29/12/2011

GHOST RIDER 2 : ça va vraiment FAIRE MAL…

Nicolas Cage est la Ghost Rider pour la deuxième fois

Je suis sûr que vous avez passé de nombreuses nuits blanches, hantés par cette épineuse question : que se passe-t-il quand le Ghost Rider urine ? Et bien la première bande annonce de "Ghost Rider : Spirit of Vengeance" répond à cette question diablement existentielle ! Les premières images de ce second volet des aventures démoniaques du motard Johnny Blaze nous donnent d’autres précieux renseignements et annoncent la couleur : ce deuxième long-métrage, inspiré des Comics Marvel, sera CRU et DUR. Les pistes ne manquent en tous les cas pas pour le penser, à commencer par les deux gu’gus que l’on retrouve derrière la caméra : le tandem infernal composé de Mark Neveldine et de Brian Taylor.

Nicolas Cage

Nos deux Bad Guys réalisateurs ont déjà fait parler la poudre en orchestrant des productions bien Trash comme les deux "Hyper Tension", avec Jason Statham, & "Ultimate Game", avec Gerard Butler à l’affiche. Les ingrédients essentiels de ces spectacles - à ne pas mettre à la portée des plus jeunes - : une frénésie générale et chaotique combinée à une violence gratuite et perverse sans oublier de la fesse (pour le dire crûment)… On peut se douter que les studios auront à l’œil de tenir un peu en laisse nos deux "pervers associés" mais il est clair aujourd’hui que Neveldine et Taylor se sont quand même copieusement défoulés sur ce projet. Mais, finalement… Ne serait-ce pas tout simplement ce que demandaient les fans des bandes dessinées d’où sont puisées les mésaventures tentaculaires et sordides du Ghost Rider !?

Un Ghost Rider animé par la vengeance

Clairement, l’angle aseptisé pris par le metteur en scène Mark Steven Johnson sur l’opus original n’a pas été maintenu par la nouvelle équipe de ce second volet. Même si Nicolas Cage (dans quel mauvais coup s’est-il encore fourré !?) officie toujours en tête du casting, ce dernier constitue sans doute l’un des seuls liens entre le précédent volet et ce "Spirit of Vengeance". Blinquant, chromé et très (trop ?) propre sur lui ! C’était l’image que vous aviez gardé du Rider ? Et bien, si la réponse est oui, vous allez pouvoir goûter ici à un tout nouveau justicier extrait des abysses démoniaques. Le visage carbonisé et cramoisi par les flammes infernales, le Ghost va, cette fois, se frotter à la racaille d’Europe de l’Est et rendre coup pour coup aux jets de Kalashnikov. C’est déjà tout un programme en soi !

Johnny Whitworth est le Blackout

Côté casting, outre Cage, on retrouvera le célèbre Ciaran Hinds - l’acteur irlandais à la filmographie aussi longue qu’un cou de girafe - dans le rôle de ce satané Diable ; ainsi qu’Idris Elba ("Thor"), Johnny Whitworth et - bonne nouvelle pour les anciens, fans de "Highlander" et Cie. - Christopher Lambert… Récemment croisé dans le soigné "Limitless", Johnny Whitworth était déjà d’attaque dans le précédent long-métrage des réalisateurs de "Spirit of Vengeance" : "Ultimate Game". Il tiendra ici le rôle de Blackout, un redoutable ennemi sillonnant les planches dessinées du "Ghost Rider". La sensualité (dénudée !?) devrait être également au rendez-vous avec la présence assurée de l’actrice Violante Placido. Une sculpturale compagne de route pour Nicolas Cage ; elle qui a déjà pu dévoiler ses charmes dans le récent "The American" en compagnie de Mister George Clooney.

Violante Placido

La bande-annonce...

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IN TIME : Retour à GATTACA ?

In Time

Dans un futur proche dans lequel l’argent n’a plus court, seul le temps qu’il vous reste à vivre permet de différencier un riche omnipotent d’un pauvre qui n’est jamais certain, lors de son réveille, de voir le jour se coucher. C’est dans un tel monde que vivent Will Salas (Justin Timberlake) et sa mère Rachel (Olivia Wilde). Après le décès tragique de cette dernière, Will se promet de combattre le système et de renverser l’ordre établi qui veut que les puissants de ce monde soient des êtres immortels. La rencontre inattendue de Will avec Henry Hamilton (Matthew Bomer) va permettre à notre jeune héro de mettre ses plans à exécution…

Justin Timberlake et Amanda Seyfried

En trois long-métrages, le cinéaste néo-zélandais Andrew Niccol était parvenu à faire son nid dans le cœur des cinéphiles aimant combiner cinéma d’anticipation (et donc divertissant) & production impeccablement soignée et stylée. Avec son chef d’œuvre (au sens historique du terme !), "Bienvenue à Gattaca" (1998) et sa comédie soigneusement caricaturale et croustillante "Simone" (2002), Niccol avait donner le ton sur sa touche : une touche acidulée par une mise en scène mathématique, serrée, cadrée et rendue froide par ses tons bleutés et sa ligne claire. L’œil du cinéaste s’était, en 2006, réchauffé en partant sur les traces du trafiquant d’armes Yuri Orlov (Nicolas Cage) à l’occasion du non moins exaltant "Lord of War". Aujourd’hui, Andrew Niccol nous revient avec "In Time" (exploité chez nous sous le titre "Time Out"), une évocation de ses propres racines cinématographiques.

Sasha Pivovarova, Bella Heathcote et Amanda Seyfried

Ce dernier long-métrage parait, en effet, bien synthétiser l’essence même du cinéma de notre homme avec sa société futuriste modèle qui traîne, derrière elle, quelques jolis cadavres. Une société épurée où les règles du jeu sont aussi translucides qu’inhumaines et pourtant ! Comme dans l’incontournable "Gattaca", une jeunesse prometteuse et intègre va faire vaciller et tendre du côté de la passion ce château de cartes stérile. Inutile de préciser que les amateurs du cinéma de Niccol avaient toutes les raisons de se réjouir de cette nouvelle production marquant un lien de consanguinité presque mystique avec la première réalisation du cinéaste. Toutefois, la poésie aussi lyrique que mesurée de notre homme a apparemment, avec les années, perdu de sa superbe ! "In Time" ne réussit finalement pas à tutoyer "Bienvenue à Gattaca"… Mais pourquoi donc ?

Olivia Wilde

Plusieurs réponses paraissent possibles. Premièrement, "In Time" souffre d’un séquençage nettement trop marqué dans son scénario : les deux jeunes protagonistes, campés par Amanda Seyfried et Justin Timberlake, sont amenés périodiquement à s’enfuir, souffler un brun pour repartir en fuite avant, de nouveau, de faire un break pour, finalement, repartir en déroute ! Au bout de plus de deux heures de film, cette lente litanie répétitive a le don de fatiguer le spectateur et, dans certains cas, de saborder tout le capitale sympathie justifié que l’on pouvait éprouver à l’entame de cette aventure.

Amanda Seyfried

Deuxièmement, les motivations du personnage central interprété par l’acteur chanteur Timberlake (à la fête en ce moment après s’être glissé, en 2010 et 2011, dans pas moins de six films dont "Sexe entre amis", "Bad Teacher" et "The Social Network") sont, par moment, contradictoires. Animé, tout d’abord, par un esprit de vengeance salutaire, Will Salas en vient rapidement à goûter au joie de l’immortalité et de la Jet Set avant finalement de tout perdre et de retomber, en compagnie de sa partenaire à l’écran, Amanda Seyfried, dans un schéma très Bonnie & Clyde !

Justin Timberlake

Au regard de certains de ses actes (vers la mi-parcours du long-métrage), les dessins de Salas sont parfois difficile à saisir de même, dans une moindre mesure, que ceux de l’agent Raymond Leon, campé par Cillian Murphy. Là aussi l’"affrontement final", bien qu’honnête, a le don de crisper car laisse partiellement le public sur sa fin : tout ça pour ça, diront certains ! Avec une telle armature scénaristique et quelques choix stylistiques pas toujours assumés et aboutis, les éléments qui faisaient la réputation du réalisateur passent un peu moins bien : la froideur et l’épuration des décors traduisent ici davantage un manque de dimension qu’une claque visuelle. Chérissant à l’écran à nouveau des thèmes qui lui sont chers (la génétique, la sélection sociale, l’océan, la jeunesse, l’amour,…), le réalisateur néo-zélandais ne parvient cependant pas à faire prendre la mayonnaise… Du moins pas comme on l’aurait espéré !

Matthew Bomer

Tout n’est pourtant pas à renier dans ce long-métrage qui demeure toujours un peu un O.V.N.I. en marge des productions que nous propose généralement le "sol américain". Soulignons un casting tiré à quatre épingles dans lequel on saluera la présence de la toujours envoûtante Olivia Wilde, de Matthew Bomer - le Gentleman cambrioleur de l’endiablante série "White Collar" - ou encore Alex Pettyfer qui, après avoir essuyé quelques revers en jouant les têtes d’affiche dans les médiocres "Alex Rider" et "Numéro Quatre", a enfin l’occasion de participer à un projet plus inspiré.

Alex Pettyfer

La bande originale composée par le toujours transcendantal Craig Armstrong n’y changera rien, "In Time" reste, à ce jour, le film le moins soigné et le moins abouti de la filmographie d’Andrew Niccol. Si celle-ci vous est inconnue, la démarche visant à l’approcher, en apéritif, avec cette aventure est louable… Mais pourrait aussi bien se révéler à double tranchant…

La bande-annonce…

Tags associés : Andrew Niccol, Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Justin Timberlake, Olivia Wilde, Matthew Bomer, Alex Pettyfer, Nicolas Cage, "Bienvenue à Gattaca", "Lord of War", "Alex Rider", "Numéro Quatre"

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