24/10/2009

Bruce WILLIS et l’empire des CLONES

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Il y avait déjà quelques années que le cinéaste Jonathan Mostow n’était plus réapparu avec, sur la tête, une casquette de réalisateur, précisément depuis 2003 et le penaud "Terminator 3". Aujourd’hui, notre homme refait son apparition sous le feu des projecteurs avec un nouveau long-métrage d’anticipation, "Clones" ("Surrogates"), qui n’est pas sans rappeler, par moment, l’épisode le moins emballant de la franchise "T"… et pour cause… Ce "Surrogates" nous convie à suivre, dans un futur proche, les investigations de l’Agent du FBI Greer (Bruce Willis) chargé d’enquêter sur l’assassinat du fils du célèbre docteur Lionel Canter (James Cromwell), le créateur des clones de substitution qui ont envahi le quotidien de 90% des individus peuplant la Terre ! Mais c’est quoi un "clone de substitution" ? ...

Bruce Willis

Et bien, prenez quelqu’un qui ne se sent pas bien dans sa peau, ou, autre exemple, une personne qui souhaite vivre par procuration en restant confortablement installé chez elle et en dirigeant, à l’extérieur, un clone robotique, plus beau, plus athlétique et pratiquement "indestructible"… "Pratiquement" car un mystérieux meurtrier, équipé d’une arme redoutable, a la faculté de détruire les clones mais aussi les êtres humains qui y sont connectés. L’Agent Greer, en compagnie de sa partenaire, l’Agent Peters (Radha Mitchell), vont pénétrer dans une immonde machination tournant autour de l’annihilation des Clones…

Radha Mitchell et Bruce Willis

Evidemment, par le biais de quelques petites séquences d’action, mariant le quotidien cocooning et l’anticipation robotique, Mostow opère quelques infimes clins d’œil à son "Terminator" en s’intéressant à la question de l’"homme machine" qui peut, en tant que parfaite copie, s’immiscer sans mal dans la rue. Mostow et les scénaristes Michael Ferris et John Brancato ("Terminator 3" et "4") vont même plus loin encore en s’interrogeant sur ce système de clonage qui entraîne inexorablement la perte de touts repaires sociaux ou affectifs entre les utilisateurs de ces doubles télécommandés. Est-ce un bien pour l’homme de se cacher douillettement derrière un joli minois ou, au contraire, est-ce la fin, pure et simple, de la vie ?

Rosamund Pike et Boris Kodjoe

Voilà un débat intéressant correctement porté par ce film qui malheureusement, en 1h25, ne laisse pas beaucoup de place à l’action. Et c’est principalement le reproche que l’on peut faire à ce long-métrage qui se voulait pourtant très orienté investigations explosives et fictionnelles ! Bruce Willis qui sort d’un diaboliquement jouissif "Die Hard 4" n’est donc pas ici pour se lancer, une nouvelle fois, dans d’éprouvantes cascades héroïques. Non ! Willis se la joue davantage pépère et travaille principalement sa figure de flic brisé par un drame familial à l’origine d’une relation conjugale conflictuelle. A ce petit jeu - plus dramatique -, Bruce répond une nouvelle fois présent et se montre crédible face notamment à l’actrice Rosamund Pike qui interprète ici une épouse dépressive se cramponnant à l’image d’un clone pouponné.

Bruce Willis et Radha Mitchell

Reste une étrange et malsaine impression de "poudre aux yeux" durant une bonne partie du film (enquête pataude, effets spéciaux corrects sans plus, coups de théâtre plutôt plats, scènes d’action comptées et peu endiablées)… Voici une sensation assez ironique pour un film basé sur le subterfuge qui dépeint une humanité peureuse et honteuse accrochée aux lèvres sensuelles de Clones de substitution ! Pari gagné ou petit "rattache" sans conséquence - du moins sur les tablettes du Box Office mondial - ?

Bruce Willis

On n’oubliera sans doute vite ce "Clones" si ce n’est pour le débat qu’il pose sur la défaillance de notre société rongée par l’attrait des produits High-tech… Moins divertissant et spectaculaire qu’un "The Island" et malheureusement très proche, dans son contenu, d’un "I, Robot" (la présence de James Cromwell au générique de ce dernier film et de "Clones" est troublante, comme l’est tout autant le rôle similaire qu’il tient dans ces deux productions !), "Surrogates" vous permettra de passer une bonne petite heure et demi au cinéma, loin des préoccupations du quotidien, mais malheureusement la magie s’arrête là.

La bande-annonce…

Tags associés : Comics, "The Surrogates", Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, Ving Rhames, "Terminator 4", Jonathan Mostow

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

13/10/2009

Katherine Heigl va-t-elle craquer pour Gerard Butler ?

