23/10/2006

Le Diable s’habille en Prada

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Andrea Sachs (Anne Hathaway) entre comme seconde assistante de Miranda Priestly (Meryl Streep), la redoutable directrice d’un des plus grands magazines de Mode au monde. Bien vite, Andrea va vivre un véritable enfer où sa patronne joue à merveille le rôle de Lucifer. La jeune fille pense sérieusement à démissionner et pourtant… Elle décide de faire face à Miranda en tentant d’éblouir cette dernière. La transformation d’Andrea ne se fera pas sans mal. Celle-ci va devoir bientôt choisir entre sa vie professionnelle et familiale…
Entre une distribution très sympathique, une bande originale endiablée et une réalisation dynamique, "Le Diable s’habille en Prada" m’a séduit.

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Meryl Streep (alias la vénéneuse Miranda Priestly) est tout simplement époustouflante. Après "Petites Confidences (à ma Psy)" où elle jouait une mère poule au bord de la crise de nerf, Streep nous revient en patronne tyrannique et insensible. Il est clair que cette performance va comme un gant au film.

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dd4D’autres acteurs sont à mettre également en évidence, à commencer par Anne Hathaway. Après plusieurs rôles plus "nunuches" dans "Princesse malgré elle" (2001) ou "Ella au pays enchanté" (2005), Anne a démontré dans "Brokeback Mountain" (2006) qu’elle savait s’affirmer dans un rôle dramatique. Avec "Le Diable s’habille en Prada", cette actrice élargie son "panel" de rôles et joue à merveille les innocentes créatures plongées dans l’enfer de la Mode où coups bats riment avec talons aiguilles. Stanley Tucci ("Slevin") campe avec un certain brio l’efféminé de service, mi-brute mi-ange, sur lequel la jeune Andréa pourra compter. Reste Simon Baker Denny, moins convainquant dans la peau d’un playboy intello que dans celle d’un chasseur de morts-vivants dans "Le Territoire des Morts" !

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Le réalisateur David Frankel maîtrise bien son sujet. Sans trop s’appesantir sur le monde "guimauve" et "paillettes" de la Mode, il s’intéresse avant tout au face-à-face Miranda-Andrea. C’est avec un dynamisme enlevé (et bien venu) que Frankel filme l’évolution de sa petite héroïne, Andrea… Simple agneau sans défense, cette dernière, à force de traîner avec les loups, s’impose progressivement dans la "meute".

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Alors ce "Diable s’habille en Prada", un film pour les femmes only ? Pas seulement ! Les fans masculins de Meryl Streep en auront, eux aussi, pour leur argent. Reste que ce long-métrage respire le dynamisme et offre une caricature croustillante du monde ignoble de la Mode. Jamais l’enfer n’avait été aussi jouissif !

La bande-annonce...

Un extrait...

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Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |

14/10/2006

PULSE, le Web mortel

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Depuis plusieurs jours, Mattie (Kristen Bell) est refermée sur elle-même. Sans nouvelle de son petit ami Josh (Jonathan Tucker), la jeune étudiante décide de se rendre à l’appartement de son "boy-friend". Là-bas, elle découvre un Josh obscure et triste… qui se suicide quelques minutes après l’arrivée de Mattie. Parallèlement à cette mort tragique d’étranges phénomènes pullulent sur le Web. D’inquiétantes silhouettes informes voyagent dans la ville et s’attaquent à la communauté estudiantine en proie à la mode des PC portables et des Gsm high-tech !
Après "Terreur.point.com" (2003) et "La Voix des Morts" (2004), "Pulse" tente une nouvelle fois d’établir un parallèle entre le monde des morts et notre technologie contemporaine (Ordi’, Gsm, système Wifi,…). Avec un style ni original ni conventionnel, Jim Sonzero exploite correctement un scénario qui ne cache pas certaines lourdeurs et beaucoup d’invraisemblance.

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La trame a beau être écrite par l’éminent Wes Craven, celle-ci ne réussit pas totalement à nous convaincre. Les morts assassinent les vivants en se faisant passer pour un virus informatique ! Ca parait un peu fou et ça peut titiller la curiosité du spectateur. Toutefois, "Pulse" ne procure pas les réponses que l’on attendait.

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Le final glorifie l’impuissance humaine et la vendetta (incompréhensible) de défunts pixellisés. Dans ce sens, on a l’impression de revivre le dénouement de "Terminator 3", bien sûr avec moins d’éloquence et d’effets spéciaux. A propos de ceux-ci, on ne peut pas dire qu’ils soient franchement mauvais. Les spectres (synthèse entre les monstres de "Silent Hill" et de "The Ring") sont assez effrayants. Toutefois, des scènes qui devaient être des plus impressionnantes (comme le crash d’un avion en pleine ville) sont tout à fait ridicules.

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Tout n’est pourtant pas sombre au royaume des morts qui surfent sur le Net. Jim Sonzero réalise une belle critique de la dépendance des jeunes aux nouvelles "facilités" technologiques. Les Gsm, Sms, Chat et Co. pullulent dans "Pulse". Le réalisateur effleure également la thématique du suicide, un sujet délicat introduit dans "Pulse" avec une relative retenue.

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Pour terminer, soulignons la prestation de la convaincante Kristen Bell. Plus habituée au petit écran, Kristen campe avec un certain brio la jeune Mattie, une étudiante en psychologie affrontant ses vieux démons… "Pulse" brasse au final du bon et du mauvais, ce qui lui confère une belle place dans la catégorie des films d’horreur moyens. Toutefois, avec un esprit ouvert et magnanime, il est possible d’apprécier ce gentil spectacle d’une heure et demie… Qu’on se le dise !

La bande-annonce...

58050_MAJ_WES_CRAVEN"Pulse" est le remake américain d’un film d’horreur japonais intitulé "Kaïro" (2001). Depuis plusieurs années, ce "transfère" entre le cinéma asiatique et américain nous a déjà offert pas mal de films dont "The Grudge", "Dark Water", "The Ring",… Comme ces précédents films, "Pulse" aurait dû, à l’origine, bénéficier du soutient de grosses vedettes américaines. En effet, tout un temps Wes Craven ("Scream") devait réaliser et produire ce long-métrage. Il n’a finalement travaillé que partiellement sur le scénario. L’actrice Kristen Dunst, l’héroïne de "Spider-Man", était elle aussi pressentie pour jouer le rôle titre. Ces différentes contrariétés ont peut-être bien miné l’intensité de "Pulse", reléguant celui-ci au rang des petites séries B qui font un peu peur ?

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |