21/02/2008

JUMPERS vs. Paladins

Jumper

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David Rice (Hayden Christensen) pense vivre une vie de rêve. Doté de pouvoirs surnaturels - il peut se téléporter à volonté là où il le désire -, notre jeune homme parcourt le monde égoïstement à la recherche des loisirs les plus insolites. Pourtant, tout n’a pas toujours été si rose pour David. Abandonné par sa mère (Diane Lane) alors qu’il n’était âgé que de cinq ans, il a grandi avec un père alcoolique (Michael Rooker) tout en souhaitant passer du temps avec Millie (Annasophia Robb/Rachel Bilson), son amour de jeunesse. Tout va changer pour David lorsqu’il croise la route du redoutable Roland (Samuel L. Jackson), un tueur de Jumpers… Ce qu’est précisément David !

Hayden Christensen

Avec des films comme "La Mémoire dans la peau" (2002) et "Mr. & Mrs. Smith" (2005), le cinéaste Doug Liman a toujours su nous mettre en appétit même s’il est vrai que le résultat final n’était pas toujours à la hauteur de nos attentes. "Jumper", sa nouvelle réalisation, n’échappe malheureusement pas à la règle...

Samuel L. Jackson

Lancé dans un spectacle bourré d’effets spéciaux et de bonnes scènes d’action, Hayden Christensen et Samuel L. Jackson, deux anciens Jedi’s - amis/ennemis - dans la seconde trilogie "Star Wars", s’affrontent à coup de vols planés et de câbles électriques ; mais ils ne sont pas seuls ! Le brillant Jamie Bell, vu dans le magnifique "Billy Elliot" (2000) et dans le colossal "King Kong", n’hésite pas à leurs voler la vedette en campant un jeune Bad Boy, surdoué du Jump, souffrant d’un réel manque de savoir vivre en communauté - et cela pour notre plus grand plaisir -.

Jamie Bell

Ce qu’on pourrait reprocher au "Jumper" de Liman, c’est son esprit beaucoup trop Teenager & Light qui ne cadre pas toujours très bien avec l’autre facette du film : un affrontement ancestral entre les Jumpers et les Palatins… Les uns vivent, en toute insouciance, et s'amusent en se téléportant à travers le monde ; les autres descendent directement d’une confrérie secrète chassant sur terre, depuis le Moyen Age, tout humain ne rentrant pas dans le moule : sorciers, mutants,… & Jumpers.

Rachel Bilson, Hayden Christensen & le cinéaste Doug Liman

Le côté "bonne blague d’adolescent" tapera peut-être sur le système de certains, d’autres accueilleront, par contre, avec plus d’entrain cette bonne dose d’humour et de légèreté. Par ailleurs, le dépaysement que procure, à certains moments, ce film sera davantage apprécié par la majorité. Reste le cas de Doug Liman dont les choix de mise en scène et de montage sont parfois discutables...

Jumping à Rome

Peut-être aurait-il été préférable de poser, avec plus de soin et de patience, l’intrigue d’un long-métrage qui devient, au final, un petit produit de surconsommation bouclé en un peu moins d’1h30. Dommage que "Jumper", dans sa formulation, ne réponde pas tout à fait à l’ampleur palpable de l’histoire tirée d’une nouvelle de Steven Gould.

Rachel Bilson & Hayden Christensen

Bénéficiant d’une fin largement "ouverte", on ne peut qu’espérer que ce film accouche prochainement d’une suite aussi entraînante mais (peut-être) un peu mieux ficelée… Sinon, "Jumper" aura un peu l’allure d’un cheval de course boiteux. Le plus dur est peut-être déjà fait étant donné que Steven Gould a déjà donné une suite à son écrit, intitulée "Reflex".

Jumper

On l’attendait plus sombre et pourtant… Ouvert aux petits et grands, "Jumper" rivalise d’effets spéciaux qui contenteront tout spectateur avide de sensations fortes cinématographiques. Pour le reste, on y repassera si vous le voulez bien !

Jamie Bell

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

14/02/2008

La Vallée d’Elah (non)conforme !

Récemment sorti dans les salles belges, "Dans la vallée d’Elah", le nouveau film de Paul Haggis, témoigne avec beaucoup de subtilité et un sens aigu du divertissement - façon polar - du malaise américain lié à la politique internationale et militaire controversée du gouvernement US. Pointant notamment du doigt l’enrôlement de jeunes soldats dans le conflit irakien, "Dans la vallée d’Elah" a bénéficié d’une campagne promotionnelle différente aux USA et en Europe.

Sans se lancer ici dans le jeu des Sept erreurs, on remarquera toutefois une grosse différence entre l’affiche US et française. Dans la seconde, un drapeau américain positionné en toile de fonds est à l’envers et en mauvais état. C’est loin d’être le cas de l’affiche américaine. Mieux vaut ne pas jouer, "là-bas", avec la bannière étoilée !?! Les spectateurs qui ont vu le film porteront sans doute leur choix sur l’affiche française qui reflète franchement mieux l’état d’esprit d’un film qui joue tout en finesse avec certains tabous véhiculés par une franche ultra-conformiste américaine.

Charlize Theron et Tommy Lee Jones

Le long-métrage "The Last Castle" ("Le Dernier château") de 2001, avec Robert Redford, avait également - en son temps - proposé une première affiche montrant le drapeau américain flottant à l’envers… Sujet ayant une grande importance dans cette aventure nous plongeant dans le milieu carcéral de l’armée.

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |