09/05/2008

Natalie Portman vs. Scarlett Johansson

The Other Boleyn Girl

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Avide de renforcer sa fortune et ses liens avec la royauté, Thomas Boleyn (Mark Rylance) accepte la proposition du duc de Norfolk (David Morrissey) : malgré les craintes de son épouse (Kristin Scott Thomas), Thomas offre au roi Henry VIII (Eric Bana) sa fille Anne (Natalie Portman) pour que celle-ci lui face don d’un héritier mal. Malheureusement, la rencontre entre le souverain et la fille Boleyn ne se passe pas pour le mieux ! Rapidement le roi tombe sous le charme de Mary (Scarlett Johansson), la sœur d’Anne… Un jeu tendu, où la trahison est reine, va progressivement se mettre en place entre les deux héritières de la famille Boleyn…

Natalie Portman et Scarlett Johansson

Loin de choisir la mise en scène grandiose et symbolique de Shekhar Kapur et de son "Golden Age", le réalisateur méconnu Justin Chadwick ne fait malheureusement pas des étincelles derrière la caméra ! Dans des décors anodins (!?) et répétitifs, la richesse principale de ce drame historique (mais quelle richesse !) réside dans un casting flamboyant dans lequel on retrouve notamment Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana, Jim Sturgess, Kristin Scott Thomas et David Morrissey… Sans commentaire, sinon "Des plus alléchants" !

Natalie Portman et Scarlett Johansson

Le scénario de cette tragédie romancée, déclinant les formes les plus variées d’amour et de désir, a un impact conséquent sur la qualité de ce long-métrage. Tiré du roman de Philippa Gregory, le scénariste Peter Morgan démêle principalement la confrontation entre les deux sœurs Boleyn. Ceci permet d’admirer à l’écran les toujours radieuses Natalie Portman et Scarlett Johansson, mais, d’un autre côté, ce découpage en plusieurs petites scénettes met à mal la chronologie du film & son intensité.

Natalie Portman et Eric Bana

En démontrant bien l’ironie de certains faits historiques, "Deux sœurs pour un roi" s’apparente malheureusement, par moment, à un ridicule "mouvement de balancier" où Natalie Portman joue les préférées du roi avant de passer la main à Scarlett Johansson, elle-même, remplacée par Portman, etc…. Spécialiste des têtes couronnées avec "The Queen", Peter Morgan semblait, en tous les cas, mieux inspiré lors de la "confection" de l’histoire du "Dernier roi d’Ecosse" !

Jim Sturgess

Trop badgé "BBC Films", "Deux sœurs pour un roi" accumule sans grands effets de style (dans la réalisation) un chassé-croisé intensifié par les compositions remarquables de deux actrices de talent que l’on ne présente plus. Hormis donc, un solide et brillant casting, ce "The Other Boleyn Girl" rentre sagement dans le rang des films historiques même si il est auréolé par un sens du rythme certain et par un soin enivrant apporté aux costumes… Film d’époque oblige ! Par ailleurs, "Deux sœurs pour un roi" constitue un assez bon prémices à la saga de Shekhar Kapur consacrée à la reine Elizabeth, la fille d’Henry VIII et d’Anne de Boleyn.

Scarlett Johansson et Eric Bana

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

08/05/2008

THE MIST : E.T. et Fanatisme

The Mist

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Après un violent orage, la famille Drayton recense les dégâts de leur habitation. Le père de famille, David (Thomas Jane), et son jeune fils se rendent à la superette du coin pour faire le plein de provisions. Arrivés là, les Dayton voient un mystérieux brouillard fondre sur eux à une vitesse folle. Se barricadant dans le magasin, les clients scrutent cette épaisse brume menaçante qui amène avec elle d’étranges créatures…

L’association entre le célèbre romancier Stephen King et le cinéaste Frank Darabont "accoucha" en 1995 de l’époustouflant "Les Evadés" ("The Shawshank Redemption"), un drame humain plongeant dans l’enfer des prisons. Cinq ans plus tard, Darabont adaptait à nouveau King, cette fois, avec "La Ligne verte" mêlant, une nouvelle fois, vie carcérale à une touche nettement plus fantastique. En 2008, l’heure des retrouvailles a sonné pour Stephen King et Frank Darabont qui nous propose avec "The Mist" un film nettement plus tourné vers la science-fiction… Encore que !

Thomas Jane

Il y a (notamment) deux manières d’appréhender ce long-métrage : premièrement, comme un simple (?) film d’anticipation… Dans ce sens, "The Mist" ne répond pas entièrement aux attendes des fans de science-fiction. En effet, dans un film où l’aspect psychologique des personnages et leur évolution dans un climat tendu à l’extrême sont privilégiés, les quelques scènes mêlant attaques extra-terrestres et Gore maîtrisé sonnent comme des coups de rasoir mortellement aiguisés. Ces séquences habilement négociées, aux effets spéciaux corrects, restent toutefois comptées ! "The Mist", un film d’horreur minimaliste ? Oui, mais…

Thomas Jane, William Sadler et Marcia Gay Harden

Une autre lecture de ce film, sans doute plus judicieuse, est également possible. Sans trahir l’esprit de Stephen King, ni ses centres d’intérêt, Frank Darabont opte pour une adaptation judicieuse mettant à l’honneur des questions qui parcourent les derniers romans de l’écrivain américain. Fini la tendance très années 80, où Rock et situations démoniaques s’associaient à du frisson très Teenager façon "Maximum Overdrive" ! 'The Mist' joue avant toute chose la carte de l’humanité en péril avant de se préoccuper de l’éclosion d’une dimension parallèle, effrayante et vorace, dans notre monde !

Thomas Jane et Toby Jones

Comment réagiraient des hommes et des femmes, séquestrés, face à une situation "extra-ordinaire", pour ne pas dire "extra-terrestre" ? Ce climat de terreur entraînerait inévitablement le retour de l’homme à des concepts les plus basiques, mêlant une volonté farouche de survivre et un retour aux croyances des premiers âges. Rapidement donc, "The Mist" tourne le dos aux créatures mortellement dangereuses qui encerclent le centre commercial, pour s’attarder longuement sur le combat spirituel qui va diviser les rescapés de la brume.

Thomas Jane

Entre "villageois" crédules - plongeant dans le fanatisme religieux poussif - & les véritables héros du film - conservant une assise plus cartésienne sans se vautrer dans la folie -, Frank Darabont orchestre une confrontation accrocheuse, violement dramatique parfois. Comme précisez ci-dessus, ce combat spirituel entre Religion décadente et Foi en l’humanité est, par moment, "sectionné" par des scènes résolument tournées vers la science-fiction et l’horreur : attaques de crabes géants, d’araignées acidifiées, d’oiseaux caverneux, etc. Correctement rendue visuellement, cette "sympathique" (!) faune nous offre quelques bons moments de frayeurs. C’est déjà ça !

Laurie Holden, Thomas Jane et Nathan Gamble

Côté réalisation, Frank Darabont déroule avec une belle maîtrise et un sang-froid certain un huit clos brumeux dans lequel des acteurs de talents - trop souvent relayés, par le passé, dans des seconds rôles - ont tout le loisir de prouver leur valeur. Mention spéciale pour le héros central et discret de l’intrigue, Thomas Jane, pour l’acteur anglais Toby Jones, pour la revenante de l’enfer "Silent Hill", Laurie Holden, ainsi que pour Marcia Gay Harden incarnant une féroce bigote plus dangereuse qu’un crabe extraterrestre de 10 mètres de haut !

Thomas Jane

Drame horrifique par excellence, "The Mist" joue comme "1408" (un autre film tiré d’une nouvelle de Stephen King) la carte du frisson maîtrisé. Un final pessimiste au possible vient d’une certaine manière "plomber" l’engouement qu’on pouvait avoir pour ce long-métrage. Si vous ne diriez pas non à une dose plus prononcée de terreur ou de science-fiction grandiloquente, mieux vaut peut-être (re)voir, par exemple, les remakes de "L’Armée des Morts" de Zack Snyder et de "La Guerre des Mondes" de Steven Spielberg ! Soufflant le chaud (réalisation et casting de qualité) et le froid (final tragique et scènes fantastiques réduites), "The Mist" constitue toutefois une bonne "lecture" du monde fantastique made in Stephen King. Les fans accueilleront et apprécieront sans doute mieux le spectacle !?

La bande-annonce…

The Mist - Bande Annonce - Jubii TV
The Mist - Bande Annonce - Jubii TV

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |