11/03/2008

27 ROBES… Délicieux !

27 Robes

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Peu après avoir perdu sa maman, la jeune Jane (Katherine Heigl) comprend rapidement qu’elle est destinée à aider les autres et à répandre le bonheur autour d’elle. Plusieurs années après, Jane continue à faire la joie de ses amies en les secondant au mieux pour préparer leur mariage respectif. Lors d’une soirée toutefois tout dérape : l’amour secret de Jane, George (Edward Burns), tombe sous le charme de Tess (Malin Akerman), la sœur de notre héroïne ! Vivant très mal cette rencontre qui se soldera à coup sûr par un mariage, Jane doit également faire face à un autre "problème" dénommé Kevin (James Marsden). Ce journaliste colle littéralement au train de la jeune femme et espère bien la séduire. Parallèlement, Kevin écrit un juteux article sur Jane qui multiplie les rôles de demoiselle d’honneur. En effet, cette dernière en est déjà à son 27e mariage !

Katherine Heigl et James Marsden

Bien que les comédies axées sur le Mariage sont toujours au goût du jour, la qualité et la pertinence de celles-ci laissent malheureusement parfois à désirer. Après le pathétique "Permis de mariage" et le délirant "Les Femmes de ses rêves", réalisé par les toujours très caustiques Frères Farrelly, "27 Robes" débarque dans les salles obscures belges avec la lourde mission de succéder à une copieuse filmographie &, si possible, de redonner un peu de charme et de dynamisme à un genre porteur…

Katherine Heigl

Alors, mission accomplie ? Sans hésiter ! Oui ! Réalisé par Anne Fletcher - qui a précédemment mis en scène "Sexy Dance" (2006) - et co-scénarisé par Aline Brosh McKenna ("Le Diable s’habille en Prada"), "27 Robes" tisse une juteuse intrigue qui joue, avec beaucoup d’élégance et avec une certaine habileté, sur les clichés du genre tout en apportant, dans ses bagages, une brise légère.

Katherine Heigl

Le plus gros du film est (sup)porté d’une main de fer - dans un gant de velours - par la radieuse Katherine Heigl. L’héroïne du sympathique "En cloque, mode d’emploi" décuple ici ses forces pour camper une femme complexe passant, au fil de l’intrigue, du stade de bonniche au grand cœur à celui d’aventurière téméraire ayant soif de liberté et avide de boire à la coupe des vainqueurs ! Pour arriver à ses fins, notre actrice, alias Jane, devra, durant une bonne partie du film, jouer les souffres douleurs et supporter les frasques de sa sœur Top Model, interprétée par Malin Akerman, l’épouse de Ben Stiller dans "Les Femmes de ses rêves".

Malin Akerman et Edward Burns

Arborant ainsi plusieurs visages et des tempéraments variés, Katherine Heigl réussit haut la main à nous séduire. Mi-Ben Stiller - la pauvre victime de "Mon beau-père et moi" -, mi-Julia Roberts dans "Le Mariage de mon meilleur ami", Katherine donne un relief certain à cette comédie qui ne manque ni de sagesse, ni d’un soupçon de folie. Sans chambouler la recette miracle des films de Mariage réussis (une pincée de sentiment, un soupçon de meringue et une bonne poignée d’humour parfois irrévérencieux), "27 Robes" séduit à coût sûr bien qu’il ne puisse pas (quand même !) rivaliser avec les standards de la catégorie que sont "4 Mariages et 1 enterrement" & "Mon Mariage grec".

James Marsden

Le dernier long-métrage d’Anne Fletcher nous réserve également une sympathique galerie de personnages secondaires. On y retrouve notamment l’X-Men James Marsden dans la peau d’un reporter charmeur qui défend, aux premiers abords, une piètre vision de l’acte sacré qu’est le mariage… Suivent Edward Burns ("The Holiday") et la pétillante Judy Greer. Collègue de boulot de Katherine Heigl, celle-ci nous gratifie de quelques belles répliques assassines et d’un tempérament grincheux des plus délicieux et amusants !

Judy Greer

Basé sur une charmante histoire qui ne manque pas de bonnes idées, "27 Robes" se révèle être une très bonne comédie romantique privilégiant la légèreté et la souplesse à la guimauve. Un nouveau bon point pour la scénariste Aline McKenna après le tout aussi enthousiasmant "Diable s’habille en Prada" ! Ce nouveau spectacle, bien qu’il reste assez prévisible, ne devrait pas décevoir les spectateurs qui aspirent à passer un moment agréable, pétillant et enlevé au cinéma en compagnie d’une Katherine Heigl en grande forme… "27 Robes" devrait sortir sur les écrans français le 23 avril.

Katherine Heigl

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

07/03/2008

The TIM BURTON Horror Show

Sweeney Todd

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Pour avoir aimé une femme désirée par un autre homme, un barbier est injustement envoyé au bagne. Plusieurs années après, notre homme revient à Londres, sous le nom de Sweeney Tood, pour récupérer sa femme et sa fille, & surtout pour se venger ! Ca va saigner !

Les oeuvres de Tim Burton ont beau être matinées d’une certaine touche de Gothique fantastique assez sombre, "Sweeney Todd", le dernier film du réalisateur américain, surprend ! Après avoir joué la carte de la tendresse dans ses précédents longs-métrages ("Big Fish", "Charlie et la chocolaterie" et "Les Noces funèbres"), Burton nous revient avec une comédie (bof !) musicale primaire où chants lugubres et ironiques se mêlent à un obscurantisme déconcertant, le tout baignant dans un Londres miséreux et pervers.

Johnny Depp

Dans cette ambiance oppressante - magnifiquement rendue par l’un des "Maîtres de l’Etrange" -, Burton taille sur le vif un vengeance implacable et obsessionnelle qui chavire progressivement vers le massacre sanglant. Quand la douleur cède sa place à la folie, le sang gicle des gorges lacérées ! Cet Opéra noirâtre et sanguinaire est bien entendu assez efficace mais on reste toutefois un peu sur sa fin...

Helena Bonham Carter et Ed Sanders

Burton a souvent pris beaucoup de plaisir à marier (avec beaucoup de succès) terreur et féerie. Inutile de vous rappeler "Edward aux mains d’argent" (1991), "Sleepy Hollow" (2000) ou "Les Noces funèbres"… Dans ce sens, son "Sweeney Todd" paraît quelque peu boiteux : l’ombre cinglante de la mort est bien présente mais la petite étincelle de magie manque cruellement.

Johnny Depp

Devant la caméra, Johnny Depp se fait le digne "bras droit" de Tim Burton en alimentant encore un peu plus l’aspect tragique du film. Morne, inquiétant, impassible, le personnage de Depp ressemble à un Mort-vivant desséché de tout amour et de toute joie.

Jayne Wisener

Bon, vous l’avez compris : ce n’est pas l’ambiance ! Toutefois, ce "Sweeney Todd" ne manque pas d’ironie et d’une cruauté salace et légère. Avec ce long-métrage, Tim Burton passe pleinement du côté obscur… D’accord, c’est bon pour cette fois mais on espère, la prochaine fois, recevoir, au lieu d’une Vendetta inhumaine, une leçon de rêve comme seul ce brillant conteur sait en donner !

Alan Rickman

La bande-annonce…

Un extrait…

Helena Bonham Carter - Burton…

Helena Bonham Carter et Johnny Depp

Tout comme Depp, Helena Bonham Carter n’a pas son pareil pour jouer dans les films de son réalisateur de mari. Pour rappel, la Bellatrix Lestrange de la saga "Harry Potter" a déjà tourné précédemment dans "Charlie et la chocolaterie", "Big Fish" et "La Planète des singes" de Burton. Elle prêtait également sa voix à la défunte mariée dans "Les Noces funèbres".

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |