31/03/2008

Sans plus attendre : Freeman/Nicholson

Sans plus attendre

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Alors que tout allait pour le mieux pour le milliardaire Edward Cole (Jack Nicholson) et le modeste chef-mécanicien Carter Chambers (Morgan Freeman), une mauvaise nouvelle leurs tombe dessus : Ed et Carter apprennent, quasi-simultanément, qu’ils n’en ont plus que pour quelques mois à vivre… Coincés dans la même chambre d’hôpital, nos deux amis vont progressivement apprendre à se connaître et à s’apprécier. Ed et Cole en viennent, par le plus grand des hasards, à mettre au point une liste, une "Bucket List" ou "Liste Parapluie". En deux/trois coups de stylo, ce tandem improbable dresse la liste de tout ce qu’ils aimeraient faire avant de "passer l’arme à gauche". La richesse d’Edward, apparemment sans limite, leurs permettra d’effectuer un tour du monde à la recherche des plus belles "fantaisies"…

MORGAN FREEMAN & JACK NICHOLSON

Pour son retour au cinéma, le cinéaste Rob Reiner prenait de très gros risques en mettant en scène une histoire qui sent le mélodrame à plein nez. Pourtant, Reiner parvient, avec ce "Sans plus attendre" ("The Bucket List"), à conjuguer vives émotions et humour léger dans une fable contemporaine davantage basée sur la soif de vivre que sur la crainte de la mort. En un peu plus d’1h30, la "pilule" que l’on pensait larmoyante à souhait passe plutôt bien & cela malgré un final inévitablement attendu.

JACK NICHOLSON & MORGAN FREEMAN

Les effets de franche rigolade sont pourtant comptés & les vrais bons moments de dérision - quasiment tous présentés dans les bandes-annonces-, peu nombreux, manquent d’une cruelle profondeur par rapport aux scènes d’amitié, plus intimistes et qui sonnent, incontestablement, mieux.

JACK NICHOLSON

La réelle bonne surprise du film vient, bien évidemment, du tandem de choc formé par Jack Nicholson et Morgan Freeman. Aux antipodes l’un de l’autre, les personnages de ces deux acteurs d’exception, en viennent à former un duo aussi improbable que savoureux. Rabat-joie au possible et (toujours) croustillant d’ironie, Jack Nicholson n’a pas perdu de sa fougue pour interprété un homme agité, amateur de luxe & de jolies femmes, un bon vivant si vous préférez !

MORGAN FREEMAN

Philosophe comme à son habitude, Freeman campe un honnête et modeste travailleur qui, par ses connaissances époustouflantes, aurait pu devenir un grand intellectuel… Mais ne regrette pourtant pas ce qu’il est devenu. Arrivant à la conclusion que rien ne remplace l’Amour et l’Amitié, pas même l’argent, "The Bucket List" recèle de bonnes surprises bien que ce ne soit pas celles auxquelles on s’attendait de prime abord.

JACK NICHOLSON & MORGAN FREEMAN

Cette aventure singulière au fort accent de tragi-comédie (plus tragique quand même que comique), vous fera plus que certainement verser une larme et esquisser quelques sourires… Tout en douceur… comme une fin de journée d’automne baignant déjà dans les dernières lueurs d’un soleil hivernal.

La bande-annonce…

Un extrait...

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

30/03/2008

inTRACABLE : meurtres sur le WEB

Intraçable

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Attaché à la cellule cyber-criminalité du FBI, Jennifer Marsh (Diane Lane) découvre un site internet proposant d’exécuter en direct des individus. Plus le nombre d’internautes se connectant augmente, plus vite la victime succombe dans d’atroces souffrances ! Même si ses supérieurs envisagent la thèse du canular, Jennifer, accompagnée de l’inspecteur Eric Box (Billy Burke), tente par tous les moyens d’arrêter le créateur de ce site. Cependant rien y fait : notre homme est intelligent et insaisissable. Il semble choisir ses victimes par hasard mais pourtant… Rapidement, certains agents du FBI, et tout particulièrement Jennifer, sont menacés de tomber dans le jeu pervers du maniaque. Une course contre la mort est lancée !

Diane Lane (au centre)

Le réalisateur Grégory Hoblit réussit, avec ce petit thriller très bien ficelé, à donner, au passage, une bonne clac à la nébuleuse Internet et au Monde Cyber-… Foutoir ! Par moment bien nerveux, "Intraçable" ("Untraceable") fait le bon choix en plantant ses caméras dans les bureaux du FBI, bureaux traquant les délits sur le Net. La toile de fond de l’intrigue permet à Hoblit et aux scénaristes du film de bien égratigner au passage les défauts majeurs d’une société accoutumée aux vices de la New Technology.

Colin Hanks

Du voyeurisme malsain aux virus informatiques, tout est habilement exploité et mêlé dans un récit signé Allison Burnett, Robert Fyvolent et Mark Binker. Grégory Hoblit et son "Intraçable" donnent également une leçon de cinéma aux franchises "Saw" & Cie : on peut évoquer les pires sévisses sur grand écran sans pour autant se vautrer dans le pervers et l’ensanglanté abjecte !

Le cinéaste Gregory Hoblit

Entre course à la reconnaissance et vengeance personnelle, le portrait du Serial Killer de ce long-métrage est assez intéressant bien que l’on découvre assez (trop ?) rapidement son visage… Il faudra (heureusement) faire preuve de plus de patience pour connaître les réelles motivations du "détraqué" notoire.

Diane Lane & Billy Burke

Adjointe de Sylvester Stallone dans "Judge Dredd" (1995) & maîtresse de Ben Affleck dans "HollywoodLand", l’actrice new-yorkaise Diane Lane - toujours au cinéma dans "Jumper" - donne ici la réplique à Billy Burke qui interprète un inspecteur de police assez neutre et lisse, une bonne caricature du flic de base des écrans hollywoodien en quelques sortes. Burke avait récemment campé un représentant de la Loi, plus instable (et donc plus fouillé), dans le précédent film de Gregory Hoblit : "La Faille".

Diane Lane

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Diane Lane - au sommet de son art - a le chic pour interpréter une femme, en apparence solide, qui est intérieurement rongée par ses sentiments refoulés & par un drame personnel ineffaçable. Mention spéciale également pour Colin Hanks, qui joue le collègue de Lane. Ce dernier insuffle une légère brise d’humour et de nonchalance bienvenue dans ce thriller assez pointilleux.

Colin Hanks

Relevant enfin le niveau du rayon "Massacres sur le Web", "Intraçable" s’affiche sans la moindre honte comme un bon petit polar tendu surfant sur les technologies modernes avec un certain brio & posant les bonnes questions, tout en ouvrant des débats intéressants sur l’Internet, ses avantages et ses (très gros) inconvénients. Explorant ainsi des thématiques lourdes de sens, visant le voyeurisme poussif et les bases même de la moralité personnelle, "Intraçable" en devient, par la même occasion, un thriller pourvu d’un solide relief.

Diane Lane & Colin Hanks

Comme il l’avait déjà fait pour "Peur Primal" (1996) et "Fréquence interdite" (2000), Gregory Hoblit documente habilement son film, tout en posant de judicieuses interrogations. Certes classique et un chouya prévisible, "Intraçable" n’en demeure pas moins un polar brillamment ficelé.

Diane Lane

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |