdeux, grande gueule, plaie de ses supérieurs qui bien qu’il accumule les bourdes, reste un bon élément au sein de la brigade. A son opposé, notre Arnold ne doit pas pousser son talent pour se la jouer Rock indestructible qui ne craint ni la mort ni, pire encore, de surpasser ses prérogatives, lui, flic intraitable en pays étranger et limite hostile.

Ed O'Ross

Derrière la caméra, nous retrouvons le maintenant plus qu’honorable Walter Hill qui a partagé sa longue carrière cinématographique en travaillant sur plusieurs genres. Proche collaborateur (en officiant comme assistant-réalisateur ou scénariste) de Steve McQueen ("L’Affaire Thomas Crown", "Bullitt" et "Le Guet-apens") ainsi que de Paul Newman ("Le Piège" et "La Toile d’araignée") à ses débuts, Hill a par la suite copieusement marqué de son emprunte la Science-fiction en scénarisant et produisant l’éternelle saga "Alien" - qui débuta en 1979 -. Quatre plus tard, notre ami connaît le succès au poste de metteur en scène avec le long-métrage "48 heures" (1983) qui appellera une suite en 1990 et qui scelle le partenariat entre Nick Nolte et Eddie Murphy.

James Belushi

Les "48 heures" qui s’inscrivent d’ailleurs bien dans la même veine que "Doublé détente" (le titre français de notre "Red Heat") : pas vraiment des comédies policières mais bien des polars musclés cédant quelques bribes à un humour juvénile, parfois gredin. Pour "Red Heat", dynamisé sous la magnifique Maestria du compositeur James Horner, Walter Hill filme une enquête policière qui fait davantage parler la poudre et les coups de feu plutôt que les échauffourées de testostérones. Cependant, ce constat n’empêche pas Hill de nous gratifier de quelques solides scènes de fusillades et bien entendu de quelques séquences mettant à l’honneur la solide carrure d’Arnold Schwarzenegger. A ce titre, on se souviendra tout particulièrement de la scène d’ouverture plutôt bodybuildée !

Arnold Schwarzenegger

Quelle nostalgie en redécouvrant ce long-métrage - disponible en DVD et Blu-Ray -, pur produit d’un cinéma de genre profondément encré dans une époque révolue. Même si Hollywood, aujourd’hui, connaît un regain d’intérêt pour les Eighties, ce ne sera jamais tout à fait comme avant… Snif ! Schwarzenegger me manque & l’inconscience violente et, somme toute, bon enfant des années 80 encore plus !

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray, RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | |

06/08/2010

Lesbian VAMPIRE Killers… A ne pas louper !

Lesbian Vampire Killers82273178227317822731782273178227321

Entre les récits vampiriques à la guimauve façon "Twilight" et peut-être un futur film sur des loups-garous gays (si, si !), vous prendrez bien une tranche de "Lesbian Vampire Killers". Arborant fièrement et sans complexe le badge Série B - sans peur et sans reproche -, cette comédie horrifique réussit brillamment là où de bien nombreux autres longs-métrages se sont allégrement plantés… Pour la septième fois - depuis qu’ils se connaissent -, Jimmy (Mathew Horne) est jeté par sa - soi-disant - p’tite copine Judy (Lucy Gaskell). Au bords du gouffre mais caressant toutefois le doux rêve que Judy revienne à lui, Jimmy décide de prendre des vacances avec son meilleur ami, Fletch (James Corden). Le seul Hic’ est que nos deux bourlingueurs en herbe n’ont aucun revenu. Ils décident donc de se lancer dans une randonnée au cœur de la campagne anglaise… Ce que notre tandem disgracieux ignore c’est que leur route va les mener droit dans un village placé sous le joug d’une malédiction sanglante : il est dit, depuis le Moyen Age, que toutes les jeunes filles de cette bourgades se transformeront en vampire lesbienne lorsqu’elles atteindront leur dix-huitième anniversaire ! Jimmy et Fletch, accompagnés de quatre jeunes et belles touristes perdues dans un cottage au fonds des bois, devront se battre s’ils ne veulent pas finir au menu de ces vampes maléfiques & s’ils souhaitent devenir des "Lesbian Vampire Killers" ! Ca va saigner… pour le pire et surtout pour le meilleur !

Louise Dylan, MyAnna Buring, James Corden, Mathew Horne, Ashley Mulheron et Emer Kenny

Et oui, contre toute attente, "L.V.K." donne une bouffée d’air frais au genre "suceur de sang" en insufflant une belle extravagance combinée à une douce folie juvénile. Voilà bien un long-métrage que l’on croirait réservé uniquement à la gente masculine, si possible le créneaux des 15-35 ans qui ne refuse pas quelques plans sur de sulfureuses poitrines ainsi que quelques petites secousses horrifiques. Bien entendu, inévitablement même (!), il y a de ça dans ce "Lesbian Vampire Killers" mais, encore mieux, il y a plus… Revisitant et exploitant jusqu’à la corde l’une des traditions les plus ancrées dans les histoires de vampires, le long-métrage de Phil Claydon nous rappel - en utilisant d’ailleurs quelques recettes de mise en scène qui ont fait le succès des films d’Edgar Wright ("Shaun of the Dead", "Hot Fuzz") - que sexe et sensualité ont toujours fait très bon ménage avec nos suceurs… de sang.

Vera Filatova

Outre plusieurs répliques qui ne devront pas attendre longtemps avant de devenir cultes, "Lesbian Vampire Killers" transpire d’une ambiance enivrante, mystérieuse, même mystique ; ambiance assurée notamment par des décors à la fois romanesques et fantomatiques naviguant entre les grands standards de Sam Raimi ("Evil Dead II") et "Les Contes de la Crypte". De toute évidence, Phil Claydon a été à la bonne école ! N’oublions pas non plus des effets spéciaux plus que louables - même inattendus, vu les préjugés qu’on pouvait nourrir face à cette affiche - ainsi que des acteurs qui ont tout pour nous plaire…

James Corden et Paul McGann

Si vous ne trouvez pas votre compte avec les pulpeuses silhouettes de Louise Dylan, Ashley Mulheron, Emer Kenny et Vera Filatova, vous trouverez peut-être celui-ci avec la belle énergie déployée par MyAnna Buring ("The Descent") - l’héroïne majeure de cette aventure - ou les vannes d’un enthousiasmant James Corden. Ce dernier en vient même à contourner son statut de second rôle balourd pour devenir le héros grande gueule et insatisfait de cette aventure épineusement Sexy.

James Corden

Si "Lesbian Vampire Killers" est un film (plus que) réussi c’est aussi parce qu’il ne se prend jamais au sérieux, sans être complètement ringard et jamais abruti, et surtout parce qu’en nuançant son propos, il évite de tomber dans une très plate misogynie de bas étage, à l’image d’un certain "DogHouse". Bon pour vos zygomatiques et, en prime, un ravissement pour vos yeux (mes chers Messieurs), "Lesbian Vampire Killers" équivaut à une petite étincelle… Une petite étincelle qui nous montre heureusement que les longs-métrages aux allures crottées, ne se prenant pas la tête et ne connaissant pas la gloire des grandes salles obscures, sont toujours susceptibles de mettre le feu à notre enthousiasme de spectateur... Un spectateur vorace qui consomme des films en tout genre, des films qui font du bien… Même si ce n’est pas politiquement correct ! On s’en fout !

Mathew Horne et Vera Filatova

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |