06/01/2011

ASTERIX & OBELIX, un 4ème film, de nouvelles craintes !?

Idéfix, Obélix et Astérix

Alors que le (très ! trop ?) gros empire hollywoodien continue de faire pleuvoir des superproductions à la pelle et en 3-D, la petite mais irréductible France n’a certainement pas dit son dernier mot. C’est vrai que nos valeureux voisins gaulois n’ont jamais excellé dans l’art des Blockbusters à la sauce anglo-saxonne mais, heureusement, la qualité a souvent primé sur la quantité… Toutefois, l’imposante machine hexagonale qui s’annonce à l’horizon 2012 a, disons-le franchement, de quoi faire grincer des dents ! En effet, alors que nos petits amis Schtroumpfs et notre Tintin national ont tourné le dos au Vieux Continent pour goûter au doux (?) parfum des States, Astérix et son inséparable ami Obélix sont restés, mordicus, attachés à leur terroir natal. Résultat : une première grande aventure cinématographique, en 1998, signée Claude Zidi ("Astérix et Obélix contre César"). Sorti quatre ans plus tard, un vivifiant et impayable "Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre" offert par Mister Alain Chabat et ses potes de "Canal" ! En 2007, pour terminer, "Astérix aux Jeux Olympiques" ne s'est finalement pas montré à la hauteur des attentes du public !

Clovis Cornillac et Gérard Depardieu, alias Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques

Aujourd’hui, les potins et potiches (?) du cinéma français évoquent abondamment le prochain "Astérix et Obélix : God Save Britannia" qui se basera sur deux albums bien connus des bandes dessinées créées par le duo Uderzo / Goscinny : "Astérix et les Normands" et "Astérix chez les Bretons". Cette dernière aventure avait déjà été magnifiquement adaptée en dessin animé, en 1986, par le cinéaste Pino van Lamsweerde. Mais, en fait, pourquoi ce "God Save Britannia" fait-il si peur ? Tout simplement parce qu’on ne peut pas dire que les adaptations cinématographiques de Comics francophones se passent toujours bien en France. Les aventures d’Astérix sur grand écran - & en chair et en os - proposent un peu le même constat… Même s’il a bien marqué de son emprunte le Box-office des années 98-99, le premier long-métrage était pour le moins assez fade. Le deuxième opus, même s’il n’offrait finalement qu’un second rôle aux héros-titre, donna aux spectateurs une aventure nettement plus réjouissante. Merci Alain ! Le troisième "Astérix", plus que prometteur, connut une exploitation mitigée notamment due à quelques grossières erreurs de mise en scène comme cet épouvantable final bâclé à la gloire d’un pseudo panthéon d’athlètes et sportifs français.

Edouard Baer, le futur Astérix !!!

A l’énoncé des premières informations connues sur ce quatrième film d’"Astérix", on peut déjà penser que ses producteurs n’ont pas compris et assimilé les erreurs passées : un grand film populaire ne se compte pas nécessairement au nombre des "grands" Noms qui viennent s’entasser dans le générique ! - Encore que l'Espoir fait vivre ! - Car en matière de Guest Star, ce "Astérix et Obélix : God Save Britannia" n’en manque pas... De Catherine Deneuve à Valérie Lemercier, en passant par Charlotte Le Bon (la Miss Météo de Canal +), Guillaume Gallienne - attendu pour jouer Jolitorax - et Fabrice Luchini, alias Jules César, "Astérix" vit dans son temps et n’oublie pas de soigner quelques "gros monstres sacrés" du cinéma français.

Valérie LemercierCatherine Deneuve

Si, à la tête des opérations, le couple Christian Clavier / Gérard Depardieu a vécu dans la peau respective d’Astérix et Obélix, nous ne retrouvons pas, pour une seconde fois, notre ami Clovis Cornillac dans la peau d'Astérix. Ce n’est autre que l’excentrique et incomparable Edouard Baer qui prend le risque de camper le valeureux petit gaulois, rusé comme un renard… D’autres, avant lui, se sont brûler les poils des moustache ! Sans doute irremplaçable (?) pour le rôle, Depardieu interprétera, pour la quatrième fois, le fidèle ami, un peu enveloppé, d’Astérix.

Charlotte Le Bon

Guillaume Gallienne

Après Zidi, Chabat, et le duo Forestier / Langmann, c’est Laurent Tirard qui se colle derrière la caméra, tout en scénarisant cette nouvelle épopée cinématographique du plus célèbre des gaulois. Scénariste et réalisateur sur des film comme "Mensonges et trahisons et plus si affinités…" (2004), "Molière" (2007) et "Le Petit Nicolas" (2009), Tirard connaît bien le cinéma français ainsi que la plupart des acteurs qu’il dirigera dans son "God Save Britannia" : il a déjà dirigé Edouard Baer dans "Mensonges…" & "Molière" ; Luchini, dans ce même film ; ainsi que Lemercier, dernièrement dans "Le Petit Nicolas". Futur bide et gouffre financier ou aventure truculente marchant sur les traces du deuxième opus, l’"Astérix et Obélix 4" de Laurent Tirard a du pain sur la planche. Est-ce que les risques calculés existent vraiment ?

Fabrice Luchini et Gérard Depardieu dans Potiche

Fabrice Luchini, Gérard Depardieu ainsi que Catherine Deneuve se sont déjà donnés la réplique dans le récent "Potiche".

Fabrice Luchini, à gauche, dans le Molière de Laurent Tirard

Fabrice Luchini, futur Jules César, retrouvera le réalisateur Laurent Tirard qu’il a déjà croisé sur le tournage de "Molière", avec Romain Duris et Laura Morante.

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05/01/2011

Pete Postlethwaite… Un grand Acteur tire sa révérence...

Pete Postlethwaite dans The Town

L’année cinématographique commence bien tristement avec le décès de ce fantastique acteur que les cinéphiles connaissaient sous le nom de Pete Postlethwaite. Bien qu’affaibli par son long combat contre la maladie, ce dernier a pu se glisser, avec brio (comme à son habitude !), dans plusieurs succès récents à commencer par "The Town" (2010) de - et avec - Ben Affleck et "Inception" de Christopher Nolan (2010) ; longs-métrages dans lesquels il a, respectivement, joué un perfide truand manipulateur et un richissime homme d’affaire nouant une relation tumultueuse avec son fils…

Gabriel Byrne & Pete Postlethwaite dans The Usual Suspects

Père aimant et attentif, à la fois, dans le remake du "Choc des Titans" et dans l’adaptation ciné’ de "Solomon Kane", Pete Postlethwaite a connu une consacration plutôt tardive auprès du grand public. Incontestablement les années 1997-1998 lui ont été plus que profitables. C’est durant cette période qu’il va enchaîner, à plus de 50 ans, les tournages : après le "Romeo + Juliette" de Baz Luhrmann - on se souviendra de son personnage : le libertin et croustillant Père Laurence -, on le retrouve dans deux drames sociaux très British ("Les Virtuoses" et "Les Géants") et bien entendu dans deux réalisations de Steven Spielberg, "Amistad" et "Le Monde Perdu : Jurassic Park".

Pete Postlethwaite dans Jurassic Park II

Il ne faut remonter que quelques années auparavant pour assister véritablement à l’essor de Pete Postlethwaite. Chroniqueur médiéval aux vers faciles dans "Cœur de Dragon" (1996), notre défunt ami se fait remarquer dans "Au nom du père" de Jim Sheridan (1994) - film qui lui vaudra justement une nomination aux Oscars - ainsi que dans l’incontournable "Usual Suspects" (1995) de Bryan Singer. Disparu ce 2 janvier, à l’âge de 64 ans, la figure de Pete Postlethwaite ne quittera toutefois pas brutalement les écrans ! Devenu, avec les années, un second rôle de luxe faisant, plus d’une fois, de l’ombre aux têtes d’affiche, nous retrouverons bientôt ce grand acteur britannique dans "Ironclad", un film épique médiéval mettant en scène la quête de Templiers… Merci l’artiste pour cette grande et belle leçon de cinéma !

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