03/08/2009

Anne HATHAWAY embarque pour Les Passagers

Les Passagers

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En pleine nuit, Claire Summers (Anne Hathaway) est appelée par son boss, Perry (Andre Braugher), pour interroger et évaluer l’état mental d’une poignée d’hommes et de femmes qui ont miraculeusement survécu à un accident d’avion… Peu expérimentée pour ce genre de boulot, Claire trouve progressivement ses marques et se pose, de plus en plus, de questions concernant les causes exactes du crash. Selon la compagnie aérienne et son représentant, dénommé Arkin (David Morse), l’avion s’est écrasé à cause d’une erreur de pilotage mais… Progressivement, les survivants de cette catastrophe retrouvent leurs souvenirs et affirment que l’appareil a bien été victime d’une explosion en plein ciel ! La compagnie tenterait-elle de cacher quelques choses sur les causes de l’accident ? Alors qu’elle s’oriente, de plus en plus, vers une relation amoureuse avec l’un de ses patients, prénommé Eric (Patrick Wilson), Claire est persuadée qu’Arkin lui cache la vérité & intimide, de plus, les rescapés pour que les causes réels de l’accident ne soient jamais dévoilées…

Patrick Wilson & Anne Hathaway

"A l’apéritif", on en aurait presque eu l’eau à la bouche ; "au désert", finalement, on conserve un goût de trop peu ! Présenté comme un thriller surnaturel sur fond de crash aérien, "Les Passagers" ("Passengers") - sorti le 11 Mars en France et ce mercredi 29 juillet en Belgique -, se révèle bien vite être un film pompeusement intimiste… En mêlant passion, trop platonique pour "chauffer" la salle, et enquête psycho-frigide, fluette au possible, ce long-métrage ne gagne pas vraiment à être connu & devrait, en fait, rester dans les limbes des petites productions américaines gâchées car voulant s’éparpiller et surfer entre des genres nettement trop bigarrés : la romance, le polar, le drame psychologique, le thriller et le fantastique !

Patrick Wilson

Le seul intérêt de ce "Passengers" demeure le tandem (boiteux !) formé par les pourtant talentueux Anne Hathaway et Patrick Wilson, les révélations respectives du "Diable s’habille en Prada" et de "Watchmen". Metteur en scène foncièrement orienté vers la série ("Les Soprano", "Six pieds sous terre", "La Caravane de l’étrange",…), le réalisateur Rodrigo Garcia remplit honnêtement son contrat en jonglant entre quelques plans aguicheurs et une lecture nettement plus classique et majoritaire dans un film qui s’inspire en fait allégrement de deux longs-métrages : "Etat second" ("Fearless") et "Stay", principalement pour son coup de théâtre final malheureusement prévisible !

David Morse

Dans le "Fearless" de 1993, Jeff Bridges incarnait un homme ordinaire, sorti miraculeusement d’un crash aérien ; malheureusement pour lui, des troubles du comportement assez virulents avaient émergé des suites de ce terrible traumatisme… En gros, durant la première partie des "Passagers", Garcia ré-exploite les bases scénaristiques d’"Etat second" avec, pourtant, nettement moins de talent que le cinéaste Peter Weir ! Saupoudrée d’un voile psychologique assez quelconque, cette thématique du crash aérien est donc progressivement associée, à mesure que l’intrigue progresse, à une couche de conspiration qui parvient juste à sortir le spectateur d’un ennui assez profond. Le résultat est ainsi sans surprise : décevant !

Patrick Wilson & Anne Hathaway

La seule solution, sans doute, pour ne pas être trop déçu par ce melting-pot de genres contradictoires, est d’envisager ce long-métrage comme étant avant tout une romance psychologique et mièvrement transcendantal plutôt que comme un copieux thriller paranormal… Mais même dans ce registre, on a déjà franchement vu mieux ! Une chose est sûre : N’est pas Peter Weir (ou Marc Foster) qui veut !

La bande-annonce…

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Tags associés : Drame, Fantastique, Anne Hathaway, Patrick Wilson, Jeff Bridges, Peter Weir, Marc Foster, "Stay", "Le Diable s’habille en Prada", "Watchmen"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

29/07/2009

I Love You, Paul RUDD

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Dans "I Love You, Man", le comédien Paul Rudd interprète Peter Klaven, un homme plein d’ambition qui demande la main de la pétillante et séduisante Zooey (Rashida Jones). Folle amoureuse de son "petit" Peter, cette dernière accepte avec joie cette demande. Tout semble donc rouler pour notre ami si ce n’est qu’il ne sait pas à qui confier la lourde tâche de témoin d’honneur de son mariage ! Faisant un rapide tour de ses fréquentations masculines, Peter en vient à l’inquiétante conclusion qu’il n’a jamais eu de véritable ami. Après s’être adonné, bon gré mal gré, à quelques douteux "rancards", Peter semble faire définitivement une croix sur le plan visant à lui faire rencontrer un super pote. Cependant, durant une vente publique, Mister Klaven fait la connaissance de Sydney Fife (Jason Segel). Cet entrepreneur qui semble croquer la vie à pleine dent, a pas mal de goûts en commun avec Peter & va entraîner ce dernier dans des aventures revigorantes... La question qui demeure est de savoir si Peter sera gérer cette nouvelle amitié, aussi tenace qu’inattendue, sans délaisser sa vie sentimentale et professionnelle ???

Rashida Jones et Paul Rudd

Avec cet "I Love You, Man" - co-produit par la Papa des "Ghostbusters", Ivan Reitman -, le réalisateur et scénariste John Hamburg, disparu de la planète Hollywood depuis le "Polly et moi" de 2004, touche incontestablement à l’univers comique d’un Judd Apatow, réalisateur de "40 ans, toujours puceau" et de "En cloque, mode d’emploi" & producteur des "SuperGrave", "Drillbit Taylor" et autre "Sans Sarah rien ne va !". Empruntant déjà deux acteurs phares des divertissements Apatow (Paul Rudd et Jason Segel) pour en faire les têtes d’affiche de son film, Hamburg glisse, dans "I Love You, Man", plusieurs clins d’œil propres au lyrisme vocal et visuel de Judd Apatow...

Jason Segel et Paul Rudd

C’est ainsi, par exemple, que vous aurez droit, dans cette comédie, à plusieurs références - appuyées et espiègles - portant sur le cinéma en tout genre… Passant des ressentiments aux allusions envers des films et séries TV comme "Chocolat", "Le Diable s’habille en Prada" ou "Lost", sans oublier la série culte "L’Incroyable Hulk", vous pourrez notamment retrouver l’acteur Lou Ferrigno qui tint dans les années 70-80 le rôle du "géant vert" sur les petits écrans. Parlons-en justement de ces seconds rôles (… pour le moins enjoués !).

J.K. Simmons, Lou Ferrigno, Paul Rudd et Andy Samberg

Avec les apparitions, brèves mais remarquées, de J.K. Simmons, Andy Samberg, Sarah Burns, Jaime Pressly et Jon Favreau - qui jouent, tous les deux, un couple aussi attachant que corrosif -, "I Love You, Man" joue, à ce niveau-là, la carte des bonnes surprises. Reste bien entendu un toujours pétillant Paul Rudd, en forme, bien remis de l’échec cuisant du "Fantôme de mon ex-fiancée", et déployant comme à son habitude une bouille joviale des plus sympathiques.

Jaime Pressly et Jon Favreau

La ravissante Rashida Jones, pour sa part, demeure bien le véritable rayon de soleil de ce film, tandis que celui qui interprète l’incomparable et improbable ami de Peter Klaven, Jason Segel, apparaît être dans un meilleur jour que dans la navrante comédie "Sans Sarah rien ne va !"... Hormis cela, tel un beau diable dans les eaux tumultueuses de la comédie ‘ricaine, John Hamburg tente désespéramment de dynamiser son film en accordant, par exemple, un peu de place à l’écran à un petit chien crotteur ainsi qu’à quelques petites blagues plus salaces, histoire d’épicer un peu les échanges et de pimenter quelques situations bien choisies…

Paul Rudd

Malheureusement, au final, "I Love You, Man" ne nous offre rien de véritablement novateur sous le soleil. On se retrouve ainsi, en définitive, devant une gentille et sympathique comédie plus "ouverte" mais également plus neutre que le démentiel "40 ans, toujours puceau" & certainement plus policé (et donc moins Teenager cradingue) qu’un "SuperGrave" (difficile dans ce cas précis de faire pire !), par exemple. "I Love You, Man" sort ce 29 juillet dans les salles…

Jason Segel

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Paul Rudd, Lou Ferrigno, J.K. Simmons, Ivan Reitman, Judd Apatow, Jon Favreau, "En cloque, mode d’emploi", "SuperGrave" , "Drillbit Taylor" , "Le Diable s’habille en Prada"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |