16/07/2011

Bradley COOPER et la pilule du bonheur !?

Limitless

Divorcé d’un premier mariage, le jeune romancier Eddie Morra (Bradley Cooper) connaît aujourd’hui un second revers amoureux : sa compagne du moment, Lindy (Abbie Cornish), a décidé de le plaquer. Menacer d’être également abandonné par son éditrice du fait de ne pas pouvoir terminer son premier livre, Ed’ est au bord du gouffre… Quand il rencontre Vernon (Johnny Whitworth), son ex-beau-frère. Ce dernier lui propose la pilule miracle : un nouveau produit, soi-disant breveté et prochainement commercialisé, qui est censé décupler les facultés intellectuelles… Mister Morra a-t-il finalement des raisons de ne pas essayer cette drogue ?

Johnny Whitworth

Un Burger peut en cacher un autre !

Si l’on pouvait reprocher, en 2007, au cinéaste Neil Burger d’utiliser, pour le néanmoins très bon "Illusionniste", une mise en scène (volontairement !?) classique ; son "Limitless" - tout nouveau, tout beau - propose une approche stylistique tout à fait palpitante qui cadre merveilleusement bien à l’évolution scénaristique de ce long-métrage tiré du roman d’Alan Glynn intitulé "The Dark Fields" ("Champs de ténèbres" en V.F.). A coup d’artifices visuellement speedés qui nous plonge au cœur d’une trame assez malicieuse et certainement énergisante, Bruger et la scénariste Leslie Dixon ("Mme. Doubtfire", "Et si c’était vrai…") offre à l’acteur Bradley Cooper une vitrine expérimentale de premier choix où le co-héros des "Very Bad Trip", "L’Agence tous risques" et autre "All About Steve" a l’occasion de s’adonner à plusieurs registres.

Bradley Cooper

Un Bradley aux multiples facettes…

Remplaçant de Shia LaBeouf qui était, à l’origine, pressenti pour ce rôle (cliquez ici pour accéder à l’article), le beau Bradley jongle joliment avec sa réputation de Sex Symbol hollywoodien en jouant tantôt les Golden Boys "sur-méningés", tantôt les romanciers désabusés, en panne d’inspiration, quand ce ne sont pas les blafards Junkies en manque. La performance mérite d’autant plus le détour que notre comédien porte quasiment à lui seul ce thriller sur-vitaminé. A ce titre les apparitions d’Abbie Cornish ("Sucker Punch", "Elizabeth : l’âge d’or", "Une Grande année") et surtout de Robert DeNiro restent comptées bien que Neil Burger conserve dans ses manches quelques jolies surprises… Ces dernières (Cf. la scène de la patinoire) ont la bonne idée de redynamiser les échanges quand ceux-ci viennent (ça peut arriver !) à devenir moins incisifs !

DeNiro vs

Tomas Arana… Au service du Mal

Une Anna Friel - jouant plutôt un Cameo - et le patibulaire Tomas Arana complètent la distribution. On se souviendra de la rafraîchissante et sucrée Anna dans la non moins envoûtante série TV "Pushing Daisies", avant que notre amie ne sombre dans le nanar "Le Monde (presque) perdu". Pour sa part, Tomas Arana ("Pearl Harbor", "Gladiator") n’a sans doute pas été dépaysé par le rôle qu’il devait tenir dans ce "Limitless" vu le nombre important d’apparitions dans lesquelles il a été convié à camper le terrible trouble-fête de service… On se souviendra notamment de films comme "A la poursuite d’Octobre Rouge" (1990) et "Bodyguard" (1992). En effet, Neil Burger utilise continuellement la carrure d’Arana comme un rappel à l’ordre, ou une forme d’épée de Damoclès, réfrénant les inspirations toxicomaniaques ou euphorisantes du personnage central, Eddie Morra.

Tomas Arana

Thriller et humour peuvent-ils faire bon ménage ?

Profitant de l’imbrication au récit de plusieurs personnages secondaires - aux motivations parfois bien tranchées -, le metteur en scène Neil Burger tisse une ambiance qui avoisine parfois celle des bons polars incisifs et tendus dans lesquels peuvent surgir, à chaque coin de rue, un adversaire potentiel pour notre héros, de surcroît, cruellement déconnecté de la réalité ! Une autre évolution dans le style Neil Burger est l’utilisation croissante de l’humour. Certainement pas un humour grandiloquent mais plutôt quelques petites touches d’ironie savamment distillées. "Limitless" vient ainsi parfois à proposer une petite satyre rayonnante de notre société de SUR-consommation.

Neil Burger et Bradley Cooper

"Limitless", finalement un Patchwork indigeste ?

On peut se poser la question. Alors qu’un premier "chapitre" de cette adaptation se met au service du thème de l’angoisse de la page blanche et de la vie miteuse d’un romancier de rue, ce long-métrage vire rapidement (trop rapidement !?) à l’ascension - "fulgurante" serait un adjectif trop en dessous de la réalité à l’écran ! - d’un as de la finance qui se voit, au final, offrir une place dorée au dernier étage des plus hauts Gratte-ciels américains… Tout ça avant de se lancer en politique et de rêver de la Maison Blanche !? Honnêtement, écrite noir sur blanc, cette trame paraît aussi indigeste qu’insensée ; cependant, ce serait mal connaître les talents d’un réalisateur à respecter et, inévitablement, le récit à la première personne emprunté par "Limitless" permet de caser honorablement cet imbroglio… en apparence.

Bradley Cooper et Abbie Cornish

Une voie toute tracée ? Pas certain !

Autre point fort de cette production ? Ces effets de surprise notamment au niveau de sa courbe scénaristique : "Limitless" s’écarte en effet, à mi-parcours, de la trajectoire classique de ce genre de films. Partant de rien, Eddie Morra va ensuite évoluer et monter en puissance grâce à l’absorption massive d’une pilule miracle… Bien entendu, jusqu’ici rien de bien original : le rêve va finir par se transformer en cauchemar ; un cauchemar dans lequel Neil Bruger profite de l’aubaine pour brouiller les pistes et inviter à la fête de nouveaux personnages animés de nouveaux instincts. Ceux-ci vont alors déclencher une série de péripéties parfois hallucinantes (car inattendues).

Bradley Cooper face à Andrew Howard

A ce moment, "Limitless", tout en fracassant de nombreuses portes, laisse présager de nouvelles interrogations… Certaines resteront toutefois sans réponse au terme du spectacle. Est-ce finalement un bien ou un mal ? Chacun se fera son avis ! On peut poser cette question de manière différente : pour ou contre un film aux allures commerciales qui laisse, lorsque les lumières se rallument dans la salle, le spectateur avec quelques questions existentielles ? Là où la trame tissée par l’œil inspiré de Neil Burger - et tirée pour rappel d’un livre d’Alan Glynn - est assez innovante c’est dans la direction que son personnage principal choisi d’emprunter...

Robert DeNiro et Bradley Cooper

On aurait pu imaginer que le personnage interprété par Bradley Cooper décide d’arrêter tant qu’il est encore temps sa surconsommation de drogue… Cependant, à la suite d’une avalanche de péripéties suggérées ci-dessus, la rédemption de notre héros va prendre un peu de plomb dans l’aile. Eddie Morra se voit ainsi forcé de continuer son traitement de choc vers l’irréparable ? Je vous laisse avec cette dernière question. Pour en découdre la réponse, rendez-vous au cinéma. Avec un réalisateur très inspiré & une grande interprétation de Bradley Cooper, la pilule sera fatalement plus facile à digérer… Si, en plus, vous avez déjà été conquis par le physique ou les prouesses de cet acteur… Le rendez-vous est pris !

Bradley Cooper au centre

La bande-annonce…

Tags associés : "Limitless / The Dark Fields", Neil Burger, Bradley Cooper, Robert DeNiro, Abbie Cornish, Anna Friel, Shia LaBeouf, "L’Illusionniste", "Very Bad Trip", "All About Steve", "L’Agence tous risques", "Sucker Punch", "Elizabeth : l’âge d’or", "Une Grande année"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

14/07/2011

Uncharted : Drake’s Fortune adapté au cinéma !!!

Nathan Drake

Sorti en décembre 2007, le jeu vidéo "Uncharted : Drake’s Fortune" permit aux développeurs de Naughty Dog d’offrir à la Playstation 3, l’incontournable console de salon du géant Sony, l’un de ses tous premiers grands titres d’aventure… Un périple pixellisé mêlant paysages exotiques, trésors clinquants & légendaires, cibles patibulaires, humour cabotin… Sans oublier, quelques belles hordes de zombies voraces et, de surcroît, nazis ! Fort de ce menu, un second volet a vu le jour en 2009 alors qu'un troisième opus est attendu pour novembre de cette année. Mais si j’évoque ici cette franchise ce n’est pas pour me lancer dans une critique de jeu…

Edward Norton et Nathan Fillion

Non ! Plutôt pour relayer une nouvelle qui a déjà fait le tour des revues de presse américaines : "Drake’s Fortune" sera apparemment porté sur grand écran par les studios Columbia Pictures. Pressenti tout un temps à la tête de ce projet d’envergure (!), le metteur en scène David O. Russell ("Fighter", "Les Rois du désert") a fraîchement cédé sa place au cinéaste Neil Burger qui aura la tâche non seulement de réaliser cette adaptation mais également de la scénariser. Actuellement dans les salles avec son très bon "Limitless", Neil Burger a déjà été plébiscité en 2007 avec son "Illusionniste", un film brillant mettant en scène l’acteur Edward Norton dans la peau d’un magicien illusionniste bien décidé à sauver l’amour de sa vie…

Bradley Cooper

Une chose est sûre, même si la filmographie de Burger n’est pas "copieuse", elle brille en qualité et en talent… Et du talent il en faudra pour que ce projet évite, par exemple, de simplement pasticher les grands "classiques" du genre que sont (même si la qualité de certains reste discutable je vous l’accorde !) les "Tomb Raider", "Indiana Jones" et "Benjamin Gates", d’indiscutables sources d’inspiration pour la franchise ludique qu’est "Uncharted". Le synopsis du premier jeu vidéo peut être rapidement brossé : Nathan Drake, un chasseur de trésors intelligent, casse-cou et jamais avare en répliques de la mort, s’embarque avec ses amis à la recherche du magot perdu de son lointain ancêtre qui n’est autre que Sir Francis Drake, célèbre corsaire et explorateur anglais du XVIe siècle… Cette périlleuse mission va notamment conduire notre héros à se frotter à d’étranges et mystérieuses expérimentations nazies… Vous avez dit qu’"Indiana Jones" avait inspiré les concepteurs de ce jeu ?

Mark Wahlberg

Reste, pour l’heure, une question importante - mais malheureusement toujours orpheline d’une réponse claire - : qui incarnera à l’écran notre Nathan (inter)national ? Vous pouvez vous en douter, les rumeurs sont à l’œuvre mais celles-ci ne sont pas dénuées d’intérêt. Longtemps, du moins lorsque Russell était associé au projet, le nom de Mark Wahlberg a été plus d'une fois cité. Pas si étonnant vu que ce dernier vient d’avoir l’occasion de travailler avec ce réalisateur sur le film "Fighter" (avec également Christian Bale à l’affiche). Maintenant que Neil Burger s’est inséré dans la partie, d’autres acteurs paraissent avoir la cote : Bradley Cooper et Edward Norton, notamment, deux comédiens qui ont justement déjà travaillé avec notre metteur en scène. Nathan Fillion, le héros des séries "Castle" et "Firefly" (qui a également poussé une petite pointe jusqu’aux "Desperate Housewives"), a été également cité par certains petits malins qui ont, sans doute, apprécié que ce dernier porte le même prénom que l’égérie de la maison Naughty Dog !? Affaire à suivre...

Uncharted Drake s Fortune

Tags associés : "Uncharted : Drake’s Fortune", Sony, PlayStation 3, Edward Norton, Mark Wahlberg, Bradley Cooper, Nathan Fillion, Christian Bale, Neil Burger, "L’Illusionniste", "Tomb Raider", "Indiana Jones", "Benjamin Gates", Jeux vidéo

Écrit par TOM dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | |

13/07/2011

Volkswagen : que la Force soit avec vous !!!

Pour le lancement de sa toute nouvelle Passat, conjuguée en berline et break pour le "segment supérieur", le constructeur allemand Volkswagen, ou "VW" pour les intimes, a adopté une série de publicités et de slogans pour le moins réjouissant. Ceux-ci effectuent généralement, de ces temps-ci, de jolis clins d’œil associés au monde du fantastique et du Septième Art… Après plusieurs spots plaçant les (supers) parents, possesseurs du monovolume Sharan, à la hauteur des supers héros de Comics, voici venu le temps de lever les yeux vers les étoiles avec un spot TV Passat se référant à l’incontournable saga cinématographique "Star Wars"… Tous les ingrédients nécessaires y sont réunis de la bande originale composée par John Williams, la célèbre "The Imperial March", à l’inévitable Dark Vador (version culotte courte) & bien entendu ce soupçon de magie nécessaire…

La publicité…

Tags associés : "Star Wars", John Williams, Dark Vador, Automobile

Écrit par TOM dans PUB | Lien permanent | Commentaires (0) | |

SPARTACUS : Gods of the Arena

Spartacus - Gods of the Arena

822731782273178227317star_1_28227321

Le moins que l’on puisse dire c’est que la série "Spartacus : Blood and Sand" (diffusée pour la première fois aux USA en janvier 2010) a défrayé la chronique au pays de l’Oncle Sam… Non parce que cette série TV comptait dans ses rangs le célèbre cinéaste Sam Raimi - officiant en tant que producteur exécutif -… Non plus parce que l’on pouvait savourer le retour, sur le petit écran, de la pulpeuse Lucy "Xena la Guerrière" Lawless… Mais principalement par rapport à la forme voulue pour ce Péplum télévisuel surfant sur l’alléchante vague des "Gladiator" et autre "300"… Une formulation choquante, outrancière (écœurante !) ou tout simplement vulgaire dirons certains… Ou une audace libertine truculente et bienvenue dirons les amateurs de spectacles inclassables vu la débauche d’artifices luxuriants et sanguins ! A vous de choisir votre camp.

Genèse d’un Prequel…

Dustin Clare

Mettant à l’honneur la figure historique de Spartacus - le guerrier devenu esclave, destiné à devenir gladiateur avant de fomenter et de mener une rébellion contre Rome -, "Blood and Sand" (titre de la première saison déclinée en 13 épisodes) a permis de mettre en lumière l’acteur Andy Whitfield - campant le rôle titre -. Après de graves ennuis de santé, ce dernier n’a pu directement reconduire sa participation à une seconde saison pourtant bien mise en chantier… Histoire sans doute de faire patienter les fans de la sulfureuse série - avant de se pencher sur l’avenir de notre Spartacus fraîchement libéré du joug des Batiatus -, les producteurs ont jugé bon de proposer une mini-série comptant 6 épisodes et conçue sous la forme d’un Prequel, comprenez, disposant d’une intrigue se situant avant les évènements narrés dans la première saison.

Quand Batiatus rencontre Lucretia !

Craig Walsh-Wrightson, Jaime Murray, Lucy Lawless et John Hannah

Pour les causes mentionnées ci-dessus ce n’est donc pas Whitfield et son personnage de Spartacus qui occupent ici le haut de l’affiche mais plutôt le duo composé des acteurs Lucy Lawless et John Hannah, respectivement Lucretia et Batiatus dans "Blood and Sand", un farouche couple uni pour le bien et surtout pour le pire au sein d’un ludus, un centre de formation et d’exhibition de gladiateurs. Alors que Lucy Lawless se met encore plus à nu dans ce deuxième chapitre, il est à nouveau surprenant pour ne pas dire "ahurissant" de contempler la performance de l’acteur John Hannah ! Principalement connu, depuis plusieurs années, auprès du grand public pour de petits et sympathiques seconds rôles en marge de comédies fantastiques et romances à l’image de la trilogie "La Momie" ou des "Pile et face" (1998) et "Quatre mariages et un enterrement" (1994), notre ami crève ici littéralement le petit écran en campant un être ambigu capable des pires atrocités, doublé d’un fomenteur né ! En toile de fond de notre "Gods of the Arena", le spectateur pourra ainsi notamment suivre l’ascension de cet infernal couple. Inutile de préciser que les arguments plutôt percutants et immoraux de la saison initiale ont été ici pérennisés et même, d’une certaine manière, amplifiés. Une bonne nouvelle ?

Sex, Blood… and Sun

Lucy Lawless et Jaime Murray

Ça dépend encore une fois de quel côté on se place ! Si vous avez craqué pour le cocktail Sex, Blood and Sun des épisodes précédents, vous ne devriez pas trop être déçu par cette nouvelle incursion dans le monde impitoyable des amphithéâtres latins. Objectivement, si les scènes érotiques et sanguinolentes de "Blood and Sand" percutaient justement par leur désir affirmé de choquer et de décoincer un paysage télévisuel américain - …parfois bien trop chaste et trop bien pensant -, ce deuxième essais finit un peu par lasser à force de promouvoir continuellement une exubérance de nus et de clichés Gore. On sombre ainsi, par moments, dans un pur et basique voyeurisme.

T’as d’belles tripes tu sais !

Une scène de Spartacus - Gods of the Arena

A la différence donc d’une mise en forme loin d’être novatrice par rapport à la première saison (mais qui reste sur certains points spectaculaire - voir ci-dessous -), l’intrigue, chapeautée par Steven S. DeKnight, reste à nouveau joliment ficelée. Les protagonistes nagent, une fois n’est pas coutume, avec joie dans un cocktail mêlant machinations, trahisons, meurtres et autres joyeusetés enclin à ne pas nous faire regretter notre petit confort moderne ! Un esthétisme très proche donc des précédents épisodes mais qui tend progressivement à se démarquer de l’impact visuel de certaines productions cinématographiques (Cf. 300) pour proposer et revendiquer un graphisme plus personnel et maison. Si la filiation entre "Gods of the Arena" et "Blood and Sand" n’est pas à mettre en doute - répétons-le, tous les ingrédients (complots à gogo, sexe et violence) sont reconduis et même amplifiés -, notons cependant l’impact prépondérant de la nouvelle figure de cette deuxième saison, celle du gladiateur Gannicus, interprété par l’acteur Dustin Clare.

Gannicus chewing-gum

Peter Mensah, John Hannah et Dustin Clare

La générosité dans l’effort et le sourire ravageur made in "Hollywood chewing-gum" de Dustin Clare apporte à cette franchise un certain détachement et une fraîcheur plus que bienvenue. Loin de se présenter - au début du moins - comme un héros sacrificiel à l’image du Spartacus de la première heure, Gannicus, sous les traits de Clare, offre une image finalement assez anachronique : c’est davantage, de prime abord, un beau Surfer californien, musclé et huilé, qui s’avance dans l’arène pour "prendre la vague" et assujettir ses adversaires par la force de ses glaives. Progressivement, ce personnage va toutefois évoluer vers un côté plus obscur… La faute (pour ne pas changer !) aux instigations viles et malheureuses de la Maison Batiatus. Soulignons-le à nouveau, la portée tragique de ce Gannicus est loin d’être aussi exubérante que celle de Spartacus (Andy Whitfield) ou même du Crixus (Manu Bennett) de "Spartacus : Blood and Sand".

Spartacus Origins

Peter Mensah

Même si le personnage de Spartacus n’est pas développé dans ces nouveaux épisodes, ceux-ci prennent plaisir à mettre en image certains évènements présentés de manière anecdotique dans la première saison. "Gods of the Arena" permettra ainsi d’en savoir plus sur plusieurs intrigues survenues avant l’arrivée du gladiateur thrace chez les Batiatus : Qu’en est-il de l’histoire d’amour tragique d’Oenomaus (Peter Mensah) ? Quelle était la mesure de la rancœur qu’éprouvait Batiatus (John Hannah) à l’encontre de son père Titus (Jeffrey Thomas) ? Que s’est-il réellement passé dans l’arène entre Ashur (Nick Tarabay) et le champion de Capoue, Crixus (Manu Bennett) ? etc. C’est ainsi que plusieurs acteurs et personnages de la première heure se retrouvent au casting de ce Prequel comme, par exemple, le comédien Craig Walsh Wrightson, l’ennemi juré de Batiatus dans "Blood and Sand", qui tient ici une relation tout autre avec le laniste joué par John Hannah.

Il ne peut en rester qu’un !

Dans les arènes de Spartacus - Gods of the Arena

Avec la profondeur (notamment tragique et psychologique) de l’intrigue moins travaillée & une succession de lieux et d’environnements réduits et connus (une arène délabrée, la villa des Batiatus, les rues hostiles et lubriques de Capoue), ce deuxième chapitre de la franchise "Spartacus" n’égale peut-être pas son prédécesseur mais parvient toutefois à remplir honorablement son cahier de charges avec plus de sexe et, surtout, quelques impressionnantes joutes antiques… A ce titre ne rater pas le combat final qui mérite à lui seul que l’on s’intéresse et que l’on goûte à ces 6 épisodes… En attendant un "Spartacus 3" !?

Tags associés : "Spartacus : Blood and Sand", "300", "La Momie 3", Sam Raimi, John Hannah

Écrit par TOM dans SERIES TV | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12/07/2011

Fast and Furious 6… Ca se précise !

Michelle Rodriguez

Vous avez cru que Letty, le personnage interprété par Michelle Rodriguez dans "Fast and Furious 4" (ainsi que dans le premier opus !) passait l’arme à gauche ? Préparez-vous alors à une belle surprise à l’occasion d’une séquence additionnelle visible lors du générique de fin de "Fast Five" ! Quelle est cette scène ? De retour de mission, l’agent Luke Hobbs (Dwayne "The Rock" Johnson) est interpellé par l’enquêtrice Monica Fuentes (Eva Mendes) - croisée dans le "2 Fast 2 Furious" de 2003 -. Cette dernière tend à Hobbs un dossier faisant état d’un acrobatique braquage qui vient de se dérouler en Allemagne. Une photographie prise durant le vol montre clairement l’ex-Girlfriend de Dom Toretto (Vin Diesel) ! Cette séquence additionnelle n’est bien entendu pas innocente…

Vin Diesel

Depuis le 25 juin dernier, on sait clairement qu’Universal Pictures souhaiterait sortir un "Fast and Furious 6" pour le mois de Mai 2013. Le co-producteur de la franchise, Neal H. Moritz, n’a d’ailleurs pas caché qu’il travaillait en ce moment en partenariat avec Vin Diesel sur ce nouveau projet. Concrètement si celui-ci vient bien à éclore, on ne devrait pas connaître de grand chamboulement au niveau de la fiche technique : Chris Morgan et Justin Lin devraient respectivement reprendre leur rôle de scénariste et de metteur en scène. Devant la caméra, il y a fort à parier que l’équipe de "Fast Five" serait reconduite soit Vin Diesel, Paul Walker mais aussi Dwayne Johnson.

Eva Mendes

Si l’on se réfère à la scène de clôture de "Fast Five", seraient réintégrées sur le plateau les actrices Michelle Rodirguez et Eva Mendes !? Bref, plus que jamais, un sixième "Fast and Furious" paraît bien à l’ordre du jour ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle vu la bonne qualité du cinquième chapitre… d’une franchise démarrée en 2001 sous la conduite du cinéaste Rob Cohen.

Tags associés : "Fast & Furious 5", "Fast & Furious 4", Vin Diesel, Dwayne "The Rock" Johnson, Paul Walker, Michelle Rodriguez, Eva Mendes, Justin Long

Écrit par TOM dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | |

11/07/2011

SHERLOCK HOLMES 2 contre le professeur Moriarty

Jude Law est DrRobert Downey Jr

Après une enthousiasmante réadaptation cinématographique des aventures de "Sherlock Holmes" en 2010, les studios Warner Bros et le cinéaste anglais Guy Ritchie remettent le couvert et s’attèlent à donner vie à une nouvelle enquête du célèbre détective privé créé par l’écrivain Arthur Conan Doyle. Dans le rôle titre de ce nouveau projet baptisé "Sherlock Holmes : A Game of Shadows", nous retrouvons le toujours impeccable Robert Downey Jr. qui aurait, selon certaines rumeurs, décliné l’offre d’occuper la tête d’affiche de "Cowboys & Aliens" pour justement figurer dans ce second volet…

Jude Law et Robert Downey Jr

Second volet dans lequel rempile également Jude Law dans la peau du Dr. John Watson le célèbre co-équipier (et ange gardien) de Holmes. Comme le laissait présager la finalité du premier chapitre, notre équipe de choc va ici se lancer à la poursuite du redoutable Professeur Moriarty… Un individu maléfique rencontré furtivement dans le premier opus & qui a chapardé, pour rappel, une diabolique invention imaginée par Lord Blackwood (Mark Strong). C’est l’acteur Jared Harris (vu récemment dans "L’Etrange histoire de Benjamin Button") qui campera, à l’écran, le légendaire adversaire de notre détective adoré.

Jude Law et Robert Downey JrJude Law face à Robert Downey JrQuand Sherlock Holmes rime avec mariageUne scène de ce Sherlock Holmes 2

L’actrice suédoise Noomi Rapace (l’héroïne de la trilogie "Millénium") succède à Rachel McAdams dans le rôle de la Belle qui accompagnera Holmes et Watson dans leurs périlleuses aventures. A la vue des premiers clichés disponibles, nous pouvons nous préparer à quelques spectaculaires scènes - comme dans le premier épisode - : explosions, courses poursuites et, aussi, un mariage (perturbé ?) entre notre docteur et sa promise Mary (interprété par l'actrice Kelly Reilly en 2010).

Noomi Rapace, Robert Downey Jr

Attendu aux USA pour le 16 décembre prochain, ce "Game of Shadows" se dévoilera dans une première bande-annonce officielle programmée, du moins sur le sol américain (et peut-être également en Europe !?), juste avant la projection de la deuxième partie du chapitre final de la saga "Harry Potter"… Warner Bros oblige !

Tags associés : Robert Downey Jr., Jude Law, Mark Strong, "Cowboys & Aliens", "L’Etrange histoire de Benjamin Button"

Écrit par TOM dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | |

10/07/2011

Fast & Furious 5 : braquage à la brésilienne ?

Fast Five avec Paul Walker - Vin Diesel et The Rock

En fuite au Brésil, à Rio de Janeiro, Brian O’Connor (Paul Walker) et sa compagne Mia (Jordana Brewster) tentent de retrouver la trace de Dom Toretto (Vin Diesel), le célèbre trafiquant de luisants bolides. Le couple ne tarde pas à croiser le chemin du fugitif lors d’un audacieux vole de voitures qui tourne mal ! Recherchés maintenant par de redoutables trafiquants de drogue ainsi que par une élite spéciale américaine dirigée par le redoutable Luke Hobbs (Dwayne The Rock Johnson), Brian, Mia et Toretto doivent se serrer les coudes s’ils veulent survivre en milieu hostile. Une seule solution se présente à eux : contre-attaquer !

Paul Walker et Jordana Brewster

Jamais en perte de vitesse ?

Le prolongement d’une franchise "jusque dans les cordes" est toujours à prendre avec des pincettes d’autant plus qu’ici, un sixième "Fast and Furious" n’est pas exclu (nous en reparlerons) ! Revenons, pour l’heure, à ce cinquième opus qui, bonne nouvelle pour les fans de la série, n’est certainement pas à jeter à la poubelle après (sur)consommation rapide… Déjà affilié à la mise en scène des "Fast 3" et "4", le réalisateur Justin Lin replonge dans le trip grande vitesse, voitures phosphorescentes et Bimbos gonflées à bloc, pour nous offrir une cinquième et nouvelle aventure qui opte pour un choix assez judicieux : se démarquer des précédents volets en ne misant plus nécessairement l’ensemble de ses prétentions sur des courses effrénées, vues et revues dans ce genre de spectacle.

Sung Kang

The Rio Job ou Mission : Impossible… au choix !

Les intentions du jour développées par Lin et le scénariste Chris Morgan ("Wanted", "Cellular", "Fast 3" & "4") sont donc d’aller lorgner sur un style quelque peu différent au risque de marcher (euh pardon… de rouler) sur les plates bandes d’autres productions à l’image principalement de "The Italian Job" ("Braquage à l’Italienne"). En effet, l’intrigue principale de "Fast aud Furious 5" met en lumière l’élaboration périlleuse du Casse du siècle par une équipe de petits génies dont chacun se voit accréditer d’une mission bien précise (ça ne vous rappelle rien !?). Plus encore qu’auparavant, ce cinquième volet choisit résolument de prendre le chemin du genre polar musclé. La majorité devrait apprécier ce choix d’autant plus que même si les scènes de pétarade (euuuuh… non… de voiturade !) sont comptées, ces dernières restent très bien négociées à commencer par l’affrontement final qui, et là Justin Lin peut être félicité, réinvente les grandes courses-poursuites sur axes routiers pourtant bien achalandée par le cinéma hollywoodien (Cf. "Bad Boys 2", "Matrix Reloaded", "Transformers", ou encore, dans un registre plus ancien, "La Relève" de et avec Clint Eastwood).

Vin Diesel face à The Rock - le combat des chefs

Diesel vs. The Rock

A ces cascades privilégiant les quatre roues, notre réalisateur ne résiste pas au plaisir (et ce n’est pas les amateurs de testostérone qui lui jetteront la pierre) d’orchestrer un affrontement (on s’en doute !) musclé opposant Vin Diesel à l’ancien catcher Dwayne "The Rock" Johnson, la supère Guest Star qui retrouve ici de belles couleurs après avoir essuyé dernièrement quelques revers - on lui avait bien dit de ne pas faire des mièvreries pour garnements en culottes courtes ! -. Hormis ce duel à distance de gros bras, "Fast Five" nous congratule aussi, à vitesse régulière, de solides scènes de cascades dont une belle brochette d’acrobaties au cœur des Favelas de Rio…

Vin Diesel, Tyrese Gibson et Paul Walker

Réunion de famille : on reprend les mêmes et…

Bien qu’il ne devrait pas demeurer le chapitre final bien longtemps (un "Fast Six" est déjà à l’ordre du jour), ce long-métrage en a l’allure notamment en prônant une charmante "réunion de famille" qui pourrait émouvoir les fans de la première heure... Déjà réunis dans "Fast and Furious 4", plusieurs personnages des premiers volets rempilent pour cette nouvelle intrigue à commencer par Vin Diesel, Paul Walker, Jordana Brewster et Sung Kang (croisé, pour la première fois, dans le troisième épisode intitulé "Tokyo Drift").

Paul Walker, Tyrese Gibson et Vin Diesel

S’associant à cette petite bande, Tyrese Gibson (dans la peau du Roman Pearce de "2 Fast 2 Furious"), Matt Schulze (que nous n’avions plus revu depuis le tout premier film !) et Ludacris ("2 Fast 2 Furious") sont aussi de la fête au même titre que le tandem formé par Don Omar et Tego Calderon, déjà croisés dans "Fast and Furious 4". Dans la catégorie des nouveaux venus outre le déjà mentionné Dwayne "The Rock" Johnson, il serait indigne de ne pas relever la participation au générique des pulpeuses Elsa Pataky et Gal Gadot (déjà entrevue dans "Fast 4") qui offrent, on peut s’en douter, une bonne dose de charme à ce cinquième opus !

The Rock et Elsa Pataky

L’âge de la raison aurait-il sonné ?

Ce "Fast Five" s’oriente indéniablement vers une relative maturité ; celle-ci se perçoit notamment dans le choix des vedettes sur quatre roues : les caisses bidouillées aux bandes et flammes fluo’ sont rangées au garage pour laisser place à de purs chevaux de course plus proches des concepts d’usine à l’image des Porsche GT3 RS, Ford GT, Nissan GTR ou Dodge Challenger… De plus, toujours au rayon belles bagnoles, Justin Lin et sa "troupe" n’ont pas hésité à travailler avec des Classic Cars comme la Dodge Charger de 1970, la De Tomaso Pantera de 1972 ou encore la Chevrolet Corvette Grand Sport de 1965. Les amateurs apprécieront !

Vin Diesel et Paul Walker

C’est, au final, avec beaucoup de professionnalisme et un soucis certain de bien prendre son temps (préparez-vous à plus de deux heures de spectacle) que Justin Lin nous convie à goûter un cocktail, certes usagé, mais toutefois prometteur en sensations fortes, en désopilantes prouesses physiques, le tout badiné d’un brun d’exotisme. En cette période estivale, le programme est plus que rempli !

La bande-annonce…

Tags associés : "Fast & Furious 5", Vin Diesel, Dwayne "The Rock" Johnson, Paul Walker, Tyrese Gibson, Jordana Brewster, Clint Eastwood, "Wanted", "Fast & Furious 3", "Fast & Furious 4"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

09/07/2011

TRANSFORMERS 3 : la fête foraine de l’été… & en 3D

Transformers 3

82273178227317822731782273178227321

Revoilà l’été, le soleil, sa canicule, la joie de vivre d’estudiantins en répit pour plusieurs semaines et le come-back des mega hyper supra grosses machines à divertissement hollywoodiennes. Et oui, en cette période estivale, "Summer" rime, comme de coutume, avec "Blockbusters" ! Dans ces conditions, il est devenu difficile de passer à coté du raz-de-marée "Transformers 3" fraîchement sorti dans les salles obscures (… en attendant la seconde partie du chapitre final de la saga "Harry Potter") & toujours estampillé d’une alléchante carte de visite sur laquelle figure fièrement les noms Michael Bay (le réalisateur) et Steven Spielberg (le producteur). Après deux premiers opus - l’un en 2007 et l’autre en 2009 -, qui ont su conquérir un large public, principalement orienté du côté des Teenagers & des "grands enfants" (ne les oublions pas !), ce troisième Sequel intitulé "Dark of the Moon" (en V.F. "La face cachée de la Lune") avait toutes les cartes en main pour s’offrir une fructueuse carrière au soleil, allongé sur de colossales planches à billets… Comprenez, l’affaire paraissait déjà bien dans le sac ! Mais est-ce vraiment le cas ? Ce sentiment incandescent de déjà-vu n’allait-il pas finalement venir à bout du chapitre final (?) d’une trilogie qui a pourtant fait rêver de nombreux (jeunes !?) terriens ? La réponse apparaît, après s’être adonné à 2h35 de joyeuses joutes pyrotechniques, heureusement négative mais mérite toutefois quelques nuances…

Shia LaBeouf

Jamais deux sans… Trois !

Foncièrement, du côté de la mise en scène et des choix (parfois plus que discutables !) pris par Michael Bay, ce troisième volet marche dans l’ombre des précédents longs-métrages tant la "formule" ne change guère. Alors que les Autobots doivent déjouer de nouveaux pièges tendus par les Decepticans, notre éternel adolescent boosté au Red Bull, Sam Witwicky (Shia LaBeouf), tente de se faire une place dans la société… Entre des parents baba-cool très envahissant mais toujours aussi irrésistibles (interprétés à nouveau par le tandem Kevin Dunn / Julie White) et une nouvelle petite Girlfriend (Rosie Huntington-Whiteley, alias Carly Spencer) tout droit sorti d’un magazine de mode, Sam va une nouvelle fois être confronté à une invasion extraterrestre qui, cette fois-ci, sera encore plus rocambolesque et sanguinaire que les précédentes ! Rien de neuf donc dans ce chassé-croisé alternant entre vie d’un ado pubère et mésaventures boulonnées de robots extraterrestres ; mais ce n’est pas nécessairement là le principal bémol que l’on peut reprocher à Bay.

Une scène de Dark of the Moon - 2

Why So Serious ?

Non ! Dans la lignée du deuxième film - intitulé "Revenge of the Fallen" -, notre homme prend une nouvelle fois un malin plaisir à insérer dans son Péplum d’anticipation des situations complètement délurées et grotesques bien supportées par des personnages secondaires complètement loufoques et à contre-courant du ton volontairement tragique porté par le scénario - signé Ehren Kruger - dans lequel les Decepticans sont maintenant passés à l’exécutions méthodiques et implacables d’humains !

John Malkovich et Shia LaBeouf

Se dirigeant ainsi vers une trame nettement plus sombre et finalement bienvenue (!), les incursions façon gags potaches de ces quelques personnages (retenons Bruce Brazos, le patron de Sam, le technicien Jerry Wang ou encore Dutch, la garde du corps de Simmons, respectivement interprétés par John Malkovich, Ken Jeong et Alan Tudyk) dénotent et vont même jusqu’à minimiser le Show de John Turturro campant c’est vrai ici un Seymour Simmons assagi et nettement plus posé. Ne procurant, à la rigueur, que quelques rares sourires, ces sketchs juvéniles ne valorisent certainement pas ce "Transformers III"… Si c’est le seul moyen que Michael Bay ait trouvé pour adoucir la portée de son aventure quelque peu mélo’ espérons que notre ami ne touche jamais au genre comique ! La bonne nouvelle de ce côté réside notamment dans la disparition à l’écran des deux jumeaux Autobots un peu (beaucoup) agaçant, Mudflap et Skids (vu dans le précédent volet)… Le petit trait d’humour assez "pipi caca" des deux premiers opus (mentionnons, par exemple, la scène du premier "Transformers" dans laquelle Bumblebee lâche une vidange sur l’Agent Simmons) a également - fort heureusement - perdu sa cote dans ce troisième long-métrage.

Shia LaBeouf et John Turturro

"Transformers 3D", techniquement très fort !

Hormis cet agaçant besoin de divertir par l’absurde, ce "T3" remplit, avec la plus haute distinction, son cahier de charges technique. Si la rumeur, durant le tournage, voulait que Michael Bay soit assez réticent dans l’utilisation de la 3D, force est de constater que le résultat laisse sans voix. Ce "Dark of the Moon" (n’y voyez aucun rapport direct avec le légendaire album, "The Dark Side of the Moon", de Pink Floyd) entraîne le spectateur dans une effusion pyrotechnique de haut vol où l’apport de la 3D joue pleinement son rôle : tout en restant bien coincé dans notre siège, nous sommes transportés sur de gigantesques Montagnes russes en relief. Ca décoiffe, ça fait frissonner et, éventuellement, ça fera vibrer les plus assidus de ce genre de spectacle où bravoure, abnégation et sacrifice sont, pour ne pas changer, affiliés à quelques petits sursauts patriotiques made in USA…

Une scène de Dark of the Moon - 1

C’est et cela a toujours été le petit péché mignon de Michael Bay ! Toutefois, le réalisateur originaire de la "Cité des Anges" (Los Angeles) progresse notamment dans la manière de présenter et d’illustrer ses combats robotiques. Comme lors de ces toutes premières armes sur grand écran ("Bad Boys", "The Rock"), Bay s’est souvenu qu’il a rapidement maîtrisé les "plans ralentis". L’utilisation de ces derniers offre des scènes d’action nettement moins brouillonnes que par le passé et plus affinées.

Black is Black…

Une scène de Dark of the Moon - 3

Cette relative finesse dans un esthétique qui demeure très guerrier et Pop-corn (n’est-ce pas ce que demande le peuple !?) ne se retrouve cependant pas nécessairement dans le scénario de ce "Transformers 3". Exit le duo Alex Kurtzman / Roberto Orci à l’origine des deux premières intrigues (qui n’étaient d’ailleurs pas non plus exemptes de tout reproche… surtout la deuxième !), c’est au tour d’Ehren Kruger de faire parler sa plume. Celle-ci ne se montre pas, au final, franchement originale - comme je l’ai précisé ci-dessus - mais le scénariste des "Frères Grimm" (2005), de la "Porte des secrets" (2005) et des deux remakes US de "The Ring" (2003 et 2005), nous gratifie toutefois de quelques surprises… Celles-ci se matérialisent par plusieurs retournements de situations ; ces Backdrafts scénaristiques (Cf. le rôle ambivalent tenu par l’acteur Patrick Dempsey) - distillés avec parcimonie durant plus de 2h30 de film - permettent certainement de (re)dynamiser une intrigue qui n’hésite pas, et c’est tout en son honneur, à se parer de belles allusions historiques qui ont marqué, en bien ou en mal, l’histoire contemporaine à commencer par la conquête de la Lune en 1969 ou le drame de la centrale nucléaire de Tchernobyl de 1986…

Rosie Huntington-Whiteley et Patrick Dempsey

La différence la plus cinglante entre le travail de Kruger (habitué, pour rappel, aux sombres histoires) et celui du partenariat Kurtzman / Orci réside dans le traitement de cette nouvelle invasion extraterrestre : trahisons expéditives, aussi bien dans les rangs des Autobots que de la race humaine, exécutions méthodiques d’individus clés par les Decepticans, asservissement et destruction sans ménagement (!) du monde,… C’est un plan de bataille plus obscure qui est ici dressé. A l’écran, ce nouvel angle d’attaque offre la possibilité à Michael Bay de mettre tout le monde d’accord ! Après, un début d’année fortement orienté "invasions Aliens" (Cf. "Skyline" et "World Invasion : Battle Los Angeles"), Bay s’octroie un (très) large final pour filmer une impitoyable guérilla urbaine entre robots et humains.

Une scène de Dark of the Moon

Ces derniers vont, à leur tour, largement au charbon et les cinéphiles en manque de sensations grandiloquentes ne devraient pas être déçus du voyage avec, notamment, des gratte-ciels géants qui se transforment en pistes de luge ou des soldats chauve-souris réalisant des figures de style, dans les aires, entre des brasiers de ferrailles et des Decepticans animés d’une haine poussée à son paroxysme. Avec ces villes consumées et anéanties en état de siège, ces multiples vaisseaux spatiaux (pas toujours très éloignés du design des organismes hostiles de la franchise "Alien"), ces corps défragmentés, ces projections de lambeaux de squelettes, ces destructions d’Autobots "secondaires",… Rien n’est trop sombre pour permettre à Michael Bay de filmer l’une des plus impressionnantes séquences d’invasion de l’histoire du cinéma… Rien que ça… Et en plus en 3D, S.V.P. !!!

Shia LaBeouf et Tyrese Gibson

Des robots et des hommes…

Que dire du casting outre ce qui a été précédemment présenté… S’appuyant sur un générique ponctué de célèbres personnalités du Septième Art, ce "T3" brouille un peu les cartes en affublant, par exemple, d’un rôle miteux John Malkovich alors que le personnage campé par John Turturro gagne, pour rappel, en sagesse. Moins présents à l’écran, Kevin Dunn et Julie White pourraient être regrettés par une partie du public qui avait craqué face à la roublardise et à la folie de ces parents hors normes… Ça n’avait pas été le cas de tout le monde par le passé ! Pour la troisième fois, le trio Shia LaBeouf, Josh Duhamel et Tyrese Gibson déroule, dans leur rôle respectif, avec une aisance clairement perceptible. Patrick Dempsey, pour sa part, profite de l’occasion pour s’inscrire dans une superproduction (enfin une ! c’est mérité vu le statut actuel qu’il défend !) tout en cassant sensiblement son image de "gendre idéal à marier"… Assez inattendu et pimenté d’ailleurs…

Rosie Huntington-Whiteley

Reste le cas de deux nouvelles arrivantes : Rosie Huntington-Whiteley qui supplante Megan Fox (tâche difficile ?) & l’inattendue Frances McDormand. La belle Rosie, tout droit sortie de l’usine des égéries "Victoria’s Secret", propose, finalement, une belle alternative face au personnage campé par Megan. Moins rentre-dedans et plus cérébrale (Si ! Si !), son personnage signe un passage de témoin assez revitalisant pour la saga. De son côté, Frances McDormand tire incontestablement son épingle du jeux (ce qui n’est pas chose facile !) en reprenant et réadaptant l’adage "Une main de fer dans un gant de velours". L’actrice fétiche des Frères Coen joue, principalement, sur le sérieux dû à la profession qu’occupe son personnage mais se permet, également, de petites sorties de terrain tout en maintenant une certaine classe. Impressionnant !

Frances McDormand et Josh Duhamel

Au final, du bon Michael Bay !

Au final, Michael Bay est égal à lui-même et redore, dans ce troisième opus, l’image de ces chers robots extraterrestres qui avait souffert de quelques critiques lors de la sortie du deuxième opus. Offrant de truculents effets spéciaux sublimés par une technique 3D impeccablement maîtrisée, "Transformers - Dark of the Moon" ravira les amateurs de (très) bonne science-fiction malgré les indécrottables petites manies de son réalisateur qui pourraient agacer les spectateurs moins enclin, par exemple, à tolérer la glorification de l’esprit patriotique des "frères d’armes" ou encore à accréditer l’assimilation, faite par Bay, des courbes sculpturales de femmes aux alléchantes carrosseries de bolides sur quatre roues. Bref, vous l’aurez compris, amateurs exclusifs d’un "cinéma d’auteur" et féministes acharnées s’abstenir !

Shia LaBeouf et Rosie Huntington-Whiteley

La bande-annonce…

Tags associés : "Transformers 3", Michael Bay, Steven Spielberg, Rosie Huntington-Whiteley, Megan Fox, Shia LaBeouf, Patrick Dempsey, John Malkovich, Tyrese Gibson, Josh Duhamel, John Turturro

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |