08/08/2012

SHAME : Michael Fassbender à corps perdu !!!

Shame

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On avait appris à connaître l’acteur - d’origine allemande - Michael Fassbender sous la cape du spartiate Stelios dans "300". On avait, ensuite, appris à l’aimer dans les "Inglourious Basterds" et autre "Centurion"… Avant, finalement, de l’adorer dans "X-Men : Le Commencement", sous le casque d’Erik "Magneto" Lehnsherr ! Consacré par les critiques et (encore plus important !) par la foule, notre ami s’affiche, aujourd’hui, dans une multitude de productions et de rôles parfois - souvent même - allégrement éloignés des uns des autres… Et c’est tant mieux ! Récemment à l’affiche, au cinéma, dans le "Prometheus" de Ridley Scott, Michael Fassbender se permet également de tourner dans des films plus indépendants des gros studios américains, pour rencontrer la caméra de cinéastes comme David Cronenberg ("A Dangerous Method") ou Steve McQueen, metteur en scène sur le film "Shame"…

Michael Fassbender et le réalisateur Steve McQueen

Avant ce dernier long-métrage, récemment sorti en DVD, Fassbender et McQueen avaient déjà pu se croiser sur le tournage de "Hunger", un drame historique explorant les conditions de détention des prisonniers politiques irlandais appartenant à l’IRA, l’Irish Republican Army, qui se fit connaître dans sa lutte armée contre la présence britannique en Irlande du Nord. Avec "Shame", notre tandem quitte le front historique pour s’intéresser à un phénomène social d’actualité : l’addiction sexuelle...

Michael Fassbender

C’est sans détour ni complaisance, mais avec une franchise simple et naturelle, que l’œil du jeune réalisateur Steve McQueen (qui dirige ici son deuxième film) va suivre et mettre en lumière la vie, en apparence bien réglée, de Brandon (Michael Fassbender). Cadre en réussite dans un poste douillé, ce dernier cache pourtant une double vie emportée par le sexe sous toutes ses formes : de la pornographie sur Internet au recours à des prostituées, en passant par les revues et films X. Ce train de vie parfois chaotique - Comment vivre dans la dite normalité tout en contrôlant ces vivaces pulsions ? - va être remis en cause par l’arrivée de la sœur de Brandon, Sissy (Carey Mulligan). Sans domicile fixe, Sissy s’installe chez son frère. Entretenant, dans un premier temps, une relation passionnelle avec le patron de Brandon, David (James Badge Dale), Sissy va progressivement découvrir les habitudes inavouables de son frère. Entrainé, de plus en plus, vers le point de non-retour, Brandon doit se ressaisir s’il ne veut pas perdre ses repères et, surtout, sa sœur, elle-aussi, au bord d’un "autre" gouffre : le manque d’affection et de reconnaissance…

Carey Mulligan

"Shame", cette mise en abîme infernale portant sur l’addiction sexuelle, traite un sujet des plus délicats à évoquer avec une maîtrise totale. Le ton est donné dès les premières minutes du film. Impassible, sans oser les jugements de valeur, "Shame" privilégie un regard franc, direct et sincère. S’y ajoute un Michael Fassbender… Bien là pour transpirer toutes les souffrances corporelles et surtout mentales qui accablent son personnage. Cru sans jamais plonger dans la vulgarité, l’enchainement voulu par Steve McQueen - également co-scénariste - met, au contraire, le voyeurisme au pilori.

Michael Fassbender et Nicole Beharie

Michael Fassbender n’est pas le seul acteur du film à payer de sa personne. Déjà croisée notamment dans "Wall Street II" et dans "Drive", Carey Mulligan accompagne son partenaire dans cette descente aux enfers explorant les liens du sang et de la chair. Flirtant souvent avec le drame et les impasses relationnelles, "Shame" ne succombe pourtant jamais à l’appel larmoyant des sirènes du chaos. C’est ainsi que, tout en restant une fable sociale et moderniste, ce long-métrage évite l’ennui et la platitude.

Santé Michael Fassbender

L’ensemble des rencontres et rebondissements qui ponctuent l’intrigue, ces à-coups et épreuves marquant durablement les victimes de cette tragédie humaine, rendent irréversiblement ce long-métrage attrayant, piquant et vivace… Le tout souligné, rappelons-le, par la prestation de deux grands acteurs hors-normes qui avaient déjà pu nous séduire et nous illuminer par le passé.

Michael Fassbender dans l'ombre de Nicole Beharie

Alors aimer ce "Shame" ne peut aller de paire qu'avec un sentiment coupable d’addiction ? Certainement pas ! L’angle proposé par son réalisateur et ses scénaristes nous offre, bien au contraire, un regard sincère et honnête de grande qualité… Rien à voir avec ces mauvaises petites comédies ‘ricaines en proie à décrire l’explosion pseudo-sexuelle d’ados libidineux du 21e siècle… Pauvre jeunesse !

Michael Fassbender face à Carey Mulligan

La bande-annonce…

Tags associés : Michael Fassbender, "300", "Inglourious Basterds", "Centurion", "X-Men : Le Commencement", Ridley Scott, David Cronenberg

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07/08/2012

Un rendez-vous avec COLIN FARRELL ce mercredi ?

Total Recall

Ce mercredi 8 août sort sur les écrans belges le nouveau film de l’acteur Colin Farrell, "Total Recall", distribué en français sous le titre "Mémoires programmées". Plus une réadaptation de la nouvelle "Souvenirs à vendre" ("We Can Remember if for You Wholesale") de Philip K. Dick que le remake du "Total Recall" (1990) dirigé par le sulfureux cinéaste Paul Verhoeven - et s’inspirant du même écrit -, ce "Mémoires programmées" promet, à la vue des premières images, une ambiance finalement assez proche de ce qu’on a pu voir dans le "Minority Report" (2002) de Steven Spielberg, un autre long-métrage comptant dans ses rangs Colin Farrell et basé, lui aussi, sur un roman du même Philip K. Dick. A la tête d’un joli casting rassemblant, outre Farrell, les actrices Jessica Biel et Kate Beckinsale, la cinéaste Len Wiseman devrait, une nouvelle fois, faire parler la poudre dans cette chasse à l’homme futuriste et musclée. A la tête des précédents "Die Hard 4. Retour en Enfer" et des deux premiers volets (et meilleurs !) de la saga "UnderWorld", Wiseman en a déjà vu d’autres… On l’espère en tous cas !

La bande-annonce…

Tags associés : "Total Recall", Colin Farrell, Jessica Biel, Kate Beckinsale, Len Wiseman, Paul Verhoeven, Steven Spielberg, "Die Hard 4", "UnderWorld"

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HARRY POTTER vs. La Dame en NOIR

The Woman in Black

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Maison de production phare, dès les années 50, avec des films horrifiques consacrés par les amateurs du genre ("The Curse of Frankenstein", "The Hound of the Baskerville", "The Mummy" & Cie.) - et réunissant souvent devant la caméra des comédiens tels que Peter Cushing ou Christopher Lee -, la société britannique Hammer Films a eu quelques difficultés, ces dernières années, à s’afficher, à nouveau, sur le devant de la scène (horrifique). "La Dame en noir" de James Watkins apparut, à ce titre, comme une magnifique opportunité de renouer avec le succès au Box-Office… Ce qui fut chose faite ! La présence, en tête d’affiche, d’un certain Daniel Radcliffe n’étant peut-être pas étrangère à cela !?

Ne l’appelez plus Mister Potter !

Daniel Radcliffe pose bagages

Demandez à Elijah Wood - le Frodon Sacquet du "Seigneur des Anneaux" -, il n’est pas toujours facile, pour un jeune acteur, de s’émanciper après s’être affiché en première ligne dans une franchise à succès… On attendait ainsi "La Dame en noir" comme la première étape marquant la reconversion de Mister Potter… Euh… Je veux dire : "de Mister Radcliffe"… Alors réussi ?

Sur les traces de Susan Hill…

La Dame en noir

Ce long-métrage s’inspire directement du roman fantastique écrit par l’anglaise Susan Hill et publié, en 1983, sous le titre "The Woman in Black". Adapté sur grand écran, sous la plume du scénariste Jane Goldman - qui présente déjà une belle carte de visite (il est déjà crédité de co-auteur sur les intrigues de bons succès comme "X-Men : Le Commencement", "Kick-Ass" ou encore "Stardust") -, "La Dame en noir" tire son relief d’une réelle mise en abîme qui conduit le spectateur au cœur même des vieilles demeures victoriennes décrépies et suintant les souvenirs morbides et tragiques à plein nez.

Daniel Radcliffe aux Jeux olympiques

Daniel Radcliffe croit-il aux fantômes

Malheureusement, à force de jouer principalement - et même quasi-uniquement - sur l’atmosphère pâle (comme la mort) de son long-métrage, le réalisateur James Watkins finit inévitablement par tourner en rond. En témoigne, concrètement, ces séquences perpétuelles de va-et-vient : Arthur Kipps - le personnage principal interprété par Daniel Radcliffe - va ainsi bourlinguer, durant une petite heure et demi entre la Maison hantée et le village voisin dont les habitants sont plus que réfractaires à ces périples organisés au sein de la bâtisse de la "Dame en noir"… Même à l’intérieur de la villa, Kipps va s’adonner, avec panache, au jeu "de l’escalier" : "je suis en bas, j’entends un bruit, je monte à l’étage ; je vois une ombre dehors, je redescends pour finalement ensuite remonter à l’étage ; je vais prendre le frais dehors pour après rentrer à l’intérieur…" Ouf ! Quelle santé ces p’tits anglais ! On en vient, par moment, à douter de la teneur narrative du scénario laissé à James Watkins - qui s’est fait les dents, dans le genre horrifique, en composant l’intrigue de films comme "The Descent II", "My Little Eye" et "Eden Lake" qu’il a également mis en scène - !?

L’Homme en noir…

Ciaran Hinds

A la tête de nombreuses scènes à huit clos, Daniel Radcliffe monopolise inévitablement l’attention… Il reste toutefois quelques minutes à l’éternel second-rôle (de choix !), Ciaran Hinds, et à Janet McTeer pour offrir une très bonne prestation, tout en venant appuyer le mystère accaparant la progression d’Arthur Kipps vers l’Au-delà. Chouchou du public depuis 2001 et sa première apparition sous les traits du jeune sorcier créé par la romancière J.K. Rowling, Radcliffe interprète, dans ce nouveau long-métrage, un jeune notaire londonien qui se retrouve seul à élever son jeune fils suite au décès de son épouse survenu lors de l’accouchement…

Janet McTeer et Daniel Radcliffe

Peinant à reprendre sa carrière professionnelle après ce drame, Kipps se voit offrir une dernière chance de percer dans le métier : il est chargé de s’occuper de la succession d’une cliente de l’étude récemment décédée. Cette mission le conduira à s’aventurer dans la lugubre demeure de cette dernière… Une demeure hantée par le spectre d’une "Dame en noir", annonciatrice de drames funestes touchant les enfants des villageois habitant à proximité de la vieille bâtisse.

C’est Daniel… Pour les intimes !

Daniel Radcliffe

Premier jalon de l’ère post-Harry Potter pour son acteur principal, "La Dame en noir" se révèle être un sympathique petit thriller fantomatique à l’ambiance confortablement étudiée mais qui hélas, pour l’ancien pensionnaire de Poudlard, ne comble pas davantage nos attentes. Faute à une intrigue trop linéaire baignant dans le déjà-vu , à un final plutôt facile et mollasson & à un Daniel Radcliffe qui propose finalement une interprétation assez lisse et aseptisée dans la peau d’un jeune veuf tiraillé entre la vie et la mort. Comme quoi : des heures sombres attendent encore notre jeune ami !

La bande-annonce…

Tags associés : Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Christopher Lee, Elijah Wood, J.K. Rowling, "Harry Potter", "Le Seigneur des Anneaux", " X-Men : Le Commencement", "Kick-Ass", "Stardust"

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06/08/2012

American HORROR Story : "Hantée" ? Vous avez dit "Hantée" ?

American Horror Story

Victime d’une fausse couche et, dans la foulée, trompée par son époux Ben (Dylan McDermott), Vivien Harmon (Connie Britton) est au bout du rouleau… C’est alors que son mari tente de sauver la famille du naufrage en organisant le déménagement de celle-ci en Californie. Accompagnés de leur fille unique, Violet (Taissa Farmiga), Ben et Vivien tombent sous le charme d’une vieille bâtisse de la banlieue de Los Angeles, entièrement rénovée et, ce qui n’est certainement pas négligeable, nettement moins onéreuse que les autres villas à vendre de la région. Mais pourquoi ce prix au rabais ? Les anciens occupants de cette demeure - du siècle dernier - ont été retrouvés morts dans la cave. Peut après son installation, la famille Harmon va rapidement découvrir que leur nouvelle maison recèle plus d’une histoire morbide alors que Ben, Vivien et Violet sont constamment visités par des esprits, tantôt inoffensifs, tantôts diaboliques !

Esprits êtes-vous là ?

Connie Britton, Dylan McDermott et Taissa Farmiga

Créé par Ryan Murphy & Brad Falchuk à qui l’on doit déjà les séries TV "Nip/Tuck" & "Glee", "American Horror Story", avec cette première saison, exploite un sous-genre horrifique quasi-aussi vieux que le monde : celui de la maison hantée. Et, du moins dans la première partie de saison, ils réussissent très bien leur pari en nous concoctant un savamment mélange associant tension, drame psychologique et actualité morbide (on pense tout particulièrement aux fusillades survenus dans les lycées américains), le tout emprunt d’une pincée d’épouvante. Il faut reconnaître, c’est vrai, que le tandem Murphy / Falchuk a été bien secondé par certains auteurs célèbres du petit écran. Citons, tout particulièrement, James Wong (parti prenante, au cinéma, dans la franchise "Destination finale") qui avait déjà travaillé sur l’intrigue de plusieurs épisodes de séries comme "21 Jump Street", "X-Files : Aux frontières du réel" et "Millennium"… Avec un tel pédigrée, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce Show d’épouvante a reçu les honneurs des Emmy Awards 2012 avec pas moins de 17 nominations (rendez-vous ce 23 septembre pour savoir ce qu’il en adviendra…) !

"Fantômes" ! Vous avez dit "Fantômes" ?

L'un des monstres d'American Horror Story

Si, pour certains, la série "The Walking Dead" - qui entamera prochainement sa troisième saison - scelle, avec brio, le passage du (sous-)genre Zombies sur le petit écran ; on peut en dire de même avec notre "American Horror Story" qui, sans réinventer la mythologie gravitant autour des maisons hantées et des esprits frappeurs, l’exploite habilement ! Ryan Murphy & Brad Falchuk reprennent une multitude de codes en usage dans ce genre de divertissements (les déformations physiques, les meurtres saugrenus et sanguinaires ; la cave demeure un lieu stratégique pour les manifestations spectrales ;…) pour les mêler et les confronter à des questions plus terre-à-terre comme l’adultère, les crises au sein du ménage, les enjeux et conséquences de la natalité…

La prison hantée…

Evan Peters, Jessica Lange et Frances Conroy

S’appuyant, d’épisode en épisode, sur une structure narrative rappelant par moment "Alcatraz" - la récente série de J.J. Abrams -, "A.H.S." (pour les intimes !) effectue de nombreux allées et venues dans le temps pour permettre aux spectateurs d’explorer les nombreuses histoires tragiques et sanguinaires qu’a connu notre maison hantée. Des premières années d’occupation de cette villa fantôme aux derniers mois passés en compagnie des Harmon, chaque épisode va prendre soin de tracer des connections directes entre le passé et le présent… Connections temporelles assurées, bien entendu, par les spectres (plus vivants que jamais !) qui hantent Ben, Vivien et leur fille, Violet. D’entrée de jeu, le spectateur sera ainsi appelé à se poser une question centrale : Alors, vivant ou mort ? Car, dans "American Horror Story", il ne faut pas nécessairement afficher une tête de déterré (c’est le cas de le dire !) pour se voir créditer de fantôme…

God Bless America

Dylan McDermott et Denis O-Hare

La recette prend facilement forme et se révèlera assez jouissive pour les amateurs de spectacles sous haute tension ! Toutefois, à longueur que le voile se dissipe et que les cartes sortent du jeu, cette tranche de vie californienne devient davantage prévisible et, par conséquent, un peu moins prenante. Même certains rebondissements calculés - comme ceux visant à inviter à la table certains crimes mystérieux et légendes urbaines célèbres de la Cité des Anges (à l’image de l’épisode n°9 consacré au mystère du Dalhia noir) - n’offrent que quelques répits à une intrigue centrale qui tourne, par moment, un peu en rond. Reste l’épisode de clôture qui a le bon goût de dévoiler les derniers mystères et questions laissés en suspends au cours de la saison. Soulignons, de plus, le ton nettement plus positif de ce dernier opus qui soigne les Happy End’s déguisés au pied du sapin de Noël… Un souhait de ne pas partir définitivement en Live qui apaisera certains alors que d’autres regretteront peut-être que l’ambiance macabre régurgitée par certains aspects de cette (bonne !) série ne soit pas plus omniprésente au terme de ce premier chapitre consacré aux grandes histoires horrifiques que porte le sol américain !

American Pie, … Beauty and … Horror !

Alexandra Breckenridge

Malgré ces quelques petites pointes de déceptions, on reste devant une bonne - voir une très bonne - série au casting plus que soigné et correctement étudié. Impossible de passer outre la participation récurrente de la célèbre Jessica Lange en voisine cleptomane et aseptisée à l’horreur. Entretenant un magnifique flirte de bureau avec l’immortel Michael J. Fox dans la série "Sin City", Connie Britton nous offre ici une partition nettement plus névrotique et tendue face à un Dylan McDermott que l’on est toujours ravi de revoir… Lui qui, injustement, a été souvent cantonné à de petites apparitions comme dans l’incontournable "Dans la ligne de mire" (1993) avec Clint Eastwood. Les amateurs de frissons ont pu voir Dylan McDermott, plus récemment, à l’affiche des "Messagers" (2007). D’autres acteurs sont à plébisciter comme Frances Conroy, Denis O-Hare et, bien entendu, Evan Peters dont le personnage, Tate, apparaît finalement comme un pion central sur l’échiquier maléfique de la "Maison de l’horreur". Reste Alexandra Breckenridge qui compose, dans cette série, rien que pour vos yeux (Messieurs !), une fatale soubrette à la libido émulsifiante. Citons, pour terminer, la présence de quelques belles Guest Stars comme les actrices Kate Mara ("Shooter - Tireur d’élite") et Mena Suvari ("American Beauty" et "American Pie") & les comédiens Charles S. Dutton ("Gothika", "Fenêtre secrète") et Zachary Spock Quinto ("Star Trek") qui enfilera très prochainement à nouveau les célèbres oreilles pointues de Spock pour le Sequel de "Star Trek", toujours sous la houlette de J.J. Abrams.

Au-delà du réel ?

La Maison de l'horreur selon American Horror Story

Avec son atmosphère parfaitement indiquée pour alimenter honorablement les boulimiques en matière d’esprits frappeurs, la première saison de cet "American Horror Story" est à recommander de toute urgence… Surtout par les temps qui courent : on ne peut pas dire que les spectacles horrifiques soient légion en ce moment… Bien au contraire ! Les 12 épisodes de cet "A.H.S." sont là pour vous convaincre d’adhérer au monde finalement fascinant des séries TV ou, au contraire, pour vous en dissuader définitivement. Oserez-vous tenter cette expérience Au-delà du réel ?

La bande-annonce…

Tags associés : "Star Trek", "Shooter", "Les Messagers", "Le Dalhia noir", "Destination finale", J.J. Abrams, Clint Eastwood, James Wong

Écrit par TOM dans SERIES TV | Lien permanent | Commentaires (0) | |

02/08/2012

Tucker & Dale vs. Evil : le "Survival Horror" inversé

Tucker and Dale vs Evil

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Il est toujours agréable de se faire plaisir en regardant un long-métrage pour lequel on n’aurait pourtant pas oser parier 5 cents… Ca s’appelle faire une "belle découverte" ! En ce sens, "Tucker et Dale fightent le mal" (en V.O., "Tucker & Dale vs. Evil") pourrait bien enthousiasmer les amateurs de films d’horreur qui, en ce mois estival, n’ont malheureusement pas grand-chose à se mettre sous la dent… Heureusement, cette comédie sanguinolente signée Eli Craig présente un assez bon potentiel pour permettre aux fans de Survival Horror - mais aussi aux consommateurs de "Séries B" déjantées - de passer une bonne petite heure et demi d’honnête déconnade.

Alan Tudyk et Tyler Labine

Attention, précisons toutefois que cette production n’arrive jamais réellement à tutoyer le "podium" occupé par le "Shaun of the Dead" (2004) d’Edgar Wright et, dans une moindre mesure, le "Lesbian Vampire Killers" de Phil Claydon. Cependant, "Tucker & Dale" dispose d’un assez attrayant concept pour paraître plus que sympathique. Pour son premier long-métrage, Eli Craig met en scène l’anti-film d’horreur dans lequel des ados issus (le plus souvent) de la bourgeoisie urbaine US s’offrent un petit séjour dans l’Amérique profonde pour, finalement, terminer empalés sur la fourche d’un Serial Killer attardé et, le plus souvent, cannibale.

Chelan Simmons

Craig s’amuse ici à tourner en dérision ce synopsis poussif et récurrent utilisé dans de nombreux longs-métrages horrifiques américains. Citons, de mémoire, "Détour mortel" ("Wrong Turn"), "La Maison de Cire" et, bien entendu, les cadors de la catégorie : "Vendredi 13" et "Massacre à la tronçonneuse". Vous l’aurez compris, par un improbable imbroglio, ce sont bien nos jeunes et beaux garçons (bodybuildés) de bonne famille ainsi que nos séduisantes Bimbos délurées qui vont devenir de véritables menaces pour l’intégrité physique de Tucker et Dale… Deux pauvres simplets de la cambrousse qui n’avaient rien demandé à personne !

Alan Tudyk

Inexorablement "Tucker & Dale vs. Evil" soigne les clins d’œil qui défilent à la pelle : des précédemment cités "Massacre à la tronçonneuse" à "Vendredi 13", sans oublier "Evil Dead" et, même, le "Fargo" des frères Coen. En contrepartie (et c’est bien logique !), ne venez pas chercher ici une performance d’acteur digne de celle de Marlon Brando dans "Apocalypse Now" ! La partition potache des protagonistes est volontairement (du moins on l’espère !) poussée à son paroxysme… Les rebondissements, eux, sont aussi surprenants que fantasmagoriques ! Cela n’a toutefois pas empêché "Tucker & Dale" de se distinguer dans plusieurs festivals à commencer par celui de Sundance en 2010. Prix du "Meilleur premier film" aux festivals de Fantasia et Sitges & du "Meilleur réalisateur" au Fantaspoa, "Tucker & Dale" a également été présenté, cette année, au festival de Gérardmer.

Eli Craig (à gauche) sur le tournage de Tucker and Dale

Une belle récompense pour Eli Craig et son compère à la plume, le scénariste Morgan Jurgenson ; eux qui ont dû essuyer quelques revers avant, finalement, de réaliser ce premier film. Devant la caméra, on notera les apparitions d’Alan Tudyk (alias Tucker), un acteur habitué à se plonger corps et âme dans des comédies délirantes. On se souviendra notamment de sa participation au film "Dodgeball" ("Même pas mal !"), en compagnie de Vince Vaughn et Ben Stiller, ou encore de la petite et truculente comédie So British de Frank Oz, "Joyeuses funérailles" (2007). De son côté, Tyler Labine (alias Dale) s’est plutôt fait les dents sur le petit écran américain, au même titre que Katrina Bowden, l’héroïne de ce film, star récurrente de la série "30 Rock" & prochainement à l’affiche de "Piranha 3DD" et de "Nurse 3D", deux longs-métrages qui promettent quelques belles giclées Gore !

Tyler Labine et Katrina Bowden

La bande-annonce…

Tags associés : "Shaun of the Dead", "Lesbian Vampire Killers", "Vendredi 13", "Joyeuses funérailles", Edgar Wright, Frank Oz, Vince Vaughn, Ben Stiller

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Hans ZIMMER : de BATMAN à AURORA

The Dark Knight Rises

C’était le Lundi 23 juillet 2012, 12 personnes étaient froidement assassinées et 58 blessées durant la projection du film "The Dark Knight Rises", le dernier long-métrage dédié au célèbre personnage de Comics US : Batman. Aurora - dans le Colorado -, la ville théâtre du drame, vit défiler bon nombre d’anonymes et de personnalités souhaitant porter ne serait ce qu’un certain soutien moral envers les victimes et leur famille. On a ainsi pu voir notamment Christian Bale (photo ci-dessous), l’acteur principal de la trilogie de Christopher Nolan, se recueillir sur les lieux de la fusillade avant de rendre visite aux victimes de la fusillade, toujours hospitalisées.

Christian Bale

D’autres membres du casting du dernier "Batman" ont voulu témoigner, à leur manière, de leur empathie envers les personnes touchées directement (et indirectement) par ce drame… C’est le cas du compositeur Hans Zimmer qui n’a pas hésité à créer un hymne de presque 9 minutes à la mémoire des disparus d’Aurora & pour venir en aide aux nombreuses familles touchées par ces évènements innommables. Ce morceau, justement intitulé "Aurora", a été composé à Londres dans les jours suivants la fusillade. La totalité de l’argent récolté par ce titre sera intégralement reverseé à l’organisation "Aurora Victim Relief Fund" : chaque téléchargement de ce morceau instrumental est en effet accompagné d’un don d’un minimum de 10 cents (US)… Plus de précision sur ce lien

Aurora… par Hans Zimmer…


D’origine allemande, Hans Zimmer s’est imposé à Hollywood, dès la fin des années 80, en composant de magnifiques musiques de film à l’image de la bande originale d’"Un Monde à part" ou de "Rain Man" (1988). Associé aujourd’hui à de grands Blockbusters ("Les Pirates des Caraïbes", "Sherlock Holmes" & Cie.), Zimmer est à la base de la musique instrumentale de la dernière trilogie de Batman, réalisée par le cinéaste Christopher Nolan et entamée en 2005 avec la B.O. de "Batman Begins". Une composition cosignée par James Newton Howard.

Hans Zimmer

Tags associés : Batman, "The Dark Knight", "The Dark Knight Rises", Hans Zimmer, Christian Bale, Christopher Nolan, James Newton Howard, Comics, Sequel

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