15/02/2010

PERCY JACKSON vs. Harry Potter ???

Percy Jackson, premier du nom82273178227317822731782273178227321

Tentant de survivre dans l’enfer du lycée et des petites contrariétés quotidiennes de sa vie d’adolescent, Percy Jackson (Logan Lerman) l’ignore mais il est en fait doté de pouvoirs très spéciaux. Fils du Dieu antique Poséidon (Kevin McKidd), Percy est soupçonné par Zeus (Sean Bean) d’avoir volé la foudre jalousement gardée au sommet de l’Olympe. Rapidement, une cohorte de monstres va venir perturber le quotidien de Percy pour tenter de s’accaparer l’arme du Dieu des cieux. D’Hades à Méduse, en passant par le Minotaure, l’Hydre et les Furies, Percy et ses protecteurs - le satyre Grover (Brandon T. Jackson) et le centaure Chiron (Pierce Brosnan) - ne vont pas manquer d’occasions pour prouver leur bravoure !

Brandon T. Jackson, Logan Lerman et Alexandra Daddario

Inévitablement, par les temps qui courent, certains se demanderont en achetant leur ticket pour aller voir "Percy Jackson. Le voleur de foudre" s’ils n’ont pas acquis leur sésame pour découvrir un énième ersatz d’"Harry Potter" ? Cette question reste pertinente et a notamment été copieusement alimentée par une large campagne publicitaire orchestrée par la Twentieth Century Fox ; campagne visant à clamer haut et fort la filiation artistique entre notre petit "Percy" et "Harry", le jeune sorcier très amasseur de foule de la Warner Bros.

Pierce Brosnan & Brandon T. Jackson

Avec le metteur en scène Chris Columbus derrière la caméra, celui-là même qui a réalisé les deux premiers "Harry Potter", il est bien difficile de ne pas deviner une réelle volonté de la Fox de manger au même râtelier que la Warner. Pourquoi pas finalement, d’autant plus que d’autres ne s’en sont d’ailleurs pas privés à l’image, notamment, de Disney et de son diptyque "Narnia" ou de la Paramount Pictures avec ses (très réussies) "Chroniques de Spiderwick" !?

Uma Thurman est la Méduse

Au final, après deux heures de débats mythologiques gentillets agrémentés, sans honte, d’humour (très /ou/ trop ?) juvénile et de plusieurs scènes pyrotechniques (honnêtes !) de bravoure, "Percy Jackson" a autant de traits communs avec "Harry Potter" qu’une musaraigne en a avec une loutre… Autrement dit, pas grand-chose ! Voila donc une bonne nouvelle (la technique copier-coller n’est pas trop bourrine et écoeurante comme on aurait pu le craindre) rehaussée d’une autre : ce nouveau divertissement très (mais alors très) familial demeure d’une assez bonne facture. La Fox a semble-t-il bien médité sur la lamentable bourde de 2006 qui s’intitulait "Eragon" !

Logan Lerman est Percy Jackson

Evidemment, Percy s’est offert les services d’un réalisateur qui est loin d’être un amateur dans ce genre de spectacles. Sans véritablement se recycler ni même tenter une approche plus innovante, Chris Columbus aligne les séquences d’action à rythme régulier. Celles-ci sont loin d’être brillantes mais ne sont pas non plus nauséeuses. "Percy Jackson and the Lightning Thief" va même jusqu’à complètement se lâcher, dans sa forme, lorsqu’il tire de son jeu la carte très branchée de la Cool Attitude pour Teenagers

Rosario Dawson et Steve Coogan, alias Hades

Des ado’s proches des super héros de Comics, insouciants, désobéissants et très branchés "Mode", voila donc bien un portrait stéréotypé au possible assortie d’une quête maigrelette : indubitablement, le scénario concocté par Columbus et Craig Titley tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes (Les Dieux de l’Antiquité grecque règlent toujours aujourd’hui le sort de l’humanité moderne !)… Précisons toutefois que l’action de ce film répond, en grande partie, au cœur même de la trame créée par le romancier Rick Riordan. Pour toutes réclamations vous savez donc maintenant à qui vous devez vous adresser !

Les jeunes cinéphiles tomberont sans grande difficulté sous le charme de ce Péplum des temps modernes ; aventure qui, tout bien réfléchi, brille là où les derniers volets d’"Harry Potter" ont mordu la poussière par un manque flagrant de joutes trépidantes et par une profonde admiration pour la noirceur. Plus coloré, vivifiant, gentiment stupide et relaxant, "Percy Jackson" en devient le film familial idéal de cette période de congés scolaires… Quoique trop anecdotique, la participation de seconds rôles de luxe comme Pierce Brosnan, Uma Thurman, Sean Bean, Catherine Keener, Rosario Dawson, Steve Coogan & Cie, vient encore un peu plus renforcer l’idée que notre nouvel héros et son film ont toutes les chances de brasser les foules.

La bande-annonce…

My Name is Logan...

Fils de Jim Carrey sur "Le Nombre 23" (2007) et, récemment, gosse fortuné et amateur des jeux vidéos extrêmes dans "Ultimate Game" (2009), Logan Lerman passe ici à la vitesse supérieure en interprétant le rôle titre de "Percy Jackson. Le voleur de foudre". Certainement moins coincé - étant donné la conjoncture et l’esprit très Relax du film - que ses collègues Daniel "HP" Radcliffe et Robert Pattinson, Logan ne démérite pas et campe un jeune héros assez sympa. Enfin un jeune gars qui ne s’apparente pas à une tête à claques… Ca fait du bien !

Tags associés : Action, Aventure, Fantastique, Adaptation, Kevin McKidd, Sean Bean, Pierce Brosnan, Uma Thurman, Catherine Keener, Rosario Dawson, Steve Coogan, Jim Carrey, Daniel Radcliffe, Robert Pattinson, Disney, "Le Monde de Narnia", "Les Chroniques de Spiderwick", "Eragon", "Harry Potter", "Le Nombre 23"

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29/12/2009

PANDORUM, descente dans l’obscurité spatiale

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Paul Anderson n’a vraiment pas été en veine ces dernières années en mettant en scène ou en produisant des divertissements de moyenne qualité (ainsi que de véritables "catastrophes" !). Aujourd’hui, après avoir réalisé l’exaltant "Death Race 3000", film d’action futuriste emmené par le charismatique Jason Statham, Anderson nous invite à monter à bord de sa dernière petite production intitulée "Pandorum"… S’embarquant dans un vaste vaisseau spatial afin de coloniser une lointaine planète, des centaines d’hommes et de femmes représentent le dernier espoir d’une humanité qui n’a cessé de pulluler sur terre et de dévorer toutes les réserves naturelles de la planète. Quelques années après (ou peut-être quelques décennies ? ou peut-être quelques siècles ?), le Lieutenant Payton (Dennis Quaid) et le Caporal Bower (Ben Foster) se réveillent à l’intérieur d’un compartiment scellé du vaisseau. Ils ne se souviennent que partiellement de leur mission et de leur identité. Le premier réflexe de Bower est de s’extraire de leur prison pour partir à la recherche des membres d’équipage. Conduit par Payton - branché à l’un des rares postes de contrôle fonctionnant -, Bower déambule dans les vastes couloirs du vaisseau, plongés dans l’obscurité totale, à la recherche du moindre signe de vie… Bower ne tarde pas à en trouver mais ce n’était certainement pas à ça que s’attendait le caporal : d’immondes et voraces créatures ont pris le contrôle du vaisseau durant le sommeil des deux astronautes. Bower, accompagné de quelques rescapés, tentera de sauver sa peau tout en essayant d’accéder à la salle des machines pour relancer les commandes principales du vaisseau dérivant…

Antje Traue et Ben Foster

Réalisateur sur le film allemand "Antibodies" (2006), Christian Alvart - avant de s’attaquer au thriller surnaturel "Le Cas 39" avec Renée Zellweger (prochainement sur nos écrans) - signe, avec "Pandorum", un très bon thriller horrifique baignant dans le sang et dans la peur incommensurable de l’immensité spatiale. Le voilà justement le fil conducteur de ce long-métrage : le "pandorum", un syndrome virulent d’angoisse qui attise la peur, la nervosité et la violence (extrême) des astronautes qui supportent mal les séjours prolongés dans l’espace, au milieu du vide… Sur base de cette peur primaire, transformant tout être humain - normalement constitué - en dément sanguinaire, le scénariste Travis Milloy tisse le sabordage d’un immense vaisseau spatial ; sabordage qui a notamment engendré la naissance de véritables monstres.

Dennis Quaid

Ceux-ci constituent l’un des points forts de ce thriller. Toutefois, ces horribles créatures primaires et chasseresses rappellent significativement les monstres caverneux du "The Descent" de Neil Marshall… Pour ajouter à cette impression de déjà-vu, "Pandorum" se base sur une atmosphère oppressante soignant l’obscurité comme l’a fait également, en son temps, Marshall ! Mais "The Descent" n’est pas la seule source d’inspiration de "Pandorum" : l’apparence des rescapés, sauvant leur peau à l’aide de couteaux aiguisés, se réfère, assez fortement, au "Pitch Black" (2000) de David Twohy. Bref, les amateurs de sensations fortes cinématographiques - c’est bien à eux que ce "Pandorum" s’adresse - trouveront par moment des allures de Patchwork à ce long-métrage qui nous livre, ma foi, une synthèse réussie et distrayante des quelques bons (et rares) longs-métrages de science-fiction de ces dernières années ; en incluant également quelques juteux clins d’œil à l’univers "Star Wars".

Cam Gigandet

Soignant un esthétique du clair-obscur bien maîtrisé, le cinéaste Christian Alvart a eu l’occasion de travailler avec un solide casting masculin composé principalement de Dennis Quaid, de Ben Foster et de Cam Gigandet. Nerveux, sachant jouer les schizophrènes quand il le faut, ces trois acteurs affichent un aura chargé d’un efficace et inquiétant côté obscur… C’est enfin l’occasion, pour Ben Foster, de tirer son épingle du jeu en s’affichant comme le héros central de l’intrigue après avoir occupé, maintes fois, des seconds rôles. Dennis Quaid démontre une nouvelle fois que sa carrière est clairement relancée et qu’il a le chic pour se glisser dans des rôles foncièrement différents ainsi que dans des projets de tout acabit.

Ben Foster et Antje Traue

La pulpeuse et convaincante actrice allemande Antje Traue complète avec énergie et conviction le haut de l’affiche en jouant une scientifique mutée en une Lara Croft intergalactique ! Montant progressivement en puissance, "Pandorum" se révèle, au final, être un (plus que sympathique) cocktail d’effroi et d’action à consommer exclusivement sur grand écran. Voila une aventure qui renoue, de bien belle manière, avec les grands divertissements horrifiques de science-fiction que l’on croyait disparus.

Antje Traue

La bande-annonce…

Tags associés : "Pandorum", Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet, Jason Statham, Renée Zellweger, Paul Anderson, Neil Marshall, David Twohy, "Death Race 3000", "The Descent", "Star Wars"

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