28/11/2007

KEVIN COSTNER en tueur schizophrène !

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Les apparences sont parfois trompeuses. Un personnage comme l’industriel M. Earl Brooks (Kevin Costner) le prouve ! Marié à une charmante épouse, prénommée Emma (Marg Helgenberger), père d’une adolescence vive et intelligente, Brooks est, pour le commun des mortels, un homme comblé qui est, en plus, à la tête d’une riche entreprise qui amasse les bénéfices à la pelle. Pourtant, notre homme souffre d’un mal profond et diabolique : Brooks est accro' aux meurtres. Aidé de Marshall (William Hurt), un personnage imaginaire et sadique, Brooks a toujours tué avec un "professionnalisme" déconcertant. Sa prudence et sa volonté lui ont toujours permis d’échapper à la police. Cédant à nouveau à la tentation, Brooks part à la recherche de nouvelles "victimes". Seulement voilà, un détail va lui échapper. Ce détail pourrait lui être fatal & permettre à l’inspecteur Tracy Atwood (Demi Moore) de l’arrêter enfin !

Kevin Costner

Dès les premières minutes, le réalisateur Bruce A. Evans entre dans le vif du sujet et joue d’emblée la carte de la schizophrénie. Le personnage interprété d’une main de maître par Costner tente d’échapper à son appétit vorace de meurtres mais succombe encore une fois à la tentation ! Ce rôle permet à Kevin Costner de revenir, en forme, à l’avant-scène & de démontrer à ses détracteurs qu’il est aussi à l’aise dans des rôles de beaux justiciers sauveurs ("Coast Guards", par exemple) mais aussi dans des interprétations nettement plus nuancées et sombres.

Demi Moore

"Mr. Brooks" nous promet un duel incisif entre Costner et Demi Moore. Pourtant cet affrontement, assez goûteux, n’arrive jamais. Bruce A. Evans imbrique en fait deux histoires dans un même film. D’une part, le récit savoureusement immoral d’un "gentil" tueur confronté à un maître chanteur malhabile et (également) siphonné, incarné par Dane Cook ; et d’autre part, l’aventure plus modeste et plus caricaturale d’une femme flic de choc qui veut, en même temps, arrêter les méchants et en terminer avec un divorce douloureux (plus sur le plan financier que sentimental).

Dane Cook

Honnêtement, "Mr. Brooks" se serait bien passé de cette seconde historiette qui n’apporte en fait pas grand-chose au parcours chaotique de Brooks… Excepté pour la dernière demi-heure du film durant laquelle les deux "affaires" se croisent et occasionnent quelques beaux retournements de situation. Fatalement, quand on a une Demi Moore à l’affiche, on ne peut pas lui faire (trop) jouer les seconds rôles !

William Hurt

Après le méconnu "Kuffs" (1992), avec Christian Slater et Milla Jovovich, Bruce A. Evans réalise ici un thriller des plus honorables qui brille surtout grâce à l’excellente prestation (encore une !) de Kevin Costner. Signalons également les interventions croustillantes et parfois salaces de William Hurt. Le tandem Costner/Hurt est habillement exploité. Cette association n’est pas sans rappeler la "relation" entre Christian Slater et sa conscience, jouée par Val Kilmer, dans "True Romance" (1993), réalisé par Tony Scott et scénarisé par Quentin Tarantino.

William Hurt & Kevin Costner

Sans prétendre à la perfection, "Mr. Brooks" reste un bon film, par moment tortueux, sombre et parfois gentiment ironique. On regrettera peut-être un final trop ambigu où Bruce A. Evans paraît indécis quant au sort du personnage joué par Costner : celui-ci doit-il être puni pour ses actes ou, au contraire, faut-il que ses "manigances" soient récompensées ? Pour connaître la fin de cette histoire, l’idéal est encore de voir "Mr. Brooks" !

Danielle Panabaker

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CE MERCREDI DANS LES SALLES

Timothy Olyphant dans Hitman

Ce mercredi 28 novembre, les salles de cinéma belges ont rarement été aussi obscures avec l’arrivée à l’affiche de plusieurs films… "noirs" ! Assassins, mafia, truands en tout genre & bien entendu des héros car il en faut même dans ce genre de films. Voyez plutôt… Tout droit sorti du jeu vidéo "Hitman", le mystérieux "Agent 47", campé par Timothy Olyphant, va faire la peau aux vilains pas beaux. Ca s’appelle "soigner le Mal par le Mal". Attention, une production Luc Besson !

Viggo Mortensen (à gauche) dans Les Promesses de l'ombre

Dans "Les Promesses de l’ombre", le réalisateur David Cronenberg retrouve l’acteur Viggo Mortensen qu’il avait déjà dirigé dans "A History of Violence". On ne peut évidemment pas passer sous silence la sortie de "La Nuit nous appartient" ! Une même famille peut engendrer des justiciers et des truands, mais la donne peut vite être faussée quand la mort survient. Une saga familiale sous le régime de la terreur et de la Loi, avec un casting diablement appétissant : Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall, Eva Mendes. Et oui, "Noir, c’est Noir" ! Mais promis... La semaine prochaine les petits et grands enfants seront plus gâtés avec la sortie de "La Boussole d’or"

La Nuit nous appartient

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