16/06/2007

SHREK 3. Mon avis

SHREK LE TROISIEME

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Rien ne va plus au doux royaume de Fort Fort Lointain. Le Prince Charmant veut sa vengeance, Shrek n’est pas très enchanté de son nouveau statut princier &, pour couronner le tout, le Roi Harold est gravement malade. Notre ogre va tenter de retrouver, avec l’aide de l’Ane et du Chat Potté, le jeune Arthur. Shrek refusant de porter la couronne royale, "Artie" est le seul susceptible de monter sur le trône…

"Shrek" est sans doute l’un des prétendants les plus sérieux au titre de film d’animation culte. "Shrek 2", comme toute bonne suite qui se respecte, exploita merveilleusement bien les points forts du premier épisode et nous offrit une nouvelle aventure excitante, bourrée d’action et d’humour. Avant de voir "Shrek 3", on était en droit de se poser LA question : était-ce bien nécessaire ? Oui, il était nécessaire de clôturer la trilogie des "Pirates des Caraïbes" ! Oui, il était de bon goût de poursuivre les aventures de "Spider-Man" ! …Mais l’ogre préféré des enfants devait-il rempiler ? Autrement dit "Shrek. Le Troisième" n’est-il pas le "Shrek" de trop ?

SHREK LE TROISIEME

On retrouve dans ce troisième film les ingrédients qui ont fait le succès des deux premiers longs-métrages : réalisation et effets visuels de qualité, dialogues qui font mouche, inventivité, humour certain,… Tout est à nouveau réuni pour procurer 1h30 de pur bonheur. Il reste toutefois un petit problème : un inévitable sentiment de déjà-vu ! Pour la troisième fois, Shrek et ses deux compagnons, le Chat Potté et l’Ane, partent pour un voyage incertain. On retrouve ainsi en grande partie l’"architecture" scénaristique des précédents épisodes.

SHREK LE TROISIEME

Heureusement les scénaristes ont eu la bonne idée d’introduire des séquences, comme pour les deux premiers films, ingénieuses, parfois (même souvent) endiablées et hilarantes : les princesses charmantes du royaume de Fort Fort Lointain passent à l’action ; l’Ane et le Chat Potté échangent leur apparence ; bienvenue dans une Fac' médiévale "très tendance" ; Shrek vit difficilement son nouveau statu de papa-ogre !

SHREK LE TROISIEME

De nouveaux personnages viennent aussi fleurir une distribution déjà bien étoffée. Shrek et ses amis rencontreront notamment un truculent Merlin l’Enchanteur complètement à la masse. Nos héros croiseront également la route du jeune Arthur, le seul, à part Shrek, à pouvoir monter sur le trône du royaume. Chétif en apparence, "Artie" compense par ses talents de négociateur. Il en aura bien besoin pour affronter un rival tenace : le Prince Charmant.

SHREK LE TROISIEME

"Shrek. Le Troisième" octroie une nouvelle dimension aux "méchants de service". Charmant, le Capitaine Crochet, le Cavalier sans tête, les sorcières, les arbres ensorcelés,… Le réalisateur-scénariste Chris Miller et ses collègues ont soigné davantage les motivations d’une ribambelle de supers vilains. Le film commence d’ailleurs sur une note plus tragique (si l’on peut dire) ou du moins plus obscure. Etonnant et bienvenue !

SHREK LE TROISIEME

Bien entendu comme ses devanciers, "Shrek 3" nous gratifie de quelques petits pastiches ou allusions à certains films dont "La Petite Sirène" (du concurrent Disney), "Titanic" et "La Colline a des yeux" !!! Si, si !!! Ces allusions décalées sont toutefois moins présentes que dans les précédents volets. Leur manque est toutefois joyeusement compensé par une avalanche de clin d’œil aux contes qui continuent à bercer les petits et les grands enfants.

SHREK LE TROISIEME

Alors, "Shrek. Le Troisième" est-il le "Shrek" de trop ? Non ! Sans repousser les limites de la perfection, ce film succède, avec les honneurs, à ses deux fantastiques devanciers. La plupart des fans de la série retrouveront sans doute avec joie des personnages attachants plongés, une nouvelle fois, dans une aventure qui, par moment, décoiffe !

SHREK LE TROISIEME

La bande-annonce...

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

12/06/2007

SHOOTER, joli carton

SHOOTER

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Bob Lee Swagger (Mark Wahlberg) était l’un des meilleurs snipers de l’armée américaine. Depuis une mission "suicide" en Afrique et la mort de son co-équipier, Swagger a quitté l’armée et vit en ermite dans les montagnes. Un jour pourtant, le Colonel Isaac Johnson (Danny Glover) frappe à sa porte. Ce dernier demande les services de Swagger pour assurer la sécurité du président des U.S.A. Le locataire de la Maison Blanche serait en effet la cible d’un tireur d’élite travaillant pour une organisation terroriste. Après avoir hésité, Swagger accepte finalement de participer à cette mission en apparence tranquille. Notre ancien soldat ignore qu’il est en fait tombé dans un piège diabolique…

SHOOTER

Génocide, complots, trahison, appât du gain,… Le moins que l’on puisse dire c’est que le "Shooter" d’Antoine Fuqua ne ménage pas l’Administration américaine. On aurait pu craindre d’assister à un pamphlet patriotique de 2 heures ; heureusement le réalisateur et le producteur Lorenzo di Bonaventura ("Transformers", Constantine, "Dérapage", "Doom") ont choisi de ne pas emprunter cette voie empestant le déjà-vu.

SHOOTER

La bonne nouvelle, si l’on peut dire, c’est que l’ennemi provient directement des plus hautes sphères du Gouvernement américain. L’opposition entre le soldat pur et dur, aimant son pays, et les bureaucrates véreux, avides d’argent, est très bien exploitée sous l’œil attentif et expérimenté de Fuqua. Ce dernier sait y faire question action ! C’est une certitude. "Shooter" revisite d’ailleurs de manière explosive et parfois même très impressionnante le filon usagé des chasses à l’homme comme on a pu voir, par exemple, dans "Le Fugitif" ou récemment dans "La Sentinelle". Il est également question de vengeance dans ce film. Cette vengeance est froide comme du métal et sans compromis.

SHOOTER

Certes l’histoire n’est pas follement originale, toutefois le scénariste Jonathan Lemkin ("L’Associé du diable", "L’Arme fatale 4") introduit quelques bonnes surprises. Je pense tout particulièrement aux scènes de Michael Pena, qui joue l’agent du FBI Nick Memphis, le partenaire malchanceux du fugitif Swagger. Après sa magnifique prestation dans "Collision" et après "World Trade Center", Pena nous revient dans la peau d’un agent maladroit qui va progressivement devenir un apprenti tireur d’élite assez doué. Le partenariat Michael Pena / Mark Wahlberg est à ce titre assez intéressant et revigore un peu un film musclé et dur manquant parfois d’originalité.

SHOOTER

Parlons maintenant de Mark Wahlberg, le héro du film. Ce n’est plus un secret pour personne : Wahlberg est calibré à la perfection pour jouer les (supers) héros musclés et intransigeants. "Les Infiltrés", "Quatre frères", "Le Corrupteur", "Big Hit",… Sa réputation n’est plus à faire ! Reste que cet acteur sait également se montrer plus pausé et camper des personnages plus emblématiques et réfléchis comme dans "La Vérité sur Charlie" (2003) ou dans l’excellent "Braquage à l’italienne" (2003).

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Pour "Shooter", Wahlberg ne joue (hélas !) pas dans la subtilité. Arborant un regard d’acier et une solide carrure, Mark va droit au but : faire un joli carton et se venger des "pourris" qui veulent lui faire porter le chapeau. En permanence le doigt sur la gâchette, Bob Lee Swagger fonce dans le lard. C’est radical, pas très fin (vous vous en doutez), mais ça a le mérite d’être distrayant. Ce raisonnement simpliste ("Œil pour œil, dent pour dent") constitue un excellent motif pour aligner des séquences énergiques et nous offrir de belles scènes d’actions pimentées de quelques giclées de sang. Les amateurs des gros calibres et des films 100% action seront comblés !

La bande-annonce...

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (2) | |