30/04/2007

Halle Berry - Bruce Willis, le choc ?

Dangereuse séduction

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Rowena Price (Halle Berry) est une journaliste d’investigation mise sur la sellette par son journal. En quête d’un nouveau scoop, elle rencontre une amie d’enfance qui lui confie avoir eu une relation avec le célèbre Harrison Hill (Bruce Willis), un riche et séduisant publicitaire. Peu de temps après cette révélation, Rowena apprend le décès tragique de son amie. Elle soupçonne Hill d’être l’auteur de ce crime. Avec l’aide de son assistant Miles (Giovanni Ribisi), la journaliste va infiltrer, sous une fausse identité, la firme dirigée par le golden boy. Harrison Hill est-il un meurtrier ou un "simple" séducteur ? Quand deux acteurs hautement populaires, comme la séduisante Halle Berry et le dur à cuire Bruce Willis, se retrouvent à l’affiche de "Dangereuse séduction", un thriller présenté comme sulfureux, ça laisse rêveur...

Bruce Willis & Halle Berry

Toutefois, le réveil et le retour à la réalité peuvent être parfois douloureux. C’est malheureusement le cas pour "Dangereuse séduction". Tout d’abord, il y a une incroyable erreur sur la marchandise ! Non, ce film n’est ni sulfureux, ni érotique (hormis peut-être les robes de soirée moulantes de Halle Berry) et passerait d’ailleurs pour un film pudique comparé au célèbre "Basic Instinct".

Bruce Willis

Deuxièmement, le "choc" attendu entre les deux têtes d’affiche, Berry et Willis, est tout simplement ridicule. Les apparitions de Bruce Willis sont comptées. Le titre de premier rôle masculin irait sans doute mieux à Giovanni Ribisi ("Basic", "60 secondes chrono"), le troisième larron de ce sympathique petit film policier. Car, en effet, "Dangereuse séduction" n’est pas mauvais ; cependant, on espérait mieux. Une campagne marketing déviante aurait-elle eu raison de ce film !?

Giovanni Ribisi

Le réalisateur new-yorkais James Foley nous emmène dans un intrigue plutôt convenue faisant la part belle à Internet, aux Chatroom’s ainsi qu’aux flirtes au bureau et aux commérages. "Dangereuse séduction" n’est heureusement pas totalement dépourvu d’intérêt. Durant la plus grande partie du film, le spectateur sera sans doute hanté par LA question : mais qui est le tueur ? Est-ce le golden boy infidèle, l’épouse jalouse, l’informaticien obsédé ou… ? Les thématiques basées sur la fascination de l’œil, sur le regard et le voyeurisme, sont intéressantes.

Halle Berry

Le final est assez surprenant et aurait pu agréablement clôturer le film… Seulement voilà, James Foley l’a mal négocié. On a l’impression que ce dernier s’emballe vers la fin de l’intrigue et assomme le spectateur sous une avalanche de révélations, le tout en une minute montre en main. C’est dommage ! Malgré ce petit jeu de massacre à la fin, ce long-métrage est agréable (sans plus) à suivre. Il ne devrait toutefois pas figurer en tête de la filmographie de Bruce Willis et de Halle Berry. Sympa… Sans plus !

►Pour visualiser la bande-annonce en version française, cliquez ici

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

28/04/2007

John Travolta, Tim Allen & Cie.

Bande de sauvages

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Doug, Woody, Bobby et Dudley sont quatre amis vieillissants qui passent leurs rares moments de détente sur leur moto. Fauché comme les blés, en instance de divorce et bientôt à la rue, Woody (John Travolta) aspire à s’évader en Californie. Il essaye de convaincre ses trois amis à le suivre dans une fougueuse randonnée à moto pour gagner la côte ouest des Etats-Unis. Réticents dans un premier temps, Doug, Bobby et Dudley acceptent finalement le pari et s’embarquent, avec Woody, pour un voyage qui leurs réserve bien des péripéties. La route sera longue, remplie d’embûches mais diablement amusante !

Bande de sauvage

Brad Copeland, le scénariste de "Bande de sauvages", nous a concocté quatre portraits masculins assez "épicés". Il y a bien entendu Woody, joué par un John Travolta diablement énergique. Après avoir joué Bobby Long, un professeur alcoolique et fatigué, dans "Love Song", Travolta retrouve un rôle qui lui va comme un gant. Dans les comédies "Get Shorty" (1996) et "Be Cool" (2005), il jouait le méthodique Chili Palmer qui assure dans les situations les plus délicates. Dans "Bande de sauvages", son personnage, Woody, est plus incertain, stressé, rabat-joie et un spécialiste né pour déclencher des catastrophes. Un régal !

John Travolta

John Travolta n’est pourtant pas la vedette principale de ce film. Le premier rôle (s’il fallait en trouver un) revient à Tim Allen. A des années lumières des enfantins "Raymond" et "Santa Clause", Allen trouve admirablement bien ses marques dans "Bande de sauvage". Comment oublier sa magnifique prestation dans le superbe "Galaxy Quest" (2000) où il jouait le commandant Peter Quincy Taggart. Tim Allen prouve, avec ce film et "Bande de sauvages", qu’il est un bon acteur capable de donner le change dans des rôles plus réfléchis pimentés par un humour plus serein.

Tim Allen (à droite)

Martin Lawrence ("Bad Boys"), lui, nous revient dans la peau de Bobby. Un auteur pas très inspiré, asservi par le tempérament incisif de son épouse, de ses deux filles et de sa belle-mère.

Martin Lawrence

William H. Macy ("Thank You for Smoking", "Bobby"), alias Dudley, est le dernier maillon de cette joyeuse bande. Informaticien chevronné, Dudley aimerait rencontrer une gentille petite femme, malheureusement il souffre d’une maladresse et d’une timidité déconcertante. Ces quatre personnages bien trempés partent donc pour une folle expédition.

Marisa Tomei & William H. Macy

Surfant entre le rire poli et des gags plus lourds, "Bande de sauvage" s’apparente à un milk-shake mêlant bons moments et (quelques) scènes moins inspirées. Je pense notamment à l’interprétation déjantée de John C. McGinley, policier homosexuel digne héritier des "Village People". Il faut aimer ce genre d’humour…

Bande de sauvages

Le film de Walt Becker demeure toutefois intéressant et célèbre avec beaucoup d’énergie la soif de liberté. "Bande de sauvage" s’offre également les services de la (toujours) ravissante Marisa Tomei. On retrouve dans la peau de "l’empêcheur de tourner en rond", un Ray Liotta amaigri et tatoué.

Marisa Tomei

"Bande de sauvage" dispose d’assez de qualité et de bonnes surprises pour offrir un (très) bon moment d’humour et de détente. A voir surtout pour son quatuor d’acteurs pétillants, pour le sourire de Marisa Tomei et… A écouter (aussi) pour sa bande originale attrayante.

La bande-annonce...

Quelques gentils clins d’œil aux films de motards parsèment, de-ci de-là, "Bande de sauvages". On pense bien entendu à "Easy Rider" (surtout lors du final) mais aussi à "Harley Davidson & The Marlboro Man" (1991).

Ray LiottaKevin Durand

Ennemis dans "Smokin’Aces", Ray Liotta et le "charismatique" Kevin Durand jouent les vilains motards dans "Bande de sauvages".

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |