12/06/2009

Confessions d’une accro du shopping… Un film accrocheur ?

Confessions d'une accro' du shopping

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Vivante, vivifiante, pétillante, célibataire et habitant chez une amie qui va bientôt se marier, Rebecca (Isla Fisher) caresse un doux rêve : écrire pour un prestigieux magazine de Mode. La Mode, en effet, Rebecca connaît ! Malheureusement, revers de la médaille, notre amie ne connaît pas ses limites et encore moins les limites de ses cartes bancaires. Dès qu’elle rentre dans un magasin de vêtements ou qu’elle louche sur une vitrine alléchante, Rebecca ne peut résister à la tentation et achète, à tour de bras, foulards, bottes, manteaux, robes, etc. Cette véritable accro’ du shopping va finir sur la paille surtout que sa vie professionnelle a du plomb dans l’aile ! C’est le moment rêvé pour provoquer sa chance et postuler auprès d’Alette Naylor (Kristin Scott Thomas), une redoutable femme d’affaire (et de Mode) qui fait la pluie et le beau temps dans le monde de la Haute Couture…

Isla Fisher

Plus habitué à donner dans les grosses superproductions pyrotechniques, le producteur américain Jerry Bruckheimer s’est rarement intéressé, durant sa déjà longue carrière, aux comédies et encore moins aux comédies romantiques ! De plus, hormis certainement l’excellent "Tel est pris qui croyait prendre" (1994), ce genre de productions humoristiques n’a jamais été crédité d’un excellent score. La meilleure preuve de ce manque d’intérêt (?) reste bien entendu le mièvre "Kangourou Jack" de 2003 qui aura sans doute uniquement fait sourire les plus jeunes spectateurs ! Inconscient ? Fétichiste ? Ou, au contraire, investisseur de génie surfant habillement sur les modes cinématographiques du temps ? Jerry Bruckheimer s’oriente, cette fois, vers un film très Working Girl intitulé "Confessions d’une accro du shopping"...

Isla Fisher

On retrouve, derrière la caméra, le réalisateur australien P.J. Hogan ("Muriel", "Le Mariage de mon meilleur ami") bien connu pour être un talentueux metteur en scène de films Only Woman (serait-ce ironique ?). Avec ce nouveau long-métrage, Hogan - à ne pas confondre avec le célèbre catcheur américain ! - ne démentit pas ce statut : oui, "Confessions d’une accro du shopping" est un film romantique et (heureusement) légèrement déjanté qui est porté par des femmes et destiné, prioritairement parlant, à la gente féminine. De là, Messieurs, à trouver le temps incroyablement long durant la projection… On ne peut pas le dire et cela grâce principalement à la rayonnante Isla Fisher.

Isla Fisher

Vous souvenez-vous de l’incroyable "Serial noceurs" et d’une jeune fille riche et séduisante littéralement accro’ au sexe ? Et bien, cette tendre dulcinée, c’était déjà la pétillante Isla Fisher. Parfaite beauté nunuche - pour l’occasion - souffrant d’une véritable maladie (Si ! Si !), notre Belle est, dans ce long-métrage, souvent fo’folle et parfois tendre, tout en sortant de son sac "griffé" une petite touche inattendue plus dramatique. Souvent en roue libre, crevant l’écran et véritable personnage central de cette histoire, Isla est gentiment épaulée par quelques Guets Stars comme John Goodman, Joan Cusak, John Lithgow et Kristin Scott Thomas, qui effectuent ici quelques petites apparitions intéressantes et, le plus souvent, joviale. Mine de rien, on sent que Papa Bruckheimer est dans le coin !

Isla Fisher à droite

Oui, Oui ! On peut bien dire que Jerry Bruckheimer a la capacité de flairer les bons coûts et de surfer habillement sur les modes cinématographiques du temps… Tiré du roman de l’anglaise Sophie Kinsella, "Confessions d’une accro du shopping" joue ouvertement la carte du "Et si nous goûtions au succès d’un certain Le Diable s'habille en Prada !?". En effet, parfait Working Girl, sans doute plus fi’fille et déjanté que le récent film mettant en scène une croustillante et vénéneuse Meryl Streep, le long-métrage de P.J. Hogan sent, par moment, un peu trop le déjà-vu et la copie (correcte mais…) prématurée pour que les spectatrices puissent profiter pleinement de cette petite romance boulot-dodo-shopping qui, par moment, ne manque certainement pas d’imagination.

Isla Fisher

Après le mouvement Girl Power, il faudra sans doute parler maintenant du Shopping Power !? En résumé : voici un film réservé aux accros des comédies romantiques ‘ricaines saupoudrées de beaucoup de magie (dans la fibre Disney) et d’une crédulité à toute épreuve.

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Kristin Scott Thomas, John Goodman, Meryl Streep, Jerry Bruckheimer, "Le Diable s'habille en Prada", "Serial Noceurs"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

25/05/2009

Tommy Lee Jones dans la brume électrique

In the Electric Mist / Dans la brume électrique

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En plein cœur des marais de la Louisiane, le détective Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones) découvre le corps sauvagement mutilé d’une jeune femme. Rapidement, notre enquêteur en vient à soupçonner "Baby Feet" Balboni (John Goodman), le caïd du coin qui chapeaute notamment un vaste réseau de prostitution. Dave Robicheaux va aller de surprise en surprise lorsqu’il rencontre, à l’occasion d’un banal contrôle routier, les stars hollywoodiennes Elrod Sykes (Peter Sarsgaard) et Kelly Drummond (Kelly MacDonald) tournant dans une superproduction financée justement en grande partie par "Baby Feet". Elrod Sykes va mener Robicheaux à une nouvelle découverte macabre : le corps livide et enchaîné d’un homme conservé depuis des dizaines d’années dans les eaux poisseuses de la Louisiane… Travaillant sur une double enquête, Robicheaux devra ruser s’il veut délier les langues les plus récalcitrantes et découvrir la vérité sur deux meurtres crapuleux.

Tommy Lee Jones

Si vous étiez plutôt sceptique sur la question, des films comme "Trois enterrements" (2005), "Dans la vallée d’Elah" (2007) et "No Country for Old Men" (2008) nous ont bien démontré que Tommy Lee Jones joue impeccablement bien les justiciers solitaires accompagnés, pour seul arme, de leur longue expérience et de leur instinct légendaire. Avec son nouveau film intitulé "Dans la brume électrique" ("In the Electric Mist"), Jones ne renouvelle pas foncièrement son jeu d’acteur mais exploite une nouvelle fois des traits de personnalité (la ténacité, l’intellect, la rage,…) qu’il manie aussi bien qu’un magicien roublard sortant, lors de chaque tour, un lapin de son chapeau.

Tommy Lee Jones et Peter Sarsgaard

Ceci étant, "Dans la brume électrique" n’est pas nécessairement très original. Ce thriller majoritairement aseptisé de toutes images sanglantes et érotiques - que l’on rencontre généralement dans ce genre d’intrigue -, nous offre donc, premièrement, un Tommy Lee flic/justicier comme on l’a souvent vu auparavant. Ayant un impact judicieusement pesant et mystique sur la narration du film, le décor urbain (La Louisiane) reste pourtant assez convenu : des marais inquiétants et sanguinolents, de mystérieuses brumes dissimulant crimes et assassins, des petites localités du sud des Etats-Unis ressassant un racisme historico-guerrier,… ça fonctionne toujours bien à l’écran (surtout dans un polar ou un thriller) mais ce patchwork-là n’est pour ainsi dire pas révolutionnaire !

John Goodman et Kelly MacDonald

C’est sans doute le principal grief que l’on peut mentionner à l’encontre de ce film qui n’en demeure pas moins plaisant. Baigné par les récents évènements tragiques de l’ouragan Katrina - un peu à la manière d’un "Déjà-Vu" notamment -, le réalisateur frenchy Bertrand Tavernier gère assez bien l’inévitable pression qui devait planer sous ses épaules et nous propose une mise en scène soignée tout en dirigeant des acteurs qui ont déjà fait leur preuve par le passé.

Peter Sarsgaard

Si le personnage du Big Boss du porno et de la pègre - qui tente en apparence de se racheter une conduite - va comme un gant au revenant John Goodman, Peter Sarsgaard reçoit le rôle de l’acteur alcoolo et insouciant accompagné, pour l’occasion, de la charmante Kelly MacDonald vue notamment dans "Neverland", "Nanny McPhee" et "No Country for Old Men". Bon petit polar refusant de sombrer dans la surenchère d’artifices gores ou érotiques, "Dans la brume électrique" nous offre, au final, une nébuleuse enquête ponctuée ou entachée (c’est selon) de zones d’ombre indécrottables...

Tommy Lee Jones

Par exemple, on ignore le sort réservé finalement à certains protagonistes !? Il est vrai que le gros du spectacle tourne majoritairement autour de la mine patibulaire et volontaire de Tommy Lee Jones ! Certaines parts du mystère demeurent donc décidemment bien cachées dans la brume & l’on en ressort, c’est vrai, avec un petit arrière-goût de trop peu. Dommage pour un film si prometteur !

Tommy Lee Jones (à droite)

Finalement, l’enquête de l’inspecteur Robicheaux aurait pu être vite bouclée si les langues s’étaient déliées plus rapidement. Il est assez frustrant de constater que les surprises et coups de théâtre manquent dès lors où notre "super-enquêteur" arrive, dès les premières minutes du film, à percer un sac de nœuds bien maigrelet !

Tommy Lee Jones

La bande-annonce…

Tags associés : Thriller, Polar, Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Kelly MacDonald, "Trois enterrements", "Dans la vallée d’Elah", "No Country for Old Men", "Déjà Vu"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |