16/07/2009

SANDRA BULLOCK : grand retour à la Comédie

The Proposal

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Et si votre contrat de travail se transformait en contrat de mariage ? C’est la mésaventure que va connaître Andrew Paxton (Ryan Reynolds)… Assistant de la tyrannique Margaret Tate (Sandra Bullock) dans une maison d’édition réputée, Andrew est continuellement mis sous-pression par sa Boss qui le traite comme un véritable serviteur tout juste bon à porter le café et à se débarrasser des éléments nuisibles de la boîte. Toutefois, un jour, le despotisme de Margaret va être franchement ébranlé. Originaire du Canada, cette dernière est menacée d’être boutée hors du territoire américain et, par conséquent, de quitter son poste des plus enviables. Recevant cette nouvelle de la part de ses dirigeants comme une douche froide, Margaret fomente en un clin d’œil un mensonge diabolique. Incluant dans celui-ci le pauvre Andrew, Maragaret Tate annonce qu’elle va prochainement se marier avec ce dernier, bon et loyal citoyen américain. De crainte de recevoir son C4, Andrew ne peut qu’accepter les conditions de sa patronne. Cependant, les épreuves sont loin d’être terminées pour notre jeune couple des plus improbables !

Ryan Reynolds et Sandra Bullock

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas vu la belle petite frimousse de Sandra Bullock sur grand écran… Ah bon ? Cette actrice qui a, par ailleurs, déjà touché à la réalisation, l’écriture et la production, était pourtant à l’affiche du récent "Prémonitions" de 2007. Oui, d’accord, mais on ne la changera pas : Sandra Bullock, c’est dans les belles comédies romantiques qu’elle rayonne ! Et ça se confirme ici… Après "L’Amour sans préavis" de 2003 (déjà !) et son tandem accrocheur et dynamique avec Hugh Grant, Sandra n’a, pour ainsi dire, pas collectionné les grandes réussites.

Sandra Bullock

Voulant sincèrement rompre avec son côté actrice "tout juste bonne" (?) pour l’humour romanesque, l’intrépide partenaire de Keanu Reeves dans "Speed" a tenté de percer dans d’autres genres en apparaissant, coup sur coup, dans des drames fleur bleue ou sociaux. Après une petite traversée du désert - durant laquelle notre jolie amie, d’un peu plus de 40 ans, s’est quand même affichée dans "Collision", "Entre deux rives", "Scandaleusement célèbre" et "Prémonitions" (oublions "Miss FBI 2" si vous le voulez bien !) -, Sandra est donc de retour dans une vraie et (très) bonne comédie romantique nouvelle formule.

Betty White et Mary Steenburgen

"Nouvelle formule" pourquoi ? Car "La Proposition", tout en exploitant les grands standards de la catégorie (amour impossible, Happy End précédé d’une petite période de doute plus morose, etc.), est agréablement épicé de quelques situations et réflexions aussi folles que corrosives. Cette réussite à l’écran, on la doit justement en (très) grande partie à Sandra Bullock qui va réellement au charbon. Toujours charmante à regarder à l’écran, notre héroïne n’a nullement peur de jouer avec son image : elle assume son âge, n’hésite pas à tourner dans le plus simple appareil &, fin du fin, alterne le rôle de la garce pincée et frigide avec celui de la bougresse décoincée se livrant corps et âme.

Sandra Bullock

Soyons clair : dans la première partie de "La Proposition" - mis en scène par Anne Fletcher -, Sandra joue littéralement les Miranda Priestly et surpasse même, par moment, en ignominie l’actrice Meryl Streep qui nous avait, en 2006, concocté un personnage succulemment antipathique pour "Le Diable s’habille en Prada". Vient ensuite pour le personnage de Margaret Tate, le temps des confidences & le moment d’ouvrir son cœur à l’homme embarqué, avec elle, dans la même galère… C’est ainsi que "La Proposition", dans un second temps, en vient à retomber - un peu mollement - dans le sillage de centaines d’autres comédies romantiques à l’Américaine basées, depuis des années, sur le même schéma : "ils" se détestent, "ils" s’aiment, pensent que leur amour est impossible, puis, finalement, "ils" se marient !

Ryan Reynolds et Sandra Bullock

Bien qu’influencés par cette ligne de conduite, on sent que la réalisatrice Anne Fletcher et le scénariste Peter Chiarelli n’ont pas nécessairement voulu succomber totalement à celle-ci. C’est pourquoi, sans doute, "La Proposition" se clôture de manière un peu plus original en (ré)exploitant un autre thème primordial dans ce film : l’immigration et la diabolisation de la bureaucratie U.S.

Sandra Bullock et Ryan Reynolds

Dans le sillage malveillant de Margaret Tate, campée par Sandra Bullock, qui terrorise l’ensemble de ses employés, émerge l’assistant et secrétaire personnel de la "Bête" : Andrew Paxton. Ce n’est autre que Ryan Reynolds - un acteur qui monte, qui monte à Hollywood - qui tient ce rôle. Dans sa déjà très belle filmographie, cet acteur canadien a tendance à exploiter deux types de jeux : soit celui du super héros musclé qui a la langue bien pendue (c’est le cas tout particulièrement dans les films d’action "Wolverine" et "Blade Trinity"), soit le gentil garçon, beau parti, qui s’écrase et subit l’action… On a pu le voir notamment tenir ce type de rôle dans "Espion mais pas trop !", "Un jour, peut être" et… dans "La Proposition".

Malin Akerman et Ryan Reynolds

En effet, c’est avec beaucoup de nuance et de légèreté que Reynolds joue les pauvres serviteurs de la tyrannique Margaret (N’y a-t-il pas là un peu de masochisme ?). Toutefois, au fil de l’intrigue, notre malheureux "Don Juan" va prendre de l’assurance et faire pencher la balance de son côté… Que vous soyez très fleur bleue ou, au contraire, amateur de gags et répliques plutôt salaces, "La Proposition" est une comédie sur-mesure pour mettre (quasi) tout le monde d’accord. Evidemment, les fans de Sandra Bullock seront tout simplement transportés de bonheur à l’idée de retrouver leur chouchoute aux commandes de ce très (très) bon divertissement qui s’inscrit, sans grande difficulté, dans le sillage de "L’Amour à tout prix" et autre "Amour sans préavis"…

Sandra Bullock et Betty White

Finalement, on est en droit de penser que la rencontre entre l’actrice et la réalisatrice Anne Fletcher ne pouvait accoucher que d’un spectacle de ce calibre : doux, tout en étant gentiment acerbe. N’oublions pas quand même que Fletcher, à l’occasion de son précédent film ("27 Robes"), avait réussi à placer la réplique "J’adore les queues" dans la bouche (Pardonnez-moi pour cette association douteuse !) de son actrice principale Katherine Heigl ! Alors, Anne Fletcher : nouvelle "reine-réalisatrice" des comédies romantiques espiègles ?

Sandra Bullock

La bande-annonce (en version originale)…

Tags associés : Comédie, Ryan Reynolds, Sandra Bullock, Anne Fletcher, Meryl Streep, Katherine Heigl, Hugh Grant, Keanu Reeves, "Prémonitions", "Entre deux rives", "Le Diable s’habille en Prada", "Wolverine", "27 Robes"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12/07/2009

TERMINATOR : la grande Renaissance

Terminator Salvation

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Les mauvaises langues auront vite fait de cataloguer ce "Terminator IV" (en V.F. "Terminator Renaissance" et en V.O. "Terminator Salvation") comme un mixte, peu inspiré, vacillant entre "Matrix" et "Mad Max" ! Certes, s’il existe bien quelques similitudes entre ces deux sagas et la franchise "Terminator", la question est de savoir finalement qui a influencé l’autre !? C’est vrai, la liste des films U.S. d’anticipations cajolant le doux cauchemar d’un futur apocalyptique est longue mais il faut bien reconnaître que le cinéaste James Cameron et son "Terminator" de 1985 ont véritablement marqué le coup ! Que dire alors de "T2 : Le Jugement dernier", sorti sur nos écrans en 1991, qui, à l’époque, marqua d’une pierre blanche la décennie en s’inscrivant, d’une part, comme le film le plus cher du cinéma américain mais, aussi, comme l’un des longs-métrages d’anticipation le plus efficace de l’histoire hollywoodienne !

Christian Bale

De manière plus incertaine, le réalisateur Jonathan Mostow a tenté de reprendre le flambeau, abandonné par Cameron, mais avec nettement moins d’aplomb… Au final, "T3 : Le Soulèvement des machines" apparaît comme un honnête Blockbuster qui ne put malheureusement pas rivaliser avec ses ascendants. Aujourd’hui, après un fameux parcours du combattant pour relancer la machine, l’Industrie du rêve nous offre enfin un quatrième "Terminator" appelé (c’est quasiment sûr !) à lancer une seconde trilogie.

L'un des T-600

Après des années passées à recevoir les méchants cyborgs, vomis par un futur inhospitalier pour la race humaine et dirigé par les machines, nous passons bien au stade supérieur en étant directement plongé dans l’avenir au début même du conflit opposant directement les tous premiers Terminators, les T-600, et la rébellion humaine. Bien qu’à la tête d’une escouade de soldats, John Connor - campé cette fois par Christian Bale - n’est pas encore le commandant en chef proclamé de la résistance...

Common

Toujours placé sous les ordres du Général Ashdown (Michael Ironside) qui opère en secret depuis un sous-marin nucléaire, Connor ne cesse de traquer, avec ses hommes - composés notamment de Barnes (Common) et de Blair Williams (Moon Bloodgood) -, les machines. Sa mission première : détruire, un à un, les laboratoires et bases retranchées placés sous l’autorité de Skynet - la matière grise ennemie -...

Sam Worthington & Moon Bloodgood

Lors d’une mission des plus périlleuses dans un de ces "nids de guêpes", Connor pirate la base de données et devine les plans d’un tout nouveau Terminator : apparemment, Skynet est sur le point d’aboutir au remplacement des T-600 par les redoutables et mortels T-800. Dans le même temps, un étranger, dénommé Marcus Wright (Sam Worthington), fait son apparition. Ce dernier va entrer en contact, par hasard, avec le jeune Kyle Reese (Anton Yelchin) qui n’est autre que le propre père de John Connor ! Pour ce dernier, la priorité principale est de retrouver Reese… Mais les sbires de Skynet sont aussi sur le coup…

Anton Yelchin

Hormis quelques infimes ratés au niveau du montage, on ne peut que féliciter le travail de l’équipe du film emmené par le réalisateur McG. Le pari était pourtant osé quand on regarde la carte de visite de ce metteur en scène principalement remarqué pour avoir orchestré, par deux fois, l’adaptation très Flashdance pop-corn des "Charlie’s Angels" mieux connues, chez nous, en temps que "Drôles de Dames". Opérant de très bons choix artistiques, McG (ou si vous préférez Joseph McGinty Nichol) soigne le réalisme et nous plonge, ainsi, au cœur d’un conflit armé des plus efficaces dans lequel hommes et robots se pulvérisent sans état d’âme. Ca remue bien ! C’est le moins que l’on puisse dire…

Terminator Salvation

On s’oriente ainsi, avec plaisir, vers une certaine "anthologie" compactée de grands films de guerre appuyée, bien entendu, par des effets spéciaux bluffant. Il y a évidemment derrière le travail toujours impeccable du regretté Stan Winston. Ce dernier étant décédé lors du tournage de ce film, l’équipe "ILM" (pour "Industrial Light & Magic") et Mike Meinardus, superviseur des effets spéciaux, ont bien pris la relève & le résultat est plus que satisfaisant.

Terminator Salvation

Des "motos-terminator", des cyborgs gigantesques, des destroyers volants, des tentacules robotisées et, pour finir, des humains charcutés par les machines… Les scénaristes John Brancato et Michael Ferris (épaulés tout un temps par le fameux Jonathan Nolan, non crédité au générique) n’ont pas manqué de suite dans les idées pour permettre à ce "Terminator IV" de succéder dignement aux deux premiers opus légués par le "Maître" James Cameron.

Christian Bale

Du côté du casting, c’est du tout aussi lourd. Après avoir pris les traits de Batman, Christian Bale s’offre le rôle de John Connor, un autre personnage mythique du cinéma américain. Toujours impeccable, Bale côtoie, pour l’occasion, l’acteur australien Sam Worthington qui demeure bien - aux côtés de Moon Bloodgood - la grande révélation de ce film. Ces derniers sont également épaulés par l’éternel Michael Ironside, Common (un autre acteur-rappeur américain qui sait, lui aussi, se glisser facilement dans les castings de superproductions), Bryce Dallas-Howard et par le jeune Anton Yelchin vu, récemment, dans le nouveau "Star Trek".

Bryce Dallas Howard

N’oublions pas, pour terminer, l’apparition succincte mais remarquée d’Helena Bonham Carter. Si le nombre de ses répliques à l’écran est compté, "Madame Burton" a une capacité indéfinissable pour donner un relief dense, mystérieux et tragique à son personnage. Du grand art ! Présenté comme un film de transition (par son intrigue ainsi que par l’introduction de nouveaux personnages et d’un nouveau contexte temporel), ce "Terminator Renaissance" peut se targuer d’être plus qu’un long-métrage introductif.

Terminator Salvation

Ce film avait la lourde tâche, peut-être, de nous faire oublier le moyen "T3", mais certainement de relancer l’engouement autour d’une franchise mythique. C’est, en tous les cas pour moi, mission accomplie ! Ne perdez surtout pas une miette de ce Blockbuster d’anticipation… Un film intense et divertissant qui nous offre, de surcroît, une surprise de taille en guise d’affrontement final… Mais Chuuuuuuuut ! La suite sur grand écran.

Terminator Salvation

Les bandes-annonces…


Tags associés : Action, Fantastique, "Terminator 4", Christian Bale, Common, Moon Bloodgood, Sam Worthington, Anton Yelchin, McG, Stan Winston, Jonathan Nolan, Bryce Dallas-Howard, Helena Bonham Carter, James Cameron, Jonathan Mostow, "Mad Max", "Batman"

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