26/03/2008

MR 73 : Daniel Auteuil plonge !

MR 73

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Un violeur emprisonné demandant une remise de peine, une jeune femme meurtrie par les fantômes de son passé, un meurtrier des plus sadiques, des enquêteurs ripoux & un flic au bout du rouleau. Les rues de la "Cité Phocéenne" vont être le théâtre d’un chassé-croisé meurtrier où les agneaux doivent devenir des loups s’ils veulent survivre !

Campant d’inquiétants personnages dans "Ne le dis à personne" et "Scorpion" (2007), Olivier Marchal, ex-flic, est également un scénariste et un réalisateur reconnu. Avec son nouveau long-métrage, "MR 73", ce dernier continue d’analyser les travers de la police judiciaire française tout en insufflant dans ses œuvres une incontestable touche polar-spectacle qui fait mouche.

Daniel Auteuil

S’inspirant de son expérience personnelle du monde "pourri" (?) dans lequel devaient nager les Bad Cop’s des années 80, Olivier Marchal tisse un puzzle divinement sombre et inquiétant dans lequel Daniel Auteuil, souvent transcendant dans des rôles en rupture, tire sans grande difficulté son épingle du jeu.

Olivia Bonamy

Plongé dans un Marseille gris, orageux et décrépi, le personnage d’Auteuil, l’inspecteur Louis Schneider, se noie dans l’alcool depuis qu’un horrible accident de la route lui a enlevé les deux êtres qu’il chérissait le plus en ce monde. Ajoutez à ce profond désarrois, qui lui ronge les entrailles, un métier, enquêteur à la Police Judiciaire, où l’on fréquent chaque jour les pires "crapules", celles qui commettent des crimes abjectes comme celles qui portent un insigne !

Daniel Auteuil

Lancé sur les traces d’un assassin pervers, Schneider va être contacté par une jeune femme, dénommée Justin (Olivia Bonamy), avide de connaître la vérité sur l’assassina de ses parents. S’en suit un habile puzzle, élaboré d’une main de maître par Marchal, où la moindre pièce, le plus petit indice, s’emboîte à la perfection avec d’autres éléments, tantôt sentimentaux, dramatiques, ou flippant mais toujours lugubres.

Olivia Bonamy et Daniel Auteuil

Jouant sur plusieurs tableaux, "MR 73" croise et entrechoque l’existence de plusieurs individus, toujours très bien interprétés par des acteurs consciencieux jouant toujours la carte du profil bas et du naturel. Le poids des silences et la dureté des regards sont pimentés par une ambiance électrique, poisseuse, voire organique, que l’on doit, en grande partie, aux décors très inquiétants, chapeautés par Ambre Fernandez, qui ne sont pas sans rappeler, par exemple, le travail d’Olivier Raoux sur "Les Rivières pourpres 2".

Philippe Nahon

Privilégiant une histoire dure, crue et forte - un chouya prévisible toutefois -, Olivier Marchal n’oublie pas non plus de soigner le spectacle en intégrant, dans "MR 73", quelques archétypes du cinéma polar plus "grand public" comme les grosses voitures noires américaines, les groupes d’intervention d’élite suréquipés et les traditionnels imperméables de flic transformés en longs manteaux de cuir noir façon "Matrix"...

Catherine Marchal

Ces "éléments" répondant sans doute à une volonté de se détacher un temps soi peu d’un film-vérité pessimiste au plus haut point, n’entachent nullement le caractère noir et sombre d’un film (presque) unique. On soulignera également l’efficace jeu final qui s’opère entre une réelle force de vivre & une profonde soif de vengeance et de destruction.

Daniel Auteuil

Démultipliant les points de vue, les thématiques et les pistes scénaristiques, "MR 73" est plus qu’un (simple) film de policiers ripoux et alcooliques. Olivier Marchal donne également une place très importante aux victimes et à leur famille endeuillée jusqu’à la mort. Avec "MR 73", Olivier Marchal - merveilleusement secondé, devant la caméra, par un excellent Daniel Auteuil - signe un polar noir de haut vol, à la fois intimiste et grand public, à la fois violent et poétique, à la fois pessimiste et optimiste. Du grand cinéma à la française ! Bravo !

Olivier Marchal

La bande-annonce...

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23/03/2008

HORTON / ICE AGE 3, même combat !

Horton

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En terme de films d’animation, il ne faut plus compter uniquement sur "DreamWorks" et "Disney"/"Pixar" ! La "20th Century Fox", en compagnie de "Blue Sky Studios", a réussi à se tailler une part du lion avec de magnifiques longs-métrages comme les "Ice Age" et "Robots". Inévitablement, on reparle beaucoup, ces derniers jours, de ces studios et pour cause. "Ice Age 3" est déjà en préparation (ça reste toujours un évènement non négligeable !) &, de plus, une nouvelle petite bombe en 3D vient de faire son entrée dans nos salles obscures : il s’agit d’"Horton". "Horton" ("Horton Hears a Who !", en V.O.) suit les aventures d’un éléphant, toujours joyeux et optimiste, répondant précisément au nom de Horton. Celui-ci fait, un jour, une découverte des plus extraordinaires. Là, tout au fond d’un minuscule petit grain de poussière, vivent les Zous : des créatures microscopiques qui se sont rassemblées dans un ville baptisée Zouville. Même si il ne peut pas les voir, Horton les entend et sait que ces petits Zous sont en danger. Une coopération inattendue entre ces êtres excessivement petits et leur nouvel ami gigantesque, s’annonce ! Horton devra notamment protéger ses nouveaux amis de la méchante Madame Kangourou qui trouve impensable, et même dangereux, que l’on admette l’existence de créatures que l’on ne peut ni voir, ni entendre…

Horton

"Une personne est une personne, si petite soit-elle !" C’est sur cette phrase, lourde de sens en l’occurrence, que les Studios "Blue Sky" nous ont concocté une double aventure assez folle et assurément très mignonne. Même si "Horton" n’a ni la finesse visuelle, ni la profondeur d’âme des "Age de Glace", ce nouveau film d’animation comblera les attentes de nos chères petites têtes blondes en proposant un solide cocktail, fait "de tout et de rien", distillé dans deux histoires, finalement très simplistes, qui combinées permettent de maintenir l’attention du spectateur jusqu’à un dénouement rempli de bons sentiments où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" !

Horton

Empruntant un brun de folie aux "Rebelles de la forêt" (par exemple), "Horton" nous plonge dans un univers bien allumé où les animaux de la jungle se parent de couleurs flashies. Les kangourous sont ainsi mauves et les singes sont bleus. Vous l’aurez aisément compris : on nage en pleine fantaisie ; fantaisie principalement alimentée par notre ami Horton, un éléphant courageux et fiable, bourré de qualités, et qui reçoit en primes la voix de Dany Boon, dans la version française. Très attachant !

Horton

Ce film en version originale est également des plus attirants : des acteurs gentiment loufoques comme Jim Carrey (Horton), Steve Carell (le maire de Zouville) et Seth Rogen (Morton) sont de la fête ! Hormis ce grain de folie, "Horton" ne révolutionne pas franchement le genre, en empruntant et mêlant plusieurs thématiques déjà employées dans d’autres films en 3D...

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Ainsi la relation conflictuelle entre le maire de Zouville et son fils n’est pas sans rappeler celle de "Chicken Little" et de son papa coq, Buck. Zouville justement, par son allure, rappelle d’autres villes sorties de l’imagination de William Joyce qui a travaillé sur "Robots" et "Bienvenue chez les Robinson"...

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Rien d’étonnant à cela peut-être, étant donné que l’on retrouve, à la mise en scène d’"Horton", Steve Martino, directeur artistique précisément sur "Robots". Egalement crédités comme réalisateur, Jimmy Hayward et Cécile Rebbot en sont à leur premier fait d’armes.

Horton

Ce film, au ton assez moralisateur, est inévitablement marqué de l’emprunte du Dr. Seuss, l’auteur qui a accouché des aventures du "Chat chapeauté" (adapté sur grand écran en 2004) et du "Grinch" (lancé au cinéma en 2000 par Ron Howard). Difficile, dans ces circonstances, de ne pas voir de profondes similitudes entre ce dernier personnage et les microscopiques Zous.

Horton

Malgré son allure de Patchwork facile, "Horton" propose un spectacle des plus sympathiques, visuellement très allumé où l’intervention de supers vilains comme Madame Kangourou ou le sinistre Vlad - magnifique et croustillant vautour vampiresque -, donne du fil à retordre à Horton, tout en gonflant quelque peu l’intérêt d’une histoire par moment "maigrelette". Sans être la nouvelle référence en matière de contes d’animation, "Horton" n’a pas grand-chose à envier à certaines productions comme "Monster House" ou "Bee Movie". Qu’on se le dise !

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La bande-annonce…

Les habitués de l’étape…

Steve Carell est le maire de Zouville

Jim Carrey, Steve Carell et Seth Rogen, tous les trois à l’affiche d’"Horton", sont habitués à participer à ce genre de projet. En effet, Carell a récemment offert sa voix à un écureuil maboul des plus attachants dans "Nos voisins, les hommes". Avant de camper le petit rongeur Morton, le fidèle ami d’Horton, Seth Rogen a participé au tournage des "Chroniques de Spiderwick" (où il prête sa voix à la créature "Tête de lard"). Jim Carrey, pour sa part, n’est pas étranger à l’univers des histoires du Dr. Seuss. Il incarnait, en 2000 au cinéma, l’un des personnages phares de cet auteur : j’ai nommé Le Grinch en personne.

Seth Rogen est Morton

L’Age de Glace, troisième…

Scrat dans L'Age de Glace 2

On aurait presque envie de le dire mais… Si vous allez voir "Horton", n’arrivez surtout pas en retard pour pouvoir visionner en exclusivité la toute première bande-annonce de "L’Age de Glace 3". Décapante et hilarante - comme ses devancières -, cette nouvelle bande-annonce met à nouveau l’irrésistible Scrat dans des situations extrêmes… Alors, oui, je vous le dis : on aurait presque envie d’aller voir "Horton" uniquement pour découvrir les premières images de "L’Age de Glace" !

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |