28/12/2009

AVATAR : quand la magie opère…

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Pour notre plus grand plaisir et pour clôturer en beauté l’année 2009, le cinéaste James Cameron revient enfin sur grand écran avec le mastodonte "Avatar". Depuis 1998 et le sirupeux "Titanic", notre metteur en scène s’était plutôt adonné à la plongée sous-marine en signant plusieurs documentaires : l’un consacré au cuirassé Bismarck, un autre (encore et toujours) pour le Titanic ainsi qu’un troisième s’attaquant aux "Aliens" des profondeurs - autrement dit, aux étranges et méconnues créatures qui vivent dans les profondeurs de nos océans -. Dix ans donc après avoir emmené Leonardo DiCaprio et Kate Winslet batifoler avec les Icebergs, Papa Cameron fait, en grande partie, table rase de sa passion pour les mystères océanographiques et convoite maintenant (à nouveau) les étoiles et des mondes extraterrestres aussi fascinants que mystérieux… Bref, notre ami retourne à ses premiers amours pour procurer aux passionnés du Septième Art (qui décoiffe !) un fascinant spectacle de presque 3 heures, une immersion diablement réussie dans une aventure universelle, touchante et trépidante !

Avatar

Après la mort accidentelle de son jumeau - un éminent scientifique -, l’ancien Marine infirme Jake Sully (Sam Worthington) est invité par une omnipotente multinationale à embarquer pour un voyage intergalactique de six ans. Ce périple le mènera sur la lointaine planète Pandora… C’est là que, sous la conduite d’une équipe de scientifiques dirigée par Grace Augustine (Sigourney Weaver), Jake va entrer dans la peau d’un avatar Na’vi - les Na’vis sont les principales autochtones de Pandora -.

Sam Worthington

L’ancien soldat est chargé, sous les traits de cette créature, de gagner la confiance des Na’vis et de recueillir un maximum d’informations sur eux. Dans le même temps, le colonel Miles Quaritch (Stephen Lang) compte bien enrôler Jake pour que celui-ci l’aide à venir à bout de la rébellion lancée par les Na’vis… Mais les sentiments de notre héros à l’égard de ce peuple va prendre progressivement le pas sur cette mission militaire aux objectifs abjectes visant à déporter les autochtones de Pandora pour exploiter, avec plus de facilité, leurs terres riches en minerais précieux.

Stephen Lang et Sam Worthington

"Avatar", dont le scénario (comme la réalisation) est signée James Cameron, fait le bon choix en basant son récit autour de l’attachante personnalité de Jake Sully, alias l’excellent Sam Worthington. Ce dernier nous avait déjà ensorcelé, cette année, dans "Terminator 4"… Alors, Worthington ! La révélation masculine de 2009 !? Par quelques belles séquences sondant les motivations et les sensations de cet ancien soldat - bombardé dans un univers où il a tout à apprendre -, ce long-métrage convie les spectateurs à tantôt suivre l’initiation fluorescente et dépaysante de l’avatar de Jake au cœur du peuple Na’vi, tantôt à dépeindre le quotidien des scientifiques et chercheurs humains confrontés aux plans machiavéliques de mercenaires sur-armés et sous-intelligents...

Giovanni Ribisi et Sigourney Weaver

Ce va-et-vient offre une dynamique bienvenue à "Avatar" et fait considérablement bien passer les 2h40 de spectacle "comme une lettre à la poste". Les amoureux du James Cameron de la première heure - avant le glorifiant et surfait "Titanic" - seront ravis de constater que ce nouveau film chérit jalousement plusieurs points communs avec l’"Aliens. Le retour" (1986), le deuxième opus (et peut-être bien le meilleur !?) de la saga initiée en 1979 avec l’"Alien, le huitième passager" de Ridley Scott.

Avatar

Au menu d’"Avatar", comme dans "Alien II", vous aurez par exemple droit aux androïdes géants articulés par des hommes encastrés au cœur de ces machines & vous croiserez également la vieille copine de Cameron, Sigourney Weaver, toujours aussi charismatique et énergique. Si comme pour "Aliens", James Cameron dépeint les Marines américains (en mission dans le cosmos) comme des mercenaires casse-cous, aux commandes de belles armes destructrices ; pour "Avatar", le cinéaste force le trait en rendant ces soldats serviles et déshumanisés !

Michelle Rodriguez

On touche ici à l’un des grands thèmes posés en toile de fond : la force industrielle et destructrice des hommes placés sous les ordres de multinationales avides de richesses faciles, dont le tiroir-caisse se remplit à coup de prétendue guerre contre le terrorisme. Tout en étant une riche aventure de science-fiction, "Avatar" n’oublie pas de prendre position, de manière franche et courageuse, dans des questions brûlantes d’actualité : le respect de la nature et des écosystèmes menacés ; la critique non voilée des guerres de pognon ; … N’est-ce pas justement cette habile incidence entre fiction et actualité qui fait d’un bon divertissement fantastique un chef d’œuvre de la science-fiction ?

Sam Worthington, Michelle Rodriguez, Sigourney Weaver et Joel Moore

De Sam Worthington à Sigourney Weaver, en passant par Zoe Saldana, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi, Wes Studi ou encore Joel Moore ; n’oublions pas l’interprétation "cinq étoiles" de Stephen Lang… Car, en effet, que serait un palpitant divertissement sans une excellente Crapule de service ? Et pour cette mission, James Cameron et les producteurs d’"Avatar" ont trouvé une perle en la personne de Lang ! Tueur diabolique et dérangé dans "La Manière forte" (1991) de John Badham - réunissant l’improbable duo Michael J. Fox / James Woods -, Stephen Lang campe, à presque 58 ans, un charismatique chien fou des "crânes rasés", une espèce de Patton du futur rongé par les combats et désensibilisé par le nombre de morts qu’il traîne dans son sillage. L’un des adages préférés du personnage est "Utilisons la terreur pour lutter contre la terreur"… Vous n’avez déjà pas entendu ça quelque part vous ?

Stephen Lang

Cajolant des effets spéciaux majestueux, soignant une mise en scène dynamique et entraînante & injectant le chouya de romance et de magie qu’il fallait (sans faire déborder le compteur de guimauve), James Cameron maîtrise à la perfection son sujet et signe un come-back luminescent. Film de son temps, par sa qualité visuelle et les thèmes qu’il défend, "Avatar" est un grand spectacle tout simplement magique !

Avatar

La bande-annonce…

Tags associés : Action, Aventure, Fantastique, Science-fiction, "Avatar", "Terminator 4", James Cameron, Sam Worthington, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi, Leonardo DiCaprio, Ridley Scott

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

25/12/2009

Quand "Les Barons" s’affiche…

Petite question pour commencer : quel est le point commun entre la saga "Taxi", le film "Yamakasi" (2001) d’Ariel Zeitoun, le "Wasabi" (2001) de Gérard Krawczyk ainsi que les deux "Banlieue 13" ? Et bien, ces différents longs-métrages sont tous produits par Mister Luc Besson… Mais ce n’est pas tout ! La conception des affiches de ces films est également (très) proche. On retrouve généralement, à l’arrière-plan, l’inévitable ciel bleu azur (qui sent si bon le sud !) ; au centre du poster, un fourmillement d’action et de personnages généralement cadré entre deux buildings (le cas échéant des hommes armés ou des bolides - on met bien sûr le paquet sur l’action ! -).

Mais pourquoi parler de ces films alors qu’il était entendu, dans le titre de cet article, que nous allions causer des fameux "Barons" qui envahiront (très) prochainement l’Hexagone après avoir déclenché l’engouement des spectateurs belges !? Tout simplement car l’une des deux affiches de cette "comédie" rappelle furieusement l’agencement des posters présentés ci-dessus. Y aurait-il du Tonton Besson là-dessous ? Pas nécessairement, mais la convergence ne s’arrête pas là, entre "Les Barons" et les productions du papa des "Minimoys" - qui n’a jamais caché son intérêt pour le cinéma belge en produisant notamment "Dikkenek" ou en conviant des héros de ce dernier film à participer à "Taxi 4" -.

Taxi 4 : avec François Damiens, Jean-Luc Couchard et Mourade Zeguendi

Parlons-en justement de ces héros : jouant deux malfrats dans le quatrième opus de "Taxi" et également à l’affiche de "Dikkenek", vous reconnaîtrez certainement dans "Les Barons" Mourade Zeguendi et Jean-Luc Couchard. Si Mourade campe, dans le film de Nabil Ben Yadir, l’un des trois "Barons", Mister Couchard joue, avec un accent (très) forcé et une loufoquerie ahurissante, un garagiste véreux et magouilleur. Terminons ce petit tour d’horizon du casting en soulignant également la participation de Julien Courbey, l’"éternel adolescent" vu notamment dans "Le Raid" (2002), "Le Ciel, les oiseaux et… ta mère !" (1999) ou encore dans "Il était une fois dans l’Oued" (2005), ainsi que de Jan Decleir, la star du film historique "Daens" (1994), également à l’affiche de "La Mémoire du tueur" (2004) et de "Sœur Sourire" (2009).

Tags associés : Comédie, Humour, "Les Barons", "Dikkenek", "Taxi 4", Luc Besson

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |