04/10/2007

LA DERNIERE LEGION romaine...

The Last Legion

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En 476 après J.-C., l’empire romain connaît une période de crise. Odoacre, le chef des Goths, s’empare du pouvoir en Occident et envoie le jeune Romulus Augustus (Thomas Sangster), fraîchement couronné César, et son percepteur Ambrosinus (Ben Kingsley) sur l’île forteresse de Capri. Aurelius (Colin Firth) commandant de la garde personnelle du jeune héritier de la lignée des César, rassemble ses plus fidèles amis et part à Capri dans l’espoir de délivrer Romulus des mains d’infâmes Goths. Sur cette île, le jeune souverain destitué découvre une mystérieuse épée qui fut forgée en Bretagne. L’empereur d’Orient ayant tourné le dos à Romulus Augustus et à ses protecteurs, les territoires romains, aux mains maintenant des germaniques, ne sont plus sûrs. Nos aventuriers décident alors de se rendre en Bretagne pour, d’une part, percer le mystère du glaive et, d’autre part, retrouver la neuvième légion du Dragon, les derniers soldats romains capables de protéger l’empereur…

Aishwarya Rai, Colin Firth & Thomas Sangster

Fatalement, on est tenté de comparer "La Dernière Légion" aux derniers peplums en date, à commencer bien évidemment par l’indétrônable "Gladiateur". Disons le clairement, "La Dernière Légion" ne peut soutenir la comparaison face aux derniers poids lourds du genre. Moins classe que le film de Ridley Scott, que "Troie", qu’"Alexandre" ou que "Le Roi Arthur" d’Antoine Fuqua, "La Dernière Légion" s’appuie sur des effets spéciaux minimes et, le plus souvent, en carton-pâte. Les productions De Laurentiis (la saga "Hannibal Lecter") nous avaient habitué à mieux !

Colin Firth

Côté réalisation, Doug Lefler n’abandonne pas complètement le petit monde des séries TV, à la sauce Heroic Fantasy, dans lequel il a bourlingué durant plusieurs années. Il a ainsi dirigé plusieurs épisodes de "Hercule", "Mortal Kombat" et "Xena, la guerrière". En 2000, il dirigeait son premier long-métrage : "Cœur de dragon 2. Un nouveau départ"… Oui ! Bof !

Thomas Sangster (à droite)

"La Dernière Légion", son deuxième film, souffre en fait d’un manque d’ambition. Ce long-métrage s’insère toutefois sans la moindre difficulté dans la veine des bons petits films d’aventure d’un autre âge (du cinéma). Mêlant, dans un sympathique cocktail, action, aventure et quelques petites pointes d’humour, "La Dernière Légion" se laisse regarder sans le moindre déplaisir.

La première partie du film reste incontestablement la meilleure : une belle petite aventure à Capri pour retrouver une épée légendaire. La seconde partie sent trop le réchauffé en lorgnant de manière trop évidente sur "Le Roi Arthur". Ne parlons pas du cafouillage chronologique où l’on retrouve, par exemple, de beaux châteaux forts du 14e-15e siècle en plein 5e siècle ! Mais, cette reconstitution historique faiblarde, ainsi que d’autres défauts, restent heureusement anodins et ne gâchent pas trop l’enthousiasme déployé par un charmant casting...

Ben Kingsley

Celui-ci se constitue d’acteurs, souvent cantonnés dans des seconds rôles, et d’autres stars sur le retour comme Ben Kingsley. Si ce n’est par la prestance ravageuse de l’actrice indienne Aishwarya Rai (pour vous, Messieurs), vous serez peut-être séduit par le flegme massif de Colin Firth (pour vous, Mesdames) !?!

Aishwarya Rai & Colin Firth

Jamais trop télévisuel, rarement ennuyeux, "La Dernière Légion" ne se prend pas la tête et recycle sans vergogne, et sans honte, des thématiques récentes, et toujours efficaces, arborées dans des épopées plus riches et plus prestigieuses. Ceux qui aiment goûteront sans problème à ce petit digestif ni sec ni sucré !

Colin Firth

La bande-annonce…

Un extrait…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

29/09/2007

Jean Dujardin pour 99 FRANCS !

99 Francs

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La vie d’Octave (Jean Dujardin), rédacteur publicitaire dans l’une des agences les plus selects de l’univers, Ross & Witchcraft, va basculer en deux tours de manivelle ! Egocentrique à souhait et bousté par la drogue, Octave ne craint personne et revendique ouvertement le titre de Maître du Monde. Sa liaison tumultueuse avec Sophie (Vahina Giocante), une employée de la boîte, & une réunion de travail désastreuse pour un fabriquant de yaourts va mettre un terme au train de vie infernal et prestigieux d’Octave. Notre ami sera-il se relever de ces deux échecs (personnel et professionnel) cuisants ? That’s the Question

Jean Dujardin

"99 Francs" n’est pas, à proprement parler, la nouvelle comédie de Jean Dujardin. C’est avant tout un film signé Jan Kounen. Après le flop mondial de "Blueberry" (2004), le cinéaste originaire d’Utrecht (Pays-Bas) n’a pas perdu sa fougue et s’attaque maintenant au monde vraiment impitoyable (pire que la série TV "Dallas") de la publicité.

Jean Dujardin et Jan Kounen

Au menu, rien de neuf en apparence : sexe à gogo, drogue à profusion et sarcasmes raciaux et sectaires en veux-tu en voilà. Bien entendu le traitement est "cacheté" Kounen, alors évidemment on ne peut rester insensible à ce biopic trash et allégrement puéril narrant la vie putride d’un grand créateur camé et imbu de sa petite personne.

Jean Dujardin

Inutile de préciser que ce rôle antipathique à souhait va comme un gant à Jean "Brice" Dujardin arborant un look à la Frédéric Beigbeder qui fait d’ailleurs plusieurs incursions hilarantes dans le film. Rien d’étonnant à cela, ce dernier est l’auteur du roman qui a inspiré ce long-métrage et a également participé à son adaptation en compagnie de Jan Kounen.

Jean Dujardin et Frédéric Beigbeder

Mais que serait Octave sans Charlie, son collègue !?! Repéré dans "L’Empire des loups" et jouant les affreux pas beaux dans "Jacquou Le Croquant", l’acteur Jocelyn Quivrin campe l’associé idéal. Ce tandem, légèrement cinglé, qui se vautre joyeusement dans des orgies de Poudre, constitue l’une des meilleures surprises du film.

Jocelyn Quivrin et Jean Dujardin

Tel un Robert Rodriguez dirigiste et minutieux dans son "Planète Terreur", Jan Kounen soigne la mise en scène et la narration de "99 Francs" en emballant le tout dans une "boîte aux trésors" publicitaires reprenant la quasi-totalité des grands films-annonces de ces dernières années qui ont marqué le paysage audiovisuel français.

Vahina Giocante

"99 Francs" n’est heureusement pas une simple "Nuit des Publivores" compactée en 1h40. Ce long-métrage n’hésite à porter en dérision le monde de la Pub, gangrené et infamant, dirigé par de puissants hommes d’affaires sans remord et contrôlant sans vergogne une société livrée à la pleine et entière sur-CONsommation ! Saluons, à cette occasion, la performance de Nicolas Marié qui campe un patron mégalomane et écoeurant d’une grande firme fabriquant du yaourt… Nature !

Jean Dujardin et Elisa Tovati

"99 Francs"… C’est un joli pied de nez réalisé avec beaucoup de moyens visuels et très peu, mais alors vraiment très peu de finesse. C’est percutant, choquant et entre deux rails, on s’envoie en l’air, on dégobille, on s’extase et on crée une pub nian-nian pour un produit qui sent le yaourt pas frais, parfait analogie (pour l’occasion) de la sève copulatoire !

Jean Dujardin

Dans la lignée du "Fight Club" de David Fincher pour son anticonformisme, et de "Requiem for a Dream" (2001) pour sa dépendance aux drogues dures, au sexe non-voilé et à une puissante volonté d’auto-destruction, "99 Francs" se permet même un clin d’œil appuyé aux films naturalistes de Terrence Malick, en particulier le transcendantal "La Ligne rouge" (1999).

Jan Kounen

C’est certain maintenant, les "petits poucets" du cinéma français n’ont plus rien à envier aux "géants" américains explorant les vices de notre société moderne. Après le lobbying de la cigarette ("Thank You for Smoking"), des diamants ("Blood Diamond") et des armes ("Lord of War"), c’est au tour de la publicité d’avoir droit à un procès percutant dont on se souviendra !

Jean Dujardin

Un spectacle, donc, satirique et décapant qui en dégoûtera certains et en fascinera d’autres. A ne pas mettre, quand même, sous tous les yeux.

La bande-annonce...

Deux extraits...


En dernière minute...

99 Francs

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