24/01/2009

Comédie minimaliste pour JODIE FOSTER

Nim's Island

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Ca fait plus de 14 ans que la sympathique et reconnue Jodie Foster n’avait plus joué dans une comédie : c’était à l’occasion de "Maverick", un superbe Western débridé et signé Richard Donner avec, en tête d’affiche, Mel Gibson aux côtés d’une Jodie donnant, depuis, davantage dans le thriller ("Inside Man", "Panic Room", "Flight Plan", "A Vif") et dans le drame ("Nell", "Contact", "Un Long dimanche de fiançailles"). Avec "L’Ile de Nim", réalisé par les époux Mark Levin et Jennifer Flackett, l’heure est franchement à la comédie familiale pour une actrice qui a su développer et entretenir, auprès du public, un capital sympathie quasi-inébranlable...

Jodie Foster

Malheureusement pour l’heure, ce "Nim’s Island" n’est pas, pour ainsi dire, une réussite transcendantale. Certes, avec ce genre de spectacles mignons et pétris de très bonnes intentions, les plus jeunes spectateurs y trouveront assurément leur compte. L’armada d’animaux exotiques malicieux, sacripants et rigolos sont bien sûr là, à l’image d’une production Walt Disney, pour amuser la galerie et pour remplir les quelques trous béants laissés par un scénario mitigé, contrebalançant entre des idées attrayantes et de navrantes aventures paradisiaques qui sentent la redite à plein nez !

Abigail Breslin

Parlons-en justement de l’histoire de "L’Ile de Nim". Une petite fille, dénommée Nim (Abigail Breslin), vit seule avec son père, Jack (Gerard Butler), sur une île volcanique répertoriée sur aucune carte. Menant des recherches scientifiques dans l’océan, Jack quitte un matin sa petite fille, très débrouillarde, pour réaliser des prélèvements en haute mer. Son voyage ne doit pas excéder les deux jours. Malheureusement, une tempête vient bouleverser les plans de Jack et l’empêche de rejoindre Nim. Celle-ci va se sentir bien seule sur une île abandonnée à l’avidité de promoteurs de croisières paradisiaques sans scrupules !

Gerard Butler

Dans le même temps, à l’autre bout de la planète, la célèbre romancière Alex(andra) Rover (Jodie Foster) éprouve bien des difficultés à boucler son nouveau futur best-seller consacré, une nouvelle fois, au super aventurier Alex Rover (Gerard Butler) l’homme qui ne recule jamais pour plonger, pieds joints, dans les ennuis à travers le globe ! Souhaitant obtenir quelques précisions sur les volcans, Alexandra contacte, par e-mail, les résidents de l’Ile de Nim… La romancière, souffrant d’agoraphobie chronique, va ainsi entrer en communication avec la jeune Nim qui aurait bien besoin d’aide et qui souhaite ardemment voir débarquer son aventurier préféré : Alex Rover !

Abigail Breslin

Alexandra va-t-elle accepter de quitter son appartement, si confortable et sécurisant, pour partir à l’aventure et sauver une petite fille ? C’est justement là tout l’intérêt de ce film qui se décompose en deux aventures bien distinctes. Premièrement, il y a tout le flot d’aventures, lamentablement trop gentillettes et finalement assez mal mises en scène, que Nim va vivre sur son île. Répétons-le, ces passages du film paraissent strictement réservés aux plus jeunes qui ont soif de dépaysement coincé et enrobé d’une belle couche de déjà-vu.

Gerard Butler et Jodie Foster

De l’autre côté, il y a toute la mésaventure farfelue et diablement excitante d’Alexandre Rover. A ce niveau, l’interprétation de Jodie Foster est, une nouvelle fois, sans faille. Campant une femme seule, coupée du monde et vivant, dans son imagination, avec le héros qu’elle a créé dans ses romans - Alex Rover -, Foster se taille la plus belle part du lion et maintient, à l’écran, une énergie bienvenue. Cette partie de l’intrigue dans laquelle une femme rangée va devoir s’ouvrir au monde et affronter ses démons, est franchement très réussie et permet à ce "Nim’s Island" de se maintenir la tête hors de l’eau.

Gerard Butler

Gerard Butler, pour sa part, lui qui a crevé l’écran dans l’immortel "300", a, dirait-on, du mal de s’exporter dans des films nettement plus mineurs. Campant à la fois le père de Nim et l’indestructible aventurier Rover, Butler forme, toutefois, avec Jodie Foster un improbable couple imaginaire qui fonctionne très bien face à la caméra. La jeune et reconnue Abigail Breslin, vue dans "Little Miss Sunshine" et dans "Le Goût de la vie", malgré sa bouille sympathique et ses états de service déjà très impressionnants, ne parvient pas à rendre les exploits enfantins de son personnage très emballant ! Faute sans doute à une mise en scène vacillant entre le très bon et le bancal (effets studio et décor en carton à la clé !).

Abigail Breslin

Naviguant entre deux eaux, "Nim’s Island" plaira à un public peu exigeant en matière de mise en forme ou décevra les plus grands qui salivaient déjà à l’idée de vivre les aventures brillantes d’un duo incertain formé par Gerard Butler & Jodie Foster. La fête n’est pas totalement gâchée mais ce n’est pas gagné non plus !

Abigail Breslin et Jodie Foster

La bande-annonce…

Tags associés : Aventure, Comédie, Jodie Foster, Abigail Breslin, Gerard Butler, Richard Donner, Mel Gibson, "Nim’s Island", "Little Miss Sunshine", "A vif", "300", "Inside Man"

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |

18/01/2009

HULK : L'incroyable DVD !!!

L'Incroyable Hulk

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2008 a été une excellente année pour les adaptations de Comics. Après la sortie en DVD d’"Iron Man" et avant celle de "Batman. The Dark Knight", voici que notre ami Hulk nous revient dans une toute nouvelle aventure trépidante et fascinante : rien à voir avec le flop du "Hulk" d’Ang Lee !

Redorant, avec les félicitations du jury, les aventures sur grand écran du célèbre géant vert de "Marvel", "L’Incroyable Hulk" et son réalisateur Louis Leterrier font oublier les mauvaises vibrations du premier essai hollywoodien de 2003 tenté par Ang Lee. Zappant, le temps d’un générique, la première transformation du professeur Bruce Banner en Hulk et sa fuite désespérée pour échapper à l’intraitable Général Ross, "L’Incroyable Hulk", sans être la suite du bide de ‘03, demandera aux spectateurs de connaître le minimum syndical sur ce super héros emblématique. Pour se faire, il ne serait, par exemple, pas mal de voir quand même le long-métrage de Lee ou, du moins, de savoir que Hulk est le résultat d’expériences militaires qui ont mal tourné et qui ont transformé Bruce Banner en une boule de nerfs géante, verte et incontrôlable...

EDWARD NORTON

Dilemme quand tu nous tiens : Hulk doit échapper au Général Thaddeus E. Ross qui n’est autre que le père de la petite amie de Bruce : Betty Ross. Voilà, maintenant que les présentations sont faites, nous pouvons commencer… "L’Incroyable Hulk" débute en Amérique du Sud. C’est là que Banner (Edward Norton) se cache tout en espérant trouver un antidote à son mal. Malheureusement pour lui, le Général Ross (William Hurt) découvre sa cachette et envoie de redoutables militaires à sa poursuite.

TIM ROTH

C’est ainsi que le féroce soldat Blonsky (Tim Roth) rentre dans la bataille. Espérant coincer Hulk par tous les moyens possibles, ce dernier s’entend avec Ross pour suivre un traitement de choc le transformant, peu à peu, en un super soldat… Durant ce temps, recherché par l’armée américaine, Bruce, avec l’aide réconfortant de Betty (Liv Tyler) fouille dans son passé dans l’espoir de retrouver une vie normale...

LIV TYLER

S’orientant vers une course-poursuite endiablée de presque 2 heures, "L’Incroyable Hulk" soigne le spectacle avec une mise en scène au poil du français Louis Leterrier ! Si l’action et des effets spéciaux alléchants sont bien au rendez-vous, le film de Leterrier puise sa force dramatique, et une certaine élégance, dans un casting des plus brillants dans lequel domine la Belle (Liv Tyler), la Bête (Edward Norton) et la vraiment grosse méchante Bête (Tim Roth).

THE INCREDIBLE HULK

Ce n’est pas un secret pour les cinéphiles qui l’ont déjà vu à l’œuvre, mais Roth excelle au plus haut point lorsqu’il doit jouer les beaux salopards de service. Il est ici toujours aussi impeccable dans la peau d’un soldat sacrifié qui devient accro’ à un sérum développant la puissance physique et la démence ! Avec son regard pénétrant et sa générosité à l’écran, Edward Norton joue à merveille les "animaux traqués" combiné à un homme cherchant, en lui, une paix intérieure (illusoire ?).

WILLIAM HURT

Liv Tyler, pour sa part, renoue à merveille avec un rôle diablement plus puissant. Entre charme, sensibilité et courage, Liv campe une jeune femme aimante, doublée d’un sacré tempérament "maternel" et héroïque ! Des plus rythmés, nous octroyant des scènes intenses de combat flirtant avec d’autres séquences plus intimistes et magistralement menées, l’intrigue de "L’Incroyable Hulk" est signée Zak Penn, un habitué des grands rendez-vous de super héros pour avoir déjà travaillé sur les scénar’ des deux derniers "X-Men".

EDWARD NORTON

Faisant oublier, sans grande difficulté, le "Hulk" de 2003, Leterrier se permet même de glisser quelques petits pics d’humour bienvenus dans un divertissement de haut vol déjà alimenté par une bonne trame dramatique et de solides scènes de bravoure. A n’en pas douter, "Marvel" signe, après l’excellent "Iron Man", un nouveau film pop-corn de génie ! Enfin l’un des personnages les plus importants et les plus emblématiques des Comics ‘ricains n’a plus à rougir devant la caméra… Et cela, on le doit en grande partie à l’œil incisif de Louis Leterrier et aux prestations impeccables d’acteurs confirmés. Quand Hulk rime enfin avec succès, c’est "L’Incroyable Hulk" !

THE ABOMINATION

La bande-annonce…

L'Incroyable Hulk - Jubii TV
L'Incroyable Hulk - Jubii TV

Hulk, ou quand les "Guest Stars" se bousculent…

Robert Downey Jr

Avant le générique final de "L’Incroyable Hulk", Robert Downey Jr. - maintenant en DVD dans la peau du justicier Iron Man - fait une croustillante (petite) apparition dans la peau de l’élégant industriel Tony Stark. Celui-ci vient proposer une offre des plus alléchantes au Général Thaddeus. Ne rater pas non plus le passage éclair, devant l’écran, du papa de Hulk, le roi des Comics "Marvel" : Stan Lee. Celui-ci a le malheur de se désaltérer, dans ce long-métrage, avec un soda étrangement infecté… Gardien de sécurité dans le "Hulk" de 2003, Lou Ferrigno rempile à ce poste dans le film de 2008. Il prête aussi sa voix au nouveau géant vert, lui qui avait offert sa massive carrure au héros de "Marvel" dans la série TV des années ‘78-81.

Stan Lee et Lou Ferrigno

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |