06/02/2007

ODETTE va vous faire craquer !

Odette Toulemonde

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Odette Toulemonde (Catherine Frot) est vendeuse dans le "Galeria Inno" de Charleroi. Depuis le décès de son époux, Odette vie avec ses deux enfants dans un petit appartement. Son fils est coiffeur et sa fille, sans emplois, "traîne" avec un petit copain dégoûtant. La vie d’Odette n’est pas rose… & pourtant, Odette est adorablement joyeuse. Comment expliquer son état d’esprit ? Ce n’est pas seulement en écoutant Joséphine Baker qu’Odette est heureuse. Elle doit, en fait, sa bonne humeur pétillante à un homme, l’écrivain Balthazar Balsan (Albert Dupontel). Odette raffole de ses romans qui lui permettent de s’évader de son quotidien monotone et de planer vers des cieux plus cléments. Balthazar Balsan, lui, ne va pas très bien. Son dernier livre a été sabordé par la Critique, sa femme le trompe avec son pire ennemi,… A cela s’ajoute le départ de son jeune fils pour les sports d’hiver. Seul et désespéré dans son bel appartement parisien, Balsan n’en peut plus de vivre. En mal d’affection, il part à la recherche d’Odette, son admiratrice n°1, qui vient justement de lui écrire une lettre.


Lire est un plaisir !

Après avoir écrit plusieurs livres comme "L’Evangile selon Pilate" ou "La Part de l’autre", Eric-Emmanuel Schmitt réalise son premier film, "Odette Toulemonde", qu’il a également scénarisé. Cette première incursion dans le monde de la réalisation est assez bien négociée. Même si la mise en scène souffre (parfois) de quelques maladresses, Schmitt nous gratifie de quelques séquences mieux négociées où l’imaginaire est roi. Mais l’intérêt d’"Odette Toulemonde" réside avant tout dans son histoire. Eric-Emmanuel Schmitt nous offre un merveilleux conte de fées euphorisant où se mêle avec légèreté humour, romance et tragédie sociale.


Sur un air de Joséphine Baker


Catherine Frot porte littéralement ce film à bras-le-corps. Diablement pétillante et luminescente, elle signe ici l’une de ses meilleures performances. On ne voit, pour ainsi dire, qu’elle à l’écran ! Par rapport à d’autres longs-métrages plus "électriques", Albert Dupontel joue avec beaucoup de self control et de simplicité. Sa prestation n’est pas sans rappeler celle de l’excellent "Monique" (2002) où il jouait Alex, un époux à la masse redécouvrant la vie grâce à une poupée gonflable !


Quand un écrivain doute


A l’écran, le couple Albert Dupontel – Catherine Frot fonctionne très bien. Balthazar Balsan est le parfait opposé d’Odette. Triste et solitaire, l’écrivain va retrouver le goût de la vie aux côtés de son admiratrice. Ces deux têtes d’affiche sont de plus suppléées par d’autres acteurs, moins connus, mais qui jouent juste. Ajoutez-y quelques scènes féeriques et diablement joyeuses, le tout saupoudré de dialogues croustillants… Vous obtenez "Odette Toulemonde", un petit film hautement vivifiant.


Odette, la nouvelle Mary Poppins


Moins sophistiqué (ou "prétentieux", c’est selon) que "Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain", la première réalisation d’Eric-Emmanuel Schmitt ouvre la porte à une débauche de bons sentiments éclairés par le jeu rayonnant de Catherine Frot qui est tout simplement impériale ! Les fans de l’actrice française seront directement propulsés au 7ème Ciel. Ceux qui n’ont rien contre l’effusion d’émotions simples et bigarrées apprécieront certainement cette histoire tendre rehaussée de quelques savoureux dialogues.


La bande-annonce…


Les amateurs de Bandes originales auront peut-être été bercés par la musique que l’on entend dans la bande-annonce, directement tirée de la B.O. d’"Odette Toulemonde". C’est le prolifique compositeur italien Nicola Piovani qui a composé cette musique. Ce dernier avait reçu un Oscar pour la bande originale du film choc de Roberto Benigni, "La Vie est belle" (1998). Difficile de résister à l’envie de vous faire partager un petit morceau de cette magnifique composition…

La Vie est belle
La Vie est belleLa Vie est belle
La Vie est belle

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

04/02/2007

"BOBBY"… Magnifique !

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Buvant et partageant les idées pures et rayonnantes du sénateur Robert F. Kennedy, l’acteur-réalisateur Emilio Estevez nous emmène à l’Hôtel Ambassador de Los Angeles, là où le frère de JFK fut assassiné le 5 juin 1968. Avec "Bobby", Estevez a choisi de ne pas suivre le même chemin qu’Oliver Stone ("Né un 4 juillet", "JFK", "Nixon"). Nettement moins corrosif et provocateur que ce dernier, Estevez défend, à travers son film, les idées chères au défunt sénateur. A cette époque, un vent nouveau, souvent incontrôlable, parfois destructeur, souffle sur les Etats-Unis gangrenés par la Guerre du Vietnam et par le racisme. En ces temps troubles où l’élan de liberté flirte avec la violence, Robert Kennedy lance un appel en faveur de nobles idées comme le partage, le respect mutuel, la compassion et (bien entendu) l’Amour...

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Tous ces sentiments font parti intégrante des histoires croisées que vont vivre les occupants de l’Hôtel Ambassador… juste avant l’assassina du sénateur. Cette dernière séquence qui clôture le film est très bien négociée par Estevez et, qui sait, vous arrachera peut-être quelques larmes !?

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"Bobby" n’est pourtant pas seulement tourné vers ce drame. Le réalisateur allège considérablement le propos de son film en nous offrant quelques scènes plus amusantes. Je pense notamment au trip démesuré des acteurs Ashton Kutcher, Shia LaBeouf et Brian Geraghty.

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Il y a aussi d’autres moments (presque) d’anthologie comme la rencontre entre deux starlettes provocantes des années 90, Demi Moore et Sharon Stone.

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La richesse de ce film réside aussi et principalement dans son casting des plus impressionnants ! On aurait pu craindre que les nombreuses stars du film se disputent entre eux la meilleure performance… Ce n’est absolument pas le cas. Chaque grand acteur repris au générique de "Bobby", insuffle modestement et honnêtement une part de lui dans cette histoire universelle et salvatrice.

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S’il fallait mettre en évidence certains plus que d’autres (c’est assez difficile vu la qualité de l’interprétation), je choisirais Ashton Kutcher pour son rôle planant de hippie en communication directe avec Le Seigneur, ainsi que les tragico-euphoriques Shia LaBeouf et Brian Geraghty campant deux jeunes "Men in Black" voulant assurer leur avenir.

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N’oublions pas non plus Helen Hunt ("Twister", "Ce que veulent les femmes"), métamorphosée, dans la peau de la dépressive Samantha ; ainsi que Demi Moore, reine de beauté passée corrompue par les ravages de l’alcool.

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"Bobby" se place aisément comme le meilleur film d’Emilio Estevez mais aussi comme l’un des meilleurs longs-métrages de ce début d’année. Nullement de facture classique (malgré ce qu’on pourrait croire), "Bobby" est une réelle bonne surprise. De surcroît, il est assez rare (je le répète) de croiser un casting aussi étoffé et impeccable… A l’image de ce film : Magnifique et léger tout en étant puissant.

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Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (3) | |