18/01/2007

Amours Longue Distance

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La réalisatrice Nancy Meyers organise un pétillant chassé-croisé entre deux jeunes femmes en mal d’amour. Comme pour ses précédents films, "Ce que veulent les femmes" (2001) et "Tout peut arriver" (2004), Nancy Meyers articule, autour de préceptes romantiques classiques, des idées originales et astucieuses. Dans "Amours Longue Distance" ("The Holiday"), elle s’intéresse à décrire une nouvelle mode : le Trocmaison, ou, l’échange de domiciles durant les vacances. Cette thématique originale et prometteuse permet d’élaborer deux histoires amoureuses assez différentes. D’un côté, il y a la riche américaine Amanda (Cameron Diaz), de l’autre, la tendre anglaise très fleur bleue, Iris (Kate Winslet). On pourrait penser que "The Holiday" s’emploie en partie à comparer (ou même à opposer), le style de vie à l’américaine et celui plus vielle Europe. Ce n’est pas le cas !

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Ce film s’intéresse avant tout à montrer différents types d’amours : le "petit coup" d’un soir, le platonique, l’éternel, celui a sens unique,… A ce niveau là, "Amours longue distance" remplit à merveille son rôle. Il y a en effet beaucoup de sentiments et d’émotions variées dans ce long métrage… dans ce très long métrage qui surpasse les 2h10 et souffre de quelques longueurs. Mais quand on aime, on ne compte pas !

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Il n’était pas difficile de prévoir que Nancy Meyers allait certainement privilégier son couple vedette Cameron Diaz - Jude Law. Même si l’histoire d’amour-amitié entre Kate Winslet et Jack Black est épatante, "The Holiday" s’attarde davantage sur la relation passionnelle entre Amanda et Graham.

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En brillante réalisatrice de comédies romantiques, Nancy Meyers nous a concocté quelques jolies surprises. La richesse de "The Holiday" réside, selon moi, davantage dans ces petits moments où Meyers ironise sur Hollywood et le monde du cinéma en général. En effet, trois des personnages centraux de cette comédie travaillent dans l’industrie à rêves de Los Angeles. L’excellent Jack Black (qu’on ne voit pas malheureusement assez dans ce film) interprète Miles, un compositeur de musiques de film. Amanda, jouée par l’euphorique Cameron Diaz, est une conceptrice de bandes-annonces de film. Eli Wallach, pour sa part, campe un scénariste vieillissant mais toujours vénéré. En amoureux des musiques instrumentales de film, j’ai particulièrement adoré la scène où Mister Jack Black fait l’éloge de certaines grandes B.O. : "Autant en emporte le vent" de Max Steiner, "Les Dents de la Mer" de John Williams,… et bien entendu "Miss Daisy et son chauffeur" de Hans Zimmer, celui-là même qui a composé la musique de "The Holiday" !

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Ce film réserve donc quelques belles surprises qu’il serait vraiment dommage de rater. Les acteurs sont au Top, en particulier Jude Law qui campe un séduisant playboy tourmenté par un drame personnel (chuuut…je n’en dis pas plus). Si les larmes et l’effusion d’amour ne vous font pas peur, plongez dans cette merveilleuse romance gratinée de quelques scènes malicieuses fortes en émotion.

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10/01/2007

Kevin Costner & Ashton Kutcher

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Après les attentats du 11 septembre, l’Amérique portait en triomphe ses nouveaux héros, en l’occurrence, les pompiers et les forces de l’ordre dont la bravoure a été immortalisée dans "World Trade Center". La catastrophe de l’ouragan Katrina qui a touché violemment la région de la Nouvelle-Orléans le 29 août 2005, a révélé de nouveaux "braves" : les gardes-côtes américains. Ceux-ci ont participé à l’évacuation de nombreux sinistrés. "Coast Guards" (titre original : "The Guardian") rend un hommage appuyé à ces hommes et ces femmes risquant leur vie à chaque sauvetage. Le réalisateur du "Fugitif" (avec Harrison Ford), Andrew Davis nage entre deux eaux. "The Guardian" tangue en effet du côté de la tragico-romance et, par moment, du côté de l’action, en n’omettant pas quelques brefs passages plus humoristiques et décalés...

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Ce mélange des genres n’est pas forcément désagréable. L’intrigue est toutefois assez classique et prévisible. Ces 2h20 de film se décomposent en trois parties. Primo, nous suivons les prouesses d’un Kevin Costner en forme qui, faisant fi de son âge, se mouille et nage comme un poisson dans l’eau. Vient ensuite la période de formation des jeunes sauveteurs (l’action principal du film). C’est là que s’affrontent le vieux et le jeune lion, Kevin Costner (alias Ben Randall) et Ashton Kutcher (Jake Fischer).

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Signalons au passage que les fans du bel Ashton passeront certainement une très agréable projection ! Le duel entre ces deux hommes est plutôt sympa’ et permet à ces deux stars de passer de l’animosité à la complicité, du rire aux larmes. Bref, bonnes performances d’acteurs à l’horizon ! Pour terminer, "The Guardian" nous livre un final tragico-romantique un peu (beaucoup) téléphoné. Les Happy End’s ne sont plus en odeur de sainteté à Hollywood !

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Deux têtes d’affiche qui paraissent, à l’écran, bien s’amuser, des scènes de sauvetage impressionnantes (dans la lignée de "Master and Commander" et de "En pleine tempête"), ce film, taillé pour le grands écran, remplit largement son contrat. Reste que ceux qui sont allergiques aux films "glorificateurs" feraient mieux de passer leur chemin.

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Nettement moins patriotique que les productions Bruckheimer comme "Armageddon" et "Top Gun", "The Guardian" met en avant le dévouement total et l’esprit de sacrifice des gardes-côtes. Que voici un bel exemple pour une Amérique, en crise de confiance, à la recherche de modèles !

La bande-annonce...

Histoire d’en savoir plus…

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L’US Coast Guard, organisme fédéral américain, est la police des mers. Il s’occupe notamment de la lutte contre la contrebande, de la surveillance des eaux et des sauvetages en mer. Les gardes-côtes de l’United States Coast Guard sont les héritiers du Revenue Cutter Service fondé en 1790. Depuis 2003, cet organisme dépend du Département de la Sécurité intérieur. Toutefois, en temps de crise ou de guerre, l’USCG passe sous la direction de l’US Navy.

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |