17/01/2008

Josh Hartnett contre les vampires

30 jours de nuit

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Le sympathique Josh Hartnett, qui a notamment joué dans les très bons "Slevin" et "The Faculty", a du pain sur la planche dans ce "30 jours de nuit". Campant le Shérif Eben Oleson, Hartnett s’apprête à passer 30 jours de nuit totale dans la petite ville de Barrow (Alaska). Malheureusement, ce séjour nocturne débute mal pour notre homme : d’étranges sabotages (GSM brûlés, lignes téléphoniques sectionnées,…) sont en effet commis peu avant la tombée de la nuit. Ceux-ci empirent avec le massacre de chiens de traîneau ! Eben tombe rapidement sur un étranger (Ben Foster) dont la venue précède l’arrivée d’un groupe de vampires affamés et conduits par une véritable rage destructrice. Une seule chose compte maintenant pour les habitants de Barrow : survivre & espérer voir le jour se lever !

30 jours de nuit

"30 jours de nuit" n’est pas étranger à certaines influences tirées, par exemple, du monde des jeux vidéo ("Resident Evil 4" & Cie.) ou de films du genre "obscurité mortelle" comme le fameux "Pitch Black", avec Vin Diesel. Faute de vraiment chambouler la catégorie "films de vampires", "30 Days of Night" relève toutefois le niveau en offrant une atmosphère inquiétante, une esthétique certaine (quand le sang se mêle à la neige immaculée) et des créatures hideuses et cruelles au possible !

30 jours de nuit

Dommage que l’histoire de ce film reste assez simpliste et prévisible & ne soit pas aussi soignée que tout l’arsenal technique et artistique déployée par David Slade et sa bande. On attendait mieux quand même des scénaristes Brian Nelson et Stuart Beattie ("Collateral", "Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl") qui ont déjà travaillé, respectivement, avec Slade (sur "Hard Candy") et avec le producteur Sam Raimi sur "Les Messagers".

30 jours de nuit

Droit dans ses bottes et paré pour devenir un bon chef d’équipe (contre les "suceurs de sang"), Josh Hartnett excelle dans un genre qu’il avait jusqu’ici peu fréquenté. Sa compagne à l’écran, Melissa George ("Turistas", "Amityville") est également à la fête en interprétant une femme courageuse et intrépide. On retiendra également une conclusion intense - quoique pessimiste - qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler un autre film de vampires : "Blade 2", pour ne pas le citer.

30 jours de nuit

David Slade, le réalisateur de "Hard Candy", signe un film d’horreur sanguinaire qui, à défaut de proposer un scénario intense, comble les attentes des amateurs de Gore en taillant sur le vif l’attaque, aussi inhumaine qu’insoutenable, d’une petite ville isolée par des vampires aux crocs acérés. Si vous aimez les spectacles incisifs riches en hémoglobine, "30 jours de nuit" est fait pour vous ! Enfin un excellent produit "Ghost House"/Sam Raimi Production… On désespérait après les moyens "Boogeyman" et "Les Messagers" & le lamentable "Rise" !

30 jours de nuit

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

16/01/2008

CATE BLANCHETT : l’Age d’or

The Golden Age82273178227317822731782273178227321

Après nous avoir livré le premier volet de son triptyque (?), il y a déjà 9 ans de cela, sur le règne de la célèbre Elizabeth d’Angleterre, dite la "Reine Vierge", le metteur en scène d’origine pakistanaise Shekhar Kapur nous revient pour parachever son œuvre avec "The Golden Age" ("L’Age d’or").

Ce deuxième film sonne, incontestablement, l’heure de la maturité pour Kapur ! Maîtrisant son sujet quasi à la perfection, ce dernier utilise une mise en scène calibrée, rehaussée d’un goût certain pour les plans hautement "symboliques". Cet ensemble, riche et classique, tout en étant aéré et envolé, est sublimé encore un peu plus par l’enivrante composition instrumentale de Craig Armstrong, collaborant pour l’occasion avec A.R. Rahman. Avec "World Trade Center", "Guns 1748", etc., Armstrong a déjà démontré ses talents pour composer de profondes musiques au ton abyssal et infiniment salvateur !

CATE BLANCHETT

L’"Elizabeth" de 1998 mettait en place le début du règne difficile d’une femme méprisée par la majorité de la Cour d’Angleterre. A cette occasion, Shekhar Kapur avait tout particulièrement mis en évidence les intrigues de cour et les projets de mariages arrangés qui avaient accablé une jeune reine se montrant de plus en plus résistante et coriace face à une ribambelle de conseillers hargneux. Le résultat de ce premier film était assez concluant avec, en prime, une réalisation, elle aussi, "envolée" et des décors volontairement sobres, voir "livides".

CATE BLANCHETT & GEOFFREY RUSH

Si "The Golden Age" traite d’un épisode du règne d’Elizabeth justement plus positif et glorieux, le style de ce deuxième film, par rapport au premier, gagne également en puissance et en richesse. Ceci se vérifié notamment par l’allure esthétique (brillante et dorée) de cette fresque historique & par les ambitions affichées par son réalisateur !

CATE BLANCHETT, CLIVE OWEN &, à gauche, ABBIE CORNISH

Au niveau du casting, rien n’a pour ainsi dire changé (par rapport à "Elizabeth") : les acteurs, reconduis et nouveaux, sont toujours aussi impeccables. Cate Blanchett et Geoffrey Rush, "rescapés" du premier long-métrage, sont comme à leur habitude impériaux ! Soulignons également l’arrivée, à l’avant-scène, d’Abbie Cornish et de Clive Owen qui apportent, à coup de charme et d’assurance, une brise légère et enivrante qui offre, à ce "Golden Age", une note plus douce et certainement bienvenue.

CLIVE OWEN

Reste, dans le final, une bataille navale mise en image avec beaucoup de sobriété et de théâtralité par Shekhar Kapur. On est très loin de la puissante réalité du trépident "Master and Commander". Toutefois, le résultat à l’écran demeure fort honorable même si l’on ressent bien que la débauche d’action grandiloquente n’intéresse nullement Kapur. Celui-ci tient davantage à retranscrire, avec beaucoup de finesse et d’intelligence, la psychologie de ses personnages.

CATE BLANCHETT

Spiritualité théâtrale et fantasme quasi biblique rehaussés par de succulents dialogues, juteux et incisifs… Ce "Golden Age", c’est… Du monumental avec la performance - comme à son habitude - étincelante de Cate Blanchett ; du charme avec un Clive Owen et une Abbie Cornish radieux ; du spectacle visuel avec une mise en scène soignée & des décors et costumes remarquables. "L’Age d’or" constitue également un régal pour les oreilles : merci Craig Armstrong !

CATE BLANCHETT

La bande-annonce…

Histoire quand tu nous tiens…

Tom Hollander dans Pirates des Caraïbes 3

Adversaire redoutable de Jack Sparrow/Johnny Depp dans la saga "Pirates des Caraïbes", Tom Hollander, alias Lord Beckett, joue, dans "The Golden Age", le geôlier de Mary Stuart interprétée par Samantha Morton. Tom Hollander aime les films en costume ! On a pu le voir précédemment dans "Orgueil et préjugés" ainsi que dans "Rochester". Récemment, il donnait la réplique à Russell Crowe dans la succulente comédie "Une Grande année" de Ridley Scott.

SAMANTHA MORTON

Samantha Morton a également joué dans le "Rochester" de Laurence Dunmore, aux côtés de Tom Hollander et de Johnny Depp. En 2002, elle campait une jeune femme munie d’étranges facultés dans le "Minority Report" de Steven Spielberg ; un excellent thriller futuriste porté par Tom Cruise.

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |