03/06/2008

KEANU REEVES au-dessus des Lois !

Street Kings

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Adepte des méthodes expéditives pour éliminer les pires truands, l’inspecteur Tom Ludlow (Keanu Reeves) fait la fierté du Capitaine Jack Wander (Forest Whitaker), son supérieur mais aussi son "ange gardien". L’exécution, sous ses yeux, de son ancien collègue, Terrence Washington (Terry Crews), va d’une certaine manière ouvrir les yeux de Tom. La logique manichéenne de notre flic de choc va en prendre un coup ! D’indices en révélations, Ludlow, enquêtant sur ce meurtre abjecte en compagnie de Diskant (Chris Evans), va découvrir une machination diabolique qui implique directement certains grands "manitous" de la police…

Keanu Reeves

"Au bout de la nuit" (en V.O., "Street Kings") prolonge avec brio’ les films de gangsters et de flics ripoux - comme on les aime - en pleine cœur d’un Los Angeles chaud bouillant. Scénariste spécialiste du genre, David Ayer signe ici son deuxième long-métrage dans la peau d’un réalisateur qui a bien révisé ces classiques.

Forest Whitaker

Représentants de l’ordre intègres dont on salit la mémoire, flics lorgnant avec la bande jaune en quête de rédemption, ripoux crapuleux et jeunes recrues prometteuses et naïves. Tous ces "acteurs", réunis sous le même "badge", se frottent et se percutent dans ce polar soutenu jouant avec la corde raide tout en n’étant pas dénué de charme, d’un goût prononcé pour le spectacle (facile !?) et d’un certain humour plutôt bon enfant.

Chris Evans & Keanu Reeves

En tête d’un casting foisonnant de seconds rôles le plus souvent divinement antipathiques pour ne pas dire patibulaires, Keanu Reeves signe un admirable come-back en justicier de la nuit traînant derrière lui un sinistre passé… Et l’avenir ne paraît pas plus rose pour l’inspecteur Tom Ludlow enquêtant sur l’assassina de son ancien équipé.

Hugh Laurie face à Forest Whitaker

Autant "Bad Times", le premier "essai" derrière la caméra de David Ayer, était pessimiste, sinistre et soporifique dans sa psychologie, autant "Au bout de la nuit" distribue les bonnes cartes d’un spectacle réussit (quasiment) sur tous les fronts : casting riche alimenté des performances du "Fantastique" Chris Evans, de l’oscarisé Forest Whitaker, de Cedric The Entertainer, de Common, de Jay Mohr ou encore de John Corbett ; rythme soutenu, enquête truffée de quelques bons coups tordus (malheureusement parfois prévisibles) &, bien entendu, un Keanu Reeves toujours aussi charmeur et convainquant… Pas étonnant ! Après "Constantine" et la trilogie "Matrix", Reeves est plus que familiarisé avec les rôles en rupture.

Keanu Reeves & John Corbett

Sur la musique instrumentale percutante de Graeme Revell, David Ayer soigne donc le spectaculaire dans cette aventure, une nouvelle fois, très Macho Mucho où les personnages féminins - aussi importants soient-ils pour l’intrigue - passent au second plan. Les rares apparitions de Martha Higareda et, surtout, de Naomie Harris restent toutefois primordiales… Afin de cerner toute la complexité de Tom Ludlow, le personnage de Keanu Reeves.

Keanu Reeves

Rivalisant avec les films cultes de l’écurie Ayer - "Dark Blue" (2003) et "Training Day" (2001) pour ne pas les citer -, "Au bout de la nuit" se différencie toutefois de ceux-ci en donnant davantage dans le polar spectacle qui plaira autant aux néophytes qu’aux amateurs éclairés des romans de James Ellroy (également scénariste sur ce film). N’oublions pas quand même que l’on doit à ce même Ayer, les scénars des très pop-corn de "Fast and Furious" et de "S.W.A.T. Unité d’élite" ! Musclé, tenace et excitant, "Au bout de la nuit" est un divertissement à ne pas rater & crédité également de la présence de l’anglais Hugh Laurie mieux connu sous le nom du loufoque "Dr. House".

La bande-annonce…

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28/05/2008

INDIANA JONES 4, mon avis...

Indiana Jones

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Les années ont passé pour Indiana Jones (Harrison Ford). Toujours Professeur d’archéologie, notre héros s’aventure moins en terrain hostile. Toutefois, l’arrivée d’un jeune garçon (Shia LaBeouf), ami d’un collègue de Jones, Le Professeur Oxley (John Hurt), va précipiter l’archéologue dans une incroyable aventure en Amérique du Sud. Un mystérieux crâne de cristal permettrait en effet d’accéder à une cité d’or jalousement cachée. Celle-ci détiendrait notamment des pouvoirs insoupçonnés convoités par l’U.R.S.S. et la scientifique Irina Spalko (Cate Blanchett).

Avec la sortie des nouvelles aventures de Benjamin Gates, celles de Rick O’Connell ("La Momie"), sans oublier "L’Amour de l’or", l’année 2008 n’hésite pas à mettre à l’honneur les périples archéologiques très pop-corn ! Cerise sur le gâteau (et quelle cerise !), cette même année, nous avons la chance de voir le plus célèbre aventurier du grand écran sortir de sa bibliothèque pour retourner sur le terrain. Indiana Jones est de retour !

Dans l'ombre d'Indiana Jones

Presque 20 ans après le troisième opus intitulé "Indiana Jones et la Dernière Croisade", Steven Spielberg "contre-attaque" donc avec ses proches collaborateurs de longue date que sont - entre autres - George Lucas, Frank Marshall (à la production), Janusz Kaminski (à la photographie), John Williams (à la musique) et Michael Kahn (au montage). Inutile de préciser, dans ces circonstances, que cet "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" marche sans peine sur les traces de la longue et chatoyante filmographie de Spielberg.

Cate Blanchett & Harrison Ford

Avec un soin particulier apporté aux effets spéciaux (façon "vieille école") et le travail appuyé de Kaminski, "Indy IV" s’inscrit visuellement dans la ligne directe des trois premières aventures du Professeur Jones. Si côté forme, les spécialistes de la saga archéologique ne seront pas dépaysés, côté fond, le résultat est davantage à nuancer !

Ray Winstone & Harrison Ford

Inévitablement, notre Indy adoré a vieilli & ressemble, de plus en plus, à son père, joué par Sean Connery dans "La Dernière Croisade". Moins turbulent, plus pragmatique et caressant nettement moins le goût pour les liquidations (d’adversaires) loufoques, Harrison 'Indiana' Ford est toutefois encore soumis à des scènes d’action intéressantes ! Moins solitaire qu’avant, Jones part pour l’aventure accompagné de Karen Allen, alias Marion Ravenwood (la star féminine du premier opus), de John Hurt, en collègue d’Indy assez original, de Ray Winstone qui campe ici un explorateur avide, et de Shia LaBeouf, la star du moment qui monte, qui monte à Hollywood.

Harrison Ford, au centre, avec Shia LaBeouf & Karen Allen

Belle pirouette opérée par les "concepteurs" du récit et le scénariste David Koepp : la force et l’agilité qui ont quitté, sous le poids des années, Henry Jones Junior, se retrouvent exploitées par un épatant Shia LaBeouf, véritable "icône", plein de charme et de fougue, des années 60. Une prestation de la part de LaBeouf qui fait une nouvelle fois mouche ! Quel talent !

Shia LaBeouf & Harrison Ford

Mariant les scènes d’actions, aussi palpitantes qu’invraisemblables, et un humour sans doute plus marqué que par le passé, "Indiana Jones IV" n’est malheureusement pas sans reproche. Si l’Allemagne nazie n’est plus l’ennemi de la famille Jones, c’est au tour de l’U.R.S.S. d’entrer dans les hostilités. Spielberg recrée avec une certaine justesse et un œil amusé, les grandes lignes des années 50-60, époque dorée pouvant vacillée, en un éclair, vers le chaos.

Harrison Ford

Entre Guerre Froide à fleur de peau, cheveux gominés & blouson de cuire, fascination pour les O.V.N.I. et essais nucléaires, Spielberg emmène son explorateur de charme à la recherche d’une mystérieuse cité d’or d’Amérique du Sud. Cette aventure s’inspire directement des différentes légendes et canulars qui ont émaillé le monde scientifique dans les premières décennies du 20e siècle. A cette époque, certains illuminés ont associé directement le rayonnement de grandes civilisations anciennes avec l’arrivée des "petits hommes verres" sur la terre.

Harrison Ford & Cate Blanchett

C’est avec cette perspective douteuse que Steven Spielberg et sa bande composent une épopée malheureusement bancale. La rencontre entre les deux "produits" phares de la filmographie du cinéaste ("Indiana Jones" et "E.T.") est assez difficile à avaler. Maintenant, réflexion faite, il est vrai également que la vie éternelle façon Coupe du Graal ("La Dernière croisade") ou la carnage apporté par les Tables de la Loi ("Les Aventuriers de l’Arche perdue") n’étaient pas non plus tirés des vers !

Cate Blanchett

Autres petites déceptions au tableau : la supère vilaine du film, jouée par Cate Blanchett, est assez lisse alors que cet "Indy IV" se clôture, sans grande surprise, par un final plutôt convenu et alambiqué qui cadre mal avec la belle énergie déployée tout au long du film... Même s’il ne surpasse pas les précédents volets d’une saga cinématographique incontournable, "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" permet à Steven Spielberg ne remettre les pendules à l’heure.

Cate Blanchett, Steven Spielberg, Frank Marshall & Harrison Ford

Les "Benjamin Gates" et autre "Momie" qui s’étaient taillés la part du lion durant ces dernières années sont priés de revoir leur copie face à un nouveau long-métrage endiablé signé par l’un des maîtres incontestés du merveilleux et du fantastique. Après les plus sombres "La Guerre des mondes" et "Munich", Spielberg est de retour avec de la magie plein son sac, beaucoup d’humour, un bon rythme de cascades et d’effets spéciaux soignés & une furieuse envie de ressusciter (honorablement !) l’un des personnages sacro-saints du cinéma universel !

Harrison Ford

A réserver aux adeptes du célèbre archéologue qui ne quitte jamais son chapeau ni son fouet… L’archéologie, quelle aventure quand même !

La bande-annonce…

Bande annonce finale ! Indiana Jones 4 - VF - Jubii TV
Bande annonce finale ! Indiana Jones 4 - VF - Jubii TV

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |