13/05/2008

DOOMSDAY : Greatest Hits

Doomsday

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Le virus du Faucheur s’est propagé en Ecosse et a fait un nombre incalculable de victimes. Pour empêcher sa propagation, Londres a décidé de maintenir en quarantaine les infectés à l’intérieur d’un mur de béton érigé sur la frontière séparant l’Ecosse au reste de la Grande-Bretagne. Trente ans plus tard, de nouveaux cas d'infection sont signalés au cœur même de Londres. Le gouvernement en place proclame l’état d’urgence et condamne, une nouvelle fois, tous les accès de la ville. Toutefois, un élément pourrait enrayer le virus : des photos satellite prouvent que des survivants, immunisés contre le virus, vivent encore et toujours en Ecosse. Championne des missions périlleuses, Eden Sinclair (Rhona Mitra) part pour ce pays oublié et laissé à l’abandon depuis trois décennies. Accompagnée d’une unité d’intervention spéciale, Sinclair a 48 heures pour trouver l’antidote du virus avant que la capitale anglaise ne devienne, à son tour, le lieu des pires caranges. Mission impossible ? Quasiment oui ! Surtout que les survivants écossais n’ont plus trop le sens de l’hospitalité !

RHONA MITRA

Apocalypse à la "Terminator", pays-prison à la "Escape from New York" de Carpenter, Punk’s déjantés et cannibales à la "Mad Max", virus mortel façon Classiques de Romero, politiciens véreux à la "V pour Vendetta",… Dès les premières minutes, le réalisateur Neil Marshall et son "Doomsday" prennent à cœur de revisiter bons nombres de scènes et situations grandioses tirées d’un large éventail de films orientés science-fiction.

LEANNE LIEBENBERG

On aurait pu craindre que cette "soupe", mêlant abondamment les clichés du genre, soit indigeste… C’était sans compter sur le génie de Marshall qui a déjà - incontestablement - marqué des points avec ses "Dog Soldiers" et "The Descent". Tout en déroulant une intrigue énergique, Marshall nous offre de nouvelles "grilles de lecture" sur base de grandes thématiques utilisées plus d’une fois dans ce genre de spectacles : contamination mortelle, séquestration sur grande échelle, mission de sauvetage s’apparentant davantage à du suicide, Gore et cannibalisme déjanté,…

Doomsday

Bref, Neil Marshall offre de nouvelles perspectives à un cinéma dans lequel on pensait avoir tout vu ! "Doomsday" fait également revivre l’esprit viscéral et pervers qui habitait bon nombre de productions des années 80, en déroulant - à vitesse régulière - images d’hémoglobine, de chair calcinée et de décapitations en tout genre. Après avoir, dans un premier temps, dépoussiéré les "Escape from New-York" et autre "Mad Max", ce long-métrage nous propose, dans sa seconde partie, un bon bol d’air inattendu, au plus profond des vallées écossaises… Au menu : retour à la nature et aux temps sanglants du Moyen Age !

MALCOLM MCDOWELL

C’est à ce moment là précisément que le célèbre Malcolm McDowell décide de faire son entrée dans la bataille. Quelque peu effacé par rapport à d’autres protagonistes du film, la prestation de McDowell apparaît davantage comme un clin d’œil appuyé aux films que notre ami Neil Marshall porte ici en triomphe. Inutile de vous rappeler, en effet, l’interprétation hallucinante de cet acteur dans "Orange mécanique", l’incontournable pamphlet sur la violence signé Stanley Kubrick.

RHONA MITRA & BOB HOSKINS

Nouvelle muse de Marshall, l’actrice Rhona Mitra - silhouette trempée dans l’acier oblige - occupe les avant-postes de ce film musclé avec panache. Sa performance, façon Sarah Connor à la "Terminator 2", la propulse sans peine en haut du classement des héroïnes de poigne. L’increvable Eden Sinclair montre également le goût prononcé de Marshall pour des personnages féminins repoussant toujours un peu plus leurs limites, tout en conservant, au plus profond de leur cœur, une profonde tendresse et humanité. "The Descent" témoigne également de ce même état d’esprit où carnage et soif de (sur)vivre cohabitent avec tensions affectives.

CRAIG CONWAY

L’intangible Bob Hoskins, l’héroïque Adrian Lester et la performance déjantée et croustillante de Craig Conway complètent une distribution des plus satisfaisantes ! En reprenant et en mêlant des situations et thématiques déjà rencontrées sur d’autres monuments du film d’anticipation, "Doomsday" s’apparente à un Patchwork inspiré et diablement excitant, mené tambour battant par un réalisateur qui ne manque pas d’idées et d’ingéniosité… Un régal, tout simplement, qui fera certainement mouche dans le cœur des amateurs des longs-métrages durs et crus des années 80. Quand action et violence riment à la perfection : c’est "Doomsday", sans aucun doute ! Vous voilà prévenu…

Doomsday

La bande-annonce…

[Trailer VFR] Doomsday - Jubii TV
[Trailer VFR] Doomsday - Jubii TV

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12/05/2008

Benoît Poelvoorde, roi de Saint-Tropez

Les Randonneurs

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Après 10 ans d’absence sur les grands écrans, nos amis les Randonneurs reviennent pour de nouvelles aventures. A la poubelle les périples incertains en montagne, le temps est venu pour nos "lascars" de prendre des vacances dans le sud de la France. Planning relax et ensoleillé en perspective. Malheureusement pour eux, une nouvelle fois, leur plan détente va tomber à l’eau !

Depuis quelques temps déjà, la Comédie française est habituée aux Come-back’s improbables & aux mésaventures estivales. "18 ans après", "Les Bronzés" et "Camping" sont là pour nous le rappeler. Cédant sans doute à l’appel des sirènes du Box-office - ou du moins, à une folle envie de ranimer la flamme -, l’acteur/réalisateur/scénariste Philippe Harel remet ses "Randonneurs" dans le bain. Alors ? On reprend les mêmes et on recommence ? Quasiment, oui !

Benoît Poelvoorde

La trame narrative est presque inchangée et ponctuée, à nouveau, de quelques flash-back’s nécessaires (!) Toutefois, Harel apporte quelques sympathiques retouches à sa comédie initiale. Ces "légères" modifications orientent davantage son nouveau film vers l’humour plus franc, en délaissant donc les romances poignantes. Fini les larmes ! Place à un petit vent de folie gonflé par l’atmosphère très Jet Set de Saint-Tropez, le nouveau lieu de vacances de nos amis.

Géraldine Pailhas et Philippe Harel

Après 10 ans, certains personnages du premier film ont franchement évolué. C’est le cas, tout particulièrement, de Coralie - jouée par Karin Viard - et d’Eric (Benoît Poelvoorde)… Bref, les deux valeurs sûres du premier "Randonneurs". Lacée de son mariage et des relations conflictuelles qu’elle entretient avec sa belle-fille, Coralie ne va pas hésiter à plonger à corps perdu dans les paillettes et les couettes de l’adultère. Flagrant changement de registre pour Karin Viard qui interprétait, dans le premier opus, une jeune femme sensible avide de trouver l’homme de sa vie.

Karin Viard

Auparavant petit guide miteux et antipathique, Benoît Poelvoorde a l’occasion ici de se lâcher complètement en incarnant un nouveau riche, roi de l’embrouille et de la frime. Les amateurs du Poelvoorde délirant et excessif vont être aux anges ! Bonne nouvelle également : Vincent Elbaz et, dans une certaine mesure, Philippe Harel ont l’occasion de se mettre davantage en valeur… Géraldine Paihas, pour sa part, n’en démord pas et craque toujours autant pour les hommes mariés. A propos, comment vont se passer ses retrouvailles avec Eric ???

Vincent Elbaz

Célébrant, dans sa première partie, les clichés cocasses (des vacances luxueuses sous le soleil) et la franche rigolade, "Les Randonneurs à Saint-Tropez" fait le bon choix en misant davantage sur la découverte et l’humour. Malheureusement, la bonne énergie déployée se tasse progressivement pour laisser place à un second volet moins pétillant et plus anodin. Dommage ! Cette comédie, s’orientant sans honte vers le cinéma de (sur)consommation, a le mérite de prolonger, avec les honneurs, les bonnes vibrations présentes dans le premier "Randonneurs". Toutefois, à nouveau, il reste un arrière-goût de déjà vu !

Vincent Elbaz, Géraldine Pailhas et Philippe Harel

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |