16/06/2008

JCVD : polar choc & émotions garanties !

JCVD

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Marqué par une procédure de divorce, qui le séparera plus que vraisemblablement de sa fille, Jean-Claude Van Damme n’est plus au Top de sa gloire & est obligé de jouer dans des films médiocres… De retour en Belgique, pour se ressourcer, notre ami est mêlé à un hold-up ! La police soupçonne la "star du royaume" d’être directement impliquée dans cette sombre histoire… Mais est-ce vraiment le cas ?

Alternant, avec une maîtrise sans pareille, entre les petites confidences de JCVD, le polar noir et le bon vieux label made in Belgium, le réalisateur Mabrouk el Mechri fait des étincelles avec une histoire endiablée (également de son cru) propulsant à nouveau notre Van Damme sur le devant de la scène. Ca fait vraiment du bien de revoir notre petite "fierté" nationale (comme disent certains) retrouver le chemin des salles obscures après avoir galéré des années dans des séries "B" pour le moins douteuses.

Ce "JCVD" est, tout d’abord, pour l’acteur l’occasion d’ouvrir son cœur et d’évoquer sa vie, ses rêves et ses bourdes. Cette confession, s’intercalant merveilleusement bien dans une histoire singulière de hold-up, nous permet de rencontrer le Jean-Claude Van Damme au quotidien et d’entrevoir le Spirit et le Heart d’un acteur qui ne demandait qu’à faire exploser son talent sur grand écran & à donner du bonheur aux autres.

En ce sens, ce long-métrage concorde impeccablement bien avec les aspirations de "Mister Grand-écart" qui compose ici le rôle de sa vie. Le moins que l’on puisse espérer pour notre ami JC, c’est que ce film lui serve de tremplin pour (re)conquérir le coeur des cinéphiles. Honnête et excessivement touchante, la performance de Van Damme sert très bien le film de el Mechri qui s’articule autour d’un fait divers dramatique : une prise d’otage dans un bureau de poste.

Outre le fait de tracer le portrait d’une star de films d’action à la dérive (aussi bien sur le plan professionnel que sentimental), cette situation permet au scénariste-réalisateur, de monter en épingle un polar noir "à la belge" (aurait-on envie de dire) qui ne cache pas sa "dévotion" pour les fameuses productions américaines des années 70, le film de Sidney Lumet, "Un après-midi de chien" (1976), en tête. Jouant sur une esthétique du clair-obscur appuyée, "JCVD" n’oublie pas non plus de soigner son humour en utilisant quelques ficelles du genre "Film dans le film"…

Après quelques bonnes petites vannes à propos de John Woo et de Steven Seagel, "JCVD" s’occupe, de manière plus appuyée, du côté obscur du cinéma hollywoodien bardé de séries "B", même "Z", tout juste bonnes à prendre la poussière sur les rayonnages DVD. Entourant JCVD à l’occasion de ce film confession quasi-parfait, des acteurs des plus talentueux font également un malheur à l’écran.

François Damiens "L’Embrouille", Mourade Zeguendi ("Dikkenek""Taxi 4"), Karim Belkhadra ("La Haine", "Les Rivières Pourpres"), Zinedine Soualem ("Bienvenue chez les Ch’tis", "La Haine") servent, chacun à leur façon - soit par leur humour décalé ou, au contraire, par leur froideur et leur violence -, ce Patchwork diablement bien construit par un metteur en scène très inspiré.

"JCVD" offre à Van Damme son meilleur rôle ! C’est une certitude. Il permet également à plusieurs fans de se réconcilier avec la star belge &, également, aux autres, de découvrir un homme simple et juste qui a malheureusement été sali par la moquerie facile et la méchanceté. "JCVD" : Le Top des Tops, ce film !

La bande-annonce…

JCVD, la bande annonce - Jubii TV
JCVD, la bande annonce - Jubii TV

Un extrait…

Exclusif:
Exclusif: "Van Damme veut son pognon" extrait de JCVD - Jubii TV

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

06/06/2008

Cameron Diaz vs. Ashton Kutcher

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Alors que Joy McNally (Cameron Diaz) vient de se faire "plaquer", devant tous ses amis, par son fiancé, Jack Fuller (Ashton Kutcher) vient d’être licencié par son patron qui se trouve être également son père ! Au bord du désespoir, Joy et Jack s’envolent, chacun de leur côté, pour Las Vegas, histoire d’oublier leurs déboires… C’est là-bas qu’ils se rencontrent et qu’ils décident de passer une soirée de folie à grand renfort de cocktails et de musiques endiablées. Le lendemain matin, Joy et Jack déchantent : emportés dans la fougue de leur nuit bien arrosée, ils se sont mariés (sans se souvenir des détails de cette union). Décidant de se séparer à l’amiable, un élément inattendu va remettre en cause leur futur divorce : Jack va gagner le "Jackpot" à une machine à sous grâce à la pièce de Joy !

Cameron Diaz & Ashton Kutcher

Le "tableau" n’était pas nécessairement emballent à condition de ne pas exulter à l’idée de découvrir la énième comédie romantique de Cameron Diaz ressassant, cette fois, la déjà vieille recette du "Je t’aime… moi non plus"… Pourtant le "Jackpot" du réalisateur Tom Vaughan a de quoi surprendre et réjouir les spectateurs s’aventurant, c’est vrai, en terrain (archi)connu…

Cameron Diaz

Nettement plus "jouissif" que "La Rupture" qui donnait un peu trop dans le Bla’bla et la crise de nerf, "Jackpot" (en V.O., "What Happens in Vegas") soigne également les Happy End’s et les bons sentiments au risque de perdre pas mal d’effet de surprise. Les amateurs du genre qui auraient été déçus par la fin plutôt mal négociée de "Petites confidences (à ma Psy)" n’ont ici pas trop de souci à se faire au niveau de la finalité de cette comédie romantique.

Ashton Kutcher (à droite) et Rob Corddry

Pas trop poussif dans la "guimauve" et pas trop dévergondé, non plus, comme les films des frères Farrelly (qui s’assagissent toutefois avec le temps), "Jackpot" séduit avant tout grâce au tempérament fougueux et irrévérencieux des ses deux têtes d’affiches avec la toujours rayonnante Cameron Diaz, pour vous messieurs, et le grand beau brun Ashton Kutcher, pour vous mesdames.

Cameron Diaz (à droite) et Lake Bell

Parfois incisives et certainement pas avares en charme, nos deux stars composent l’anti-couple parfait à force de jouer selon les règles de "La Guerre des Roses" - en mode mineur toutefois -. Outre les quelques petites (gentilles) vacheries que nos deux pseudo-tourtereaux fomentent, l’aspect plus corrosif de ce film est avant tout le fruit des interprétations de Rob Corddry et Lake Bell ("Le Fantôme de mon ex-fiancée")...

Ashton Kutcher (au centre) & Rob Corddry (à gauche)

Ces deux seconds rôles remplissent à merveille leur rôle de troubles fête et de conseillers matrimoniaux "du dimanche". Vu notamment dans "Quand Chuck rencontre Larry", "Les Rois du patin" et "Les Femmes de ses rêves", Corddry n’a pas beaucoup de peine à interpréter, avec fougue, l’ami de Jack Fuller, alias Kutcher, qui est en même temps son (piètre) avocat et confident. De son côté, Lake Bell ne se débrouille pas trop mal non plus dans la peau d’une serveuse de bar, assez féministe, entretenant une réelle complicité avec Joy.

Ashton Kutcher & Cameron Diaz

Sans explorer de nouvelles facettes de la comédie romantique par excellence, "Jackpot" dispose de quelques belles cartes pour proposer un spectacle amusant, sans être trop amer ou frivole, et romanesque, sans être trop ampoulé par des tonnes de fleurs bleues. Comme disait le "King" : "Viva Las Vegas" !

La bande-annonce…

[Trailer VFR] The Jackpot - Jubii TV
[Trailer VFR] The Jackpot - Jubii TV

Le retour de Treat Williams…

Treat Williams

Père d’Ashton Kutcher dans "Jackpot", Treat Williams signe ici un sympathique come-back après s’être plutôt adonner aux séries Tv. Absent des salles obscures depuis 2005 et "Miss FBI. Divinement armée", Williams s’était notamment fait remarqué, en 1997-1998, en jouant successivement dans "Ennemis rapprochés" - réunissant Brad Pitt et Harrison Ford -, dans "Aussi profond que l’océan" ainsi que dans l’excitant et juvénile "Un Cri dans l’océan", film de monstres marins au fort accent de pop-corn mis en scène par Stephen Sommers.

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |