07/07/2010

The CRAZIES : George A. Romero encore revisité

The Crazies - le Remake de 201082273178227317822731782273218227321

Elles n’ont vraiment pas de chance ces pauvres petites villes américaines ! Quand elles ne sont pas envahies par des Aliens ("Aliens vs Predator Requiem"), des araignées géantes ("Arac Attack") ou des spectres ("Silent Hill"), elles le sont par des zombies ou des fous dangereux… Tout amateur de ce sous-genre horrifique - "Petite ville paisible en perdition" - ne manque ainsi pas de disposer d’une (très) belle petite collection de Survival-Horror’s adaptée à ses penchants. Il peut même aujourd’hui goûter à nouveau à sa passion sur grand écran grâce à la sortie de "The Crazies" ! Remake de "La Nuit des fous vivants" (en V.O. "The Crazies" - 1973) signé par le maître George A. Romero, ce long-métrage de Breck Eisner nous propose de suivre le périple morbide de David Dutton (Timothy Olyphant) et de Judy (Radha Mitchell)...

Timothy Olyphant

Shérif et médecin d’une petite ville sans histoire, mari et femme attendant leur premier enfant, David et Judy vont être les témoins d’épisodes étranges et dramatiques avant d’être littéralement kidnappés et séquestrés par l’armée. En cause, un virus développant la violence et la folie meurtrière de l’homme s’est accidentellement répandu dans les réserves d’eau de la ville. Accompagnés de Becca (Danielle Panabaker) et de Russell (Joe Anderson), les Dutton vont essayer d’échapper à la fois au virus, aux fous meurtriers contaminés et à l’armée américaine bien décidée à "noyer le poisson"… Ce n’est pas gagné !

Joe Anderson, Timothy Olyphant, Radha Mitchell et Danielle Panabaker

Alors que l’année 2007 l’avait consacré au rang de star pour avoir donné du fil à retordre à Bruce Willis dans "Die Hard 4" avant de jouer les justiciers "boule à zéro" dans "Hitman", Timothy Olyphant est aussi vite rentré dans le rang… Mais, d’une certaine manière, on est assez content de le retrouver - avec plus de cheveux et toujours aussi convainquant - dans ce "Crazies". Ce nouveau long-métrage lui donne certainement l’opportunité de se racheter modestement une certaine aura en campant un personnage droit dans ses bottes, courageux, caressant l’esprit de sacrifice (…Bref le shérif parfait comme l’Hollywood bien pensant les aime !) et - heureusement pour les spectateurs exigeants - parfois pas dénué d’un regard inquiétant transpirant la tension, l’incertitude et… une certaine part de folie !

Radha Mitchell

A ses côtés, nous retrouvons l’actrice australienne, Radha Mitchell qui adore véritablement les films à sensations fortes à l’image des "Solitaire", "Silent Hill" et "Pitch Black"… Tandem fonctionnant correctement devant la caméra d’Eisner, Olyphant et Mitchell vont être entraîné dans une intrigue certes convenue (remake de Survival-Horror oblige !?) - accouchée par Ray Wright ("Le Cas 39", "Pulse") et Scott Kosar ("Amityville", "The Machinist") - mais qui ne manque pas d’une certaine rythmique : plantant rapidement le décor, "The Crazies" 2010 enchaîne à vitesse régulière quelques belles (mais trop rares) scènes tendues et aiguisées.

Timothy Olyphant et Radha Mitchell

Si le suspense et les nerfs à vif sont heureusement au rendez-vous, le tout rehaussé de quelques plans-séquences très aguicheurs et soignés, ce long-métrage n’a pas choisi d’emprunter le chemin du sadisme et de la perversion sacrificielle… L’Oncle Sam est une nouvelle fois passé par là ! Une bonne nouvelle pour les amateurs de frisson aux yeux encore peu habitués aux effluves de sang… Une note moins bonne pour les routards de la catégorie qui trouveront peut-être ce "Crazies" finalement trop sage et trop propret… Un bel exercice de style toutefois !

Extrait de The Crazies

La bande-annonce…

Tags associés : Zombie, Horreur, Thriller, Remake

Stars à l’honneur : George A. Romero, Timothy Olyphant, Radha Mitchell, Bruce Willis

Encore plus de films : " Aliens vs Predator : Requiem", "Pulse", "Die Hard 4", "Hitman", "Silent Hill"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |

17/02/2010

Denzel WASHINGTON, nouveau prophète

The Book of Eli - Le Livre d'Eli822731782273178227317star_1_28227321

Droit devant, toujours vers l’Ouest… Un voyageur solitaire (Denzel Washington), aguerri au combat, transporte un livre en pleine Amérique désertique, ravagée par les guerres passées et placée sous le joug de détraqués cannibales et amateurs de viande fraîche… Sur sa route, ce messager d’un genre nouveau va rencontrer Carnegie (Gary Oldman), l’homme fort d’une petite ville qui tente de renaître de ses cendres. Féru de littérature et recherchant activement un livre bien précis, Carnegie va tenter de retenir notre héros mais ce dernier ne l’entend pas de cette oreille ! Ce qui devait arriver arriva : Carnegie lance ses sbires et espère bien récupérer l’ouvrage que notre mystérieux voyageur protège jalousement…

Denzel Washington

Avec "Le Livre d’Eli", le célèbre producteur Joel Silver ("Matrix", "L’Arme Fatale") semblait s’aventurer sur un terrain glissant en amenant les spectateurs à vivre une aventure post-apocalyptique dans laquelle le salut de l’humanité viendrait de la sauvegarde de l’unique exemplaire d’un célèbre livre (vous aurez tout le loisir de découvrir de quel livre il s’agit si vous allez voir ce long-métrage)… Heureusement, après 1h50 de bon spectacle hollywoodien New Ave, on se sent plutôt le cœur léger, heureux d’avoir assisté à un plus qu’honnête délassement, sans en venir à quelque prêchi-prêcha d’ordre fanatico-religieux…

Jennifer Beals et Gary Oldman

Il serait en effet vraiment dommage de tenter de lire entre les lignes et de chercher la moindre trace de messages subliminaux dans cette réalisation qui doit bien rester à sa place… Et quelle est justement sa place ? Dans le rayon des bons petits thrillers post-apocalypse conçus pour divertir et tenir en haleine les fans du genre qui ont déjà tout (et rien) vu en la matière. Après d’innombrables navets dans la veine "Comment survivre à la fin du monde ?", on en revient toujours au même constat : c’est un peu du "Mad Max" réchauffé ! En ce qui concerne ce "Livre d’Eli", il faut bien l’admettre, le scénariste Gary Whitta et les frangins - derrière la caméra -, Albert et Allen Hughes, éprouvent quelques difficultés pour éviter de tomber dans les gros clichés du genre...

Denzel Washington

Au menu donc, oui (!), il y a bien des paysages dévastés et ruinés par la mort, des vilains vraiment pas beaux - pustuleux et avides de jeunes et jolies jeunes filles - ainsi que du sang et de la viande humaine (dans un ragoût, c’est délicieux !) mais… Soulignons d’emblée l’intéressant travail des Hughes qui soignent leur propos avec un certain effet de style et préfèrent laisser deviner l’horreur plutôt que de la montrer dans toute sa splendeur comme un Eli Roth ("Hostel") ou un Darren Lynn Bousman ("Saw") le ferait !

Mila Kunis est Solara

S’aventurant davantage dans le spectacle Western, les metteurs en scène de l’honnête "From Hell" (2002) compilent à une quête spirituelle, stricte et sévère, quelques jolis thèmes d’ordre métaphysique qui s’alignent progressivement dans un récit certainement pas dénué d’actes de bravoures et de références appuyées aux grands standards de la catégorie "Traversée en solitaire dans un désert aride et inhospitalier". Si côté réalisation, quand l’action se précise, on sent indubitablement un rappel des plans panoramiques à la Michael Bay et quelques clairs-obscurs à la Quentin Tarantino, "Le Livre d’Eli", de manière globale, est nettement moins indigeste que le "Postman" (1997) de Kevin Costner & surtout plus aérien et mieux ficelé que le récent "Je suis une légende".

Denzel Washington

Ce nouveau long-métrage rassasiera certainement les amateurs de films sondant la décadence humaine et son instinct cruel, sans nécessairement dégoûter les jouvenceaux de ce cinéma généralement taillé pour les durs à cuire. "Le Livre d’Eli" apparaît de ce fait comme un bon compromis & surtout comme un long-métrage rehaussé, une nouvelle fois, par le talent incommensurable de l’élégant, placide et charismatique Denzel Washington, un véritable King d’Hollywood et (même) du Septième Art ! Face à ce dernier, on retrouve un Gary Oldman soucieux de ne pas donner dans le déjà vu. Après Dennis Hopper sur "Waterworld" ou Malcolm McDowell - également à l’affiche de ce film ! - sur "Doomsday", notre ami Gary se la joue plutôt Messie en devenir ; satyre et violent, tout en se parant d’un costume trois pièces méthodique et cultivé. Oldman en vient à interpréter un seigneur de ruines, brillant dans le sable et la déchéance intellectuelle, une sorte d’homme d’affaire influent et dominateur comme ceux que l’on peut voir dans les immortels Westerns d’autrefois… La référence est flagrante !

Gary Oldman

Les cinéphiles vouant une admiration sans faille à Denzel Washington (même dans les navets, il excelle celui-là !) seront sans doute intéressés de voir évoluer leur héros dans un environnement assez différent de ses dernières apparitions sur grand écran. Bref, la route promet quelques jolies surprises à commencer par l’actrice Mila Kunis. Ayant nettement plus la possibilité de développer son jeu par rapport au précédent "Max Payne", cette dernière insère un joli (et nécessaire) charme à ce long-métrage. Notons également le retour aux affaires de Ray Stevenson, le nouveau "Punisher" pas plus en veine que ses prédécesseurs, ainsi qu’un intéressant coup de théâtre final qui en surprendra plus d’un… Inattendu, original - par moment - et certainement pas dénué d’intérêt, "Le Livre d’Eli" mérite le plus grand intérêt ! Sur écran XXL, ça vaut le détour !

Denzel Washington

La bande-annonce…

Le Livre d’Harry…

Frances de la Tour et Michael Gambon

Célèbre Sirius Black à l’écran dans la franchise "Harry Potter", Gary Oldman n’est pas le seul acteur ayant fait le déplacement de Poudlard pour jouer dans le dernier film des frères Hughes… Michael Gambon, alias Albus Dumbledore, et Frances de la Tour, alias Mme. Olympe Maxine dans la saga magique de la Warner Bros, campent dans "Le Livre d’Eli" un vieux couple qui cache très bien son jeu…

Tags associés : Action, Aventure, Drame, Thriller, Denzel Washington, Gary Oldman, Malcolm McDowell, Ray Stevenson, Michael Gambon, Michael Bay, Quentin Tarantino, Kevin Costner, Eli Roth, Darren Lynn Bousman, "Mad Max", "Je suis une légende", "Doomsday", "Max Payne", "Harry Potter"

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