06/04/2009

VOLT : entre Rintintin et l’Incroyable voyage

Volt

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Séparé depuis quelques années déjà de la division Pixar, le studio animation de Walt Disney Pictures ("Bienvenue chez les Robinson") nous revient avec une nouvelle création baptisée "Volt" ("Bolt")…

Adulé par tous les enfants et les animaux de la terre, Volt est un intrépide chien qui, accompagné de sa jeune maîtresse Penny, met la pâtée aux vilains sur les écrans TV. En effet, Volt est une star de la télévision et il enfile quotidiennement les tournages. Ceci pourrait paraître anodin pour tout animal star des plateaux mais pas pour Volt. Ce dernier ignore en fait tout ce qui se trame autour de lui. Pour Volt, lorsqu’il doit sauver Penny des griffes de vilains pas beaux, ce n’est pas du cinéma mais c’est bien la réalité. Conscient de disposer de pouvoirs surnaturels, notre ami tente de protéger 24 heures sur 24 son amie mais… Le jour où il est "embarqué" par erreur à l’autre bout des Etats-Unis, notre super héros à quatre pattes prend conscience que la vraie vie, loin des studios hollywoodiens, est diablement plus compliquée. Formant un improbable trio avec un chat maigrelet et un hamster déboussolé, Volt va devoir faire preuve d’un courage inouï s’il veut retrouver Penny…

Volt

Dès les premières minutes du film, on se prend à penser que Disney est vraiment le roi quand il s’agit de nous "mettre" la larme à l’œil… Ensuite, subitement, "Volt" zappe les (trop) bons sentiments pour nous plonger au cœur d’une trépidante séquence d’action dans la plus pure tradition des spectacles pyrotechniques américains. On se dit, à ce moment-là, que l’on est devant une nouvelle pointure en terme de film d’animation exaltant… Malheureusement, progressivement, l’intensité dramatique et l’originalité de ce nouveau Soft estampillé Disney retombent de plusieurs crans.

Volt

Nous sommes alors voués à suivre les aventures d’un Rintintin junior accomplissant, avec un chat et un hamster, son "Incroyable voyage" pour retrouver sa jeune maîtresse adoooooooooooorée. Tout est (ainsi) dit ! A travers cette épreuve qui sent par moment le réchauffé et qui n’est pas étrangère à un profond sentiment de déjà-vu, Volt va découvrir la vérité sur sa "condition" : si dans les films, notre ami est un super chien indestructible et bardé d’impressionnants pouvoirs ; dans la réalité, Volt est un chien comme les autres qui va pourtant, au fil des épreuves, se découvrir un caractère et un tempérament combatif et valeureux...

Volt

Que ne ferait-on pas pour sauver les gens que l’on aime !? C’est sur cette question sacro-sainte et mignonne à souhait que les réalisateurs Chris Williams (également à l’écriture) et Byron Howard ainsi que le scénariste Dan Fogelman ("Frère Noël", "Cars") ont articulé les débats… Des débats donc qui dégénèrent rapidement dans un tiède Road Movie s’inspirant largement du film de Duwayne Dunham de 1993 : "L’Incroyable voyage"… Long-métrage dans lequel un chat et deux chiens parcouraient des centaines de kilomètres pour retrouver leurs maîtres.

Volt

Si l’attrait visuel est heureusement inaliénable et toujours aussi pétillant d’éclat, ce manque flagrant d’imagination scénaristique plombe quelque peu notre enthousiasme, surtout que la première demi-heure de "Volt" laissait présager un grand divertissement familial. La chute est d’autant plus brutale ! Un spectacle qui inévitablement fera mouche dans le cœur des enfants ayant toujours rêvé d’avoir un intrépide compagnon canin.

Volt

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Humour, Action, Aventure, "Bienvenue chez les Robinson", "Frère Noël", "Cars", Pixar, Disney

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05/04/2009

IGOR… la bonne surprise !

Igor

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Histoire de passer de bonnes vacances de Pâques au cinéma, les studios américains nous sortent leurs derniers petits bijoux en terme d’animation. Dans le match qui oppose le récent "Monstres contre Aliens" de DreamWorks au "Volt" de Disney - qui fait de la résistance en salle -, la Metro Goldwyn Mayer (MGM, pour les intimes) et sa dernière création baptisée "Igor" pourraient bien jouer les invités surprises…

Il y a déjà plusieurs années d’ici, le pays enchanteur de Malaria plongea inexplicablement dans l’obscurité tout en étant continuellement assailli par des nuages menaçants et par la foudre. Rapidement, la terre ne produisit plus aucunes cultures, les récoltes s’estompèrent et les habitants sombrèrent, petit à petit, dans la misère et la pauvreté ! Pour endiguer ce phénomène alarmant, le maire de Malaria eut l’idée d’associer sa ville à un chantage aussi mesquin qu’horrible...

Igor

Chaque année, les pires inventeurs et savants fous du pays se retrouvent dans l’arène de Malaria pour présenter leurs toutes dernières créations : des monstres aussi hideux que sanguinaires. Au terme d’un affrontement dans les règles de l’horreur, il ne peut en rester qu’un… Un seul monstre dont l’inventeur est couronné meilleur savant fou de l’année ! Fomenteur malveillant, le maire de Malaria propose ensuite à la planète deux alternatives possibles : soit Malaria lance le monstre gagnant de la Grande Foire des Sciences du Mal sur la terre dans le but de détruire celle-ci ; soit Malaria reçoit de ses voisins apeurés une coquette somme d’argents pour ne pas lâcher la créature.

Igor

C’est dans ce contexte où l’adjectif "maléfique" prend tout son sens que nous allons suivre les aventures d’Igor, l’assistant d’un savant fou, qui rêve de devenir un grand inventeur. Malheureusement pour notre ami, les "gens de son espèce" ne sont pas autorisés à créer. Ils doivent, au contraire, servir aveuglement et ne jamais faire preuve d’initiative ! Accompagné de Brain (un cerveau dans un bocal) et de Rapidos (un lapin suicidaire et immortel) - deux de ses inventions secrètes -, Igor va avoir pourtant l’opportunité de réaliser l’expérience la plus inimaginable du monde entier : créer la vie…

Igor

Soutenu par un graphisme rappelant, plus d’une fois, le monde farfelu de "L’Etrange Noël de Mr. Jack" ("Nightmare Before Christmas"), "Igor" joue incontestablement la carte du bon mot en nous servant, à vitesse régulière, de truculentes répliques qui font mouche et qui ne sont pas avares en espièglerie. Réalisateur du sous-produit Disney "Lilo & Stich 2" (sorti en 2005), Anthony Leondis entre enfin dans la cour des grands en étant aux commandes de ce film d’animation qui nous réserve quelques belles surprises. Jouant, une nouvelle fois, sur la fibre de la différence et de l’exclusion combinée à un cadre très Moyen Age fantastique, "Igor" patauge, par moment, dans le plus conventionnel et suit certainement le chemin tracé par l’inévitable "Shrek". Toutefois, l’une des prouesses de ce film est sans doute de jongler habilement avec toute une tradition horrifique et de mixer celle-ci dans un cocktail détonnant sentant bon l’humour, l’amitié et l’amour… Au-delà de la mort et de la "monstruosité".

Igor

Entre le "Metropolis" de Fritz Lang et le "Frankenstein" de James Whale, "Igor" se revendique d’un héritage certain et foisonne de gags alimentés, il est vrai, par deux personnages bourrés de succulentes contradictions… On pense ici bien entendu au pauvre lapin déprimé et suicidaire rendu immortel et au cerveau bouillonnant dans un bocal sur roulette, qui a le Q.I. d’une limace ! Certainement à contre-courant - par sa forme - des autres productions animées du moment, "Igor" séduit par son humour bon enfant et sa réelle capacité à maintenir une intrigue joviale issue d’une ambiance obscure et très halloweenienne. Pas de doute, on est bien ici dans l’univers de la créatrice Valérie Hadida.

Igor

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Humour, Fantastique, "Shrek", "Monstres contre Aliens", "Volt", DreamWorks, Disney

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |