11/10/2007

EN CLOQUE, mode d’emploi

En cloque, mode d'emploi

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Une bonne partie de l’équipe du missile "40 ans, toujours puceau" (2005), se sont donnés rendez-vous dans une nouvelle comédie intitulée "En cloque, mode d’emploi". Après avoir retracé les mésaventures d’un homme vierge d’âge mûr, campé avec brio par l’allumé Steve Carell, le réalisateur et scénariste Judd Apatow s’intéresse, cette fois, aux rencontres improbables et à la procréation...

Ben Stone (Seth Rogen) et Alison Scott (Katherine Heigl) n’avaient absolument rien en commun. Alison était promue à une belle et glorieuse carrière au sein d’une chaîne télévisée, Ben était le roi des glandeurs. Alison vivait seule dans un charmant pied-à-terre situé en banlieue aisée, Ben campait avec ses potes dans une maison crasseuse. Décidemment, non ! Ben et Alison étaient aussi unis que le pôle nord et le pôle sud… & pourtant… Ils se sont unis. Il leur a fallu une seule rencontre, qui a débouché sur une seule nuit d’amour,… pour faire… un bébé ! Vous imaginez déjà la panique à bord. D’un côté, Alison s’inquiète pour sa ligne ; Ben s’inquiète de ses futures responsabilités de père… Ils s’inquiètent, oui ! Mais veulent cet enfant. Et l’amour dans tout cela ? Notre jeune couple (par accident) réussira-t-il à surmonter les différences et à franchir les obstacles de la grossesse ?

SETH ROGEN & ALLISON SCOTT

Premier constat rassurant (ou non, ça dépend de vos goûts ?), l’obsession de Judd Apatow pour les gags salaces paraît quelque peu retombée. En effet, ce dernier prend bien son temps (2h10 quand même !) pour développer une histoire plus touchante que dégueu’. Moins corrosif et désinvolte que la première partie de "40 ans, toujours puceau", "En cloque, mode d’emploi" surprend par sa sincérité et son calme relatif. Certes, vous n’échapperez pas à quelques vannes bien senties, mais la majorité du film tire, avant tout, sur la fibre romantique et le degré de passion entre un homme et une femme qui, au début en tout cas, ne paraissent pas former le couple parfait.

SETH ROGEN & IRIS APATOW

Entre querelles, dues à l’exaspération, et amour forcé, Ben et Alison vont finir par se trouver… grâce à un petit bébé. On y croit ou pas ! En tout cas, "En cloque, mode d’emploi" milite principalement pour cette idée qui transcende ce long long-métrage. Rien de vraiment excitant alors ?

KATHERINE HEIGL & SETH ROGEN

Heureusement oui ! Seth Rogen et Paul Rudd sont géniaux. Jouant les collègues de Steve Carell dans "40 ans (…)", nos deux lascars donnent allégrement dans la folie maîtrisée et campent deux amis, pas nécessairement inséparables, mais gentiment loufoques.

PAUL RUDD & SETH ROGEN

Libérée pour bonne conduite du monde des séries TV, l’actrice Katherine Heigl ("Roswell", "Grey’s Anatomy") étincelle dans son premier grand rôle sur grand écran. Reste, la plus délurée pour la fin, Leslie Mann qui joue Debbie, la sœur d’Alison. Célibataire alcoolique dans le précédant film d’Apatow, Leslie Mann incarne haut la main l’épouse possessive et névrosée, combinée à la grande sœur protectrice, votant certainement Républicain… Une Desperate Housewive en puissance si vous voulez.

LESLIE MANN & KATHERINE HEIGL

Tournant parfois en rond en ressassant certaines situations convenues, "En cloque, mode d’emplois" est avant tout une comédie romantique un peu grasse au lieu d’être une satyre lourde dopée à la romance. Pas aussi irrévérencieux et jouissif que les bombes des frères Farrelly ("Mary à tout prix"), "En cloque (…)" est également plus sage que "40 Year Old Virgin".

MAUDE APATOW, IRIS APATOW, LESLIE MANN & PAUL RUDD

Comme retenu par une extraordinaire force invisible (serait-il de bon goût, aux States, de plaisanter au sujet de la grossesse ?), Judd Apatow est ici résolument plus mâture et nous offre un film attachant (faute d’être joliment grotesque) bousté par quatre acteurs sympathiques et talentueux.

JUDD APATOW

Comparé aux derniers standards de la comédie romantique ("Permis de mariage" & "Cherche homme parfait" pour ne pas les citer), "En cloque, mode d’emplois" reste un pur chef d’œuvre conciliant la joyeuse bêtise (en mode mineur) et les "canons" romantiques. A voir l’esprit serein et détendu (ça peut aider) & en couple (ça c’est toujours mieux) !

CHARLYNE YI, MARTIN STARR, JONAH HILL & SETH ROGEN

La bande-annonce…

Un extrait…

Harold Ramis en Guest Star !

SETH ROGEN & HAROLD RAMIS

Membre de la mythique équipe des "S.O.S. Fantômes" d’Ivan Reitman, Harold Ramis signe un charmant petit come-back dans "En cloque, mode d’emplois". Il y joue le père de Ben Stone. A l’affiche, en 1998, de la comédie de James L. Brooks, "Pour le pire et pour le meilleur" (avec Jack Nicholson), Harold Ramis s’est surtout distingué, ces dernières années, en temps que metteur en scène. Il a ainsi réalisé un bon nombre de comédies, souvent réussies, comme l’exceptionnel "Un Jour sans fin" (1993), les très bons "Mafia Blues", "Endiablé" (2001) ou encore "Faux amis" (2006).

Harold Ramis (2eme en partant de la gauche) avec la fine équipe de Ghostbusters 2

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (4) | |

07/10/2007

un RAT devenu STAR des fourneaux

Ratatouille

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Repéré grâce à son excellent "Géant de fer" (1999), le cinéaste Brad Bird quittait l’animation classique, en 2004, pour travailler sur "Les Indestructibles", la trépidante aventure d’une famille de supers héros made in Pixar/Disney. Trois ans plus tard, Bird nous revient avec un nouveau récit qu’il a mis en image et scénarisé : "Ratatouille".

La première séquence de ce film d’animation qui ravira, haut la main, petits et grands est exactement conçue comme la scène d’ouverture des "Indestructibles". Après celle-ci, Brad Bird se démarque heureusement de son précédant film et nous emmène dans un voyage initiatique assez exceptionnel.

Ratatouille

De la vieille campagne française, encore marquée par les cicatrices du dernier conflit mondial, aux quartiers branchés de Paris, le rat Remy va avoir l’opportunité de réaliser son rêve le plus fou : travailler dans la cuisine du prestigieux restaurant du célèbre Auguste Gusteau. L’accomplissement de ce rêve, notre sympathique rongeur le doit à sa rencontre inattendue avec le jeune Linguini, le fils caché de Gusteau. Formant un tandem pétillant, nos deux amis vont devoir affronter le chef Skinner et un critique gastronomique intraitable…

Ratatouille

Ni hilarant, ni larmoyant, "Ratatouille" est avant tout une merveilleuse symphonie pour nos yeux. Des effets visuels bluffants et enthousiasmants servent une belle petite histoire d’amitié, gentiment improbable, entre un jeune apprenti de cuisine inexpérimenté et un rat rêvant de mets délicats et raffinés.

Ratatouille

Le rat Remy ne campe pas, à proprement parlé, le rôle principal de "Ratatouille". En effet, celui-ci partage la vedette avec Linguini. Les (més)aventures respectives de ces deux personnages, permettent à Brad Bird de nous conter une histoire dense assez positive qui, malheureusement, est ampoulée de quelques longueurs... &, comme de coutume, retombe dans le dramatique avant de plonger, une dernière fois, dans l’euphorie joviale de la création culinaire.

Ratatouille

Manquant d’une pincée de pure folie, l’intrigue ne surprend pas mais ne dit-on pas que "c’est dans les vieilles casseroles que l’on fait les meilleures soupes"… Oh, pardon ! …"les meilleures ratatouilles" !?!

Ratatouille

Plus que jamais, Dinsey, avec son "Ratatouille", s’impose dans le registre des films d’animations tendres et mignons à souhait. Alors que Pixar exploite ce filon, DreamWorks ("Shrek", "Souris City",...), principalement, travaille toujours, avec autant de brio, sur des longs-métrages gratifiés d’un humour davantage grinçant et farceur. Ce qui importe, c’est que tout le monde y trouve son compte !

Ratatouille

La bande-annonce…

Un extrait…

Pour découvrir un autre extrait & télécharger les fonds d’écran du film, cliquez sur ce lien

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |