29/12/2011

IN TIME : Retour à GATTACA ?

In Time

Dans un futur proche dans lequel l’argent n’a plus court, seul le temps qu’il vous reste à vivre permet de différencier un riche omnipotent d’un pauvre qui n’est jamais certain, lors de son réveille, de voir le jour se coucher. C’est dans un tel monde que vivent Will Salas (Justin Timberlake) et sa mère Rachel (Olivia Wilde). Après le décès tragique de cette dernière, Will se promet de combattre le système et de renverser l’ordre établi qui veut que les puissants de ce monde soient des êtres immortels. La rencontre inattendue de Will avec Henry Hamilton (Matthew Bomer) va permettre à notre jeune héro de mettre ses plans à exécution…

Justin Timberlake et Amanda Seyfried

En trois long-métrages, le cinéaste néo-zélandais Andrew Niccol était parvenu à faire son nid dans le cœur des cinéphiles aimant combiner cinéma d’anticipation (et donc divertissant) & production impeccablement soignée et stylée. Avec son chef d’œuvre (au sens historique du terme !), "Bienvenue à Gattaca" (1998) et sa comédie soigneusement caricaturale et croustillante "Simone" (2002), Niccol avait donner le ton sur sa touche : une touche acidulée par une mise en scène mathématique, serrée, cadrée et rendue froide par ses tons bleutés et sa ligne claire. L’œil du cinéaste s’était, en 2006, réchauffé en partant sur les traces du trafiquant d’armes Yuri Orlov (Nicolas Cage) à l’occasion du non moins exaltant "Lord of War". Aujourd’hui, Andrew Niccol nous revient avec "In Time" (exploité chez nous sous le titre "Time Out"), une évocation de ses propres racines cinématographiques.

Sasha Pivovarova, Bella Heathcote et Amanda Seyfried

Ce dernier long-métrage parait, en effet, bien synthétiser l’essence même du cinéma de notre homme avec sa société futuriste modèle qui traîne, derrière elle, quelques jolis cadavres. Une société épurée où les règles du jeu sont aussi translucides qu’inhumaines et pourtant ! Comme dans l’incontournable "Gattaca", une jeunesse prometteuse et intègre va faire vaciller et tendre du côté de la passion ce château de cartes stérile. Inutile de préciser que les amateurs du cinéma de Niccol avaient toutes les raisons de se réjouir de cette nouvelle production marquant un lien de consanguinité presque mystique avec la première réalisation du cinéaste. Toutefois, la poésie aussi lyrique que mesurée de notre homme a apparemment, avec les années, perdu de sa superbe ! "In Time" ne réussit finalement pas à tutoyer "Bienvenue à Gattaca"… Mais pourquoi donc ?

Olivia Wilde

Plusieurs réponses paraissent possibles. Premièrement, "In Time" souffre d’un séquençage nettement trop marqué dans son scénario : les deux jeunes protagonistes, campés par Amanda Seyfried et Justin Timberlake, sont amenés périodiquement à s’enfuir, souffler un brun pour repartir en fuite avant, de nouveau, de faire un break pour, finalement, repartir en déroute ! Au bout de plus de deux heures de film, cette lente litanie répétitive a le don de fatiguer le spectateur et, dans certains cas, de saborder tout le capitale sympathie justifié que l’on pouvait éprouver à l’entame de cette aventure.

Amanda Seyfried

Deuxièmement, les motivations du personnage central interprété par l’acteur chanteur Timberlake (à la fête en ce moment après s’être glissé, en 2010 et 2011, dans pas moins de six films dont "Sexe entre amis", "Bad Teacher" et "The Social Network") sont, par moment, contradictoires. Animé, tout d’abord, par un esprit de vengeance salutaire, Will Salas en vient rapidement à goûter au joie de l’immortalité et de la Jet Set avant finalement de tout perdre et de retomber, en compagnie de sa partenaire à l’écran, Amanda Seyfried, dans un schéma très Bonnie & Clyde !

Justin Timberlake

Au regard de certains de ses actes (vers la mi-parcours du long-métrage), les dessins de Salas sont parfois difficile à saisir de même, dans une moindre mesure, que ceux de l’agent Raymond Leon, campé par Cillian Murphy. Là aussi l’"affrontement final", bien qu’honnête, a le don de crisper car laisse partiellement le public sur sa fin : tout ça pour ça, diront certains ! Avec une telle armature scénaristique et quelques choix stylistiques pas toujours assumés et aboutis, les éléments qui faisaient la réputation du réalisateur passent un peu moins bien : la froideur et l’épuration des décors traduisent ici davantage un manque de dimension qu’une claque visuelle. Chérissant à l’écran à nouveau des thèmes qui lui sont chers (la génétique, la sélection sociale, l’océan, la jeunesse, l’amour,…), le réalisateur néo-zélandais ne parvient cependant pas à faire prendre la mayonnaise… Du moins pas comme on l’aurait espéré !

Matthew Bomer

Tout n’est pourtant pas à renier dans ce long-métrage qui demeure toujours un peu un O.V.N.I. en marge des productions que nous propose généralement le "sol américain". Soulignons un casting tiré à quatre épingles dans lequel on saluera la présence de la toujours envoûtante Olivia Wilde, de Matthew Bomer - le Gentleman cambrioleur de l’endiablante série "White Collar" - ou encore Alex Pettyfer qui, après avoir essuyé quelques revers en jouant les têtes d’affiche dans les médiocres "Alex Rider" et "Numéro Quatre", a enfin l’occasion de participer à un projet plus inspiré.

Alex Pettyfer

La bande originale composée par le toujours transcendantal Craig Armstrong n’y changera rien, "In Time" reste, à ce jour, le film le moins soigné et le moins abouti de la filmographie d’Andrew Niccol. Si celle-ci vous est inconnue, la démarche visant à l’approcher, en apéritif, avec cette aventure est louable… Mais pourrait aussi bien se révéler à double tranchant…

La bande-annonce…

Tags associés : Andrew Niccol, Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Justin Timberlake, Olivia Wilde, Matthew Bomer, Alex Pettyfer, Nicolas Cage, "Bienvenue à Gattaca", "Lord of War", "Alex Rider", "Numéro Quatre"

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28/12/2011

Mission : Impossible 4 - Casting dans la ligne de mire…

Jeremy Renner, Tom Cruise, Paula Patton et le réalisateur Brad Bird

Elle, est originaire de Los Angeles, âgée aujourd’hui de 36 ans ; lui, est né à Modesto (en Californie) et va très prochainement souffler sa 41e bougie. Paula Patton et Jeremy Renner sont les Guest Stars de "Mission : Impossible IV". Alors que l’acteur Tom Cruise avait pu compter sur le tandem Jonathan Rhys Meyers / Maggie Q pour l’épauler dans le troisième opus de la saga "M : I", voilà que notre ex-Monsieur Nicole Kidman donne la réplique, dans "Protocole Fantôme", à Paula et Jeremy, deux acteurs que l’on a pu déjà croiser dans des longs-métrages assez musclés…

Paula Patton

Honneur aux dames avec Paula Patton que le grand public a pu découvrir dans le "Déjà Vu" de Tony Scott, sorti sur les écrans en 2006. A l’époque notre actrice donnait la réplique à un Denzel Washington prêt à tout pour la sauver des griffes d’un meurtrier dans le passé ! Un polar explosif que je vous invite à découvrir si ce n’est pas encore le cas... Accréditée au casting de plusieurs productions qui n’ont pas reçu un chaleureux accueil auprès des cinémas européens, Paula se fit remarquer, deux ans plus tard, en campant l’épouse de Kiefer Sutherland dans le "Mirrors" d’Alexandre Aja, un long-métrage horrifique dans lequel il s’agit surtout de ne pas croiser son reflet dans le miroir…

Paula Patton en action

Souvent dans la peau de Bad Guys, principalement à ses débuts, Jeremy Renner fourbit ses premières armes dans des productions musclées en s’opposant à Colin Farrell et Samuel L. Jackson dans "S.W.A.T. Unité d’élite" (2003). Employer pervers dans "L’Affaire Josey Aimes" (2006), notre acteur collectionne les têtes d’affreux avant que le cinéaste Juan Carlos Fresnadillo ne lui offre l’opportunité de camper les soldats d’élite charitable dans le Prequel "28 semaine plus tard" (2007). Ce petit tournant dans sa carrière projette une autre grande étape qui porte le nom de "Démineurs" (2009). Dans le film poussivement (?) oscarisé de Kathryn Bigelow, Renner joue un démineur américain psychologiquement instable qui doit risquer quotidiennement sa vie dans un conflit armé dans lequel il n’est qu’un vulgaire pion…

Jeremy Renner

Maintenant qu’il a reçut la reconnaissance de ses pairs, plus aucune porte ne retient Jeremy Renner. Frère de sang de Ben Affleck dans l’excellent "The Town", les superproductions lui font aujourd’hui les yeux doux. Enfilant fugacement le costume du super héro Marvel, Œil-de-Faucon, dans l’énergique "Thor" de Kenneth Branagh, Jeremy donne aujourd’hui la réplique à Mister Cruise dans "M : I IV", avant de reprendre son rôle de héro dans l’"Avengers" que tous les fans de Comics attendent de pied ferme !

Tom Cruise et Jeremy Renner

Tags associés : "Mission : Impossible 4", "Mission : Impossible 3", Tom Cruise, Paula Patton, Jeremy Renner, Jonathan Rhys Meyers, Maggie Q, Nicole Kidman, Denzel Washington, Kiefer Sutherland, Colin Farrell, Samuel L. Jackson, Ben Affleck , Tony Scott, Kenneth Branagh, Alexandre Aja

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