31/12/2008

AUSTRALIA, film de l’année ?

Australia

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Fin des années 30, Sarah Ashley (Nicole Kidman), vivant une véritable vie de château en Angleterre, décide de s’embarquer pour l’Australie là où son époux, Lord Ashley, s’est lancé, il y a quelques mois déjà, dans l’élevage de bêtes à cornes. Récupérée au port et véhiculée par l’irrévérencieux Drover (Hugh Jackman), Sarah va découvrir un pays aride qui fait peu de cadeaux aux nouveaux arrivants : mystérieusement assassiné par un sorcier aborigène, Lord Ashley lègue à une épouse désoeuvrée une vaste propriété rongée par la sécheresse de la terre. Sarah va-t-elle tout simplement vendre le bien de son défunt époux ou, au contraire, retrousser ses manches pour faire fructifier le bétail appartenant à la famille Ashley ?

Nicole Kidman

Baaaah c’est vrai qu’il est toujours délectable de terminer l’année en beauté. Ca permet notamment d’oublier les petits tracas qui sont venus entacher ces quelques 12 mois & il est clair qu’un bon moment fait ressurgir, d’une certaine façon, les belles notes qui ont ponctué 2008. La date de sortie d’"Australia" est, en ce sens, un cadeau béni des Dieux à partir du moment où l’on peut affirmer que l’œuvre épique de Baz Luhrmann clôture bien en beauté une belle année cinéma… De là à affirmer qu’"Australia" est le meilleur film de 2008, il y a un pas que je ne franchirai pas !

Hugh Jackman

"Australia", sans être péjoratif, apparaît un peu comme l’O.V.N.I. de cette fin d'année. En même temps avec un Luhrmann derrière la caméra, on pouvait s’en douter. Mais, justement, à la surprise générale, notre ami Baz est loin de dévergonder et de surenchérir son film comme il l’avait déjà fait, avec une verve inouïe, dans "Roméo + Juliette" (1997) ainsi que dans "Moulin Rouge" (2001). Nettement moins avant-gardiste (ou anachroniste, si vous préférez) et gourmant en effusion d’effets incontrôlés et éclatants, Baz Luhrmann a ici, pour "Australia", une mission tout autre...

Baz Luhrmann

C’est avant tout avec un volonté tranchante de ressusciter le Classicisme hollywoodien de l’Age d’or, que ce réalisateur nous emmène dans une épopée lyrique alternant entre humour juvénile, romance platonique, action numérisée et drame larmoyant. En passant du style très marqué d’un John Ford, par exemple, qui réalisa en 1963 "La Taverne de l’irlandais" ("Donovan’s Reel") avec John Wayne, pour ensuite s’arrimer à un Michael Bay made in "Pearl Harbor", Luhrmann offre, en même temps, une place importante et vivifiante au récit d’un jeune aborigène d’Australie, symbolisant le douloureux fait historique des "Générations volées".

Brandon Waiters

A ce niveau, le travail de notre homme n’est pas sans rappeler l’un des exercices favoris du géant Steven Spielberg : conduire son récit comme s’il était vécu à travers les yeux d’un enfant (le meilleur exemple dans la filmo’ de Spielberg est sans doute "E.T." !). Dépoussiérant, volontairement ou non, un cinéma américain que l’on pensait définitivement perdu, Baz Luhrmann s’atèle à défendre, dans son film, de grandes thématiques harmonieusement mises en image et auréolées par une palette de tons plus romantiques que ça, ça n’existe pas.

Australia

Entre couchers de soleil à fusion, corps bodybuildés, robe de cocktail moulante, honneur et fidélité forgés dans le marbre, "Australia" chante l’Amour avec un grand "A". A ce niveau, les spectateurs en mal de romance en recevront une bonne dose et pourront même en faire quelques provisions. Pour tous les autres, il reste bien entendu la radieuse Nicole Kidman, épatante comme à son habitude (C’est le fan qui parle ici !), un Hugh Jackman, très "statue antique", qui suit avec élégance l’évolution de la situation, et un David Wenham qui, avec le temps, a pris une assurance folle lui permettant de camper, dans ce film, un savoureux Bad Guy.

Nicole Kidman

Volontairement classique et manichéen, "Australia" évoque, entre les lignes, l’histoire peu reluisante de l’Australie du début du 20e siècle placée sous le joug du colonialisme. Bien entendu, les vues racistes et rageuses de l’époque entrent directement en conflit avec la prestation des personnages clés, tout sucre et tout miel, qui débordent de bons sentiments et de grandeur d’âme. C’est donc superficiellement qu’"Australia" est une véritable réussite : en compactant et redistribuant les caractéristiques maîtresses des plus grandes épopées romantiques, "Australia" en devient un véritable petit bijoux bardé de bonnes et nobles intentions.

Hugh Jackman, après la bataille

Dans le fond, les débats restent peu développés et on assiste surtout, durant 2h30, à une effusion, assez bien rythmée, de bons sentiments à gogo... Que se passe-t-il quand deux stars hollywoodiennes qu’on ne présente plus et qui sont, toutes les deux, d’origines australiennes, se rencontrent sous la houlette d’une metteur en scène natif également d’Australie ? Ca donne tout simplement "Australia" ! Une grande fresque épique, idéale pour vivre des fêtes de fin d’année flamboyantes.

Hugh Jackman et Nicole Kidman

Entre joie et peine, classicisme et gaminerie, Baz Luhrmann réalise un long-métrage pétillant et étincelant à réserver aux spectateurs qui conservent toujours jalousement, sur leur table de chevet, un récit de voyage romanesque et enivré d’amour et d’eau fraîche. Y’a vraiment, mais alors vraiment pas de honte à aimer ça… Il est quand même bien bâti ce Hugh !!!

Hugh Jackman et Nicole Kidman

La bande-annonce…

David Wenham, petit à petit…

David Wenham

Ce n’est pas la première fois que David Wenham donne la réplique à Hugh Jackson ! Ces deux acteurs formaient, en effet, en 2004 un tandem improbable à l’occasion du long-métrage fantastique "Van Helsing". Célèbre Faramir dans la trilogie du "Seigneur des anneaux", Wenham a récemment campé l’un des 300 valeureux Spartiates du péplum gonflé à bloc "300". En 2001, il tournait déjà avec Baz Luhrmann et Nicole Kidman dans "Moulin Rouge".

Tags associés : Aventure, Drame, Comédie, Nicole Kidman, Hugh Jackman, Michael Bay, Steven Spielberg, David Wenham, "300"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

29/12/2008

Mark Wahlberg est MAX PAYNE

Max Payne

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Mais qui est donc ce Max Payne ? En 2001, le développeur de jeux vidéo "Remedy Entertainment" sortait une petite bombe sur PC ; bombe qui a fait du bruit et qui s’est déclinée, par la suite, sur "X-Box" et "PS2". Le nom de ce coup d’éclat : "Max Payne". Cette identité correspond en fait - dans les jeux - à celle d’un flic des plus coriaces chérissant les méthodes expéditives. Même s’il mène une vie professionnelle bien remplie, notre ami Max souhaite, plus que tout, passer du bon temps avec son épouse et son jeune fils. Malheureusement, les deux êtres comptant le plus pour Payne vont être assassinés. Terrassé par cet évènement et conduit par une soif de vengeance inouïe, Max va tout tenter pour débusquer la racaille au cœur même des baffons de la ville. Cette vendetta à la fois aveugle et méthodique va amener notre super flic à se frotter à des truands de la pire espèce : mafia, dealers, membres d’une secte satanique,…

Mark Wahlberg dans la ligne de mire

Dans les grandes lignes, l’adaptation cinématographique de ce jeu phare obéit au même schéma narratif que le Game… du moins dans son introduction ! Reste qu’une histoire de vengeance, on en a déjà vu un beau paquet sur grand écran ! C’est justement l’une des grosses faiblesses de ce film. Malgré le travail intensif du réalisateur irlandais John Moore ("666 la malédiction", "Le Vol du Phoenix", "En territoire ennemi") pour créer notamment une ambiance bien sombre et léchée par une maîtrise visuelle évidente, "Max Payne. Le Film" enfonce, durant presque 1h40, des portes déjà grandes ouvertes !

John Moore et Mark Wahlberg

Ni les artifices visuels clair-obscur (façon "Sin City"), ni les phases de bullet time (ralentis appliqués durant l’action) qui rendent un vibrant hommage au jeu de 2001, ne parviennent finalement à nous faire décoller de notre siège. Et cette fameuse histoire de démons me direz-vous ? En voyant la bande-annonce de ce film, on pense principalement aux "Matrix" et autre "Constantine" (La Vérité est ailleurs !) ; bref, on peut se demander si le sympathique Mark Wahlberg ne souhaite pas marcher sur les traces de Keanu Reeves !?

Mark Wahlberg, Ange ou Démon ?

Le principal intérêt de ce long-métrage (sur le plan scénaristique) est justement de percer le mystère de ces inquiétantes créatures ailées… Et là, la chute fait au combien mal lorsque l’on en vient à la conclusion que ce monde parallèle a plus des allures d’hallucinations fumantes que de véritables percées diaboliques dans notre monde.

Chris O'Donnell, le Come-back !!!

Se basant sur un scénario maigrelet qui accumule les clichés et les mauvais raccords (certains personnages tombent par hasard toujours au bon moment), ce "Max Payne" ne doit son charme qu’au travail, répétons-le, d’un metteur en scène inspiré. Bien entendu, la star des films d’action Mark Wahlberg est là également pour sauver la mise. Sous son éternelle veste de cuire noire, notre ami, solide comme un Rock, n’a pas son pareil, c’est vrai, pour jouer les héros en apparence indestructibles qui souffrent en fait au plus profond de leur chair.

Mark Wahlberg

Campant une nouvelle fois un amateur de "Justice expéditive", Wahlberg n’a pas encore totalement quitté, dirait-on, son rôle de tueur d’élite pourchassé dans "Sniper" ! Même si Chris Bridges (alias "Ludacris"), vu récemment dans le joyeux "Frère Noël", n’est pas à la hauteur de son rôle de flic intègre, "Max Payne" réserve quelques bonnes surprises au niveau du casting… Deux surprises pour être plus précis.

Chris Bridges, alias Ludacris

Tout d’abord, on retrouve pour une rapide mais séduisante apparition la nouvelle James Bond Girl Olga Kurylenko, vue également dans "Hitman" (une autre adaptation de jeu vidéo). Deuxièmement, "Max Payne" coïncide avec le retour sur grand écran du sympathique Chris O’Donnell qui fut, durant un temps, l’idole des jeunes en jouant notamment dans "Beignets de tomates vertes" (1991), "Le Temps d’un week-end" (1993), "Les Trois mousquetaires" (1994) ou encore "Batman Forever" (1995).

Olga Kurylenko

Malgré des lacunes évidentes, "Max Payne" n’est pas dénué de charme. Le pire sans doute dans cette histoire c’est que ce film apparaît comme l’une des meilleures adaptations de jeux vidéo de la dernière décennies. Cela ne prouve-t-il pas justement que Games et Movies sont loin de faire toujours bon ménage !?!

La bande-annonce…

Tags associés : Action, Fantastique, Thriller, Jeux vidéo, Mark Wahlberg, Keanu Reeves, Ludacris, Olga Kurylenko, "Sin City", "Frère Noël", "Quantum of Solace", "Hitman"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |