09/08/2007

LES SIMPSON, LE FILM

THE SIMPSONS MOVIE822731782273178227317star_1_28227321

Un grand malheur menace la tranquille ville (tout est relatif !) de Springfield : le lac, jouxtant la ville, est hautement pollué. Heureusement, tous les habitants vont prendre conscience de cette catastrophe écologique & vont réagir. Une zone de sécurité va être établie aux abords directs du point d’eau. "Tous les habitants ???" Non ! Homer Simpson va dérégler définitivement l’écosystème en déversant, dans ce lac, une citerne contenant les déjections de son nouvel ami, un cochon nommé "Spider-Cochon". Homer et sa famille parviendront-ils à réparer les dégâts ? Rien n’est moins sûr, surtout que l’Administration américaine compte bien donner une leçon à Springfield et à ses habitants négligeant !

THE SIMPSONS MOVIE

En tout cas, on ne peut pas dire que les créateurs des "Simpson", James L. Brooks et Matt Groening (scénaristes et producteurs sur ce film) ne sont pas dans le coup. L’un des thèmes centraux de "The Simpsons Movie" n’est autre que l’environnement, question brûlante de notre actualité. Inutile de vous préciser que la famille américaine la plus célèbre de la TV va vivre des aventures tumultueuses et farfelues suite à la bourde (encore une) du père Simpson !

THE SIMPSONS MOVIE

Mais voilà, ce qui devait arriver arriva : on a, par moment, la fâcheuse impression d’être devant du beurre qu’on aurait étalé sur une tartine beaucoup trop grande. "The Simpsons Movie" manque ainsi parfois de rythme, d’intensité et de vannes salaces qui ont fait la renommée de la série. Nos amis "jaunes" se seraient-ils assagis ? Heureusement, non !

THE SIMPSONS MOVIE

Les fans goûteront, avec joie, quelques purs moments de bonheur et de dérision. Je pense en particulier à la scène torride entre Homer, et son épouse, Marge, durant laquelle on n’hésite pas à pasticher, en profondeur (c’est le cas de le dire), certains grands classiques de Walt Disney. DreamWorks / Fox, même combat ?

THE SIMPSONS MOVIE

Les apparitions remarquées de l’acteur politiquement correct Tom Hanks et du Président Arnold Schwarzenegger (si, si !) sont autant de farces attrayantes qui redonnent du piment à ce long-métrage naturellement hors normes. Bien entendu, les Simpson au cinéma, ça ne pouvait donner qu’un film joyeusement allumé et à contre-courant.

THE SIMPSONS MOVIE

Cette gourmandise engraissée à la dérision, sera sans doute moins au goût des néophytes qui trouveront peut-être ce spectacle long et sans grand intérêt.

David Silverman

Malgré les petits inconvénients signalés ci-dessus, le film réalisé par David Silverman ("Monstres & Cie.") ne décevra pas (trop) les adeptes de la série TV. Pourquoi ? Et bien, répondre à cette question, c’est également répondre à l’interpellation de Homer Simpson au tout début du film. Pointant son doigt sur nous, celui-ci ne comprend pas pourquoi on paye pour aller voir quelque chose qui passe gratuitement à la télévision (et la télédistribution, t’en fais quoi ?). On a envie de répondre à Homer que "The Simpsons Movie" est visuellement alléchant et, fatalement, supérieur au design de la série, & qu’il contient de très beaux pastiches. Alors, pourquoi aller voir ce film ? Parce que nous le vallons bien & puis… Quand on aime, on ne compte pas !

THE SIMPSONS MOVIE

La bande-annonce...

Un extrait...

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

03/08/2007

un tueur nommé ZODIAC

ZODIAC

82273178227317822731782273178227321

Un assassin, se faisant appelé le "Tueur du Zodiaque", a sévi en Californie entre 1966 et 1978. Considéré, par certains, comme le "Jack l’Eventreur" américain, ce criminel n’a jamais été arrêté. L’une de ses particularités : il envoyait à la presse et aux forces de l’ordre des messages cryptés, véritables pamphlets destinés à asseoir sa supériorité et à narguer la police… Plus de quarante ans après le premier meurtre du "Zodiaque", le réalisateur David Fincher nous invite à pénétrer dans les méandres d’une enquête touffue et passionnante.

Le "métronome du Trash" se serait-il assagi ? De toute évidence oui ! Pour traiter de cette sombre histoire (véridique), David Fincher a choisi le chemin de la maîtrise et de l’analyse en utilisant un style nettement plus pausé par rapport à ses "Seven" et "Fight Club". Tout en nous offrant, une nouvelle fois, quelques plans et artifices visuels de grande qualité, Fincher défend ici une "prose" plus sage comme il l’avait déjà fait dans "The Game" et "Panic Room".

Jake Gyllenhaal & Robert Downey Jr.

Si il y a un grand réalisateur derrière la caméra, devant celle-ci, on retrouve un trio d’acteurs époustouflants composé de Jake Gyllenhaal, de Mark Ruffalo et de Robert Downey Jr.. Inutile de gloser ! La performance de ces trois stars est quasi-irréprochable. Si Gyllenhaal brille par son naturel et Ruffalo par sa sérénité camouflée, Robert Downey Jr excelle en interprétant un journaliste brillant et fanfaron, rongé par l’alcool.

Mark Ruffalo

Sondant en profondeur ce fait-divers morbide (voir ci-dessous), "Zodiac" souffre inévitablement de quelques longueurs. Ce film dépasse quand même les 2h30… Mais on pardonnera aisément cela à Fincher et à son équipe, tellement "Zodiac" brille sur plusieurs tableaux. S’étalant sur une assez longue "chronologie" (de 1966 à nos jours), l’histoire pourrait être divisée en trois temps...

ZODIAC

Il y a tout d’abord la description méthodique des premiers meurtres & les rapports particuliers que le tueur entretenait avec les médias. Vient ensuite l’enquête de l’inspecteur David Toschi (Mark Ruffalo). Freinés par leur hiérarchie, cet enquêteur et son collègue William Armstrong (Anthony Edwards) suspecteront, sans toutefois le confondre, un certain Arthur Leigh Allen. L’acteur John Carroll Lynch, vu notamment dans "Volcano" et "Gothika", est impeccable sous les traits de cet individu mystérieux et inquiétant.

Jake Gyllenhaal & Mark Ruffalo

Pour terminer son "marathon", David Fincher aborde l’enquête menée par Robert Graysmith, caricaturiste et (jeune) romancier. Voulant à tout prix découvrir l’identité du tueur, Graysmith va progressivement être rongé par cette enquête et délaisser son travail et, pire encore, sa famille. David Fincher n’oublie évidemment pas de sonder les motivations de cet investigateur en herbe et les retombés qu’aura cette enquête obsessionnelle sur sa vie affective.

Robert Downey Jr.

Au terme de ce troisième "chapitre", "Zodiac" se conclue prudemment en avançant les derniers éléments de la véritable enquête. On n’aura donc pas droit à un final tranché, comme celui du "Dahlia Noir", mais plutôt comme une fin indécise (à la "HollywoodLand") qui laisse songeur… & c’est tant mieux !

ZODIAC

Avec beaucoup de pudeur, David Fincher nous replonge au cœur du drame, là où un "déséquilibré", cherchant vraisemblablement les faveurs de la presse, a tué des innocents. Un film sobre et terrifiant à la fois, rehaussé par un merveilleux casting ! Du grand cinéma d’investigation ! Nul doute que ce "Zodiac" vient renforcer la déjà très attrayante filmographie d’un réalisateur hors normes.

La bande-annonce...

"Zodiac" jusqu’au bout des ongles !

Le réalisateur David Fincher

Ceux qui verront ce film ne seront sans doute pas étonnés de l’apprendre mais "Zodiac" a bénéficié d’une très importante recherche documentaire. A cela, il faut ajouter la grande implication de l’équipe du film à commencer par David Fincher, lui-même, et le scénariste/producteur James Vanderbitt. Scénariste sur "Basic" (2003), "Nuits de terreur" (2003) et "Bienvenue dans la jungle" (2004), ce dernier s’est basé sur deux romans : "Zodiac" (1986) et "Zodiac unmasked : the identity of America’s most elusive serial killer revealed" (2002) du journaliste Robert Graysmith, l’un des personnages centraux du film, joué par Jake Gyllenhaal. En plus de ces ouvrages, James Vanderbitt disposait d’une tonne d’interviews et d’articles de presse de l’époque.

Lettre du Tueur du Zodiaque

Ayant passé sa jeunesse en Californie à l’époque où le Tueur du Zodiaque sévissait, David Fincher a été interrogé, dans le cadre du film, les enquêteurs de l’époque, les survivants, les proches des victimes, ainsi que la famille d’un des principaux suspects, un ancien enseignant condamné pour attouchements sur mineurs et répondant au nom de Arthur Leigh Allen

Arthur Leigh Allen
Le vrai Arthur Leigh Allen (photo issue de www.zodiackiller.com)

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |