24/12/2007

LA BOUSSOLE D’OR, un film en OR ?

La Boussole d'or82273178227317822731782273178227321

D’étranges évènements frappent progressivement le monde de la petite Lyra Belacqua (Dakota Blue Richards) élève au "Jordan College". Alors que son tuteur, Lord Asriel (Daniel Craig), part pour une mission très importante dans le Grand Nord, une certaine Marisa Coulter (Nicole Kidman) invite la jeune fille à la suivre dans une aventure incertaine. Avant son départ du collège, le directeur de celui-ci remet à Lyra un objet d’une très grande valeur : une boussole d’or. Cet instrument mystérieux, capable de grandes choses, est convoité par le "Magisterium", un organisme gouvernemental serrant, de jour en jour, son emprise sur le monde - parallèle au nôtre - dans lequel vit Lyra...

Nicole Kidman

Pour la deuxième fois cette année, Daniel Craig, le nouveau James Bond, et Nicole Kidman se retrouvent à l’affiche d’un même film. Le premier étant "Invasion". Dans "A la croisée des mondes : la boussole d’or", nos deux stars ne se rencontrent pour ainsi dire pas & sont reléguées au rang de seconds rôles au même titre que d’autres très bons acteurs - Sam Elliott, Eva Green - également au générique de cette adaptation cinématographique du premier livre de la trilogie "A la croisée des mondes" écrite par Philip Pullman.

Daniel Craig

Premier volet oblige, le réalisateur new-yorkais Chris Weitz (qui porte également ici la casquette de scénariste) est tenu de poser les bases complexes, en un peu moins de 2 heures, d’un univers fantastique, assez proche de notre monde, où chaque être humain est étroitement lié à un animal baptisé daemon. Au final, Weitz ne s’en tire pas trop mal bien que certains "raccords" laissent parfois à désirer, problèmes sans doute causés par un certain empressement !?!

Dakota Blue Richards & Sam Elliot

Restons toutefois indulgent, l’exercice était loin d’être évident bien que d’autres, avant Weitz, ont synthétisé (avec les honneurs) de belles briques de la littérature fantastique. Je pense tout particulièrement à Mister Jackson ! Les quelques modifications et compromis apportés à l’œuvre originale de Philip Pullman paraissent, dans l’ensemble, judicieux. On peut penser, d’une certaine manière, à l’adaptation, elle aussi assez fidèle, d’Andrew Adamson pour "Le Monde de Narnia. Chapitre 1". Rien à voir donc avec les largesses scénaristiques discutables sur "Eragon" ou "Alex Rider" !

Dakota Blue Richards

L’héroïne de "La Boussole d’or" (film brassant quand même un panel assez large de personnages), la jeune Lyra, est campée avec les honneurs par une Dakota Blue Richards très convaincante. Celle-ci interprète une petite fille courageuse, assortie d’une vraie tête de mule ! Les décors et les effets spéciaux de "La Boussole d’or" marquent par leur soin et par une avalanche maîtrisée de couleurs chatoyantes et enivrantes. C’est tellement beau qu’on en redemande !

Dakota Blue Richards

Reste un petit arrière-goût de "Seigneur des Anneaux" avec une fin (largement) ouverte qui nous propulse directement vers un deuxième film à venir. Ian McKellen, le célèbre Gandalf de l’illustre trilogie de Peter Jackson, est également de la fête. Il offre sa voix à l’ours Lorek Byrnison. On avait pu récemment entendre la voix de McKellen dans "Stardust, le mystère de l’étoile", où ce dernier campait le narrateur de l’histoire. Le non moins célèbre Christopher Lee fait également quelques rapides apparitions dans le film de Chris Weitz. Lee y tient le rôle d’un… Oui ! D’un méchant ! Encore un, après "Le Seigneur des anneaux" et la seconde trilogie "Star Wars".

Nicole Kidman

Marisa Coulter, interprétée par Nicole Kidman, est un personnage, lui aussi, des plus réussis. Cette mystérieuse femme de la société mondaine cache en fait un lourd fardeau. Madame Coulter est, en quelque sorte, le personnage secondaire le plus intéressant et complexe devant d’autres protagonistes comme ceux joués par Craig, Elliot ou Green.

Eva Green

Reste une question qui doit certainement brûler les lèvres de nombreux parents intéressés par une petite "expédition" au cinéma avec leur(s) bambin(s) : "La Boussole d’or" est-il un film pour leurs petits "démons" en culotte courte ? Oui (pour la plupart) mais, toutefois, certaines scènes, notamment celles de bataille, pourraient en impressionner plus d’un ! Hormis ce détail, "La Boussole d’or" reste l’un des longs-métrages incontournables de cette fin d’année. Ce spectacle fantastique (dans tous les sens du terme), riche en couleur, fera vibrer petits et grands tant par ses qualités visuelles que narratives. A ne pas manquer !

Chris Weitz

La bande-annonce…

Un extrait…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |

23/12/2007

BEE MOVIE, mon avis…

Bee Movie

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"Drôle d’abeille" a, du moins au début, difficile de dissimuler sa ressemblance avec l’excellant "Fourmiz" des mêmes studios DreamWorks. Comme ce divertissement de 1998, dans lequel la fourmi "Z" (Woody Allen) aimerait s’extirper du joug de la colonie, "Bee Movie" suit les aventure d’une jeune abeille, prénommée Barry, qui souhaiterait voler de ses propres ailes plutôt que d’effectuer, tout le reste de sa vie, un travail monotone au sein de la ruche. Obtenant la possibilité de participer à la pollinisation des fleurs, Barry découvre le monde des hommes et tombe sous le charme de Vanessa, une fleuriste qui adore les abeilles. Ca tombe bien !

Bee Movie

"Bee Movie" se livre alors, avec une réelle saveur, à un intéressant pastiche du "Lauréat" ("The Graduate"). Dans ce célèbre film de 1968, Dustin Hoffman campait un jeune diplômé s’interrogeant sur son avenir tout en succombant au doux parfum de l’oisiveté et d’une certaine "Madame Robinson", campée par Anne Bancroft. Mais revenons-en à "Bee Movie"...

Bee Movie

Dans la seconde partie (moins réjouissante) du film, notre ami Barry s’attaque aux exploitants de miel. Ce retournement de situation, qui donne lieu à plusieurs scènes de prétoire, flirte dangereusement avec le non-sens et le ridicule à outrance. On peut se demander alors quelle mouche (Oh, pardon… quelle abeille) a piqué les scénaristes (Jerry Seinfeld & Cie.) !?!

Bee Movie

Heureusement, l’intrigue retrouve un peu de peps et d’inventivité avec une dernière séquence dans laquelle Barry et son amie Vanessa tentent l’impossible pour sauver les plantes de New York ! Bien qu'il n'y a rien de neuf ou de transcendantal au niveau visuel, "Drôle d’abeille" remplit correctement le cahier des charges standard ! C’est avant tout ici d’irrésistibles dialogues qui font mouche ; le tout dynamisé par une bande originale enjouée… On regrettera, encore une fois, que ce "Bee Movie" soit ampoulé de quelques scènes bizarroïdes.

Bee Movie

Qu’on se le dise : le film d’animation de Simon J. Smith et de Steve Hickner ne révolutionne pas le genre mais reste néanmoins un divertissement de haut vol, idéal pour passer d’excellentes fêtes de fin d’année au cinéma ! Un spectacle, plus qu’honnête, ouvert à tous !

Bee Movie

►Cliquez ici pour visionner la bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |