08/07/2009

TRANSFORMERS 2 : La revanche

Transformers 2

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Deux ans après les évènements tragiques qui ont opposé, sur notre planète, les Autobots aux Décepticons, les robots-aliens, sous la houlette du vénérable Optimus Prime, continuent à pourchasser sur la terre les dernières poches de résistance ennemie. Cette mission, les Autobots la remplissent en faisant équipe avec une force d’intervention spéciale commandée par les Sergents Lennox (Josh Duhamel) et Epps (Tyrese Gibson). Pendant ce temps, notre ami Sam Witwicky (Shia LaBeouf) tente de retrouver une vie normale. Sur le point de quitter temporairement l’amour de sa vie, Mikaela (Megan Fox), Sam s’embarque pour l’Université… Malheureusement pour notre sympathique ami son passé va rapidement le rattraper. Découvrant par hasard un fragment du AllSpark, Sam va être la cible de nouveaux Décepticons bien décidés à réveiller Megatron et à accomplir une mystérieuse prophétie visant à ramener sur terre le cruel The Fallen…

Transformers 2

Bienvenue à la fête foraine ! Depuis qu’il a réalisé le deuxième opus de "Bad Boys" - le premier grand film d’action qui l’a fait connaître -, on sait très bien que le cinéaste Michael Bay ne craint pas de pratiquer l’excès et la surenchère d’explosions ainsi que le bourrage de crâne pour nous offrir un Sequel surpassant largement le film initial avec un côté speedé nettement plus aguichant ! "Transformers 2" (en V.O. "Transformers. Revenge of the Fallen") n’échappe pas à la règle…

Shia LaBeouf

Ce n’est que la deuxième fois, jusqu’à présent, que Bay prend en charge la mise en scène d’un deuxième épisode (il y a eu "Bad Boys 2", il y a maintenant la suite du "Transformers" de 2007) pourtant on connaît déjà bien l’enfant terrible du cinéma défouloir d’Hollywood. Toujours plus fort, toujours plus loin semble être la ligne conductrice du cahier des charges de ce "Transformers 2" : plus de jolies filles (la Pin-up hollywoodienne Megan Fox va devoir affronter une nouvelle Bimbo croqueuse d’hommes interprétée par Isabel Lucas), plus de robots-aliens (Autobots et Décepticons ont revu leur rang à la hausse), plus d’explosions (un leitmotiv dans le cinéma de Michael Bay), plus de scènes désopilantes avec les parents has-been de notre pauvre Sam (Shia LaBeouf), plus de chiens (Mojo n’est plus le seul compagnon canin de la famille Witwicky), sans oublier, plus d’humour - orientant davantage encore ce deuxième long-métrage sur la voie de la détente et de la roublardise -… Chose qui ne devrait sans doute pas déplaire à un public jeune ou juvénile.

Transformers 2

Isabel Lucas

Sous cette avalanche de j’en remet une couche plutôt deux fois qu’une, le spectateur est enrôlé, bon gré mal gré, dans une fresque épique assez épuisante de 2h30 dans laquelle Michael Bay, toujours à la recherche du sensationnel et du divertissement ultime, jongle comme un beau diable avec humour, plans sexy et accrocheurs &, bien entendu, des scènes de bravoure cartésiennes bien calibrées. On notera également l’existence, dans ce film, de quelques petites allusions à certains grands classiques du cinéma fantastique comme "Gremlins" (pour les petits robots hargneux de la cuisine) et "Terminator" (voila que maintenant certains Transformers se muent en humain !).

Transformers 2

Transformers 2

Rehaussant toujours un peu plus le niveau en matière d’effets spéciaux, le père spirituel des "Armageddon", "The Rock" et autre "Pearl Harbor", oublie peut-être en chemin la candeur et l’humanité qui caractérisaient assez bien le premier film. En ce sens, "Transformers 2", soignant avec virevolte le spectacle, aligne, la plupart du temps, confrontations directes entre Autobots, Décepticons, adolescents - surpassant leur idéal de bravoure - et soldats américains champions du sacrifice et du don de soi...

Tyrese Gibson et Josh Duhamel

A ce niveau, Michael Bay persiste et signe en glorifiant, comme à son habitude, l’engagement de ces jeunes militaires américains dans toutes les guerres (même celles perdues d’avance !) qui doivent, de plus, combattre une bureaucratie gouvernementale empotée et continuellement à côté de la plaque. La messe est ainsi (re)dite !

Megan Fox

Reste un casting "humanoïde" survolté dans lequel nous retrouvons les grandes figures du premier opus : Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro (toujours aussi déjanté et désopilant), Kevin Dunn et Julie White. Ceux-ci étant rejoints - notamment - par Ramon Rodriguez, Rainn Wilson et Matthew Marsden.

John Turturro et Shia LaBeouf

Ramon Rodriguez

Même si l’effet de surprise et l’émerveillement se sont légèrement estompés, ce "Transformers 2" n’en demeure pas moins un film défouloir à grand spectacle qui sent admirablement bon l’été ! Qu’on se le dise !

La bande-annonce…

Tags associés : Action, Aventure, Fantastique, "Transformers", "Transformers 2", "Terminator", "Bad Boys", Shia LaBeouf, Megan Fox, Michael Bay, John Turturro, Kevin Dunn, Julie White, Rainn Wilson, Matthew Marsden, Josh Duhamel, Tyrese Gibson

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07/07/2009

SAM RAIMI : retour en ENFER

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On aurait presque pu l’oublier avec le travail impressionnant et de longue haleine qu’il a mené, ces dernières années, sur la trilogie "Spider-Man", mais le cinéaste Sam Raimi demeure bien l’un des plus grands réalisateurs de films d’horreur encore en activité ! Ce titre largement mérité, il le doit tout particulièrement à la saga "Evil Dead", menée entre 1983 et 1994 et s’étalant sur trois opus (un quatrième serait en préparation… ?). Dans la foulée, Raimi, producteur attitré de la Maison Ghost House Pictures, est également à l’origine du long-métrage "Darkman" (1990) présentant un super-héros vengeur aux méthodes des plus expéditives et sanglantes. Avec les années, notre ami avait apparemment tenté de se recycler dans divers genres. Ces reconversions, plus ou moins réussies, ont ainsi amené des films comme "Mort ou vif", "Un Plan simple" et "Pour l’amour du jeu"… Trois longs-métrages à placer, respectivement, dans la catégorie des westerns d’un autre âge, des thrillers dramatiques savamment orchestrés et des comédies romanesques sur fond de résurrection sportive. Mais comme vous le savez : chassez le naturel et il revient au galop...

Lorna Raver

Raimi a ainsi, avant de se plonger dans la grande aventure "Spider-Man", tenté de revenir à ses premiers amours avec le film "Intuitions" (2001). Bien que brassant des thématiques chères à Raimi comme la sorcellerie et les spectres, ce long-métrage trouva rapidement ses limites en se présentant davantage comme un thriller dramatique déguisé en un improbable film d’horreur surnaturel. Il a donc fallu attendre aujourd’hui, soit plus de 25 ans après le premier "Evil Dead", pour retrouver le Sam Raimi des premières heures. Un Sam Raimi qui a, de toute évidence, envie d’horrifier (dans le meilleur sens du terme) le spectateur et, par conséquent, de secouer le cocotier des dernières productions horrifiques U.S. qui, reconnaissons-le, n’ont pas toujours rempli, avec les honneurs, leur cahier des charges !

Alison Lohman

Vu le contexte donc, la dernière réalisation en date de Raimi, intitulée "Jusqu’en enfer" (en V.O. "Drag me to Hell"), paraît sortir à point nommé… Fraîche et candide, Christine (Alison Lohman) aspire à grimper les échelons du succès et à ravir la place de Manager qu’un autre jeune employé aux dents longues, Stu Rubin (Reggie Lee), convoite également. Originaire de la campagne, Christine est apparemment prête à tout pour gagner cette place même si elle doit, pour cela, ranger au placard sa gentillesse légendaire et refuser d’octroyer un crédit immobilier à une vieille dame apparemment bien male en point et endettée au possible...

Alison Lohman et Lorna Raver

Mais ce que notre jeune amie ignore, c’est que Madame Ganush (Lorna Raver) ne va nullement apprécier ce refus de crédit… A un point tel qu’elle va jeter une malédiction sur Christine. Hantée par le spectre de Ganush et les apparitions violentes d’un démon frappeur, la jeune femme va plonger, petit à petit, dans la démence et l’effroi avant, peut-être, d’être précipitée dans les flammes de l’enfer !

Alison Lohman et Dileep Rao

Plus qu’un petit film d’horreur distillant dégoût et sueurs froides avec une belle intensité, "Jusqu’en enfer" apparaît, dès les premières minutes, comme Ze film hommage aux immortelles réalisations horrifiques qui ont bercé la jeunesse d’un réalisateur d’exception. Jouant, à la fois, sur l’hémoglobine, la bave poisseuse et moribonde & les grimages hideux et ridés, Sam Raimi prend un malin plaisir à nous faire sursauter et à nous filer la pétoche… Bien entendu, la sauce ne prend que si l’on est capable d’encaisser cette avalanche, bien réglée, de scènes d’horreur mêlant angoisse juvénile et humour noir.

Alison Lohman et Lorna Raver

L’un des tours de force de Raimi est ici de placer une bonne part du suspense autour de la figure de l’actrice Alison Lohman. Pour la petite histoire, cette dernière a, en fait, remplacé en dernière minute l’héroïne de "Juno", Ellen Page, qui devait initialement tenir le rôle de Christine. Sam Raimi, épaulé à l’écriture par son frère Yvan, joue de manière intéressante avec la personnalité de son héroïne. Tout sucre, tout miel, Christine va progressivement montrer un visage plus hargneux. Cette métamorphose est négociée avec élégance et intelligence. Le visage d’ange vénitien d’Alison Lohman sert, de plus, très bien les plans de Raimi.

Alison Lohman

Reste à savoir si la pureté même, éclaboussée par un vilain petit mensonge issu d’une action purement égoïste, vacillera-t-elle définitivement dans les entrailles du monde souterrain !?… Assurément le film d’horreur de l’été !

La bande-annonce…

A la découverte des stars de demain (?)...

Alison Lohman et Lorna Raver

Née en 1979 et originaire de Californie, Alison Lohman a déjà tourné dans plus d’une quinzaine de longs-métrages. Parmi ceux-ci, on retiendra notamment qu’Alison a campé, d’une main de maître, la fille de Nicolas Cage dans la comédie caustique de Ridley Scott : "Les Associés" (2003). Deux ans après cette production, Alison était de retour pour, à nouveau, crever l’écran de son visage d’ange dans le "Big Fish" de Tim Burton. Aujourd’hui, avec "Jusqu’en enfer", notre héroïne donne notamment la réplique à l’acteur Justin Long récemment vu dans l’explosif "Die Hard 4", aux côtés de Bruce Willis. Ce n’est pas la première fois que Justin participe à un film horrifique. Il a ainsi figuré dans les deux premiers opus de "Jeepers Creepers".

Justin Long

Tags associés : Horreur, "Spider-Man", "Evil Dead", "Juno", "Die Hard 4", "Jeepers Creepers", Sam Raimi, Justin Long, Ellen Page, Nicolas Cage, Ridley Scott, Tim Burton, Bruce Willis

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