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Après avoir gagné ses lettres de noblesse en réalisant l’excellent "Las Vegas 21" l’année dernière, Robert Luketic nous revient avec une nouvelle comédie tournée, cette fois, sur le romantisme assaisonné avec une bonne couche de sexualité infantile. Même si cette recette visant à décoincer les bonnes vieilles romances de la grand-mère de l’Oncle Sam n’est pas neuve & que le travail de Luketic, sur cette "Abominable vérité", est loin d’être aussi aérien que son investissement dans "Las Vegas 21", "The Ugly Truth" (titre original) marque, avec un accent juvénile alléchant, le retour du Sex Symbol System dans une franche de la comédie ‘ricaine imbibée le plus souvent d’une guimauve aussi mièvre que dégoulinante ! Aaaaaaaaaaah ça fait du bien ! Avis aux "pervers" d’un soir qui ont trouvé la démarche de Judd Apatow sur "40 ans toujours puceau" un peu trop obscène mais qui pourtant reprendraient bien un coup de sexisme et de machisme bon enfant dans les dents. Si c’est le but que vous recherchez, "L’Abominable vérité" est fait pour vous !

Katherine Heigl et Gerard Butler

D’un côté, vous avez Aby (Katherine Heigl), une charmante célibataire qui a la lourde tâche, en tant que productrice, de maintenir à flot son émission même si pour cela elle doit jongler entre l’impatience de son directeur de chaîne qui scrute sans cesse l’audimat & les desideratas parfois incongrus de ses présentateurs vedettes. De l’autre côté, vous avez le siphonné et misogyne Mike Alexander (Gerard Butler) qui cartonne, sur une chaîne concurrente, avec sa célèbre émission "L’Abominable vérité"...

Gerard Butler

Dans ce programme, Mike démolit, chaque soir, les tendres et poétiques rêves de millions de spectatrices en leur rappelant que c’est avant tout le sexe et le désir charnel qui font avancer les hommes et non les doux rêves roses dans lesquelles de pauvres Cendrillons deviennent des princesses de contes de fées ! Aby a une opinion bien arrêtée sur l’émission de Mike pourtant le jour où son patron, Stuart (Nick Searcy), lui annonce qu’elle devra intégrer "L’Abominable vérité" à son émission, Aby se voit contrainte d’adapter sa ligne de conduite professionnelle aux élucubrations érotiques et perverses de Mike, son nouveau présentateur vedette.

Gerard Butler bien entouré

La relation houleuse entre Aby et Mike va prendre une tournure inattendue quand ce dernier va proposer son aide à la productrice en chef de l’émission pour conquérir le cœur de Colin (Eric Winter), le nouveau voisin, plus que parfait, de la jeune femme ! Mike est-il continuellement ce vulgaire homme des cavernes macho qui sévit sur les grandes ondes ou, au contraire, cache-t-il derrière son personnage un homme blessé qui a cessé de croire au véritable amour ? Aby devrait se poser cette question…

Gerard Butler et Katherine Heigl

Sans révolutionner la comédie américaine, "L’Abominable vérité" se place toutefois en très bonne position sur le podium des belles réussites du genre - cajolé depuis des années par des producteurs d’Outre-atlantique -. Pas foncièrement révolutionnaire dans sa forme ni dans son fond, ce long-métrage joue sur une jolie extravagance mais peut surtout compter sur un duo d’acteurs du feu de Dieu. La toujours radieuse Katherine Heigl sait ici parfaitement étaler son instinct de séductrice - par toute une série d’artifices vestimentaires notamment (Messieurs, remerciez Betsy Heimann, la Costumière en chef !) - en jouant une femme d’affaire diablement attirante mais manquant cruellement de confiance en soi.

Katherine Heigl

Gerard 'Léonidas' Butler, pour sa part, maintient toujours sous pression, dans ce film, une certaine part de bestialité qu’il a affirmée dans l’incontournable "300". Pas toujours en verve ces dernières années, notre Monsieur Muscle écossais retrouve, avec "L’Abominable vérité", une prestigieuse affiche avec un beau succès à la clé après quelques ratés comme l’enfantin "Ile de Nim", le très plat "Chantage", l’échec commercial de "RockNRolla" ou, récemment, l’indigeste - mais honnête - "Ultimate Game" !

Cheryl Hines, Gerard Butler et John Michael Higgins

Scénarisé par le trio féminin Karen McCullah Lutz, Kristen Smith et Nicole Eastman, "L’Abominable vérité" peut se diviser en trois temps : premièrement, c’est la période de révulsion la plus abjecte entre Aby et Mike ; deuxièmement, notre super héros charmeur aide son attirante patronne à flirter avec son voisin &, troisièmement, nos deux héros en mal de tendresse se prennent à s’apprécier mutuellement… Y’aura-t-il un Happy End amoureux entre ces deux âmes ? Vous connaîtrez la réponse en allant voir "L’Abominable vérité"…

Gerard Butler et Katherine Heigl

Quoiqu’il en soit cette nouvelle comédie signée Robert Luketic brille avant tout dans sa première partie lorsque deux "mondes" - représentés par Aby et Mike - se rencontrent pour le meilleur mais surtout pour le pire : sentiments fleur bleue contre machisme vérolé, le combat promet d’être incisif… Et c’est le cas principalement grâce à quelques belles "élucubrations" comme celle montrant Katherine Heigl en présentatrice de la Météo nue avec, à l’arrière-plan, Gerard Butler faisant du rodéo sur un Hot Dog ou, encore, la fameuse scène de la petite culotte vibrante ! Hein ! Pardon ???

La bande-annonce…

Tags associés : Comédie, Humour, Romance, Katherine Heigl, Gerard Butler, Robert Luketic, Judd Apatow, "Las Vegas 21", "300", "Le Chantage", "Ultimate Game"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |