18/04/2007

Matt Damon & Angelina Jolie au TOP

The Good Shepherdstar_jaunestar_jaunestar_jaunestar_jaunestar_grise

Pour sa seconde réalisation, après "Il était une fois le Bronx" (1994), Robert De Niro signe, avec "Raison d’Etat" ("The Good Shepherd"), un thriller politique sans compromis. Servi par un "parterre" de stars, ce film retrace la genèse de la C.I.A. Maintenant un suspense touffu, Robert De Niro (acteur, réalisateur et producteur sur ce film) suit, parallèlement, l’impressionnant parcours d’Edward Wilson, interprété par Matt Damon. Ce jeune idéaliste va vite comprendre qu’on ne peut se filler à personne dans le monde de l’espionnage international… A personne, même pas à sa famille ou à ses mentors.

The Good Shepherd

Scénarisé par Eric Roth ("Munich", "Ali", "Révélations"), "The Good Shepherd" dépeint également, avec beaucoup de tension, la double existence de son héro. Entre vie de famille qui bat de l’aile et une juteuse vie professionnelle, la nuance n’est pas toujours claire. Marié, avant tout, à son pays (et aux secrets de celui-ci), Wilson devra choisir entre l’intérêt des Etats-Unis et le bonheur de son épouse, Clover (Angelina Jolie), et de son fils. Dilemme quand tu nous tiens !

The Good Shepherd

A la différence des "James Bond" où l’action se taille souvent la meilleure part du lion, "The Good Shepherd" explore de manière plus subtile, plus posée et plus classique, l’univers ténébreux de l’espionnage. Tout y passe ! Des sociétés secrètes universitaires (la "Skull and Bones Society" à l’Université de Yale, pour ne pas la citer) au clientélisme étatique, en passant par le second conflit mondial et, bien entendu, par la Guerre Froide.

The Good Shepherd

Secrets, mensonges, trahison, vengeance, assassinas,… Robert De Niro nous offre un film riche qui, en 2h40, brosse un panorama intelligent et distrayant du métier d’agents secrets. Une véritable réussite ! Le spectateur devra toutefois user d’une certaine concentration tellement les chassés-croisés entre passé et présent sont nombreux.

The Good Shepherd

Vous êtes en mal de films à suspense sérieux et magistralement réglé (comme une horloge) ? Si oui, tentez l’expérience "Raison d’Etat" qui sort le 18 avril. Le rendez-vous est pris !

Des stars… Comme s’il en pleuvait !

The Good Shepherd

Un peu comme l’excellent "Bobby", "Raison d’Etat" réuni des grands noms du cinéma américain. On retrouve, en tête d’affiche, Matt Damon, Angelina Jolie, William Hurt ("Mr. Brooks"), John Turturro ("Transformers"), Billy Crudup ("Mission : Impossible 3"), Alec Baldwin et Michael Gambon ("Harry Potter 4").

The Good Shepherd

The Good Shepherd

Il faut également mentionner l’apparition de Timothy Hutton, de Jason Patric ("Narc"), de Chazz Palminteri ("La Peur au ventre") et de Joe Pesci. Ces deux derniers connaissent bien Robert De Niro. Palminteri a déjà collaboré avec De Niro dans la comédie "Mafia Blues" (1999) ainsi que dans "Il était une fois le Bronx". "Raging Bull" (1981), "Il était une fois en Amérique" (1984), "Les Affranchis" (1990), "Il était une fois le Bronx", "Casino" (1996), De Niro connaît bien Joe Pesci qui avait déserté les plateaux de tournage depuis "L’Arme fatale 4" en 1998 ! Un Come-back, après presque dix ans d’absence, ça se remarque.

The Good Shepherd

Co-produit par Francis Ford Coppola, "Raison d’Etat" scelle un nouveau partenariat entre Robert de Niro et le mythique réalisateur d’"Apocalypse Now" (1979). Souvenez-vous, c’était en 1975 & ça s’appelait "Le Parrain, 2e partie". De Niro y jouait Vito Corleone & Coppola réalisait, à mes yeux, le meilleur "Parrain" de sa somptueuse trilogie… Que des bons souvenirs !

The Good Shepherd

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12/04/2007

Jim Carrey, "23" au carré !

Le Nombre 23

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On connaissait très bien le Jim Carrey loufoque, on connaissait un peu le Jim Carrey mélodramatique. Voici venu le temps du Jim Carrey "à la sauce" thriller. Ca paraît, à première vue, indigeste & pourtant… "Le Nombre 23" de Joël Schumacher risque d’en surprendre plus d’un ! Walter Sparrow (Jim Carrey) travaille dans une fourrière pour animaux et coule une vie sans histoire, entouré de son épouse, Agatha (Virginia Madsen), et de son fils Robin (Logan Lerman). Un soir, Walter et Agatha achètent, dans une bouquinerie, un petit roman anodin à la couverture rouge sang usagée. Walter va parcourir frénétiquement ce bouquin. Il remarque rapidement que la description qui y est faite de la vie de Petitou, le personnage central du récit, coïncide étrangement avec sa propre existence ! Cette étrange histoire tourne autour de la théorie farfelue du nombre 23. Walter y croit dur comme fer. La vie des Sparrow va progressivement basculer dans la paranoïa...

Le Nombre 23

Avec son "Nombre 23", le réalisateur Joël Schumacher nous revient dans un genre qu’il affectionne : le thriller psychologique. Metteur en scène de films popcorn pas toujours très heureux ("Batman & Robin", "Bad Company"), Schumacher s’est davantage illustré dans des productions sombres comme "Chute Libre" (1993) avec un Michael Douglas méconnaissable, "Le Client" (1994), "Le Droit de tuer ?" (1996) avec Sandra Bullock et Samuel L. Jackson, "8 mm" (1999) avec Nicolas Cage, ou encore dans "Tigerland" (2001) et "Phone Game" (2003), deux films dans lesquels joue Colin Farrell.

Le Nombre 23

Entre fiction subliminale et réalité inquiétante, "Le Nombre 23" s’insère à merveille dans la filmographie trouble de Schumacher. Après un générique diablement construit et prometteur, ce réalisateur nous plonge dans un thriller savoureusement tordu, s’appuyant sur une histoire complexe et riche en rebondissements.

Le Nombre 23

Mais il y a bien sûr un plus à ce film : la participation du "débridé" Jim Carrey qui navigue ici dans des eaux inconnues. Que faut-il penser de sa prestation ? Personnellement, je trouve sa performance très concluante. Interprétant à la fois un père de famille tendre et discret et un personnage fictif drogué et inquiétant, Jim Carrey se surpasse et offre, à sa carrière, un bon bol d’oxygène.

Le Nombre 23

"Le Nombre 23" séduira les inconditionnels des films de Joël Schumacher & un public en mal d’intrigues tortueuses et d’imprévus en tout genre. Ce suspense est également intéressant à découvrir pour l’interprétation troublante de Jim Carrey,… & également pour le regard (toujours aussi) ravageur et sensuel de Virginia Madsen ("Dune", "Firewall") et celui, non moins plaisant, de Lynn Collins ("Entre deux rives").

Le Nombre 23

La bande-annonce…

Schumacher-Carrey, la deuxième !

En 1995, Jim Carrey avait déjà tourné sous la houlette de Joël Schumacher. Carrey jouait, à l'époque, le déjanté (pour ne pas changer) Edward Nygma, alias "L’Homme Mystère", dans un certain "Batman Forever".

Batman Forever

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |