18/05/2006

V pour Vendetta

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Londres, au 21ème siècle... Une nuit, alors que deux "gardiens de l'ordre" s'apprêtaient à la violer, dans une rue déserte, Evey Hannond (Natalie Portman), jeune femme apparemment sans histoire, voit surgir son sauveur : un homme masqué. Ce mystérieux individu, se faisant appelé "V" (Hugo Weaving), décide de sortir de l’ombre pour mener une révolution contre le dictateur qui sévit sur l’Angleterre. Sous son aspect de film de super héro, "V pour Vendetta" va plus loin que les autres adaptations de Comics ! Ce long métrage nous emmène dans un futur proche où la population a remis le pouvoir (et sa chère liberté) entre les mains d’un sombre personnage : Sutler (interprété par John Hurt). Celui-ci a instauré un véritable régime d’extrême droite. Tous étrangers, homosexuels ou personnes récalcitrantes au Régime dictatorial de Sutler sont immédiatement transférés dans des prisons où ils servent de cobayes à des expériences insensées et inhumaines. Un homme réussi toutefois à échapper à ces traitements. Profondément défiguré lors de son évasion, V mettra tout en œuvre pour se venger et anéantir ce régime de haine et de sauvagerie.

Ce film, écrit par les frères Wachowski (les pères de la trilogie "Matrix") m’a laissé sans voix ! Outre des acteurs brillants, une mise en scène efficace et rythmée à souhait, on retiendra surtout la thématique centrale du film : la vengeance d’une victime d’un régime dictatorial. Ce sujet est en effet intensément mis en image par James McTeigue, le premier assistant réalisateur de "Star Wars 2" et de la trilogie "Matrix".

Il y a tout d’abord l’ennemi : une forme de régime hitlérien propulsé à notre époque. Il est troublant de constater que certaines attitudes, certaines réflexions émises par ce parti politique fictif s’apparente à des idées développées par certains membres du monde politique actuel. On est effrayé de voir, dans ce film, certaines restrictions émises par le pouvoir en place. Et… Ensuite… Quand on y réfléchit, on constate que certaines mesures ou discours politiques tentent aujourd’hui de nous amener vers cette voie.

Il y a après le héro. Attention, détrompez-vous : ce film n’est nullement manichéen. "V" n’est pas non plus très net ! Torturé, souffrant dans sa chaire meurtrie, il ne lui reste que très peu d’humanité. Un seul désir l’anime : la vengeance. Il y arrivera par tous les moyens ! Même si pour cela, il doit faire le Mal…

Un vent de liberté, une envie de vie & surtout une grande humanité gagne le spectateur au moment du final ! Le cinéma nous incite parfois à réfléchir sur les atrocités du monde moderne. Certains films, comme celui-ci, vont plus loin : ils nous donnent la force de nous opposer et de combattre les abominations de l’extrémisme. Un film à voir de tout urgence, à diffuser dans les écoles, à montrer à la jeunesse,… La Révolution est en marche !

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14/05/2006

Silent Hill

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Tiré du jeu vidéo homonyme, "Silent Hill" se démarque assez nettement des précédentes adaptations cinématographiques de jeux vidéo. Lorsque l’on parle de ce genre d’adaptation, on peut penser au fiasco "Super Mario Bros" et "Alone in the dark" ou aux semi déceptions comme "Mortal Combat". On se souviendra également des deux premiers épisodes des "Resident Evil", ni mauvais, ni excellents !
Pour "Silent Hill", le réalisateur français, Christophe Gans (auteur du très bon "Pacte des Loups") frappe fort dans le bon sens du terme… mais aussi dans le mauvais sens.
Gans bouscule le schéma classique des films d’horreur de ces dernières années. Une profonde angoisse gagne le spectateur dès que les protagonistes pénètrent dans la ville fantôme de Silent Hill. Ville fantôme ? En fait non ! Le qualificatif d’"Enfer sur terre" serait plus approprié. Quand l’obscurité tombe sur "Silent Hill", c’est bien l’Enfer qui débarque avec ses hordes de monstres hideux, démesurés et terrifiants. Christophe Gans maîtrise à merveille son sujet et les effets spéciaux mâtinés d’une obscurité intense et violente. Seulement voilà, il y a pire que le Diable à Silent Hill. Une secte de fanatiques, brûlant des sorcières depuis des siècles, tente de survivre dans ce désert de morts et de souffrance. Nous entrons alors de pleins pieds dans la seconde partie de film. Là où les masques tombent et où la vérité éclate à la figure… C'est à ce moment là où Christophe Gans va, à mon sens, un peut trop loin. En effet, à l’approche du dénouement final, des scènes hyper violentes désarçonnent et assomment le spectateur. Au menu : fillette et femme brûlées vives ; femmes dépiautées, déchiquetées par des files barbelés ;… Ces quelques scènes d’un sadisme rare font tâche sur ce film qui était assez bien parti. Reste une fin ambiguë (pourrais-je dire bâclée ?) et peu réjouissante. Malgré ces quelques critiques, "Silent Hill" reste un bon film fantastique aux effets spéciaux saisissants mais à proscrire aux personnes sensibles !

un peu plus dans le noir Sean Bean^à la recherche de son épouse & de sa fille... Radha Mitchell en mauvaise posture

La bande annonce...


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