05/01/2009

Le TRANSPORTEUR 3 rate son virage !

The Transporter 3

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Frank Martin (Jason Statham) est de retour… contre son gré, dans le périlleux circuit des Transporteurs de marchandises illégales. En affaire avec de diaboliques truands, Martin va être contraint de véhiculer, dans sa célèbre voiture, une mystérieuse jeune femme prénommée Valentina (Natalya Rudakova). Cette dernière est liée au sort d’un bateau de marchandises transportant, dans ses calles, des fûts radioactives et excessivement nocifs. Piégé au volant de sa voiture, Frank ne peut que respecter le plan s’il ne veut pas partir en fumée. Heureusement, son ami, l’inspecteur Tarconi (François Berléand), est également sur l’affaire. Dans quel engrenage Frank Martin est-il tombé ?

Jason Statham

Mine de rien, il y a des acteurs qui, avec le temps et sans crier gare, font leur nid sur grand écran. C’est le cas certainement de Jason Statham qui a décidemment pris un abonnement avec le genre Action-populaire… Un genre que le public réclame inlassablement. Retrouvant, pour la troisième fois, le costume noir cintré et la belle limousine du héros increvable et charmeur Frank Martin, Statham perpétue, sans pousser son talent, un rôle qui lui a permis de voir plus grand.

Jason Statham est The Transporter

En effet, c’est à la suite du premier "The Transporter" que notre ami a enchaîné ses plus belles prestations notamment dans "Braquage à l’italienne" (2003), "Cellular" (2004) et "Chaos" (2006). C’est donc 6 ans après la première aventure du mystérieux transporteur F. Martin - calcant son boulot si particulier sur une série de règles intangibles -, que Jason Statham nous revient. Si côté production et scénario, "Le Transporteur III" peut toujours compter sur un cachet très Luc Besson, côté mise en scène ce nouveau film d’action doit se farcir un certain Olivier Megaton...

Jason Statham et Natalya Rudakova

C’est sans doute là le principal ‘blem de ce film ! Le travail de ce metteur en scène français (remarqué notamment pour son "Sirène rouge" avec Jean-Marc Barr) prend ici rapidement l’eau et éprouve bien des difficultés à se recycler en cours de route. Axant avant tous les débats à coups de caméras tremblant frénétiquement, Megaton joue nettement trop avec des plans aussi serrés qu’un Café Ristretto. Résultats malencontreux : l’action en pâtit et le spectateur se voit séquestré dans un Road Movie assez linéaire qui manque de fraîcheur et de nouveauté.

Robert Knepper

Finalement, on peut se demander si ce "Transporteur III" était bien nécessaire !?! Il est vrai qu’il était sans doute difficile de succéder à un deuxième volet magistralement bluffant et conduit par le talentueux Louis Leterrier (également co-réalisateur sur le premier film) appelé, il y a peu, à se frotter à "L’Incroyable Hulk". Construit donc sur une mise en scène peu emballante et même parfois agaçante, "Le Transporteur III" possède heureusement quelques petites qualités. Tout d’abord, la tournure de l’intrigue, même si elle souffre, répétons-le, d’une certaine monotonie, nous invite à explorer quelques méandres encore inconnus de la personnalité de Frank Martin (On prend ce qui vient et on fait avec !).

Jason Statham

Fatalement, à l’image des deux premiers films, l’hygiène de vie et de travail de notre héros vont en prendre un coup : pour réussir sa mission, Frank sera amené à violer quelques-unes de ses sacro-saintes règles. Lorgnant davantage sur le ton du premier film - à la différence du deuxième long-métrage orienté sans le moindre complexe sur des scènes d’action aussi trépidantes qu’invraisemblables -, "Le Transporteur III" soigne davantage les bas-côtés de l’affaire en s’attardant sur la relation amoureuse qui va naître entre notre conducteur de choc et sa ravissante passagère.

Jason Statham face à Robert Knepper

Si ce troisième (et dernier ?) opus paraît nettement moins inspiré et créatif que les précédentes aventures du "Transporteur", les fans de la série pourront toutefois se mettre sous la dent quelques (trop rares) belles scènes de cascade à bords d’une Audi A8. Ceux-ci seront également réconfortés de trouver sur leur route une nouvelle crapule de service, très bien jouée par Robert Knepper.

François Berléand

Une belle bagnole, un beau méchant de service, un acteur-héros charismatique à souhait, un produit calibré pour divertir un large public recherchant avant tout du spectacle sur écran géant,… Non vraiment, la plus grosse erreur de Luc Besson sur ce film est sans doute d’avoir confié les rênes à un Olivier Megaton peu inspiré !

La bande-annonce…

Tags associés : Action, "Le Transporteur 3", "L’Incroyable Hulk", Jason Statham, François Berléand, Luc Besson, Louis Leterrier

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

03/01/2009

Kiefer SUTHERLAND face aux MIROIRS

Mirrors

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Ayant quitté la police des suites d’une bavure, Ben Carson (Kiefer Sutherland) est un homme déchiré. Carburant aux anti-dépresseurs, Ben vit chez sa sœur Angela (Amy Smart) faute d’avoir pu recoller les morceaux avec son épouse Amy (Paula Patton). Cet ancien inspecteur a peut-être trouvé un moyen de se refaire : un poste de vigile lui est en effet proposé. Vadrouillant maintenant de nuit dans une ancienne galerie commerçante livrée, il y a quelques années déjà, aux flammes, Carson va vite remarquer que les nombreux miroirs qui peuplent les lieux cachent un terrible secret. La vie de Ben, ainsi que celle de sa famille, vont basculer dans l’horreur…

Depuis qu’il enchaîne les saisons avec la série évènementiel "24 Heures Chrono", Kiefer Sutherland a atteint une popularité qu’il n’aurait sans doute jamais pu réellement décrocher par le passé. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir joué dans de belles affiches !

Kiefer Sutherland face à Kiefer Sutherland

Jouant souvent sur grand écran des personnages diaboliques ("Au-delà des lois", "Le Droit de tuer ?") ou inquiétants ("Dark City"), le fils Sutherland a aussi pu travailler sur des rôles plus gentils comme dans "L’Expérience interdite" (1991), "La Disparue" (1993) ou "Les Trois mousquetaires" (1994). Bref, Sutherland n’a jamais démérité son étiquette d’"acteur studio" à la fois trouble et incontournable.

Mirrors

Parfait partenaire/adversaire de Michael Douglas dans le récent "The Sentinel" (2006), notre homme grignote aujourd’hui la plus grosse part du lion en affrontant, à lui seul, de terrifiants esprits frappeurs dans le thriller horrifique "Mirrors". Sur papier, ce film a de quoi appâter les spectateurs recherchant les sensations fortes ! En effet, "Mirrors" est signé Alexandre Aja. Ce jeune réalisateur parisien n’a pas dû enchaîner de nombreux tournages pour taper dans l’œil des producteurs américains. Suite à son thriller à couteaux tirés "Haute tension" de 2003, Aja s’est vu ouvrir les portes dorées du royaume hollywoodien, section films d’horreur (bien évidemment)…

Paula Patton, Alexandre Aja et Kiefer Sutherland

Et ses premiers pas chez l’Oncle Sam ont été, comment dire, assez remarqués. Revisitant la célèbre saga "La Colline a des yeux" ("The Hills Have Eyes") de Wes Craven, Alexandre Aja n’y a pas été de main morte en donnant largement dans le Gore excessif et insupportable. Cette relecture virile et vive d’un classique appartenant aux belles séries Z de la fin des années ’70 permet, sans doute, aujourd’hui à notre réalisateur, originaire de l’Hexagone, de faire toujours un peu plus son nid sur le sol américain.

Paula Patton

La recette n’est pas neuve de l’autre côté de l’Atlantique ! Il est bienvenu aujourd’hui d’offrir les commandes d’un remake à de prometteurs metteurs en scène européens. Pour une question de budget, certainement ! Les réalisateurs du Cru (comprenez du Vieux Continent) ont en effet le chic pour combiner travail efficace et budget serré. Cocktail plus qu’intéressant qui se marie parfaitement à la politique ancestrale des bons petits films d’horreur visant à réaliser, au minimum, un honnête score au Box-office en prenant, en même temps, le moins de risques financiers possibles.

Kiefer Sutherland

Attendu prochainement sur le remake (encore un !) du "Piranhas" (1978) de Joe Dante, Alexandre Aja nous livre donc ici, à l’occasion de "Mirrors", son interprétation d’une histoire originale signée Kim Seong-Ho (réalisateur et scénariste sur "Into the Mirror"). Ce "Mirrors", nouvelle formule, s’appuie, tout d’abord, sur le charisme non négligeable de Kiefer Sutherland. Campant un flic blessé et torturé, ce dernier n’éprouve aucune difficulté pour passer du statut d’homme à la dérive à celui d’ancien représentant de l’ordre surpassant toute règle pour sauver des vies.

Kiefer Sutherland dans l'ombre

La mise en scène d’Aja, elle, reste teintée de quelques imperfections. Parfois trop classique et prévisible, l’orchestration de ce cinéaste peut heureusement s’appuyer sur quelques très bons passages des plus angoissants (un ravissement pour les amateurs de frisson !) et, principalement encore, sur les somptueux décors, grandioses et inquiétants, signés Joseph Nemec III. Ce dernier n’est certes pas à son premier coup d’essai. Il a ainsi déjà signé la conception de décors sur divers petits films comme "Abyss" et "Terminator 2". Excusez du peu ! Joseph Nemec et Alexandre Aja ont, pour la petite histoire, déjà travaillé de concert sur "La Colline a des yeux".

Paula Patton et Kiefer Sutherland

Si l’épouvante gorifiquement insupportable n’est ici nullement à son apogée (c’est le moins que l’on puisse dire), "Mirrors" conserve toutefois quelques petits séquences bijoux, en particulier celle de la salle de bain. Référence qui fera certainement frémir les téméraires qui ont déjà vu le film ! Basé avant tout, sans grande surprise, sur le principe des maisons hantées qui entretiennent un farouche esprit de vengeance, ce long-métrage, dans sa deuxième partie, prend un certain bol d’air en nous entraînant dans la méandre d’un véritable polar. Oui d’accord, par rapport à "Dark Water", à "The Eye" ou à la franchise "The Ring", vous me direz que la recette n’est pas neuve mais elle a le mérite, ici, de nous transporter (encore un peu) dans un bon suspense qui nous décoche un bel uppercut lors d’un final aussi pessimiste qu’intéressant.

Mirrors

On regrettera peut-être que toute la mythologie et la mystique flottant autour du miroir et des reflets ne sont que finalement effleurées. Reste un jeu assez corsé et sadique tournant autour du Mal psychanalytique qui vit à l’intérieur des miroirs & qui a la faculté de toucher n’importe qui à n’importe quel moment. Moins bluffant que la relecture de "La Colline a des yeux", "Mirrors" reste un bon film à suspense oscillant sans la moindre pudeur, par moment, dans l’horreur. Derrière "The Ring", le film d’Alexandre Aja gagne une bonne place dans le rayon des remakes de films asiatiques mis au goût du jour occidental. Vous vous êtes amusés avec "La Nuit au musée" !? Vous allez trembler avec "Miroirs" !

La bande-annonce…

Tags associés : Remake, Horreur, Thriller, Kiefer Sutherland, Amy Smart, Paula Patton, Michael Douglas, Alexandre Aja, Wes Craven, "The Sentinel", "La Colline a des yeux", "The Eye", "La Nuit au musée"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |